Onze soldats ukrainiens tués en deux jours dans l’Est rebelle

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Onze soldats ukrainiens ont été tués depuis mercredi dans l’Est séparatiste de l’Ukraine, huit lors d’affrontements avec des rebelles prorusses et trois après l’explosion d’une mine, a annoncé jeudi un porte-parole militaire.

Ces violences interviennent peu après l’annonce unilatérale mardi par un dirigeant séparatiste de la création d’un Etat devant remplacer l’Ukraine, dénoncé par Kiev qui estime que ce plan compromet les accords de paix de Minsk.

Six soldats ukrainiens ont été tués jeudi et deux autre blessés lors d’affrontements autour du fief rebelle de Donetsk, a annoncé Andriï Lyssenko, un porte-parole de l’armée ukrainienne. Trois autres ont été tués lorsque leur véhicule a roulé sur une mine au nord-ouest de l’autre « capitale » rebelle, Lougansk.

Dans un communiqué, l’armée avait annoncé mercredi la mort de deux autres soldats dans des bombardements à 40 km au nord de Donetsk.

L’agence de presse des rebelles a pour sa part annoncé que trois civils avaient été blessés à la suite de bombardements à l’arme lourde.

Un conflit qui a fait plus de 10 000 morts en trois ans

A Washington, le département d’Etat a « condamné » ces violences des dernières 24 heures, « les plus meurtrières en une journée pour 2017 ».

« Nous appelons une nouvelle fois la Russie et les forces qu’elle arme, entraîne et pilote dans l’Est, de respecter immédiatement le cessez-le-feu », a protesté la porte-parole de la diplomatie américaine, Heather Nauert.

Mardi, le dirigeant de la « république » rebelle de Donetsk (DNR), Alexandre Zakhartchenko, a annoncé la création de l’Etat de « Malorossia » (Petite Russie), un terme qui désignait à l’époque tsariste des territoires correspondant en gros à l’Ukraine moderne.

La « Malorossia » engloberait l’Ukraine actuelle à l’exception de la Crimée, annexée en mars 2014 par la Russie, et sa capitale serait Donetsk. Mais ce plan, qui n’a été soutenu par personne et qui a même été dénoncé par d’autres dirigeants séparatistes, n’a aucune chance d’aboutir.

Kiev a affirmé que cette annonce était « en mesure de bloquer le processus de négociations » selon Evguéni Martchouk, un émissaire de l’Ukraine pour les pourparlers de paix avec les rebelles.

Le conflit entre l’armée ukrainienne et les rebelles séparatistes, soutenus militairement par Moscou selon Kiev et les Occidentaux, a fait plus de 10.000 morts en trois ans.

Malgré la signature des accords de Minsk en février 2015, que les deux parties s’accusent mutuellement de ne pas respecter, des heurts continuent de se produire régulièrement sur la ligne de front.

 

Source : AFP

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