Suisse : défaite électorale amère pour Oskar Freysinger, le pourfendeur des minarets

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© DR. Le conseiller d'Etat UDC n'a pas été réélu dimanche dernier.

Figure incontournable de la droite populiste, qui avait acquis une dimension internationale en 2009 en devenant l’homme du « oui » au référendum suisse contre la construction de minarets, le conseiller d’Etat UDC (droite populaire conservatrice) Oskar Freysinger n’a pas été réélu ce dimanche au gouvernement du canton du Valais

Pour Oskar Freysinger, arrivé sixième (pour cinq sièges), cette élection au terme d’’une campagne électorale particulièrement agressive est un échec cruel. Propulsé à l’exécutif cantonal il y a quatre ans, il avait été plébiscité par l’électorat, terminant les deux tours du scrutin en tête, réunissant 56’913 voix au second tour, soit 43,5% des suffrages. Cette année, 32,4% des votants ont glissé son nom dans l’urne. Pour la première fois dans l’histoire récente du Valais, un conseiller d’Etat qui brigue un nouveau mandat n’est pas réélu.

La surprise est venue d’un candidat libéral-radical, néophyte en politique, Frédéric Favre, massivement soutenu par les électeurs de la droite traditionnelle. Ce dernier obtient la cinquième place et siégera aux côtés de 3 démocrates-chrétiens et d’une socialiste, coiffant au poteau Oskar Freysinger au second tour de l’élection au Conseil d’Etat.

Le ministre a payé quelques erreurs de mandat

Le dernier en date, à la fin de l’année dernière, est l’engagement d’un survivaliste, Piero San Giorgio, comme consultant en gestion de crise dans un groupe de travail. La personnalité de cet expert déjà jugé d’extrême droite, créait déjà des remous lorsqu’une vidéo est apparue.

Une autre polémique l’a desservi concernant un chef de service de l’enseignement à propos de problèmes fiscaux et relationnels.

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