Aucun endroit comme chez soi

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Par Michael Polignano, dans Counter-Currents Publishing (15.01.2004)

Cet essai est tiré du livre de Michael Polignano Taking Our Own Side [Prendre parti pour notre propre camp].

J’adore voyager et c’est ce à quoi j’ai occupé une part non négligeable de mon existence. Dans l’hémisphère occidental, j’ai visité 15 états ainsi que la République Dominicaine. En Europe, j’ai visité l’Italie (quatre fois), la France (deux fois), l’Allemagne (deux fois), l’Autriche, la Hongrie, la République tchèque, la Slovaquie, l’ancienne Yougoslavie et, plus récemment, l’Irlande.

J’adore me promener dans les villes européennes, non seulement pour admirer les monuments, mais aussi pour me faire une idée de la vie contemporaine. J’adore goûter de nouveaux aliments, de nouvelles bières et de nouveaux vins. J’aime le défi d’engager des conversations avec des étrangers et de m’essayer à parler quelques mots dans la langue locale. J’adore quand les filles parlent anglais avec de jolis accents étrangers.

Mais bien assez tôt, je suis prêt à rentrer chez moi. Être dans un pays étranger devient fatiguant au bout d’un moment. Il y a des coutumes et des conventions que je ne comprends pas, alors je suis anxieux à l’idée de froisser quelqu’un par inadvertance ou de me sentir moi-même offensé. C’est difficile en tant qu’adulte de se retrouver dans la position de l’enfant entouré de choses qu’il ne comprend pas. C’est frustrant d’être hésitant dans le choix des mots pour exprimer les choses les plus simples. C’est fatigant d’avoir à réfléchir à des choses qui, chez soi, sont inconscientes et automatiques. Il n’y a pas que les gens qui sont étranges, c’est aussi le cas des toilettes, des portes, des fenêtres, des interrupteurs, des téléphones, des prises électriques, des oreillers et des draps. Au début de mes voyages, je suis toujours animé par l’envie de réfléchir aux choses les plus importantes de la vie, et à la fin, je me retrouve obnubilé par les soucis les plus insignifiants.

G. K. Chesterton a écrit un jour : « La raison pour laquelle un homme ne veut pas que son pays soit gouverné par des étrangers est très probablement la même que celle qui fait qu’il ne veut pas que sa maison brûle : car il lui serait impossible d’énumérer ne serait-ce que le commencement de la liste des choses qui lui manqueraient alors ». Il en va de même du fait d’être gouverné par des étrangers à l’étranger. Vous pouvez commencer à faire la liste de choses qui vous manquent.

Voilà pourquoi il n’y a aucun endroit comme chez soi. Vous pourrez être inspiré à l’étranger. Mais c’est chez vous, là où les petits riens et la routine sont sous contrôle et où votre esprit est libéré de toute contrainte superflue, que vous pouvez vous atteler aux tâches les plus nobles. C’est le seul endroit où vous pouvez réellement fournir un travail productif, et où vous avez la possibilité de réellement vivre.

Mais pour de plus en plus d’Américains blancs, c’est dans un sens bien différent qu’il n’y a pas d’endroit comme chez eux.

Cela m’a frappé récemment, alors que je revenais d’Irlande et me trouvais dans la région de la Baie [de San Francisco]. Je me trouvais à un carrefour très fréquenté, et me suis rendu compte qu’autour de moi, il n’y avait que des asiatiques, et que seuls les panneaux sur les bâtiments (certains d’entre eux en tout cas) indiquaient que j’étais bien aux États-Unis. Et je n’étais pas dans le quartier chinois de San Francisco, mais dans un quartier commerçant « ordinaire » de l’East Bay. J’ai alors réalisé qu’à certains égards, je me sentais moins étranger en Irlande que dans mon propre « chez moi ». Et je me suis demandé : « Mais quand les blancs américains ont-ils commencé à perdre le sens de ce qu’est leur chez soi ? ».

