Au moins 27 personnes tuées lors d’une exécution extrajudiciaire en Tchétchénie, dénonce un journal russe d’opposition

0
161
Aslan Iraskhanov, commandant du régiment de police où la tuerie aurait eu lieu, en compagnie du président tchétchène Ramzan Kadyrov.

Le journal d’opposition Novaya Gazeta a dénoncé une exécution extrajudiciaire de masse en Tchétchénie. Selon la publication, les forces de sécurité ont tué, en janvier 2017, au moins 27 personnes à Grozny.

Les victimes auraient été détenues dans le cadre d’une opération spéciale menée après le meurtre d’un policier et du vol de sa voiture en décembre 2016. Un incident qui a donné lieu à des détentions massives dans toute la Tchétchénie. Tous les protagonistes ont ensuite été éliminés, soutient Novaya Gazeta, y compris trois détenus qui ont été abattus dans un hôpital de Grozny. Dans le même temps, en janvier, le président tchétchène, Ramzan Kadyrov, avait rendu compte des arrestations et déclaré, ajoute Novaya Gazeta, que la bande avait des liens avec les terroristes de l’Etat islamique (interdit en Russie).

Les journalistes, qui se basant sur deux sources anonymes au sein des forces de l’ordre locales, affirment que l’exécution extrajudiciaire de masse a eu lieu dans la nuit du 25 au 26 janvier à Grozny, au point de contrôle « Akhmat-Hadji Kadyrov », où est déployé un régiment de police dirigé par le colonel Aslan Iraskhanov.

Après la tuerie, les corps des détenus auraient été enterrés dans divers cimetières, y compris chrétiens. La publication indique que la décision sur l’exécution a été prise «de manière centralisée et spontanée». Le journal d’opposition a publié une liste de 27 personnes tuées, qui contiennent leurs noms complets, leurs dates de naissance et, dans certains cas, leurs adresses. Le journal ajoute que le nombre total de morts peut atteindre 56 personnes.

Novaya Gazeta avait déjà accusé en avril les autorités tchétchènes de persécuter les homosexuels, provoquant une vague d’indignation dans le monde entier et poussant les autorités russes à ouvrir une enquête.

Réagissez à cet article en soumettant votre commentaire ci-dessous ou sur notre page Facebook

 

LAISSER UN COMMENTAIRE

Laissez votre commentaire
Entrez votre nom ici

*