L’Autriche annonce la création d’une « unité de protection des frontières » pour gérer les migrations

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Herbert Kickl. Image capture d'écran.

Le ministre autrichien de l’Intérieur, Herbert Kickl, a annoncé la création d’une nouvelle force frontalière qui, selon lui, « assurera une gestion ordonnée des frontières ».

La nouvelle force sera utilisée pour gérer le flux des demandeurs d’asile entrant dans le pays, a déclaré le ministre de l’Intérieur Kickl dans une interview accordée la semaine dernière au journal autrichien Tiroler Tageszeitung.

« Nous disposons déjà d’une surveillance efficace qui fonctionne bien. Mais ce qui ne peut certainement pas se produire, c’est une répétition de l’année 2015 », a dit Kickl en se référant à l’apogée de la crise migratoire lorsque des centaines de milliers de demandeurs d’asile ont traversé l’Autriche pour atteindre l’Allemagne.

M. Kickl a décrit les gardes-frontières comme une « force policière en attente » et a déclaré qu’ils sécuriseront la frontière et procéderont à des vérifications d’identité.

Au cours de l’interview, Kickl a également dénoncé la génération progressive des baby-boomers, communément appelés en Europe « les 68 » après les manifestations parisiennes de mai 1968.

« Le projet des 68 a échoué. Nous vivons actuellement un contre-mouvement, pas seulement en Autriche. Et c’est tout aussi bien. Pour moi, c’est un retour à la normalité », a dit Kickl et a ajouté: « Les 68 ont essayé d’être destructeurs au nom du progrès. Pensez à l’érosion de l’identité de l’État ou du réseau familial. »

« Ce gouvernement défend une contre-proposition offensive. Les thèses des années 68 se sont révélées fausses. Le besoin d’orientation, de sécurité et de patrie a été remis sous un jour positif par nous », a-t-il déclaré.

Probablement l’un des ministres les plus controversés du nouveau gouvernement autrichien, Herbert Kickl est connu pour sa rhétorique enflammée et a joué un rôle important dans la récente campagne électorale du FPÖ.

Plus tôt ce mois-ci, Kickl a fait sa première déclaration controversée en tant que ministre de l’Intérieur proposant que les demandeurs d’asile en Autriche soient « concentrés » dans certaines régions afin que les autorités puissent leur fournir de meilleurs services et en assurer le suivi. Il a été critiqué par les médias qui l’ont accusé d’utiliser la « rhétorique nazie ».

Le nouveau gouvernement autrichien a mis l’accent sur des frontières fortes, et la chancelier Sebastian Kurz a récemment réaffirmé son engagement en faveur de cette idée, ce qui a donné lieu à un affrontement avec la chancelière allemande Angela Merkel au sujet des quotas de migrants lors d’un récent voyage à Berlin.

Source : Breitbart / Chris Tomlinson

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