En souvenir de Maurice Bardèche : 1er octobre 1907 – 30 juillet 1998

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Maurice Bardèche

Par Greg Johnson, dans Counter-Currents Publishing

C’est aujourd’hui l’anniversaire de Maurice Bardèche (1907-1998), l’écrivain néo-fasciste français. Bardèche était un auteur prolifique et très polyvalent de critique littéraire, cinématographique et artistique, d’histoire, de journalisme et de théorie sociale et politique. Il a publié une vingtaine de livres et d’innombrables essais, articles et critiques.

Né dans des circonstances modestes dans la province de Dun-sur-Auron, près du centre géographique de la France, Bardèche s’est élevé, à force de génie, au sommet de la méritocratie française. Il obtient une bourse d’études au prestigieux Lycée Louis-le-Grand à Paris où il rencontre Thierry Maulnier et son futur beau-frère Robert Brasillach. En 1928, il entre à l’École Normale Supérieure, où il rencontre des personnalités désormais célèbres comme Jacques Soustelle, Simone Weil, et Georges Pompidou. En 1932, il commence à enseigner à la Sorbonne.

Dans les années 1930, Bardèche collabore principalement avec Brasillach et Maulnier, écrivant pour leurs périodiques. En 1935, Bardèche et Brasillach publient leur influente Histoire du cinéma (Denoël et Steele, 1935 ; édition augmentée, 1943). Pendant la guerre civile espagnole (1936-1939), Bardèche a visité l’Espagne à plusieurs reprises et a co-écrit une Histoire de la guerre d’Espagne (Plon, 1939) avec Brasillach. En 1938, Bardèche commence à écrire pour le journal fasciste Je suis partout.

Dans les années 1940, Bardèche s’est fait connaître par son travail de chercheur littéraire. En 1940, il termine sa thèse sur le Balzac. Il en fit plus tard une biographie, Balzac romancier : la formation de l’art du roman chez Balzac jusqu’à la publication du père Goriot (1820-1835) (Plon, 1943). Bardèche a ensuite publié des études très appréciées sur Stendhal (1947), Proust (1971), Flaubert (1974), Céline (1986) et Léon Bloy (1989).

En 1942, après 10 ans à la Sorbonne, Bardèche s’installe à l’Université des Sciences et Technologies de Lille, où il enseigne jusqu’en 1944. Toujours plus sympathique au fascisme que le national-socialisme, Bardèche n’était pas un collaborateur ouvert pendant l’occupation allemande de la France, bien qu’il ait évolué dans des cercles collaborationnistes. Son beau-frère Robert Brasillach a été exécuté après la Libération pour collaboration. Bardèche a lui-même été arrêté pour collaboration mais a été rapidement libéré. Sa carrière académique s’est terminée par une interdiction d’enseigner dans le système éducatif public.

Bardèche n’a pas été réduit au silence par la persécution, mais radicalisé. En 1947, il publie Lettre à François Mauriac (La Pensée libre, 1947), défendant le collaborationnisme, attaquant les excès de la Résistance et dénonçant la purge des partisans de Vichy et l’exécution de personnes comme Brasillach. En 1948, il fonde sa propre maison d’édition Les Sept Couleurs, du nom d’un livre de Brasillach. En 1948, il publie Nuremberg ou la Terre promise (Les Sept Couleurs, 1948), une critique des procès de Nuremberg qui l’ont conduit devant les tribunaux pour défense de crimes de guerre. Condamné à un an de prison, sa peine a été commuée par le président René Coty. En 1950, il publie Nuremberg II ou les Faux-Monnayeurs (Les Sept Couleurs, 1950). En 1952, il fonde sa revue Défense de l’Occident, qu’il publie jusqu’en 1982.

En 1951, Bardèche se joint à Sir Oswald Mosley, Karl-Heinz Priester et Per Engdahl pour fonder le Mouvement social européen (MSE), dont le but est de promouvoir le nationalisme paneuropéen. Bardèche a occupé le poste de vice-président.

Fidèle à son héritage de « Franc », Bardèche n’a jamais esquivé les étiquettes de « droitier » ou de « fasciste ». Au lieu de cela, il les possédait et essayait de leur donner de la substance. Dans l’introduction de son livre Qu’est-ce que le fascisme ? (Les Sept Couleurs, 1961), il déclare franchement « Je suis un écrivain fasciste ». Bardèche cherche à ramener le fascisme à ses racines socialistes et syndicalistes. Il était particulièrement attiré par l’expérience tardive de Mussolini, la République sociale italienne.

Counter-Currents a publié les ouvrages suivants de Bardèche :

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