Alexandre Zakhartchenko, le principal chef séparatiste prorusse, tué à Donetsk

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Le dirigeant de l'entité séparatiste de Donetsk, Alexandre Zakhartchenko, a été tué vendredi dans un attentat. Photo: réception à Donetsk des deux principaux relais français pro-Kremlin, Xavier Moreau et Philippe Migault, consultants aux médias "TV libertés" et "RT".

Le principal dirigeant des séparatistes prorusses de l’est de l’Ukraine, Alexandre Zakhartchenko, a été tué vendredi dans une explosion dans un café au centre de Donetsk, l’un des bastions rebelles.

L’explosion a eu lieu dans le restaurant « Separ », dans le centre de Donetsk, situé à proximité de la résidence du dirigeant prorusse. Un autre responsable séparatiste, Alexandre Timofeev, « ministre des finances » de la « République populaire de Donetsk » (RPD), cette entité autoproclamée, a également été blessé dans l’explosion.

Les forces de sécurité des séparatistes ont dénoncé un acte « terroriste » et ont rapidement annoncé l’arrestation de plusieurs personnes, parmi lesquelles des « saboteurs ukrainiens ». Ceux-ci se seraient trouvés dans une voiture stationnant à proximité des lieux de l’explosion. L’un des gardes du corps du chef de guerre, subitement introuvable, est également suspecté, et les « frontières » de la RPD avec l’Ukraine et la Russie ont été fermées. Le ministère russe des affaires étrangères a lui aussi accusé le « régime de Kiev » d’être derrière cette action.

A Kiev, l’un des dirigeants du SBU, les services ukrainiens de sécurité, Igor Gouskov, a démenti l’implication de ses troupes, évoquant un conflit « entre les terroristes et leurs sponsors russes ».

Outre Alexandre Zakhartchenko, de nombreux chefs de guerre séparatistes ont été tués dans des assassinats ces dernières années. Les autorités locales ont systématiquement attribué ces actions à l’action des services secrets ukrainiens, mais sans convaincre.

En février 2017, Mikhaïl Tolstykh, chef militaire réputé plus connu sous son nom de guerre « Guivi », avait été tué dans une explosion dans son quartier général à Donetsk.

En octobre 2016, le chef de guerre Arseni Pavlov, connu sous le nom de guerre « Motorola », avait été tué avec son garde du corps dans l’explosion d’une bombe posée dans l’ascenseur de son immeuble.

En 2015, les chefs cosaques Pavel Dremov et Alexandre Bednov « Batman », prorusses mais en litige avec les autorités rebelles, avaient également succombé respectivement dans un attentat à la voiture piégé et dans une embuscade. Le commandant Alexeï Mozgovoï a été lui aussi tué en 2015 dans une embuscade en plein territoire rebelle.

Source: GF avec les agences.

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