L’africanisation de la France: ce qu’indiquent les données récentes

1
1095
drépanocytose
Par Falko Baumgartner, dans Council of Europeans Canadians. Nous offrons ici une traduction en français.

Note CEC : Il s’agit d’une mise à jour de l’article original qui est publié chaque année depuis 2012 dans différents journaux alternatifs (version 2012 en anglais, allemand, néerlandais et français). Il retrace le déplacement démographique en cours des Français à partir des données médicales officielles françaises sur la drépanocytose. En 2016, année pour laquelle les derniers chiffres sont disponibles, 40% des nouveau-nés en France métropolitaine étaient d’origine extra-européenne et leur nombre ne cesse d’augmenter.

Dépistage de la drépanocytose chez les nouveau-nés en France métropolitaine de 2005 à 2016; les valeurs sont par région et en pourcentage du nombre total de naissances cette année-là. Etant donné que cette maladie génétique est surtout limitée aux non-Européens, principalement Africains, l’origine ethnique des nouveau-nés peut être dérivée des données (voir ci-dessous pour les sources; carte composée par FDesouche).

Géographiquement, la France se trouve en Europe, mais démographiquement, le pays se glisse rapidement vers l’Afrique, comme des données récentes nous l’indiquent. La France, à l’encontre des États-Unis, n’autorise pas les recensements ethniques, choisissant plutôt de suivre l’idéal d’une république sans couleur. Évidemment, tout cela ne change en rien la réalité ethnique sur le terrain, mais il est sûr que cela contribue à maintenir le peuple dans l’ignorance. Jusqu’à présent il n’existait que peu de chiffres officiels sur l’ampleur des populations immigrantes, d’une part, et des Français autochtones, d’autre part. Des renseignements utiles nous sont parvenus d’une source tout à fait inattendue: la médecine, nous signalant que nous pourrons enfin regarder d’un oeil suffisamment précis et sans préjugés la croissance massive de la population non-blanche en France.

Depuis 2000, le pays mène un programme national de dépistage de la drépanocytose, une maladie génétique, propre, pour la plupart, aux peuples non-européens. Pourtant, en raison de l’immigration du Tiers Monde, elle est devenue la maladie génétique la plus répandue dans la France d’aujourd’hui. Dans le but de fournir le plus tôt possible des soins contre la maladie, l’Institut de veille sanitaire a défini des groupes ciblés susceptibles d’être testés, dont la plupart sont des peuples d’origine africaine, de l’Afrique du Nord et subsaharienne, ainsi que des Amériques. Un deuxième groupe ciblé consiste en des peuples d’origine proche- et moyen-orientale (la Turquie, la péninsule arabique et les pays arabes qui se trouvent entre les deux) et des Indes. Le reste consiste en des migrants d’un littoral relativement petit de l’Europe du Sud, à savoir le Portugal, l’Italie du Sud, la Grèce et les îles de Corse et la Sicile.

Les nouveaux-nés en France sont définis comme “étant en danger de la drépanocytose lorsqu’au moins un parent vient d’une région à risque” où le gène responsable sévit. La politique nationale de dépistage basée sur l’origine ethnique des parents nous permet de voir l’entière portée de la démographique non-blanche en croissance rapide au sein de la population française:

En 2000,19 % des nouveau-nés en France métropolitaine avaient au moins un parent originaire des régions précitées (J. Bardakdjian-Michau, 2012, p. 314). Cette part s’élève à

  • 28,45 % en 2007,
  • 31,5 % en 2010,
  • 34,44 % en 2012,
  • 35,7 % en 2013,
  • 37,2 % en 2014,
  • 38,85 % en 2015,
  • 39,39 % en 2016 (voir pour toutes ces années les sources ci-dessous).


Le pourcentage de 2016 correspond à 292 871 des 743 431 bébés nés cette année-là. En d’autres termes: en seize ans, le nombre de bébés (partiellement) extra-européens a doublé sur le continent, passant d’environ un cinquième à deux cinquièmes.

L’enquête médicale nous fournit encore plus de données, à savoir une ventilation par région (voir carte ci-dessus). Nous apprenons qu’en 2016,73,56 % des nouveau-nés d’Ile de France, essentiellement du Grand Paris, descendaient de pays non européens. Dans le sud du Languedoc-Roussillon, pour ne citer qu’un autre exemple, la part des non-Blancs était de 40,75 %. La part la plus faible a été enregistrée en Bretagne (9,1 %). Dans chacune des dix-neuf régions métropolitaines, la proportion de bébés immigrés a augmenté entre 2005 et 2016.

