Rick Grenell, le bras droit de Trump en Europe, veut renforcer les conservateurs européens

0
313
Rick Grenell. Capture écran Youtube.

L’ambassadeur des États-Unis en Allemagne, Richard Grenell, a exprimé son enthousiasme face à la vague de conservatisme en Europe, affirmant qu’il voulait « renforcer » les dirigeants de ces mouvements.

Lors d’une entrevue avec Breitbart London, dans sa résidence officielle à Berlin, l’ambassadeur Grenell a déclaré : « Il y a beaucoup de conservateurs dans toute l’Europe qui m’ont contacté pour me dire qu’ils sentent qu’il y a une vague de changements. Je veux absolument permettre à d’autres conservateurs dans toute l’Europe de se renforcer, à d’autres dirigeants. Je pense qu’il y a une vague de politiques conservatrices qui prennent racine à cause de l’échec des politiques de la gauche ».

Pour l’ambassadeur, la situation actuelle est « un moment passionnant. Nous avons beaucoup de travail à faire, mais je pense que l’élection de Donald Trump a permis aux gens de ne plus laisser nulle part la classe politique dirigeante déterminer le résultat d’une élection avant qu’elle ait lieu, qui va gagner et qui devrait se présenter ».

Depuis la course à la présidence américaine en 2016, les médias allemands se sont largement unis contre le président Trump. Certaines publications, comme le magazine Der Spiegel, sont allés très (trop) loin, publiant notamment une couverture où l’on voit Donald Trump décapitant la Statue de la Liberté.

La stratégie gagnante aujourd’hui, fait remarquer M. Grenell, se concentre autour des questions conservatrices et des propositions permettant d’améliorer les conditions de vie des salariés, de la majorité silencieuse, mais aussi de régler les questions d’immigration, de réductions d’impôts et de diminution de la bureaucratie.

N’ayant pas peur de citer des noms, M. Grenell a exprimé son profond respect et son admiration pour le jeune chancelier autrichien Sebastian Kurz : « Je pense que Sebastian Kurz est une rockstar. Je suis un grand fan. » Le chancelier Kurz, chef du Parti populaire autrichien conservateur (ÖVP), a formé une coalition avec le Parti de la liberté populiste (FPÖ). Il est  l’un des plus ardents défenseurs de la sécurisation de la frontière extérieure de l’Union européenne. Il a également tenu tête à la chancelière allemande Angela Merkel, rejetant le système controversé des quotas de migrants imposés par l’Union européenne.

Il s’est par ailleurs distingué sur le thème de la lutte contre l’islamisation alors qu’il était ministre des Affaires étrangères dans le gouvernement de coalition précédent, plaidant et aidant à faire passer une interdiction du voile islamique intégral.

Les propos de l’ambassadeur américain font bien entendu réagir la classe politique attaquée. Certains estimant qu’un ambassadeur n’a pas à se livrer à un tel parti pris ou à de tels commentaires. L’Allemagne a ainsi demandé ce lundi des explications sur ses propos. « Les citoyens européens n’ont pas besoin qu’un vassal de Trump leur dise pour qui voter », a réagi le député social-démocrate allemand Thorsten Schäfer-Gümbel dans un tweet.

Source : Breizh-info

Réagissez à cet article en soumettant votre commentaire ci-dessous ou sur notre page Facebook

Vos partages nous permettent de continuer, merci !