Fier ou coupable d’être blanc

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Fidus, Lichtgebet, 1894

Par Michael Polignano, dans Counter-Currents Publishing (30.03.2018)

Aujourd’hui, aux Etats-Unis comme dans la plupart des pays du Monde blanc, on dit au petit enfant blanc, à peine en âge de comprendre le langage, qu’il doit se sentir coupable des crimes de ses ancêtres. Coupable d’avoir découvert, conquis, mis en esclavage et tué des non-Blancs à travers le monde…quitte à ce qu’il se perdre en chemin. Coupable, non de ses propres crimes, mais de crimes commis par d’autres personnes de la même race que lui.

Mais on lui dit aussi qu’il n’a pas à s’enorgueillir des formidables réussites de sa race. Il n’a pas le droit d’être fier des pyramides ou du Parthénon, de la conception de l’arc architectural ou du dôme, de la science, de la technologie et de la médecine des blancs, des fleurons de la peinture, de la sculpture et de la musique européennes, de Platon, de Shakespeare ou de Dostoïevski, pas plus que de l’exploration de la planète ou de la conquête spatiale. Il n’aurait pas moralement le droit d’être fier de ces réussites, qui sont celles d’autres personnes de la même race que lui.

Or, si l’on doit se sentir coupable d’être blanc, alors on devrait pouvoir aussi être en droit d’en être fier.

C’est une idée pleine de subversion, car si l’on se mettait à comparer les raisons qu’on peut avoir d’une part de se sentir coupable et d’autre part de se sentir fier d’être blanc, il est fort possible que les Blancs découvrent qu’ils ont bien plus de motifs de fierté que de culpabilité. Alors, ils pourraient bien prendre la décision de résister à cette dépossession morale.

Face à ce risque, ceux qui veulent déposséder les Blancs utiliseront les moyens les plus lâches et les plus scélérats sur le plan ethno-politique, c’est-à-dire : les arguments individualistes. Ils nous feront alors de pieuses leçons de morale, arguant que les groupes n’existent pas en tant que tels mais qu’il n’y a que des individus ; que bien que la race blanche ait produit plus d’individus créatifs que toutes les autres races réunies, c’est individuellement seulement qu’on pourrait mériter les honneurs, et pas au nom d’une race ; que la seule personne habilitée à se sentir fière des inventions d’Edison est Edison lui-même, parce qu’il a travaillé dur pour cela ; que personne n’est en droit de se sentir fier de quelque chose qu’il n’a pas mérité par ses propres efforts ; que ceux qui ont le malheur d’être fiers des accomplissements de leurs frères de race sont des ratés qui ne tirent leur amour-propre que de la réussite des autres parce qu’ils en sont eux-mêmes dépourvus ; et ainsi de suite…

L’argument type des individualistes prend la forme suivante : la seule fierté à laquelle nous avons légitimement droit est liée à nos accomplissements personnels. La fierté raciale, elle, est une fierté de la réussite des autres. Par conséquent nous n’avons aucun droit à la fierté raciale.

Je leur accorde que nous n’avons pas, au sens strict, “travaillé pour mériter” la fierté que nous ressentons face aux accomplissements des autres. Mais, le principe de base de l’argumentation individualiste selon lequel nous n’avons pas de droit légitime à l’obtention de choses pour lesquelles nous n’avons pas fourni d’efforts personnels est simplement faux. Et nous appelons « cadeau » une chose de valeur que nous obtenons sans avoir fourni d’effort ou sans l’avoir mérité.

Mais appeler « cadeaux » les biens hérités de longue date de nos ancêtres et parents au sens large a-t-il un sens ?

Je pense que oui. Il n’est pas question ici d’échange réciproque, puisqu’on ne peut en aucun cas rembourser des bienfaiteurs morts depuis longtemps ou dont on ignore l’identité. De plus, les dernières volontés et le Testament ont justement pour fonction, après sa mort, de faire des cadeaux pour lesquels il n’y a pas la possibilité d’un échange quelconque. On peut même faire des dons à de parfaits inconnus, voire aux générations futures.

Un créateur de génie peut très bien avoir été rémunéré en argent tout au long de sa vie pour le travail qu’il a accompli. Mais après sa mort, l’ensemble de ses travaux devient un cadeau gratuit pour les futures générations. En effet, nous ne pourrons jamais rendre à Aristote, à Galilée ou à Mozart l’équivalent en argent de ce qu’ils nous ont légué. La valeur est trop importante et ils ne sont plus là pour en recevoir une quelconque contrepartie.

Il ne fait aucun doute que nous avons un « droit » légitime aux biens que nous avons reçus comme cadeaux. Or, si la fierté raciale peut être comprise comme un cadeau, alors nous avons aussi le droit d’être fier d’être blanc.

Cependant, lorsqu’on reçoit un cadeau, nous ressentons naturellement le besoin de donner quelque chose en échange. Recevoir un cadeau de quelqu’un nous rend moralement redevable envers lui, et ce n’est pas un sentiment agréable. Or, l’échange nous met sur un pied d’égalité, ce qui satisfait notre amour-propre et notre liberté. De façon arbitraire, nous considérons donc les remerciements à un bienfaiteur comme un remboursement équitable d’une dette envers lui.