Des chiffres qui tiennent la route

Que peut-on opposer à ces chiffres? Pas grand-chose, en effet: ils justifient toutes les apparences. Si les auteurs de l’étude affirment que le dépistage des nouveaux-nés ne se fait pas universellement, ils considèrent les cas omis comme étant “relativement rares”. Ceux-ci, dans tous les cas de figure, ne réduiraient pas, mais augmenteraient la proportion de bébés non-blancs dans la population.

Il ne reste que les immigrants de l’Europe du Sud, qui ne sont pas inclus à titre indépendant dans les statistiques, comme le facteur inconnu dans ces calculs. Combien sont-ils dans le groupe ciblé? Faut-il réviser à la baisse de façon significative le nombre de bébés non-blancs pour accommoder leur part dans le groupe ciblé? Je répondrais que ça ne changerait en rien la tendance: quoiqu’il y ait, selon les données, des millions de descendants des peuples italiens en France, la plupart d’entre eux sont là depuis des générations. Pourtant, le dépistage, si je comprends bien, a été réservé aux bébés dont le père et/ou la mère vient/viennent d’une des régions à risque. Il ne comprend donc que l’immigration récente.

Les auteurs de l’étude médicale eux-mêmes ne laissent pas de doute sur ce qu’ils considèrent comme la cause principale de la montée de la drépanocytose. Ils l’attribuent, carrément, à la hausse de l’immigration africaine ou, pour les citer: “le résultat de la croissance de la population dans les régions afro-antillaises du DOM, et maintenant de l’immigration essentiellement de l’Afrique du Nord et de l’Afrique subsaharienne en France métropolitaine.”

du fait de la croissance démographique dans les régions d’outre-mer d’Afrique et des Caraïbes, et maintenant de l’immigration essentiellement d’Afrique du Nord et subsaharienne vers la France continentale (Bardakdjian-Michau et al., 2009, p. 31).

Or, mon souci, ce n’est pas l’évolution de la drépanocytose, en tant que maladie, mais le déclin démographique subite de la France blanche que ces chiffres démontrent, et l’interdiction au droit d’en parler dans le climat multiculturaliste qui sévit actuellement en Europe.

Comme je suis politologue de profession, je regarde avec envie ces scientifiques médicaux, biochimistes, et génétistes libres – sans l’entrave du langue de bois et apparemment totalement inconscients des implications retentissantes de leurs statistiques – discuter sur ce qui revient pour le moins au changement démographique le plus profond que la France ait connu depuis la conquête par les Francs et la création de l’État français lui-même.

L’auto-défaillance républicaine française

C’est frappant: on n’a qu’à remplacer “bébés ciblés” avec “nouveaux-nés afro-orientaux”, puis regarder la carte de la population testée en France, pour avoir une idée assez complète de ce que la France des Lumières refuse depuis longtemps de communiquer à son peuple: que la France blanche, la France originale, la France qui a fait la France, est en voie de disparition progressive, faisant  place à une société hybride eurafricaine.

L’immigration de masse est manifestement devenue un échec pour La Grande Nation. On pourrait soutenir que même pour les immigrés eux-mêmes, elle produit des retours décroissants: plus la France blanche disparaît, moins le pays conserve son caractère qui avait attiré tous ces immigrés en premier lieu.

Lorsque j’ai dit “assez complète”, ce n’était pas entièrement exact. La situation démographique de la France blanche est, en vérité, encore pire pour deux raisons: premièrement, mon analyse n’a pas encore abordé le sujet des départements d’outre-mer occupé depuis toujours par des populations d’ethnies diverses. Selon l’enquête médicale, plus des quatre cinquièmes de leurs nouveau-nés ont été soumis à des tests de DCC en 2016. En incluant leur nombre, 39 349 bébés, la part des naissances non blanches passe de 39,39 % pour la France métropolitaine à 41,98 % dans l’ensemble de la France (332 220 sur 791 387 nouveau-nés). En second lieu, les chiffres de dépistage ne comprennent pas tous ces groupes d’immigrants non-européens qui ne sont pas génétiquement prédisposés à la drépanocytose, comme les Asiatiques orientaux et les Hispaniques. Lorsqu’on y ajoute leurs taux de naissances, la proportion des Français de race blanche se trouve encore réduite d’une quantité inconnue.

L’ironie amère c’est que ces chiffres sur la population laissent entendre que la France a été plus radicalement transformée par ses anciennes colonies qu’elle ne les a elle-même transformées. À l’encontre de la Grande Bretagne, son rival maritime, la France n’a jamais réussi son entreprise coloniale. Sa seule colonie permanente notable c’est le Québec auquel elle n’a envoyé que dix mille colonisateurs au plus. S’il y a une “revanche des colonies”, comme prétendent ces gauchistes dont l’égo se gave de la culpabilité de l’Occident, il n’y a aucun doute que la France en reçoit plus que son dû.

