« Le racisme n’est pas nécessairement haineux ». Ils ont 20 ans et ils sont fans d’Henry de Lesquen

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Images fournies par les militants du futur Parti National-Libéral

Par Arnaud Pagès sur Vice

On ne présente plus Henry de Lesquen. Considéré comme l’homme le plus raciste de France, cet ancien haut fonctionnaire, candidat non qualifié à la présidentielle de 2017 (faute d’avoir pu réunir les 500 signatures nécessaires), se fait régulièrement remarquer par ses tweets antisémites et racistes. Des propos qui lui ont d’ailleurs valu une condamnation pour provocation à la haine et contestation de crime contre l’humanité – ainsi qu’une exclusion de la pourtant très droitière « Radio Courtoisie » dont il était le président depuis dix ans. Ce Versaillais, qui s’honore du titre de vicomte, propose dans son (délirant) programme politique de déboulonner la tour Eiffel, d’annexer la Belgique, de supprimer le Smic et de renvoyer tous les immigrés chez eux…

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, son fan-club n’est pas composé de grabataires nostalgiques du gouvernement de Vichy. Ses idées moyenâgeuses séduisent un aréopage de jeunes baptisés « Jeunesses Lesquenistes ». Alors que de Lesquen est sur le point de lancer son propre parti, le PNL (Parti National-Libéral), Vice est allé à la rencontre de ces vingtenaires qui participent activement à la création d’un parti vantant le nationalisme intégral et le racisme décomplexé.

Pierre, 24 ans, étudiant en droit, Paris

Pierre, 24 ans, Paris.

« La présence massive d’Africains en France est un pensum qu’il est ridicule de s’infliger. »

Comment avez-vous découvert Henry de Lesquen ?
J’ai participé à la promotion d’Henry de Lesquen dès 2015, quand son « comité de soutien » a été lancé sur Twitter et Facebook par des amis.

Qu’est ce qui vous séduit dans son programme ?
La défense radicale des libertés intellectuelles et économiques, et la réémigration. La présence massive d’Africains en France est un pensum qu’il est ridicule de s’infliger.

Concrètement, comment militez-vous ?
Il m’arrive de coller des autocollants à Château Rouge, mais le vrai militantisme se passe aujourd’hui sur internet. Je suis ravi de constater que la jeunesse est familière de termes comme « congoïde » et « cosmopolitisme ».

Karl, 21 ans, diplômé en droit-éco science po et co-fondateur du PNL, Lille

Karl, 21 ans, Lille.

« Nous prônons une réémigration conforme aux valeurs de la République, participative et heureuse ! »

Pourquoi soutenez-vous Henry de Lesquen ?
Parce qu’il est politiquement incorrect ! Et qu’il exprime ses points de vue avec humour, ce qui lui permet de mieux faire passer ses idées dans l’opinion publique – et notamment auprès des jeunes. Et puis, sa doctrine me semble être la bonne. Henry de Lesquen a compris que pour retrouver l’unité républicaine, il fallait engager la réémigration, c’est-à-dire le retour chez eux de tous les immigrés.

Parlez-vous réellement de déplacement de population, comme dans les années 30 ?
Écoutez, l’État n’a plus les moyens de mettre en place une politique d’assimilation et le chômage est massif. Il convient d’agir pour construire un pays sain et démocratique. La réémigration se fera dans des conditions humainement et moralement irréprochables. C’est une politique méthodique de moyen, voire de long terme. Nous prônons une réémigration conforme aux valeurs de la République, participative et heureuse !

Comment comptez-vous vous y prendre pour la mettre en place ?
La réémigration concernera d’abord les immigrés illégaux, puis les immigrés dotés de la nationalité française qui crachent sur leur pays d’accueil. Des examens d’assimilation seront établis pour vérifier qui est vraiment français parmi ceux qui ont acquis la nationalité depuis 1972. Une telle politique se déroulerait sur dix à quinze ans.

Victoire, 18 ans, étudiante en philosophie, Nice

Victoire, 18 ans, Nice.

