Tabassage de cinq femmes à Genève: les racailles sont le problème, pas les hommes

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Genève, le 9 août 2018. Rue de la Confédération. Capture écran / youtube.
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Une agression qui n’est pas genrée mais ethnique

Par Alexandre Bender, éditeur du blog GrandFacho.com

Alexandre Bender

L’événement qui s’est déroulé mercredi dernier est singulier pour une ville comme Genève. Au sortir d’une discothèque de la vieille-ville, vers les 5 heures du matin, cinq femmes ont été prises à partie par un groupe d’hommes sur la voie publique. L’agression a été extrêmement violente. Les auteurs y sont allés à coups de pied, poing et même de béquille. Deux femmes ont été grièvement blessées et une se trouve encore dans le coma.

Ce qui n’est pas singulier, en revanche, c’est la récupération politique de cet incident par la gente féministe gauchisante. L’élément embarrassant de cette choquante agression – le fait que ses auteurs soient des jeunes de cité, des Maghrébins, venus apparemment de France voisine, est relégué au second plan, voire passé sous silence !

Quatre manifestations se sont tenues dimanche en fin d’après-midi à Lausanne, Berne, Bâle et Zurich. Au total, un demi-millier de personnes a exigé la fin des violences faites aux femmes et « que les questions de sexisme et de discrimination fassent désormais partie intégrante du programme scolaire ».

Il n’est pas question ici de nier le sexisme, la misogynie et la violence dont sont victimes les femmes. Et les manifestants exigeaient à raison que les femmes puissent s’exprimer sans crainte dans la rue, à la sortie d’un restaurant, de jour comme de nuit.

Mais le problème est ailleurs.

Le « harcèlement de rue » et la masse des violences sur la place publique sont principalement commis par des racailles. Et on ne rendra pas les rues et nos villes sûres pour les femmes tant que l’on ne s’attaquera pas au phénomène racaille.

Image LesObservateurs.ch

La focalisation sexuelle empêche de voir le problème. Si la plupart des agresseurs sont de sexe masculin ce ne sont pas « les hommes » le problème. La majorité des agressions dans l’espace public est commise sur des hommes et la majorité des violences sur les personnes est commise par une minorité de personnes.

Le tabassage dont ont été victimes ces femmes à Genève évoque plutôt la vague d’agressions sexuelles collectives du Nouvel An 2016 rapportée à travers l’Allemagne, principalement à Cologne. Et en général, le lourd tribut en terme de violences et de crimes que paie nos sociétés occidentales gangrénée par l’idéologie ethnocide du « multiculturalisme » et la « diversité ».

Lutter contre les violences faites aux femmes passe nécessairement par la libération de la parole. Mais également par le droit de décrire son agresseur sans craindre de subir les foudres du politiquement correct. Et de pouvoir affirmer que ce qu’à vécu Genève mercredi n’est pas la conséquence d’un conflit « genré » entre hommes et femmes mais bien ethnique ou « racial ». Entre des femmes d’ici et des hommes qui, de par leurs mentalités, ne sont pas la bienvenue en ville.

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