Tout a commencé avec la fin de la ségrégation raciale aux Etats-Unis. Lorsque les noirs ont commencé à s’installer dans les quartiers ouvriers et les quartiers de classe moyenne des blancs, ils ont apporté avec eux leur criminalité, leurs habitudes de travail nonchalantes, leurs mauvaises manières, leurs goûts grossiers et leurs sales gosses turbulents. Pour leurs voisins blancs, le chez soi a commencé à ressembler de moins en moins à un chez soi. Les blancs ont alors commencé à partir et de nouveaux noirs ont emménagé à leur place.

Rapidement, le « point de basculement » a été atteint. Les quartiers, les uns après les autres, sont devenus inhabitables pour les blancs. La valeur des propriétés s’est effondrée, tous les blancs ont fui – à l’exception de quelques retraités pauvres et terrifiés, et les quartiers blancs autrefois prospères sont devenus des ghettos de noirs. Ensuite, lorsque suffisamment de quartiers [blancs] ont disparu, ça a été au tour de toute la ville ou d’une partie de la ville d’atteindre le point de basculement. Cela s’est produit à Detroit, à Newark, à Camden, au Sud du Bronx, à Baltimore, à Washington, dans la partie sud de Chicago, et ainsi de suite.

Pour la plupart des Américains de la classe ouvrière et de la classe moyenne, l’achat d’une maison est le seul gros investissement financier de leur vie. La destruction de la valeur des biens des blancs en raison de la déségrégation raciale n’a jamais été calculée. C’est certainement la plus grande dépossession de richesse de blancs depuis le pillage de l’Allemagne après la seconde Guerre Mondiale. La fuite massive des blancs lorsque les grandes villes américaines sont tombées aux mains prédatrices des noirs est certainement le plus grand acte de nettoyage ethnique anti-blancs depuis l’expulsion de quatorze millions d’Allemands de leurs foyers à partir de 1945. On a jugé et exécuté des gens au motif de « crimes contre l’humanité » pour beaucoup moins que cela. Quand les responsables de ces crimes seront-ils donc enfin traduits en justice ?

Depuis 1965, le torrent d’immigration non blanche, légale et illégale, n’a fait qu’exacerber la destruction chez les blancs américains du sentiment d’être ici chez eux. Un Américain blanc né en 1960 se sentait tout à fait chez lui, puisque les États-Unis étaient alors un pays à 90 % blanc. Le pays rencontrait de nombreux problèmes, mais pour l’Américain blanc moyen, le sentiment d’être perdu sur une terre étrangère n’en faisait pas partie. Il lui aurait fallu aller dans un pays étranger pour le ressentir.

Aujourd’hui, les États-Unis ne sont composés qu’à environ 70 % de blancs, et il existe de vastes régions où on se croirait en terre étrangère, en une foule de terres étrangères : au Mexique, dans les Caraïbes, en Inde, en Chine, au Vietnam, au Cambodge, en Afrique, etc.

Si rien ne change, lorsque ce même Américain approchera la fin de sa vie, vers le milieu de ce siècle, le pays sera blanc à moins de 50%. Il n’y aura alors plus aucun endroit comme le chez lui où il est né. Il sera peut-être alors même le seul blanc de son quartier. Ses voisins ne parleront peut-être l’anglais que comme une seconde ou même comme une troisième langue qu’ils auront rarement l’occasion d’utiliser. A un moment donné, il aura pu avoir songé à déménager dans un quartier plus blanc, mais le pays tout entier aura alors déjà atteint depuis longtemps le « point de basculement », et il n’y aura plus d’enclaves de ce genre, nulle part et à aucun prix.

Les Américains, en particulier les plus jeunes, doivent prendre une décision : au crépuscule de notre vie, voulons-nous que l’Amérique blanche soit une chose du passé, une relique d’un temps qui reviendrait à nos mémoires nostalgiques seulement lors des rediffusions [de sitcoms familiaux] comme Leave it to Beaver et Father Knows Best ? Ou voulons-nous quitter ce monde avec la certitude qu’il existera pour nos enfants et nos petits-enfants des communautés blanches dans lesquelles ils pourront vivre et profiter de la vie ?

Risquer de se faire ostraciser socialement est bien peu de chose, compte tenu des enjeux. Il est temps que les blancs commencent à faire entendre leur voix !

Le 15 janvier 2004

Traduction de l’anglais : Pia Chantre

Articles disponibles en français de Counter-Currents Publishing ici.

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