Plaidoyer en Faveur des Préjugés

0
414

Par Greg Johnson, dans Counter-Currents Publishing (16.12.2015)

Il y a quelques années, un ami m’a raconté une parabole sur une espèce d’hominidés qui n’a pas survécu sur terre. Ces hominidés considéraient chaque être vivant comme totalement unique. Ainsi, lorsqu’un tigre, surgissant de l’obscurité, s’est attaqué à l’un des leurs et l’a tué, ils n’en ont pas pour autant déduit une quelconque généralisation sur les tigres en tant que groupe. Puis, lorsqu’un autre tigre leur est apparu à la lumière du feu, ils ne l’ont pas jugé sur la base du comportement de l’autre tigre. De toute façon, quand bien même le premier tigre serait revenu, ils ne l’auraient pas jugé non plus à partir de son comportement passé, parce que c’est le passé et que maintenant c’est maintenant : deux moments uniques et différenciés dans le temps.

Mais même si les tigres ne sont pas systématiquement mangeurs d’hommes, et que les mangeurs d’hommes n’ont pas faim en permanence, nos pauvres héros ont quand même fini par disparaitre, parce que les tigres n’étaient pas leur seul problème. Ils ne parvenaient simplement à apprendre d’aucune de leurs expériences. Ils étaient trop bêtes pour survivre.

La survie, voyez-vous, exige une certaine capacité à apprendre de ses expériences passées afin de pouvoir prédire et même contrôler les évènements futurs. Pour ce faire, il faut reconnaître qu’il n’existe pas seulement des êtres individuels, mais des groupes ou des catégories d’êtres. Des individus appartiennent au même groupe s’ils partagent une nature commune. Et, puisque nos actes relèvent de notre nature, nous pouvons en déduire que si un tigre est dangereux une fois, il le sera probablement à nouveau, et que si un tigre est dangereux, il y a de fortes probabilités pour que d’autres tigres le soient aussi. Ainsi, si l’un des nôtres est tué par un tigre, il semble raisonnable de prendre toutes les précautions possibles pour éviter que cela ne se reproduise.

Le fait de tirer des conclusions sur les groupes à partir des individus qui les composent s’appelle la généralisation inductive. L’induction vous permet aussi de faire la déduction que tous les membres d’un groupe sont « comme ça » à partir de votre expérience au contact d’individus de ce groupe. Ces baies rouges m’ont rendu malade aujourd’hui, elles me rendront donc probablement malade aussi demain, puisque leur nature et la mienne ne vont sans doute pas changer pendant la nuit. Et puisque vous avez la même nature que moi, ces baies pourraient vous rendre malade vous aussi, et puisque les baies rouges de ce buisson sont les mêmes que celles du premier, il est probable qu’elles nous rendront aussi malades, vous comme moi. De même, j’apprécie le goût de la viande de tel animal, il est donc probable que vous l’appréciez aussi, puisque nous avons la même nature. Et nous apprécierons aussi probablement le goût de la viande d’autres membres de ce groupe d’animaux, puisqu’ils ont la même nature.

Cependant, l’induction nous enseigne aussi que mis sous forme de graphique, les différents traits distinctifs naturels ont tendance à prendre la forme de courbes en cloche, avec les cas typiques, en grand nombre, au centre, et les cas atypiques, en plus petit nombre, à chacune des deux extrémités du graphique. Les baies rouges typiques nous rendront malades, mais sur chaque buisson, nous pourrons en trouver certaines qui n’auront pas d’effet négatif sur notre organisme et d’autres qui seront à coup sûr toxiques. Ainsi, la généralisation inductive nous permettra de dire « pas toujours, mais pour la plupart », et pour tout trait distinctif donné : « Tous les X ne sont pas comme ça », mais la plupart le sont.

