Royaume-Uni : Le leader travailliste Jeremy Corbyn accusé d’enhardir à l’antisémitisme

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Des affiches qualifiant Israël d’« entreprise raciste » ont été posées aux arrêts de bus de la capitale alors que le Parti travailliste de Jeremy Corbyn fait face à des accusations d’antisémitisme.

Les affiches choc attaquant l’État juif, posées sans permission, ont été placées dans au moins quatre endroits bien en vue, y compris des arrêts d’autobus à Westminster, Waterloo et Bloomsbury.

Elles sont apparues le lendemain du jour où le dirigeant travailliste Jeremy Corbyn a tenté de modifier la définition internationalement reconnue de l’antisémitisme, afin d’exclure les allégations selon lesquelles la fondation d’Israël et l’autodétermination du peuple juif sont « racistes ».

La définition provient de l’International Holocaust Remembrance Alliance. Mercredi, des manifestants qui se trouvaient à l’extérieur d’une réunion du Comité exécutif national (CEN) du Parti travailliste, où la question a fait l’objet d’un vote, tenaient des pancartes disant « Resist the IHRA » !

La définition de l’IHRA stipule que « prétendre l’existence d’un État d’Israël est une entreprise raciste » équivaut à de l’antisémitisme.

Toutefois, mardi, l’organisme dirigeant travailliste a accepté d’adopter la définition de l’antisémitisme de l’International Holocaust Remembrance Alliance. M. Corbyn a cependant pressé le parti d’inclure une déclaration selon laquelle « il ne faut pas considérer comme antisémite de qualifier de raciste Israël, ses politiques ou les circonstances entourant sa fondation », selon la BBC.

Le parti a rejeté l’amendement, mais a par la suite publié une déclaration expliquant que son acceptation de la définition de l’antisémitisme « ne portera en aucune façon atteinte à la liberté d’expression sur Israël ou aux droits des Palestiniens ».

Les efforts de Corbyn pour inclure la formulation supplémentaire concernant Israël, associés à ses déclarations et actions précédentes, gardent les dirigeants juifs européens sur le fil du rasoir.

Selon un sondage publié mercredi par The Jewish Chronicle, près de 40% des Juifs britanniques « envisageraient sérieusement d’émigrer » si le chef du Parti travailliste Jeremy Corbyn devenait Premier ministre.

De son côté, l’ex-Premier ministre Tony Blair a attaqué M. Corbyn en cette fin de semaine en disant que la crise de l’antisémitisme ne se serait jamais produite sous un autre dirigeant et que ce pourrait être la fin du jeu pour les travaillistes s’il restait à la barre.

A.B.

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