Comme l’Amérique, la France a toujours été fière de se présenter au monde entier comme la championne des valeurs républicaines modernes et “culturellement neutres”. Sa réussite historique à faire rayonner ses Lumières partout dans le monde est indéniable. Mais ce rôle de phare l’a aveuglée aux effets négatifs qui se sont produits dans son propre pays: elle ne s’est jamais pleinement rendu compte que la propagation totale de ces idéaux ont en même temps engendré un citoyen culturellement et ethniquement éventré, un être dépossédé de ses propres racines, à qui le droit même de les posséder est interdit. Elle n’a jamais tout à fait compris qu’un sens fort de l’identité culturelle et ethnique n’est pas l’ennemi des valeurs démocratiques, mais plutôt leur complément nécessaire et naturel. Elle a oublié que la Révolution française, son cadeau offert au monde démocratique, n’a pas été créée dans un vide ethnique et culturel, mais par un peuple doué d’une identité et d’une histoire: une identité blanche européenne.

GrandFacho.com a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.GrandFacho.com, et indiquez le montant de votre contribution.

Il se peut donc que ce ne soit pas une coïncidence que la France, comme l’Amérique, est parmi les premiers pays occidentaux à être victime démographique de son propre déni de culture et ethnie. Dans un sens, le cercle historique est bouclé: ce que la France, au départ, exportait comme une idée: la république radicalement déculturée, la laisse désormais sans les moyens de faire face à sa rapide déeuropéenisation – la révolution dévore ses enfants, pour de bon.

Addendum 2014: les médias de masse français dans le déni

La part sans cesse croissante des enfants non blancs en France, comme le montrent les tests de la drépanocytose chez les nouveau-nés, qui ne cessent de s’étendre à l’échelle nationale, a finalement retenu l’attention des médias grand public français. Dans un article paru en septembre 2014, deux journalistes du journal Le Monde, Alexandre Léchenet et Samuel Laurent, reprennent le sujet et tentent de réfuter ces chiffres comme non corroborés. Cependant, ils n’ y parviennent pas complètement en confondant les catégories logiques, en interprétant mal les données statistiques et en omettant largement le sujet. La question clé, en fait la seule question pertinente ici, est de savoir si les données sur la drépanocytose collectées par les autorités sanitaires françaises reflètent fidèlement les naissances non blanches en France. Mais cette question n’ a guère été abordée directement par les deux. Je vais brièvement exposer leurs cinq contre-arguments et montrer pourquoi ni l’un ni l’autre n’est valide ou pertinent:

1. Léchenet & Laurent reconnaissent que les autorités françaises conduisent ces tests pour les parents des régions à risque précitées qui se trouvent majoritairement hors d’Europe (principalement en Afrique, mais aussi au Moyen-Orient et dans les territoires à forte population noire comme les Antilles et l’Amérique du Sud). Pourtant, ils aiment souligner que la maladie est due à des « facteurs géographiques et non ethniques ». Mais ce n’est qu’une étiquette différente pour le même phénomène. Que nous appelions ce groupe à risque comme étant originaire du continent africain ou d’origine ethnique africaine n’est que de la sémantique. Le fait est qu’ils ne viennent pas d’Europe, ce sont des immigrants non européens.

2. Léchenet & Laurent affirment que la drépanocytose est une maladie « mondialisée », mais ce n’est qu’un autre angle qui vise à brouiller le caractère ethnique de celle-ci. Oui, la drépanocytose a été – principalement dans l’hémisphère occidental – mondialisé, mais le fait est que cela s’est produit à travers la migration des populations africaines. Elle est répandue là où les personnes d’origine africaine se sont installées; elle affecte les personnes d’origine africaine. Cela signifie qu’en examinant les résultats du programme de dépistage, appliqué à l’échelle nationale comme en France, nous pouvons déterminer avec certitude leur part de nouveau-nés dans les hôpitaux français.

3. Léchenet & Laurent affirment que les chiffres des naissances non blanches en France qui circulent sur des sites patriotiques incluent les départements d’outre-mer (DOM) ethniquement divers et doivent donc être considérablement réduits. Mais ce n’est pas vrai. L’agence française en charge, l’Association Française pour le Dépôt et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE), répertorie depuis des années les chiffres de dépistage de la drépanocytose séparément pour la France métropolitaine et les DOM, ainsi que leur agrégat (cf. p. 65 pour les données actuelles). C’est invariablement le chiffre de la France métropolitaine qui est cité en bonne place sur ces sites et qui suscite des craintes chez les Français de souche d’être remplacés par des étrangers dans leur propre patrie. En 2016, ce chiffre est de 39,39 % pour la France métropolitaine et il a plus que doublé depuis le lancement du programme de dépistage en 2000 (19 %).

