Twitter lance une grande purge de comptes de droite radicale

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Twitter a commencé à purger des comptes de droite et d’extrême droite, sous prétexte de réprimer l' »extrémisme violent ». Pendant ce temps, les comptes d’extrême gauche liés à la violence dans le monde réel restent actifs sur la plate-forme.

Jusqu’ à présent, la purge Twitter comprend de multiples comptes liés à l’alt-right et le « réalisme racial », y compris celui de Jared Taylor et le compte du magazine American Rennaissance. L’éditeur du magazine de droite Occidental Dissent a également été banni.

Dans un communiqué de presse, American Renaissance a rejeté les affirmations selon lesquelles il soutient ou prône la violence.

« Ces interdictions prouvent que la purge est politiquement motivée. Nous avons pris soin de respecter les conditions d’utilisation – même les nouvelles « , a déclaré Henry Wolff, rédacteur en chef adjoint d’American Renaissance. Nous n’avons eu aucune implication à Charlottesville ni aucun autre activisme, d’ailleurs. Nous n’avons jamais soutenu la violence ni ceux qui la soutiennent. »

L’écrivain et militant politique Renaud Camus, connu pour avoir introduit le concept du grand remplacement, a réagi sur Twitter dénonçant une suppression de comptes qui « enfreignent les règles de la colonisation ».

Lundi, trois comptes britanniques avaient notamment disparu: ceux du parti politique Britain First, de son leader Paul Golding et de sa vice-présidente Jayda Fransen. Cette dernière était sortie d’un relatif anonymat grâce au retweet par le président américain Donald Trump de trois vidéos virales ciblant des musulmans, qu’elle avait postées sur son compte. L’English Defence League, un groupe anti-islamiste fondé par Tommy Robinson a également été supprimé. « Ce compte a été suspendu », explique le réseau social dans chacun des cas.

Un des comptes bannis de Twitter, Génération identitaire, n’est pas interdit de Facebook, et s’est plaint de censure sur ce réseau social le lendemain des faits :

«Le moins que l’on puisse dire, c’est que la liberté d’expression n’est plus qu’une illusion dans notre pays. Dénoncer l’immigration et l’islamisation, mettre en garde notre peuple sur les dangers qui le guettent se paie plus que jamais au prix fort. Un comble dans un pays où les islamistes ont déjà tué plus de 200 Français depuis 2015.»

Le compte de Yann Merkado, le fondateur du site français Suavelos, a lui aussi été supprimé, tandis que le compte du site n’a pas été banni. Yann Merkado s’est quant à lui étonné d’avoir été admis à l’origine sur ce réseau : «C’était louche qu’ils laissent s’exprimer un intrus subversif sur leur réseau réservé aux gauchistes LGBT, aux gauchistes racailles et aux gauchistes LMPT (La Manif pour tous).»

Twitter a déclaré qu’il ciblait ses interdictions contre les groupes et les individus liés à l’«extrémisme violent » et les organisations qui « utilisent ou promeuvent la violence contre les civils pour faire avancer leur cause ». Twitter a annoncé le mois dernier qu’il entendait maintenant surveiller et sanctionner les utilisateurs pour le comportement qui n’a pas lieu sur leur plate-forme, y compris hors ligne.

L’annonce, qui semble avoir largement échappé aux radars des médias et de la base des utilisateurs de Twitter, s’inscrit dans le cadre d’une mise à jour de novembre des politiques de sécurité de Twitter, lorsque le site a ajouté une clause cruciale à ses conditions de service:

Vous ne pouvez pas non plus vous affilier à des organisations qui, par leurs propres déclarations ou activités sur la plate-forme et en dehors de celle-ci, utilisent ou promeuvent la violence contre les civils pour faire avancer leurs causes. Nous commencerons à appliquer cette règle concernant l’affiliation à de telles organisations le 18 décembre 2017.

« Il faut tweeter Sharia-Compatible ou bien il bloquent le compte », a pour sa part commenté sur le réseau social VKontakte, Aldo Sterone, réputé pour ses vidéos sans concession sur Youtube des dérives islamiques.

Pendant ce temps, les groupes d’extrême gauche qui sont liés à un activisme violent restent sur la plate-forme. Aux Etats-Unis, It’s Going Down, le premier site d’information du mouvement violent « Antifa » a toujours son compte Twitter, bien qu’il prône ouvertement le vandalisme et la violence contre la police.

Un article sur le site de l’IGD décrit d’ailleurs l’acte de jeter des pierres et des bouteilles à la police comme une « légitime défense de base ». Un autre article (maintenant supprimé) s’est vanté d’avoir saboté des voies ferrées pour empêcher du matériel de forage de gaz d’arriver à destination.

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