Le raisonnement inductif est donc probabiliste. Il reste toujours la possibilité d’avoir affaire à un exemple non caractéristique d’un groupe, mais c’est peu probable, puisque le cas atypique est rare, par définition. De plus, plus nous rencontrons de particularités, moins il semble probable d’avoir affaire là à des cas particuliers, et cela fixe alors d’autant plus notre généralisation sur un groupe donné. Nous en viendrons même à avoir le sentiment que ces cas particuliers seront devenus des cas dits typiques.

Même si ce n’est pas sa définition la plus courante, on peut parler d’une généralisation inductive bien établie comme d’un « stéréotype ». Le « stéréotype » vient du grec stereos (στερεός), « solide », « ferme », et du grec typos (τύπος), « type »(ou « marque », « empreinte »).

La généralisation inductive ne nous permet pas seulement d’apprendre de l’expérience passée, ce qui n’aurait un intérêt que théorique, mais l’induction a également d’importantes implications pratiques. Elle nous permet en effet de prédire les expériences à venir à partir des expériences passées, ce qui nous permet d’agir de façon avantageuse, voire d’intervenir dans le cours des événements et de contrôler les phénomènes naturels.

Une expression alternative pour dire « prédire les expériences futures » est de les « préjuger ». Une autre façon de nommer un pré-jugement est un préjugé. Bien sûr, certains préjugés peuvent être totalement dénués de fondement ou irrationnels – par exemple, les préjugés qui résultent de mauvaises généralisations inductives, de superstitions ou de maladies mentales – et agir en fonctions d’elles pourrait conduire à la catastrophe. Mais les généralisations inductives bien fondées (stéréotypes) sont ce sur quoi s’appuient les préjugés bien fondés, et peuvent être très bénéfiques – par exemple, pour nous aider à distinguer les races dangereuses de celles qui sont pacifiques, les champignons vénéneux des comestibles, etc.

L’induction, en nous donnant la capacité de prédire les événements futurs, est le fondement de la raison pratique, qui est le moyen de survie primordial pour l’être humain. L’induction est aussi à la base de la science et de la technologie, qui nous permettent de mieux comprendre la nature et donc de mieux prédire et contrôler les évènements naturels. L’induction est donc le fondement de la conquête permanente de la nature que nous appelons modernisation et progrès.

Les stéréotypes et les préjugés bien fondés peuvent être considérés comme ce que le raisonnement inductif a permis de plus grand, et c’est aussi ce sur quoi se fondent le bon sens, la science, la technologie et le progrès. Mais aujourd’hui, lorsqu’il s’agit de porter un jugement sur les êtres humains, on nous rabâche que les stéréotypes et les préjugés sont mauvais et que chaque individu devrait pouvoir être jugé sur son propre comportement, et non sur la base des comportements passés du groupe auquel il appartient. On nous dit que c’est injuste de juger les individus en fonction de leur appartenance à un groupe.

Ce point de vue est une sorte de déformation perverse de l’individualisme. Je défends moi-même une sorte d’individualisme aristotélicien. J’estime que le but de la vie est la réalisation de nos potentialités individuelles pour l’excellence. Sur le plan politique, une société bien ordonnée doit encourager la réalisation de soi et l’excellence, tant qu’elles ne portent pas atteinte au bien commun de la société.

L’individualisme perverti que je rejette, lui, n’a rien à voir avec la réalisation de soi. En effet, il revient essentiellement à un impératif moral à être bête, puisque c’est une attaque contre la généralisation inductive en tant que telle, fondement même de la raison pratique, de la science, de la technologie et du monde moderne. L’individualisme perverti exige de nous que nous nous comportions comme les hominidés évoqués plus haut, qui étaient tout simplement trop bêtes pour survivre.