Mais comment remercier des personnes anonymes ou décédées depuis longtemps : comment remercier de lointains aïeux ou des cousins de race pour la fierté qu’ils m’ont apportée ?

Certainement pas en nous reposant sur leurs lauriers ou en nous attribuant leurs succès, comme les individualistes, de façon puérile, nous accusent de le faire.

En premier lieu, nous pouvons nous montrer méritants en apprenant à apprécier notre Histoire et notre culture.

Ensuite, puisque nous ne serons jamais en mesure de leur rendre ce qu’ils nous ont légué, nous pouvons au moins transmettre leur héritage culturel aux futures générations, pour qu’à travers leurs oeuvres, quelque chose d’eux subsiste dans le temps.

En troisième lieu, nous pouvons les remercier et nous montrer dignes de la fierté qu’ils ont fait naitre en nous, en tentant de réaliser nous-même quelque chose de valeur.

Enfin, nous pouvons travailler à la préservation et à la transmission de notre patrimoine génétique, qui a rendu possible cet héritage culturel.

Alors qu’un péril racial nous menace, rien n’est plus grand ni plus noble que de travailler ensemble à la survie et à la prospérité de la race blanche, afin de voir naître de futurs Léonard de Vinci, Newton ou Tesla.

Mais si nous sommes en droit d’être fier d’être blancs, méritons-nous d’en être coupables ?

Je pense que la « culpabilité » est ici une notion inappropriée, car se sentir coupable implique une responsabilité, et la culpabilité raciale suppose donc une responsabilité collective. Un groupe de personnes agissant ensemble peuvent être responsables collectivement d’une action. Mais il ne serait pas juste de punir une personne innocente pour une faute commise par un autre membre de sa race ou de sa communauté.

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Le concept adéquat pour définir le sentiment exprimé ici est en fait la « honte », et non la culpabilité, car il est concevable d’avoir honte des fautes d’autrui sans pour autant s’en sentir responsable.

Il nous est tous arrivé d’avoir honte de la mauvaise conduite de quelqu’un d’autre. C’est d’autant plus vrai si le coupable est un parent ou un ami, car ses actions rejaillissent de façon négative sur nous, inévitablement. Mais il peut aussi nous arriver d’avoir honte du mauvais comportement de parfaits inconnus. Cependant, cela n’est possible que lorsque leurs actions sont « humaines trop humaines », alors, la honte rejaillit de façon négative sur moi parce qu’en tant qu’Être humain, j’aurais pu me rendre coupable du même comportement. Cela révèle nos faiblesses et nos défauts universels d’Être humain.

De la même manière, il peut m’arriver d’avoir honte de crimes ou de fautes d’autres Blancs, mais seulement s’ils sont des caractéristiques du comportement des Blancs. J’ai alors honte, parce que, rejaillissant de façon négative sur moi, ces actions me rappellent les faiblesses et égarements potentiels spécifiques à ma propre race.

Quant aux accusations habituelles portées à l’encontre de la race blanche – à savoir : le racisme, l’esclavage, le colonialisme, la destruction de l’environnement – je n’en ressens aucune honte en tant qu’homme blanc, et ce ne devrait être le cas d’aucun Blanc en tant que tel.

Il n’y a rien dont on puisse avoir honte dans le racisme, si on le définit comme : la préférence naturelle et la solidarité envers ses semblables, et non comme la haine des autres « juste parce qu’ils sont différents ».

Les systèmes comme l’esclavage, l’impérialisme, le colonialisme, le génocide ou la destruction de l’environnement, sont tous déshonorants et honteux, et j’aurais aimé qu’ils n’aient jamais eu lieu. Mais ces crimes ont été commis par des membres de toutes les races sans distinction, dès lors qu’ils en ont eu les moyens et l’opportunité. Ce sont des actes « humains, trop humains », et tout Être humain en tant que tel, devrait en avoir honte.

La seule raison pour laquelle ces crimes sont communément attribués à la seule race blanche est que nous nous sommes montrés meilleurs que les autres pour les mettre en œuvre. Nous avons en effet défendu l’Europe contre les Huns, les Maures, les Mongols et les Turques et avons fini par conquérir la majeure partie du monde. Les autres races sont sans doute plus impitoyables, plus rusées et plus cruelles, mais nous les surpassons toutes en inventivité, en capacité d’organisation sociale, en innovation d’esprit et en audace.

Par conséquent, quand on pointe du doigt et qu’on blâme le Blanc, ce n’est pas pour ses crimes, mais pour ses vertus – on l’attaque pour avoir été gagnant plutôt que perdant dans la lutte acharnée que se mènent les différentes races pour la domination de la planète.

Et ce n’est pas parce que les Blancs ont abandonné leurs conquêtes et sont rentrés chez eux que cette lutte a pris fin…

Traducteur: Pia Chantre

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