En Lituanie, des panneaux avertissent que les inscriptions sur les monuments soviétiques mentent

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Image Lietuvos zinios

Dans l’ancien empire soviétique, les non-Russes ont abattu les statues de l’ère soviétique que Moscou leur avait imposées. Les pays baltes l’ont fait en 1991. L’Ukraine a récemment éliminé toutes les statues de Lénine, et maintenant la Pologne est sévèrement critiquée par le gouvernement russe pour avoir ôté les monuments à l’Armée rouge.

Mais aujourd’hui, un district de Lituanie a mis au point une stratégie intelligente, une stratégie qui permet de laisser ces monuments et leurs messages en place plutôt que de les abattre et d’être attaqué par Moscou ou par d’autres qui dénoncent la destruction de quelque chose qu’ils considèrent comme faisant partie du passé historique.

Dans un cimetière d’un district du nord de la Lituanie, les autorités locales n’ont pas démoli les monuments que Moscou a érigés près des tombes des soldats de l’Armée rouge, mais ont mis en place de nouveaux panneaux indiquant que « les inscriptions idéologiques de l’époque soviétique ne correspondent pas à la vérité historique » (zinios. lt/lzinios/Gimtasis-krastas/prie-paminklu-sovietu-kariams-kariams-specialios-lenteles/2527).

Le site Lieuvos zinios rapporte que cette décision des autorités locales n’a pas été coordonnée avec celle de Vilnius. Dalius Mikelenis, un fonctionnaire de la municipalité de Birzai, a déclaré que la ville avait pris la décision toute seule parce que « nous avons le sentiment d’apporter une contribution à la promotion de la vérité historique et nous considérons que nous l’avons fait ».

Dalius Mikelenis ajoute que les autorités centrales de Vilnius ont même rejeté cette initiative, la raison invoquée étant que la Lituanie et la Fédération de Russie ont conclu certains accords sur l’entretien des cimetières militaires, et suggère qu’il était même possible que le gouvernement lituanien prenne des mesures contre la municipalité pour cette initiative.

Mais l’idée de la municipalité a beaucoup à recommander dans le cas d’autres statues soviétiques qui ne tombent pas sous le coup d’accords bilatéraux. Et, en fait, ce n’est pas tout à fait nouveau: juste avant que l’Estonie ne déplace le « Soldat de bronze » soviétique du centre-ville de Tallinn vers un cimetière militaire en 2007, certains dans ce pays ont proposé une stratégie similaire.

Au lieu de démolir ou de déplacer la statue, il a été suggéré d’ériger de nouvelles statues autour des statues soviétique, des monuments commémoratifs à tous les Estoniens et autres victimes de l’Armée rouge et de l’occupation soviétique, y compris ceux qui ont été tués en Estonie ou déportés en Sibérie. Une telle démarche, selon eux, serait plus efficace que toute autre mesure pour promouvoir la compréhension du passé.

Peut-être que d’autres reprendront ces initiatives de la Baltique aujourd’hui et à l’avenir.

 

Source : traduction libre d’un article (en anglais) paru dans Window on Eurasia / Paul Goble

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