L’Italie annonce le « rebond » de la droite, l’effondrement de la gauche

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Gianni Alemanno, chef de file de Prima l'Italia.

En cette période qui précède les élections nationales de mars 2018, des recherches indiquent que les Italiens se sont nettement orientés à droite au cours des cinq dernières années, ceux qui s’identifient comme « libéraux » ou « progressistes » ayant chuté de près de 50 %.

Un vaste sondage (article payant) mené fin décembre auprès des électeurs italiens par le quotidien Il Messaggero révèle que 22 % des adultes se décrivent désormais comme faisant partie d’un « mouvement de mécontentement » anti-establishment, 14 % comme des « conservateurs » et 16 % comme faisant partie d’un groupe nouvellement formé appelé « Prima l’Italia », apparemment inspiré de la plate-forme américaine « America First » de Trump.

Le « bloc progressiste », quant à lui, composé de sociaux-démocrates, de réformateurs, d’environnementalistes, d’antifascistes et de radicaux, a chuté de façon spectaculaire au cours de la même période. En 2013, le groupe « progressiste » comptait 30 % de la population adulte, mais il est maintenant tombé à un peu plus de la moitié, soit 16 % aujourd’hui.

Rendant compte des résultats de l’enquête, Il Messaggero a proclamé que les nouvelles données signalaient le « rebond » de la droite pro-Italie et l’« effondrement » de la gauche politique.

En ce qui concerne des questions particulières, l’étude a également révélé une évolution significative de l’opinion publique contre l’immigration et l’Union européenne.

Selon les statistiques les plus récentes de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), les immigrants représentent près d’un dixième (9,7 %) de la population italienne actuelle, qui compte quelque 60 millions de personnes, et le nombre d’immigrants a augmenté de façon spectaculaire au cours des cinq dernières années par rapport à l’immigration, même il y a dix ans.

Comme le rapportait Breitbart News l’été dernier, la combinaison d’un taux de natalité en chute libre et d’une immigration massive indique que les Italiens d’origine représenteront un pourcentage de plus en plus faible de la population totale de l’Italie.

Selon une étude exhaustive menée par le Centro Machiavelli, intitulée « Comment l’immigration modifie la démographie italienne », le taux de fécondité de l’Italie est tombé à moins de la moitié de ce qu’il était en 1964, à seulement 1,5 enfant par femme, bien en deçà du taux de remplacement pour une croissance démographique zéro.

L’Italie compte maintenant plus de cinq millions d’étrangers résidant en Italie, soit une croissance de 25 % depuis 2012 et de 270 % par rapport à 2002. A l’époque, les étrangers ne représentaient que 2,38 % de la population, et quinze ans plus tard, ce chiffre a presque triplé pour atteindre 8,33 % de la population.

Si les tendances actuelles se poursuivent, le Centro Machiavelli a indiqué que, d’ici 2065, les immigrants de première et deuxième génération dépasseront 22 millions de personnes, soit plus de 40 pour cent de la population totale de l’Italie.

Les élections nationales italiennes sont provisoirement prévues pour le 4 mars 2018.

Source : Breitbart / Thomas D. Williams

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