Le faux individualisme est en réalité une forme appliquée de nominalisme, c’est-à-dire la théorie selon laquelle il n’y a pas de groupes naturels dans le monde, mais seulement des individus, et que tous les concepts de groupes ne sont que des conventions ou des « constructions » sociales. Selon le faux individualisme, la justice nécessite que l’on ignore toute idée de groupes – sauf, allez savoir pourquoi, « l’humanité » – et que l’on juge chaque personne en tant qu’individu, sans avoir aucune idée préconçue basée sur son appartenance à une catégorie prétendument construite comme la race. Le nominalisme, cependant, est faux d’un point de vue métaphysique. Il existe en effet des groupes naturels bien réels. Les individus membres de ces groupes partagent des traits caractéristiques naturels qui nous permettent de faire des prédictions probabilistes à leur sujet à partir de ce que nous savons de leur groupe.

GrandFacho.com a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.GrandFacho.com, et indiquez le montant de votre contribution.

Un individualiste pourrait cependant répliquer que même si le nominalisme est faux d’un point de vue métaphysique et qu’il existe bien des groupes naturels, nous devrions tout de même mettre de côté nos stéréotypes et nos préjugés bien fondés et juger chaque être humain en tant qu’individu. Dans les faits, il nous faudrait traiter chaque individu comme un cas particulier potentiel, même si la plupart d’entre eux ne le sont pas. Pourquoi ? Parce qu’en apparence, chaque individu est d’une valeur infinie, donc rendre la justice serait une valeur absolue et commettre l’injustice, un mal absolu. Nous devrions agir comme si le nominalisme détenait la vérité, parce que dans le cas contraire, il pourrait y avoir un risque infime que nous soyons injustes à l’égard d’un inconnu.

Cette position est une absurdité d’un point de vue moral, car elle ne peut tout simplement pas être appliquée. Il y a sept milliards de personnes sur cette planète, il est impossible de traiter chaque personne comme un individu unique [les Anglo-Saxons disent ʺsnowflakesʺ = flocons de neige -NDLT], et si on le faisait, même avec le nombre limité de personnes que nous rencontrons dans notre vie personnelle, cela nous prendrait tout notre temps et rendrait impossible la réalisation de nos propres objectifs, et de mener notre vie tout simplement. Parce que le but de la vie est la réalisation de soi et que le temps dont nous disposons est court, nous ne pouvons décemment pas prendre le temps d’apprendre à connaître absolument toutes les personnes que nous rencontrons.

L’une des façons dont la civilisation progresse est en nous donnant les moyens de traiter avec un plus grand nombre de personnes que nous ne pourrons jamais en connaître à titre individuel. L’économie de marché, par exemple, permet aux individus d’interagir avec des millions d’autres personnes sur la planète au moyen d’un media symbolique en grande partie anonyme qui, du moins en théorie, permet à tous les participants d’agir pour se réaliser eux-mêmes.

Les psychologues ont observé que l’esprit humain ne peut pas traiter plus d’environ 150 relations personnelles directes, ce qui signifie que si nos contacts devaient se limiter aux gens en tant qu’individus, chaque civilisation se réduirait à une bande de chasseurs-cueilleurs ou à un village agricole.

Les stéréotypes et les préjugés bien fondés, eux, rendent possibles les sociétés extrêmement complexes en nous permettant d’évaluer d’emblée les individus et de choisir de les côtoyer ou de les éviter. Comme les groupes naturels sont limités en nombre, nous créons des groupes artificiels à partir des distinctions visibles – accents, styles vestimentaires, et même uniformes – qui nous permettent de nous repérer instantanément dans les situations sociales complexes auxquelles nous sommes confrontés. Par exemple, un homme noir habillé en racaille signalera le danger, tandis qu’un homme noir habillé en policier nous apparaitra comme digne de confiance.

