Nigel Farage se détourne de Donald Trump après les frappes US en Syrie

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L’ancien chef de l’UKIP et artisan principal du Brexit britannique, Nigel Farage, a critiqué hier son allié le président américain Donald Trump après que ce dernier ait décidé de déclencher une opération punitive contre le régime de Bachar al-Assad, soupçonné d’avoir lancé une attaque chimique qui a tué 86 personnes dans le village rebelle de Khan Cheikhoun.

L’eurodéputé a prévenu que de nombreux électeurs de Donald Trump se sentiront déroutés par ces représailles. « Où cela finira-t-il? », s’interroge-t-il.

« En tant que supporter de Trump, je dis oui, les images étaient horribles, mais je suis surpris. Quels que soient les péchés d’Assad, il est laïc », a-t-il ajouté dans un autre message posté sur Twitter.

Nigel Farage a également exhorté la Grande-Bretagne à ne pas s’impliquer dans des attaques aériennes : « Les interventions antérieures au Moyen-Orient ont aggravé les choses plutôt que les améliorer ».

Un retournement d’amitié

Les commentaires du leader populiste marquent un retournement de situation spectaculaire dans ses rapports avec le président américain qui, l’an dernier, au terme d’une campagne électorale victorieuse marquée par le soutien cordial qu’était venu lui apporter Nigel Farage, avait exhorté publiquement le Premier ministre Theresa May à faire de son allié l’ambassadeur du Royaume-Uni à Washington.

© DR. L’an dernier, le président américain avait exhorté publiquement le Premier ministre britannique à faire de Nigel Farage ambassadeur du Royaume-Uni à Washington.

Le leader de l’UKIP, de son côté, Paul Nuttall, a également condamné l’opération américaine, affirmant que ces frappes n’avançaient à rien: « Le monde entier condamne à juste titre l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, mais l’attaque des États-Unis contre le régime d’Assad ne fait rien pour abaisser les tensions et hâter la paix dans ce pays ».

Le gouvernement britannique a affirmé quant à lui que la frappe ciblée des Etat-Unis sur une base aérienne syrienne, qui a tué au moins cinq personnes, était une «réponse appropriée» à l’attaque à l’arme chimique menée par Damas. C’était en «contact étroit à tous les niveaux» avec les États-Unis, et le Premier ministre Theresa May a été informé à l’avance de l’opération à venir, a-t-il commenté. La Grande-Bretagne n’a pas été invitée à se joindre à ces frappes.

Proche alliée de Damas, la Russie, via son ministère de la Défense, a affirmé quelques heures après la diffusion de gaz apparemment neuro-toxiques à Khan Cheikhoun que l’aviation syrienne avait en réalité frappé involontairement un bâtiment en zone rebelle dans lequel étaient entreposés des substances toxiques.

 

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