Les populistes souverainistes sur la voie de la domination des élections européennes de 2018

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Getty Images/Facebook

Après la victoire du président tchèque Miloš Zeman, favorable à la souveraineté et à la fin de  l’immigration de masse ce week-end, les yeux se tournent vers les trois grandes élections nationales qui se tiendront en Europe cette année, au cours desquelles les populistes et les partis souverainistes espèrent dominer en Italie et en Hongrie et occuper une place importante en Suède.

Alors qu’en 2017, des élections importantes ont eu lieu en France et en Allemagne, où le Front National (FN) et l’Alternative pour l’Allemagne (AfD) se sont fortement manifestés, ni l’un ni l’autre n’ont réussi à entrer au gouvernement. En Autriche, le Parti de la Liberté (FPÖ) est devenu le premier parti populiste d’Europe occidentale à entrer au pouvoir et les sondages montrent qu’en 2018, cette tendance pourrait se poursuivre.

Italie

Les élections législatives italiennes sont prévues pour le 4 mars prochain, et il y a déjà eu une augmentation significative du soutien aux partis populistes comme la Ligue du Nord et le Mouvement eurosceptique Cinq Étoiles.

L’élection verra la première utilisation de la nouvelle loi électorale « Rosatellum » adoptée à la fin de l’année dernière qui mélange le système majoritaire uninominal britannique et la représentation proportionnelle.

Les sondages montrent que la coalition de centre-droite de la Ligue du Nord populiste, dirigée par Matteo Salvini, et le parti Forza Italia, dirigé par l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, sont les plus susceptibles de se placer en tête du vote global.

Berlusconi n’est pas susceptible de devenir Premier ministre en raison d’être banni de la fonction publique à la suite d’une condamnation pour évasion fiscale, ouvrant la voie à l’anti immigration de masse Salvini Salvini pour éventuellement assumer le rôle si la Ligue du Nord peut combler le petit écart la séparant de Forza Italia le jour des élections.

Salvini, qui a critiqué ouvertement la migration de masse, a promis d’expulser 500 000 migrants clandestins d’Italie d’ici cinq ans s’il devient Premier ministre.

Hongrie

L’élection nationale hongroise, prévue pour le 8 avril, semble être une affaire largement unilatérale car le parti Fidesz, souverainiste et anti-migration de masse du Premier ministre Viktor Orbán, domine tous les sondages. Un sondage publié dimanche montre le Fidesz et son partenaire de la coalition, le Parti populaire démocrate-chrétien (KDNP), avec 54 pour cent.

Fidesz a continué à plaider en faveur de la souveraineté hongroise dans l’Union européenne, notamment en ce qui concerne les questions relatives aux migrants. Le parti a également publié un sondage dans le cadre de sa campagne contre l’influence du milliardaire de gauche hongrois George Soros.

La campagne de « consultation publique » a enregistré un nombre record de 2,1 millions de réponses postales, la grande majorité des Hongrois soutenant la campagne du gouvernement contre Soros et son vaste réseau d’ONG favorables à la migration de masse.

Suède

Les dernières élections nationales majeures de cette année auront lieu en Suède le 9 septembre. L’augmentation du taux de criminalité violente, conjuguée à l’impact des migrations massives et de la croissance des zones de non-droit peuplées de migrants, a entraîné une montée en flèche du soutien aux démocrates populistes suédois (SD).

Alors que les SD étaient à égalité de première place avec les sociaux-démocrates au pouvoir en décembre, les sondages de janvier les ont vu tomber à la troisième place derrière les sociaux-démocrates et le Parti modéré.

Les résultats du scrutin ont largement changé car de nombreux partis majoritaires ont adopté des vues similaires à celles des Démocrates suédois. L’an dernier, les modérés ont réitéré l’appel du SD en faveur de la publication de données sur les antécédents des immigrants dans les statistiques criminelles et plusieurs membres ont demandé au gouvernement de déployer l’armée pour aider la police dans les « no-go zones ».

Même les sociaux-démocrates du Premier ministre Stefan Lovfen, reconnaissant l’escalade de la violence dans les zones dangeureuses, n’ont pas totalement exclu le déploiement des forces armées.

Pourtant, les craintes quant à savoir si ces partis majoritaires ne renieront pas leurs promesses de contrôler ces questions une fois réélus au pouvoir peuvent continuer à susciter un soutien en faveur des partisans de longue date du contrôle des frontières en Suède.

Source : Breitbart / Chris Tomlinson

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