« Mon honneur s’appelle fidélité »

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« Mon honneur s’appelle fidélité »

Par Ereshkigal, femme gothique.

La fidélité à ses principes, à une idée, à son pays, à une personne…
La fidélité est très mal comprise, quand elle commence à se manifester dans son vrai élément. La vraie fidélité, comme le vrai amour, se passe malgré, et non à cause de.
Ceux, par exemple, qui véhiculent des idées ou une idéologie, qui fut reconnue jadis, mais qui est rejetée et abandonnée maintenant, font preuve selon moi de la vraie fidélité. Car, il est facile d’être fidèle a un courant reconnu lors de son vivant, mais il est beaucoup plus difficile de défendre un courant interdit, et encore plus difficile de défendre un courant oublié, et dont plus personne n’a besoin (ce, qui est interdit, au moins on en parle, donc la lutte peut avoir un sens encore, mais ce, qui est totalement abandonné à l’oubli et au désintérêt, n’a presque aucune chance).

Défendre un pays, quand c’est officiellement autorisé et sans risques, est très évident, mais défendre un pays agonisant et piétiné, c’est là que cela devient un exploit.
Il se passe à peu près la même chose dans le relationnel entre des personnes, dans la vie privée des gens. Dans un couple, comme on est habitué de le voir dans le monde européen, on garde fidélité à la personne, que l’on aime, même si cette fidélité est de plus en plus rare. C’est une fidélité qui est sous entendu comme le fondement de cette relation. Néanmoins, la fidélité, qui a lieu après la rupture, ou dans un amour non réciproque, n’est jamais aperçue, et n’est jamais apprécié à sa juste valeur, car personne n’en a besoin, personne ne la remarque et tout le monde s’en fout. C’est comme une fidélité à une idéologie, qui est déjà abandonnée à l’oubli et que presque plus personne ne veut véhiculer. Les gens peuvent même s’en moquer et trouver cela ridicule. Cette fidélité, aussi peu comprise qu’elle soit, est comme de l’or alchimique, car elle vient d’une personne, qui est toujours dans la continuité de ses sentiments ou choix, indépendamment des circonstances.

En finissant par l’amitié, ou on est fidèles et loyaux aux personnes qui partagent les mêmes délires que nous, qui rentrent dans nos cases, qui suivent les mêmes principes, qui mènent la même lutte. Mais parfois un ami change, et il n’est plus sur la même longueur d’onde, ou pire encore, trahit des principes revendiqués ensemble (la chose la plus inacceptable qu’il soit), l’on ne veut plus le fréquenter ou prendre de ses nouvelles. On ne pense plus lui devoir cette fidélité, alors que c’est là que la fidélité devient la plus difficile à assumer. Pour donner un exemple au pif, dans le cas de la victoire nationaliste, est-ce qu’un militant sincère et honnête va cacher un ami proche, devenu communiste? Car l’amitié, quand ils étaient du même bord, cela allait, la fidélité mutuelle était là, mais est-ce que la fidélité en amitié peut surmonter le conflit de principes et de valeurs…

La fidélité, comme l’amour, a de la valeur pure, au cas ou elle est inconditionnelle. C’est comme des métaux nobles, qui ne sont pas atteints par les réactions extérieures. Pour les alchimistes, il fallait passer par la pierre philosophale, pour que les métaux vils deviennent nobles, car dans l’ésotérisme les processus et phénomènes dans le monde physique et métaphysique ont interdépendants.

*Au lieu de l’image ci-dessus, il devait y avoir celle d’un soldat allemand. On va considérer qu’elle est là, en illustration de cet article.

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