Honneur et Fidélité à Gaston-Armand Amaudruz

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HOMMAGE

de la Rédaction du Courrier du Continent à Gaston-Armand Amaudruz son estimé fondateur et rédacteur émérite

de 1946 à 2013

21 décembre 1920 — 7 septembre 2018

À notre cher et regretté Camarade,

PRÉSENT !

Dans « Le Désert des Tartares », Dino Buzatti met en scène les officiers d’un fort situé aux confins du monde civilisé. Leur mission est de déceler les prémisses d’une invasion. Un officier plus vigilant que les autres aperçoit à l’horizon des cavaliers inconnus grâce à une puissante lunette. Il alerte aussitôt le commandant du fort. Ce dernier constate que l’observation n’a pas été effectuée à l’aide des jumelles réglementaires. Un nouveau règlement interdit l’usage de moyens d’observation non conformes : il serait dangereux de propager de « fausses nouvelles »…

La vie sacrificielle de Gaston-Armand Amaudruz nous permet de comprendre cette vérité : toutes ne sont pas bonnes à dire, toutes sont bonnes à savoir, malgré tout, et toutes ont leur prix. Il a incarné dans la vie réelle le héros de cette fable qui n’en est plus une. Il a payé de sa personne pour mettre en garde notre continent contre le danger des invasions allogènes et du métissage. Il a pressenti avant même le terme de la Deuxième guerre mondiale que la propagande de guerre allait se métamorphoser en guerre de propagande. Il s’est engagé pour la vérité vérifiable contre les artifices juridiques du vainqueur jugeant le vaincu. Il a bu sans ciller la coupe amère de ceux qui eurent tort d’avoir eu raison trop tôt. Au lieu de voir ses mérites reconnus, il a été rabaissé au rang des proscrits. Comme le disait Benito Mussolini, « Beaucoup d’ennemis, beaucoup d’honneur ».

HONNEUR ET FIDELITÉ À GASTON-ARMAND AMAUDRUZ, LA SENTINELLE DU CONTINENT !

À Gabriele d’Annunzio, à qui l’on demandait ce qu’il emporterait si sa maison était la proie des flammes, le poète répondit : « Le Feu ! »

Pendant les jeux grecs de l’Antiquité, l’homme qui remportait la compétition n’était pas celui qui arrivait avant les autres, mais celui qui terminait le parcours sans que sa torche ne s’éteigne.

Gaston-Armand Amaudruz a incarné cette avant-garde qui avance sans faillir, avec en main le feu de l’esprit qui éclaire et de la volonté qui entraîne.

HONNEUR ET FIDELITÉ À GASTON-ARMAND AMAUDRUZ, LE GARDIEN DE LA FLAMME !

Gaston-Armand Amaudruz a vu à la fleur de l’âge sombrer dans l’abîme les plus puissantes unités, les plus vaillants équipages. Il a conduit de main de maître et à la seule force du poignet son frêle esquif. Il n’a jamais regardé les poissons morts emportés au fil de l’eau. Il est resté imperturbable aux glapissements des hyènes embusquées dans leur charnier natal. Il a tenu son cap, qui n’est pas celui des naufrageurs. Il a taillé la vague à l’extrême limite des eaux navigables. Il n’a jamais dévié de la droite ligne. Il n’a certes pu faire entendre bien loin sa chanson à cause d’un grondement de cataracte qui va s’amplifiant. A ceux qui s’en inquiétaient, il répondait : « Après le Déluge ? Nous ! ». Mais il a, envers et contre tout, transporté chaque mois son viatique des Décombres du passé vers les Arches de l’avenir. Peu osait le suivre d’une rive à l’autre car qui d’autre que lui savait que la voie du salut est souvent la plus périlleuse, qui d’autre que notre cher et audacieux Gaston-Armand Amaudruz ?

Gaston-Armand Amaudruz est arrivé à bon port, lui qui n’avait jamais fait escale, sauf sous la contrainte d’une loi scélérate.

HONNEUR ET FIDELITÉ À GASTON-ARMAND AMAUDRUZ, LE VISIONNAIRE DE NOS DÉLUGES !

« Souviens-toi d’oser toujours ! »

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