Le Conseil islamique suisse justifie la mutilation génitale féminine

5
1828
Qaasim Illi, porte-parole de l'IZRS. Capture écran/Youtube.

Le Conseil central islamique de Suisse (IZRS) a défendu la pratique des mutilations génitales féminines (MGF) en affirmant que la loi islamique justifie cette pratique.

Selon le journal suisse Tages Anzeiger, l’organisation a publié cette semaine un « avis juridique islamique », soutenant qu’une forme de soi-disant « circoncision féminine », impliquant l’ablation de parties des organes génitaux, est justifiée.

Le Secrétaire général de l’IZRS, Ferah Uluca, a déclaré que si le document justifie cette pratique, il n’appelle pas les musulmans à l’appliquer comme un devoir. Ulucay a dit que c’est à chaque parent de décider, mais l’avis juridique affirme que la pratique n’est pas nuisible pour la fille impliquée.

Le document utilise également un rapport du Fonds des Nations Unies pour la population pour étayer son argument comparant les mutilations génitales féminines à la circoncision masculine – mais le rapport cité indique que les conséquences sanitaires de la circoncision masculine et féminine sont très différentes.

La « circoncision sunna » est classée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) comme mutilation génitale féminine de type 1, ce qui implique soit l’ablation du capuchon clitoridien (prépuce) uniquement (type 1a), soit l’ablation du clitoris avec le prépuce (type 1b).

Les mutilations génitales féminines sont illégales en Suisse depuis 2012 et ceux qui s’ y adonnent sous quelque forme que ce soit sont passibles d’une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’ à dix ans.

De nombreux partisans de la MGF justifient le processus comme une « circoncision féminine », affirmant qu’il est distinct de la MGF. Un de ces érudits islamiques, le leader musulman irlandais Ali Selim, a fait cet argument plus tôt ce mois-ci en disant: « Je ne suis pas un défenseur des mutilations génitales féminines, mais je suis un défenseur de la circoncision féminine. »

GrandFacho.com a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.GrandFacho.com, et indiquez le montant de votre contribution.

Les Nations Unies et l’OMS ne font aucune distinction entre les différentes formes de circoncision féminine, les qualifiant toutes de mutilations génitales féminines.

Les cas de mutilations génitales féminines ont explosé dans toute l’Europe en raison des politiques migratoires de masse, le Royaume-Uni ayant enregistré 5 000 cas en 2016, mais aucune poursuite, bien qu’illégale.

En France, un récent rapport d’une organisation caritative anti-MGF a affirmé que jusqu’ à 30 % des filles vivant dans les banlieues fortement peuplées de Paris étaient exposées au risque de MGF.

La prévalence des mutilations génitales féminines n’est pas non plus limitée à l’Europe, de plus en plus de cas étant également observés au Canada.

Source : Breitbart / Chris Tomlinson

Réagissez à cet article en soumettant votre commentaire ci-dessous ou sur notre page Facebook

Vos partages nous permettent de continuer, merci !