De plus, si les stéréotypes étaient totalement dénués de sens, pourquoi les gens se donneraient-ils autant de mal pour se stéréotyper eux-mêmes ? Nous sommes tous à la recherche de gens avec qui nous partageons le même état d’esprit, et s’habiller d’une certaine façon est un des moyens de communiquer à un groupe spécifique que l’on en fait partie. Par exemple, les styles Hipster, Preppy, Metal, Redneck, Business, Femme d’affaires, Salope, Prolo, Gay, Racaille, etc. Les Noirs se donnent beaucoup de mal et dépensent beaucoup d’argent pour s’habiller comme des voyous afin de communiquer aux autres qu’ils sont dangereux ou qu’ils aspirent à le devenir. Pourquoi donc les gauchistes pensent-ils que prendre ces indicateurs au sérieux serait un manque de respect?

L’idée selon laquelle nous devrions toujours traiter les autres uniquement en tant qu’individus met également à mal l’un des plus grands apports de la modernité : le droit à la vie privée. C’est à la mode de déplorer la nature impersonnelle et médiatique de la société moderne, mais dans les sociétés plus repliées et plus petites, tout le monde sait tout sur tout le monde. Il peut donc être libérateur de vivre dans une société dans laquelle la plupart des gens ne vous connaissent que par le prisme de l’image que vous projetez et de l’argent que vous dépensez. Il y a plusieurs années, une de mes étudiantes qui avait grandi dans une petite ville de Géorgie (USA) pleine de protestants baptistes curieux et sévères dans leurs jugements, m’avait dit qu’elle avait hâte de pouvoir s’installer à Atlanta. Je n’oublierai jamais la raison qu’elle m’avait donnée : « pour pouvoir enfin commettre des péchés ».

À quel point sommes-nous réellement prêts à être jugés comme des individus uniques? Nous attendons tous d’être traités équitablement lorsque nous postulons à un emploi ou si nous passons au tribunal. Mais même dans ces cas-là, il y a des chances que nous essayions de dissimuler autant de choses qu’à en révéler. De plus, nous savons que les employeurs s’arrêtent aux critères les plus superficiels, simplement parce qu’ils n’ont pas le temps de creuser davantage. Et nous espérons au minimum pouvoir obtenir justice du système judiciaire. En dehors de cela, quand il n’y a rien de vraiment crucial en jeu, nous nous contentons de préjugés et de stéréotypes, c’est-à-dire que nous comptons sur notre bonne étoile dans nos rapports avec les autres et attendons d’eux qu’ils fassent de même avec nous.

Puisqu’on ne peut pas, en permanence, juger chaque personne en tant qu’individu, il va de soi qu’exiger cet effort n’est qu’une arme que les gens utilisent contre leurs opposants. Les universalistes de gauche comme de droite sortent généralement l’argument du « il faut juger les gens comme des individus » dès qu’il est question de racisme, de nationalisme, de tribalisme ou d’antipathie à l’égard d’un groupe religieux ou d’une catégorie de déviants sexuels. Bien sûr, si vous poussez un peu ces universalistes dans leurs retranchements, vous constaterez qu’ils sont eux-mêmes pleins de stéréotypes et de préjugés chargés d’émotions et bien peu honnêtes au sujet de leurs adversaires.

« Tous les X ne sont pas comme ça », répètent les universalistes, laissant entendre que c’est un péché mortel que de ne pas savoir apprécier le caractère parfaitement unique de chaque flocon de neige particulier. Et comme l’appartenance à un groupe ne peut jamais servir de base à l’exclusion de qui que ce soit de notre société, il ne pourra jamais y avoir de sociétés homogènes sur le plan racial et ethnique, et nous ne pourrons jamais faire respecter aucune norme de comportement social et sexuel. Ainsi, l’individualisme perverti n’est en fait qu’un outil pour nous empêcher de résister à notre dépossession ethnique et à la décadence sociale. Quel genre de personnes peut bien prêcher comme impératif moral (mais sans jamais soi-même le mette en pratique) l’ »aveuglement » sur la race, l’ethnicité, la religion et l’identité sexuelle ? De toute évidence, des gens qui ne sont bons à rien.

