Etats-Unis : la chanteuse Taylor Swift utilisée comme icône des pro-blancs à l’insu de son plein gré

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La chanteuse américaine, connue pour ses tubes pop, fait l’objet d’une appropriation par des suprémacistes blancs américains, qui l’assimilent à « une déesse aryenne ». Une « mauvaise réputation » que l’intéressée semble endosser à merveille.

Les nazis aiment Taylor Swift. Elle est mince, blonde, pâle et riche. Elle ne parle pas beaucoup de politique, ce qui n’est peut-être qu’une décision de marketing avisée, mais cela permet aussi des spéculations folles sur ses opinions sur Donald Trump, le féminisme et l’importance des vies noires (if black lives matter).

Il faut dire que cette jeune femme de 27 ans, originaire de la rurale Pennsylvanie cumule contre elle les clichés sur les Américains blancs du sud conservateur. Elle est blonde naturelle, chantait d’abord de la musique country, qui est un genre typiquement blanc, est sourdement accusée d’avoir voté Trump (ce qu’elle refuse de confirmer ou d’infirmer) et n’a jamais compté de petits amis latinos ou noirs dans sa liste « officielle » de boy friends.

Taylor Swift a tout d’abord commencé à attirer des suiveurs néo-nazis après que des mèmes aient commencé à apparaître avec des citations d’Adolf Hitler attribuées à la chanteuse. Andrew Anglin, fondateur du site néonazi The Daily Stormer expliquait que « Taylor Swift est une aryenne pure, sortie tout droit d’une poésie de la Grèce antique. Une nouvelle Athéna ».

Plus récemment, le site d’extrême-droite Breibart, dirigé par l’ex-conseiller de Donald Trump Steve Bannon, a tweeté à plusieurs reprises des paroles de son nouveau single Look What You Made Me Do, qui explose le compteur des vues sur Youtube. La chanson a également créé la polémique de par sa reprise sur les réseaux fascistes.

En outre, la chanteuse américaine est très observée. Et tout dans ses faits et gestes – parfois les plus anodins comme saluer ses fans bras tendu – est immédiatement perçu par ses fans ou détracteurs comme une manifestation, c’est selon, d’opinion raciste ou de fierté blanche. Dans un climat délétère, la blonde filiforme a été sommée cet été par le site web d’information The Daily Beast de publiquement « dénoncer ses admirateurs néo-nazis ».

Mardi dernier, c’était au tour du magazine féminin Marie-Claire de s’en prendre à la « mauvaise réputation » de la désormais icône de l’alt-right, accusée pêle-mêle de se positionner comme une féministe pour « femmes blanches » et de s’abstenir de reconnaître qu’elle est une fervente supportrice de Donald Trump.

Des images qui remplissent la Toile.

Certaines images sont évidemment détournées. D’autres paraissent authentiques. Décryptage.

Image apparemment authentique. Ici un fan christiano-nazi (si si, ça existe, la preuve !) de Taylor Swift tenant son album.
Authentique. La chanteuse salue simplement le public.
Image détournée. Légende fantaisiste.
Image authentique. Le mini « scandale de la svastica », en 2009. Lors de l’anniversaire déjanté de son amie la pop star Katy Perry, Taylor Swift pose avec un invité arborant une croix gammée sur son T-shirt. « Une centaine d’invités ont posé avec moi ce soir-là », s’est-elle défendue.

 

Authentique. Taylor Swift salue encore ses fans.
Photomontage. En uniforme nazi.

 

Authentique beauté.

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