A l’Otan, Trump bouscule ses Alliés et refuse de s’engager

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Pendant oriental de l'OTAN, l'OTSC (Organisation du traité de sécurité collective), en orange, regroupe six Etats: l'Arménie, la Biélorussie, le Kazakhstan, le Kirghizistan, la Russie et le Tadjikistan. Image Wikipedia.

Donald Trump a bousculé jeudi ses partenaires de l’Otan en réclamant qu’ils paient leur écot, sans leur donner les gages espérés sur l’engagement américain à défendre l’Europe.

Très attendue, la brève allocution du président américain au nouveau siège de l’ONU à Bruxelles n’a toutefois pas apporté les clarifications souhaitées par ses alliés, échaudés ces derniers mois par sa remise en cause du principe de défense systématique, contenue dans l’article 5 de la charte de l’organisation, qui stipule qu’une attaque contre l’un de ses membres est considérée comme une attaque contre tous.

« Nous ne renoncerons jamais à notre détermination à vaincre le terrorisme et à assurer une sécurité, une prospérité et une paix durables », a déclaré Donald Trump, juste après avoir dévoilé un mémorial aux attentats du 11 septembre 2001.

« Il faut mettre un terme au terrorisme […] ou l’horreur que vous avez vue à Manchester et tant d’autres endroits se poursuivront sans fin », a-t-il ajouté.

« L’OTAN du futur doit se concentrer sur le terrorisme et l’immigration et sur les menaces de la Russie sur les frontières Est et Sud de l’OTAN. »

Donald Trump, président des États-Unis

La venue de Donald Trump au mini-sommet de l’OTAN, une première pour le président américain depuis son investiture en janvier dernier, survient sur fond d’inquiétudes des pays d’Europe de l’Est sur un possible désengagement américain en cas d’agression de la Russie.

L’organisation du traité de l’Atlantique nord compte 28 Etats signataires. Image Wikipedia.

Des inquiétudes nourries par les critiques répétées du locataire de la Maison-Blanche, qui a qualifié l’Alliance « d’obsolète » – avant de se raviser – et a estimé qu’elle était trop financée par les États-Unis, préconisant une nouvelle répartition des coûts.

Malgré l’attente de ses partenaires de l’Alliance, Donald Trump n’a pas exprimé explicitement jeudi son attachement à la défense systématique entre alliés. Juste après son discours, un responsable américain, membre de la délégation dépêchée à Bruxelles, a toutefois assuré que le président américain restait attaché à cette mesure, qui constitue « le coeur » de l’Alliance.

« Une erreur majeure » pour Nicholas Burns, ancien ambassadeur des États-Unis à l’OTAN entre 2001 et 2005, qui a rappelé sur Twitter que tous les présidents américains depuis Harry Truman se sont engagés à respecter l’article 5 et à défendre l’Europe si la situation l’exigeait.

Juste après son discours, un responsable américain, membre de la délégation dépêchée à Bruxelles, a toutefois assuré que le président américain restait attaché à cette mesure, qui constitue « le coeur » de l’Alliance.

« Injuste vis-à-vis des contribuables américains »

S’exprimant devant ses partenaires, Donald Trump s’en est parallèlement pris, dans des termes particulièrement abrupts, aux États membres à l’OTAN, « qui doivent d’énormes sommes d’argent », précisant avoir été « très, très direct » avec ses interlocuteurs.

« Je leur ai dit qu’ils devaient enfin payer leur part et respecter leurs obligations financières », a-t-il dit.

« Vingt-trois des 28 pays membres ne payent toujours pas ce qu’ils devraient payer […] C’est injuste vis-à-vis des contribuables américains. »

Donald Trump, président des États-Unis

Les pays de l’OTAN se sont engagés en 2014 à porter leur budget défense à 2 % de leur PIB d’ici 2024. Paris est le troisième pays contributeur au budget de l’OTAN, derrière les États-Unis et l’Allemagne.

« Deux pour cent est le strict minimum pour faire face aux menaces actuelles très réelles et très vicieuses », a estimé Donald Trump.

 

Source : Radio Canada

L’intégralité de l’article ici : http://ici.radio-canada.ca/nouvelle/1035921/donald-trump-otan-premier-voyage-europe-etranger-rencontre-macron

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