Le parti populiste allemand AfD prêt à des gains importants aux élections de dimanche

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Alice Weidel et Alexander Gauland, les deux têtes de liste de l'Alternative pour l'Allemagne (AfD). Capture écran / Youtube..

Alors que l’Allemagne se prépare aux élections fédérales de dimanche prochain, l’establishment craint de plus en plus que le parti conservateur AfD ne fasse beaucoup mieux que ce que prédisent les sondages.

Un récent article du magazine Der Spiegel portait le titre « Je n’ai jamais vu une telle rage, une telle haine », ce qui est un euphémisme pour décrire le malaise grandissant de l’électorat allemand face au statu quo de l’administration mondialiste d’Angela Merkel.

Alternative für Deutschland (AfD) a été fondée en 2013 avec une forte identité anti-Union européenne, mais a changé d’orientation en réponse au rôle central de l’Allemagne dans la crise migratoire en Europe, lequel a tourné beaucoup de monde contre Angela Merkel et son Union démocrate-chrétienne (CDU). L’AfD a réclamé des contrôles beaucoup plus rigoureux en matière d’immigration, y compris la fermeture des frontières extérieures de l’Union européenne.

Personne ne doute de la victoire finale d’Angela Merkel ce dimanche. Mais ce sera loin du triomphe qu’elle aurait souhaité. Son parti de la CDU ne recueillera probablement qu’un tiers des voix, ce qui reflète une insatisfaction généralisée à l’égard de l’establishment politique en place.

Comme le signalent les sondages, le vote en faveur du parti populiste et eurosceptique AfD se situe autour de 12 %, et la formation gagnera presque certainement des sièges au Bundestag. Pour rappel, l’AfD a remporté 4,7 % des voix lors de l’élection fédérale de 2013 (l’année où le jeune parti a été créé), à peine moins du 5 %, seuil électoral pour siéger au Bundestag. Tout cela devrait changer dimanche.

Si l’AfD obtenait les 12 % prévus du vote total, il gagnerait 85 sièges lors de leur toute première élection nationale, un score qui laisse légitimement rêver à une représentation non négligeable au sein du gouvernement fédéral.

Mais l’AfD peut faire beaucoup mieux que ce qu’indiquent les sondages.

Les expériences récentes aux États-Unis et au Royaume-Uni donnent à penser que les sondeurs et les médias grand public sont terriblement déconnectés des masses mécontentes « oubliées » qui ont soif de changement, et des observateurs informés suggèrent qu’il pourrait en être de même en Allemagne.

De plus, l’AfD sera le seul parti qui ne sera pas invité aux pourparlers de coalition, ce qui, comme on l’a vu avec le Mouvement italien 5 étoiles (M5S), peut néanmoins offrir l’avantage de ne pas participer à des des négociations politiques malvenues tout en galvanisant sa base électorale.

Le plus grand parti d’opposition

La forte présence de ce parti au parlement fédéral signifie que l’AfD sera le plus grand parti d’opposition si la CDU de Merkel continue sa coalition au pouvoir avec le Parti social-démocrate (SPD) de centre-gauche.

Si, comme on peut s’y attendre, le SPD de centre-gauche s’en sort mal et que les libéraux-démocrates (FDP) réussissent bien – un scénario décrit comme le cauchemar d’Emmanuel Macron -, des postes clés du gouvernement tels que celui de ministre des Finances, longtemps tenu par Wolfgang Schäuble, pourraient soudainement être mis dans la balance.

Le vote de dimanche conduira presque certainement à l’entrée de six partis au Bundestag, une première historique et potentiellement un signe que l’emprise d’Angela Merkel sur l’Allemagne est beaucoup moins stable qu’elle ne voudrait le laisser entendre.

Source : traduction d’un article (ang) paru dans Breitbart / Thomas D. William.

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