« Naïf ». L’évêque du Vatican qui a fait l’éloge du communisme chinois blâmé par un expert

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Le Père Bernardo Cervellera, à gauche, a réprimandé l'Evêque Sanchez Sorondo pour ses propos.

L’expert chinois Bernardo Cervellera a réprimandé un évêque du Vatican pour son ridicule « exaltation » de la société chinoise, qui a « fait de l’Église catholique une risée ».

Dans un éditorial cinglant intitulé « Monseigneur Sanchez Sorondo au pays des merveilles », le Père Cervellera, missionnaire italien et directeur de Asia News, a réagi à un récent entretien avec le Chancelier de l’Académie Pontificale des Sciences Sociales, dans lequel l’évêque a décrit la Chine comme le meilleur endroit de la planète pour voir l’enseignement social catholique en action.

Dans son reproche fraternel point-par-point, le Père Cervellera dit que l’évêque Sanchez a été complètement absorbé par les autorités chinoises lors de sa seule visite là-bas, se voyant montrer exactement ce qu’elles voulaient lui montrer et rien d’autre.

Dans son ignorance, Mgr Sanchez décrit la Chine comme un pays merveilleux « qui n’existe pas », écrit Cervellera, dans un récit fictif d’une terre sans bidonvilles, sans drogues et sans oppression.

« Ne parlons même pas de la liberté religieuse en Chine », écrit Cervellera. « La liberté religieuse devrait être un pilier de la doctrine sociale de l’Église catholique. Nous devrions peut-être suggérer à l’évêque de lire les nouvelles quotidiennes de la violence, des arrestations de chrétiens, de musulmans, de bouddhistes, des abus sur les églises domestiques et des contrôles sur les églises officielles. »

« Il faudrait peut-être que quelqu’un dise à Mgr Sanchez Sorondo que depuis le 1er février, avec l’entrée en vigueur du nouveau règlement, toutes les églises officieuses ont été fermées et qu’au moins 6 millions de catholiques n’ont plus d’endroit où se réunir », a-t-il dit. « Le régime qui « montre le mieux l’enseignement social catholique en action » a menacé les arrestations, les amendes stratosphériques et l’expropriation des bâtiments où les fidèles se rassemblent », a-t-il ajouté.

De plus, les autorités locales interdisent désormais aux mineurs de moins de 18 ans d’entrer dans les églises, même officielles. Comme l’a dit un prêtre, « la Chine a transformé l’église en boîte de nuit, uniquement pour les adultes », a-t-il dit.

Le prêtre s’oppose également à la représentation risible de Sanchez de la Chine comme un endroit où la société s’épanouit et où le bien commun est servi, en plaçant l’économie sous les auspices du gouvernement.

Ne parlons pas de la « naïveté » avec laquelle Mgr Sanchez Sorondo parle de la Chine comme « le lieu où l’on cherche le bien commun et où l’économie ne domine pas la politique », écrit-il. En Chine, a-t-il poursuivi, « l’économie et la politique sont la même chose; là, les milliardaires siègent au parlement chinois et déterminent les politiques en fonction de leurs intérêts, qui ne sont pas ceux du reste de la population ».

Oui, la Chine a décidé de rester dans l’Accord de Paris sur le climat, note Cervellera, mais « le pays a l’environnement le plus dévasté et empoisonné du monde ».

« L’idolâtrie de la Chine est une affirmation idéologique qui fait de l’Église une risée et blesse le monde », conclut-il.

Source : Breitbart / Thomas D. Williams

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