En Suisse, un cinéaste qui dénonçait son quartier miné par les dealers africains est, lui, forcé à s’en aller

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Fernand Melgar devant un mur tagué à Lausanne. Le cinéaste est le réalisateur du documentaire "Vol spécial" qui évoque la problématique du renvoi de demandeurs d'asile déboutés. Image: APN

Dans l’insouciante Suisse romande, où l’idéologie multiculturaliste « les immigrés sont un bienfait » est encore bien enracinée à tous les échelons politiques, il ne fait pas bon dénoncer ses échecs. Autrefois validé par la gauche par ses reportages « politiquement corrects », le cinéaste vaudois Fernand Melgar en a fait les frais depuis qu’il a osé dénoncer avec courage le trafic de drogue qui « gangrène » son quartier de la ville de Lausanne.

Documentariste moult fois récompensé, Fernand Melgar a déclenché une controverse très médiatisée en accusant d’homicide par négligence les autorités lausannoises face au trafic de drogue dans son quartier où il habite depuis 40 ans, puis en diffusant des photos de dealers africains présumés sur son Facebook sans cacher leurs visages.

Aujourd’hui, la presse locale annonçait que le cinéaste de 56 ans n’habitait plus dans son quartier miné par le deal de rue. A-t-il eu peur des menaces proférées à son encontre? Interrogé il y a une dizaine de jours, le documentariste a admis ne plus vivre dans ce quartier. « J’ai dû partir pour des raisons privées, expliquait-t-il. J’habite depuis quelques mois dans un chalet dans un village. »

Fernand Melgar se disait menacé et intimidé par des dealers et des personnes proches de l’extrême gauche depuis son ras-le-bol contre le trafic de drogue. « Oui, j’ai peur pour ma sécurité. Il y a quelques jours, des personnes m’ont contacté sur Facebook pour me dire: «on sait où tu habites». Autre scène surréaliste: le cinéaste dit avoir détalé devant cinq à six dealers en furie. « Un d’entre eux a crié: « Les gars, c’est le mec dans le journal, venez! »

Embarrassée par la soudaine volte-face du cinéaste vaudois, et du fort soutien qui lui a été témoigné sur les réseaux sociaux, la gauche lausannoise, qui laissait depuis deux ans le champ de bataille à un municipal de droite isolé, tente désormais de réagir face à l’exaspération montante de la population. Toujours du côté de ses anciens amis, le monde du cinéma (par une lettre ouverte signée par 200 personnalités) et les élèves de la Haute Ecole d’art ont déclaré se détourner de ses actions.

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