« Trump s’attaque au fléau de l’immigration. À la France de suivre l’exemple. »

Qu’est ce qui vous séduit dans le programme du PNL ?
Tout. Son programme représente le retour de la vraie culture et des valeurs qui ont toujours fait tendre la France vers la grandeur : le rétablissement de la démocratie, de la justice et de la sécurité.

Qu’est-ce qui le distingue du Front National ?
Le FN est un parti qui ne sait plus où il va. Il s’est perdu et a réussi à se décrédibiliser tout seul. Quand on est nationaliste, on n’ose plus rien attendre du FN. Le PNL quant à lui ne souffre pas d’une démagogie perturbée et il compte bien rester sur sa ligne.

Henry de Lesquen peut apporter quoi à la France ?
Une stabilité et une force suffisante pour un retour à la grandeur et aux fondamentaux nationaux, pour un meilleur épanouissement du pays. Le nouveau gouvernement italien souhaite engager la réémigration. Trump s’attaque au fléau de l’immigration clandestine. La Hongrie et Israël font de même. À la France de suivre l’exemple

Que faites-vous, concrètement, pour soutenir Henry de Lesquen ?
Je suis membre des Jeunesses Lesquenistes et je le proclame ! Je participe aux conférences du Club de l’Horloge, je colle les fameux stickers Lesquen 2022, mais avant tout j’en parle autour de moi et dialogue pour défendre mes idées

Jules, 30 ans, diplômé en histoire et en philosophie, Paris

Jules, 30 ans, Paris.

« Le racisme, comme reconnaissance et préservation des différences humaines, n’est pas nécessairement haineux. »

Qu’est ce qui vous a convaincu de militer aux côtés d’Henry de Lesquen ? Il est le seul véritable homme politique de droite qui ne fait aucune concession au cosmopolitisme et au collectivisme – ces deux pôles de la gauche qui ruinent notre pays matériellement, biologiquement et spirituellement. En France, même la droite a un surmoi de gauche. Nous appelons cela le « candaulisme politique ».

Comment définiriez-vous le PNL ?
Le PNL affirme que la tradition peut s’allier à la modernité, que le nationalisme peut s’allier au libéralisme et que le racisme, comme reconnaissance et préservation des différences humaines, n’est pas nécessairement haineux.

Qu’est-ce qu’une politique comme la sienne pourrait concrètement apporter au pays?
La politique réémigratoire permettrait à la France d’échapper au destin africain irrémédiable qui l’attend si rien n’est fait pour inverser la tendance. La réémigration est une décolonisation. Nous souhaitons que celle-ci se fasse pacifiquement.

Quel est votre rôle au sein du parti ?
Je réalise les clips vidéos et les visuels de la campagne de communication d’Henry de Lesquin et du PNL que nous menons depuis plusieurs années, avec un succès croissant. Nous organisons également de nombreuses réunions qui sont fort courues. J’invite tous les curieux à venir nous rencontrer et discuter avec nous.

Irène, 19 ans, étudiante en sociologie, Rennes

Irène, 19 ans, Rennes.

« En tant qu’étudiante en sociologie, je suis aux premières loges pour constater les effets dévastateurs du gauchisme »

Quel est, à vos yeux, le point fort d’Henry de Lesquen ?
Il défend une vision de la France que je pense juste, qui allie à la fois traditionalisme et pragmatisme avec une réelle prise en compte des enjeux actuels. De plus, il défend cette vision avec humour et franchise, car il est très attaché à la liberté d’expression.

Et celui de son programme ?
En tant qu’étudiante en sociologie, je suis aux premières loges pour constater les effets dévastateurs du gauchisme. Le programme d’Henry de Lesquen, qui allie nationalisme et libéralisme, me semble pouvoir répondre aux problèmes auxquels nous faisons face actuellement : chômage, immigration, insécurité…

Le PNL est plus crédible que le FN ?
Bien sûr. Par ailleurs, quelle crédibilité accorder au FN suite à sa défaite lors du débat d’entre-deux-tours ? Les nombreux départs et le silence médiatique depuis cet échec nous prouvent que Marine Le Pen, avec sa politique de gauche, a transformé le FN en un parti fantôme comme le PS.