RUSSIE Le chef du FSB affirme que les répressions politiques sous Staline étaient largement justifiées

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Interview d'Alexandre Bortnikov (à gauche), chef du FSB, par Rossiiskaya gazeta. Image RG.

Alexandre Bortnikov, le directeur du Service fédéral de sécurité de la Fédération de Russie (FSB), affirme que les répressions politiques des années 1930 étaient souvent justifiées parce que les archives montrent qu’il y avait vraiment des complots actifs visant à remplacer ou renverser les dirigeants du pays.

Plus précisément, il a déclaré dans une interview accordée à Rossiiskaya Gazeta que, bien que beaucoup supposent qu’il y a eu « fabrication massive d’accusations » sous Staline «les documents d’archives témoignent de l’existence d’une partie objective (d’accusations) dans une grande partie des affaires criminelles, y compris celles traitées dans des procès publics bien connus ».

« Les plans des partisans de Léon Trotski pour le remplacement ou même la liquidation de Joseph Staline et de ses camarades d’armes à la tête du PCP ne sont guère une invention», dit le tchékiste. Il en va de même des liens entre « ces conspirateurs et les services spéciaux étrangers » ou de l’implication de nombreuses personnes accusées de corruption et d’arbitraire bureaucratique.

Non seulement cela est troublant, car c’est une autre indication que les services de sécurité russes sont fiers de leur héritage plutôt que d’en avoir honte mais cela suggère aussi que les responsables de cette agence et leurs supérieurs considèrent la répression comme normale et justifiée sur la base d’accusations douteuses ou inventées.

Ainsi, on est contraint de répondre à la question posée cette semaine par Open Russia – «est-ce que la Russie a besoin d’un nouveau service de renseignement ou est-ce que le FSB peut être réformé » – de la manière suivante: seul l’effacement complet de toutes les figures du renseignement soviétique des positions de pouvoir, y compris celle qui se trouve au sommet, pourrait offrir une chance de changer pour le mieux plutôt que de revenir au passé.

Source: traduction d’un article (en anglais) paru sur Window on Eurasia / Paul Goble

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