4. Léchenet et Laurent continuent en citant les données de l’INSEE, selon lesquelles seulement 20% des naissances en France se font hors de France. Cependant, ils comparent les pommes et les oranges. L’INSEE ne collecte pas de données fondées sur l’ethnicité, mais exclusivement sur les critères de citoyenneté. Ces 20 % ne concernent que les bébés nés sur le sol français avec un ou deux parents qui n’ont pas de passeport français. Ce chiffre ne nous renseigne en rien sur le rapport ethnique réel dans les quartiers français car la République française observe traditionnellement le ius soli où des millions de Maghrébins et autres immigrés non européens sont naturalisés à la naissance. Léchenet & Laurent pourrait objecter que le nombre de non-français est tout ce que les Français ont besoin de savoir. Mais de plus en plus de Français veulent connaître la répartition de la population par race et pas seulement par loi. L’INSEE ne fournit pas ce type d’informations, mais l’AFDPHE le fait, ne serait-ce qu’ à son insu.

5. Léchenet & Laurent citent en outre une estimation de l’Institut national d’études démographiques (INED) selon laquelle environ un quart des Français ont actuellement un passé migratoire en ce sens qu’ils ont au moins un grand-parent étranger. Ils énumèrent un certain nombre de « vagues d’immigration » de différents peuples européens vers la France et concluent qu’ à la lumière de ce chiffre, parler d’une « population autochtone » n’ a guère de sens. Encore une fois, ils ne comprennent pas. La popularité croissante des sites français qu’ils critiquent et l’inquiétude de plus en plus répandue au sujet du Grand Remplacement démontrent amplement que les Français ne peuvent pas facilement assimiler l’immigration actuelle d’Afrique-Oriental à l’immigration européenne passée ou présente. Les Français ne s’inquiètent évidemment pas d’être submergés par les noms un peu étrangers de Jean-Paul Belmondo, Lino Ventura ou Louis de Funès. Mais ils semblent s’inquiéter de l’impact des immigrants venus de l’extérieur de la civilisation européenne comme Mohammed Merah, Mehdi Nemmouche et Dieudonné M’bala M’bala.

La question est de savoir si les médias grand public répondront à ces préoccupations telles qu’elles sont ou s’ils continueront de changer à tout jamais le sujet en catégorisant de façon erronée les intérêts ethniques français en termes de statistiques vacantes sur la possession de passeports.

Addendum 2017: les médias alternatifs américains s’éveillent au sujet

Les médias dissidents de langue anglaise ont depuis repris le sujet. Guillaume Durocher dans Occidental Observer et récemment Steve Sailer dans Takimag arrivent à la même conclusion sinistre et considèrent les chiffres comme un indicateur relativement fiable du Grand Remplacement, pas nécessairement en pourcentage exact mais dans l’ordre de grandeur.

Sources

– Données pour 2007:

J. Bardakdjian-Michau, M. Bahuau, D. Hurtrel, et al.: « Neonatal Screening for Sickle Cell Disease in France », in Journal of Clinical Pathology, January 2009, Volume 62, Issue 1, Pages 31-33.

– Données pour 2010:

J. Bardakdjian-Michau, M. Roussey: « Le dépistage néonatal de la drépanocytose en France » (Newborn screening for sickle cell disease in France), in Bulletin épidémiologique hebdomadaire: « La drépanocytose en France: des données épidémiologiques pour améliorer la prise en charge » (Sickle Cell Disease in France: Epidemiological Data to Improve Health Care Management), July 2012, Issue 27-28, Pages 313-317

– Données pour 2012:

Association Française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE): Bilan d’activité 2012, Page 62

– Données pour 2013:

Association Française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE): Bilan d’activité 2013, Page 62

– Données pour 2014:

Association Française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE): Bilan d’activité 2014, Page 66

– Données pour 2015:

Association Française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE): Bilan d’activité 2015, Page 63

– Données pour 2016:

Association Française pour le Dépistage et la Prévention des Handicaps de l’Enfant (AFDPHE): Bilan d’activité 2016, Page 65

 


Articles en lien sur Council of European Canadians (en anglais):

Articles disponibles en français du Council of European Canadians ici.

Réagissez à cet article en soumettant votre commentaire ci-dessous ou sur notre page Facebook