Si vous proposer la discrimination contre les pédophiles, on vous rétorquera qu’ils n’agressent pas tous les enfants et que vous ne pouvez rien faire contre eux tant qu’ils n’ont pas été arrêtés après être passés à l’acte. Si vous proposez la discrimination contre les noirs ou les métis en raison de leur forte propension à la criminalité, on vous dira qu’ils ne sont pas tous comme ça, et qu’on ne peut pas faire quoi que ce soit contre eux avant qu’ils ne commettent réellement des crimes. Si vous proposez la discrimination contre les musulmans au motif que leur religion autorise le mensonge, le viol, le terrorisme, le meurtre, l’esclavage et le renversement de n’importe quel gouvernement, on vous répondra que les musulmans ne sont pas tous comme ça et qu’on ne peut rien faire non plus contre eux tant qu’ils n’ont pas vraiment commis de crime. Si vous proposez la discrimination contre les Juifs parce qu’ils sont une élite hostile qui travaille à la corruption de notre politique et de notre culture et à la destruction de notre race en encourageant la culpabilité des Blancs, le métissage et l’immigration de remplacement racial, on vous dira alors qu’ils ne sont pas tous comme ça et que ce serait faire preuve de collectivisme que de les traiter tous en tant que groupe ennemi. Nous devrions traiter tous les membres des groupes à problèmes comme s’ils étaient innocents jusqu’à preuve du contraire. Il serait immoral d’essayer de nous séparer totalement des groupes à problèmes. Au lieu de cela, nous devrions leur donner leur chance, ce qui se revient à leur donner la chance de nous faire du mal. Et cela signifie : pas de frontières et pas de normes.

Ces individualistes pervertis pourraient même essayer de faire valoir le fait que les soldats d’une armée d’invasion ne sont pas tous animés par l’envie de nous tuer, et qu’il serait donc injuste de les tuer simplement parce qu’ils portent des armes. S’ils étaient vraiment hostiles, nous verrions alors leur vrai visage et nous les empêcherions d’agir. Bien sûr, à ce moment-là, il sera peut-être déjà trop tard.

Je suis nationaliste parce que je crois que la diversité raciale, ethnique et religieuse au sein d’un même système politique n’est pas une force mais une faiblesse. C’est au contraire une source constante de tension latente qui finit par se changer en haine et en violence. Dès lors, la meilleure façon de garantir la paix et l’harmonie est de créer des patries séparées pour tous les peuples. Une société saine a aussi besoin de normes concernant la sexualité, le mariage et l’éducation des enfants. Par conséquent, une société se doit de pratiquer la discrimination. Nous devons faire la distinction entre ce qui est nous et qui ne l’est pas. Et au sein de notre groupe, nous devons faire la distinction entre le normal et l’anormal, entre l’optimal et le moins bon, entre celui qui respecte la loi et le criminel.

Nous reconnaissons volontiers qu’il existe de bons noirs, de bons musulmans et de bons juifs. Il n’y en a simplement pas assez à notre goût. Et même si ces groupes étaient égaux ou supérieurs à nous – et ils le sont certainement à certains égards – au final, ils ne sont tout simplement pas nous, et ce que nous souhaitons faire, c’est créer des sociétés pour nous-mêmes et pour notre postérité. Il ne s’agit pas ici de former une équipe pour une compétition sportive ou un concours d’orthographe en recrutant des cas exceptionnels à partir de toute la palette des groupes disponibles. Nous cherchons à créer des communautés homogènes avec son éventail complet qui va des spécimens moyens aux cas exceptionnels, c’est-à-dire : créer des communautés organiques blanches, qui partagent un sang et une culture commune, mais dont les capacités, les opinions et les centres d’intérêts sont divers, de sorte que tout le monde ait un endroit où il puisse se sentir chez lui.

Traduction Pia Chantre

Réagissez à cet article en soumettant votre commentaire ci-dessous ou sur notre page Facebook

Vos partages nous permettent de continuer, merci !