Italie – Malgré l’interdiction d’exercer un mandat, Berlusconi veut reprendre le pouvoir

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Photo: AFP, twitter.com, krone.at-Grafik

L’ancien Premier ministre italien Silvio Berlusconi a été reconnu coupable de fraude fiscale, ce qui signifie qu’il n’est pas autorisé à exercer une fonction publique avant la fin de l’année 2019 – et pourtant, le jeune homme de 81 ans affiche toujours des ambitions via Twitter pour redevenir chef du gouvernement.

A l’occasion des prochaines élections législatives du 4 mars, le tsar des médias a apposé un logo de son parti « Forza Italia » sur lequel l’inscription « Berlusconi Presidente » (président Berlusconi) est gravé en grosses lettres.

À 81 ans, n’importe qui pourrait bien prendre sa retraite – surtout s’il traîne autant de casseroles que Silvio Berlusconi. Qu’il s’agisse de l’affaire « Bunga Bunga Bunga » (qui est toujours en cours), des contacts présumés avec la mafia ou de la condamnation pour fraude fiscale, qui lui a imposé une interdiction d’exercer une fonction publique, Berlusconi a toujours été bon pour un scandale dans le passé.

Dans une interview à la radio, cependant, l’ex-Premier ministre a laissé plané le flou sur ses intentions. Il est simplement le président de « Forza Italia» , a-t-il dit. Lui-même ne voulait pas que son nom figure sur le logo, mais ses soutiens dans le parti ont tenu à le faire. « Disons que la valeur de ce symbole réside dans un signe, un espoir », suggère Berlusconi, à qui on prête le dessein, si son parti réussit aux élections, de revendiquer le pouvoir.

Berlusconi veut atteindre 45% des voix avec son alliance

Berlusconi pense qu’aux élections de mars son alliance de centre-droit de « Forza Italia »  et « Ligue du Nord » avec les « Frères d’Italie » de droite sera un succès. « Nous sommes à deux mois des élections. Je veux atteindre au moins 45 pour cent », se montre optimiste l’entrepreneur des médias. Le comédien vedette Beppe Grillo, du parti de protestation «Cinq Etoiles », est actuellement la cible médiatique de Berlusconi, et est accusé de populisme et dépeint comme dénué de qualité de dirigeant.

Beppe Grillo. Photo: EPA

 

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