Uli Windisch (Les Observateurs) : «Bien des Suisses sont révulsés par la politique socialiste en France»

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Interview d’Uli Windisch, rédacteur en chef du site d’information LesObservateurs.ch, par le site Breizh-info.com, alors qu’il vient de publier « La Suisse brûle ».

Breizh-info.com : La Suisse apparaît comme un modèle de démocratie en France; Et vous, vous titrez qu’elle brûle. Tout n’est donc pas rose chez vous ?

Uli Windisch : La Suisse reste, certes, un modèle de démocratie directe mais chose incroyable depuis peu les autorités et même les partis dits de droite veulent  limiter les droits populaires . Il va falloir se battre durement pour les conserver. C’est une vraie trahison par rapport à l’histoire politique de la Suisse.

En plus les autorités , la droite autant que la gauche, sont disposées à se soumettre à l’UE tout en le niant bien sûr.

C’est une honte quand on observe la combativité des pays de Visegrad par exemple.

J’ajoute une photo (voir ci-dessous) de la Conseillère fédérale socialiste Simonetta Sommaruga qui avait été la seule à ne pas  prononcer la fameuse formule « je le jure » lors de son assermentation.

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Je pense qu’elle est également prête à accepter les graves restrictions que l’UE veut apporter  aux possibilités de port d’arme des citoyens suisses. La Suisse est un peuple d’armes et des plus pacifiques. Le tir est une pratique massivement présente en Suisse et historiquement une des traditions les plus fondamentales et à laquelle les Suisses sont très attachés.

Vouloir limiter cela est une autre véritable trahison.

Mais la lâcheté des politiques de droite , sauf du côté de l’UDC, est telle que cette  Conseillère socialiste fanatique sera certainement réélue. Voilà pourquoi, entre autres, La Suisse brûle. Le peuple gronde  et des actes graves sont à attendre.

Breizh-info.com : Votre site Internet, les observateurs, est un des médias les plus lus en Suisse. Comment expliquez vous ce succès ?

Uli Windisch : Une des raisons est sans doute le poids gigantesque et l’étendue de la bien-pensance médiatique de gauche sans réel contrepoids. Si le système politique de la Suisse est encore proche de la démocratie directe, le système médiatique dit de Service public est monopolistique  comme dans un aucun autre pays démocratique. Incroyable mais vrai… Il existe une véritable fronde contre ce monopole (voir mon dernier article de hier : « Médias Le Service public suisse doit appartenir à tous les Suisses » à la suite de la nomination le 25.11.2016, d’un nouveau directeur général de gauche et  double national franco-suisse qui avait dit à l’époque qu’il voterait Ségolène Royal en France). Des votations populaires sont en cours sur le thème de ce Service dit public dont l’une, en juin 2015 , a failli l’emporter.

D’où la nécessité absolue des médias anti-politiquement corrects. Une autre raison du succès de notre site LesObservateurs.ch est qu’il est pour l’instant le seul ayant une telle  envergure. En revanche en Suisse alémanique les médias de droite sont nettement plus importants , avec des quotidiens et hebdomadaires de droite qui ne cachent pas les réalités désagréables que les Bisounours ne veulent pas voir.

Breizh-info.com : Quels sont les principaux sujets que vous abordez ? Il semblerait que vous focalisiez particulièrement sur l’Islam. Est-ce une réelle menace en Suisse ?

Etant donné ce manque  de pluralité  médiatique, tous les sujets brûlants sont traités sous l’angle bien-pensant. L’islam n’est qu’une menace parmi d’autres même si le danger est moins avancé qu’en France par exemple. Je pense que grâce à la démocratie directe le peuple pourra faire pression afin que les choses  ne s’aggravent pas et les autorités soient obligées d’agir avec plus de détermination  sur les graves problèmes en cours dans tous nos pays européens.

Sont également soumis à la critique tous les sujets « chauds » et « brûlants » de l’actualité ( immigration, islam, faux réfugiés, violences, insécurité, criminalité, études « genrées », LGBT, naturalisations,  pseudo-experts, totalitarisme de l’UE, droit-de-l’hommisme, éducation dévoyée, « populisme », voile, burqa, racisme et anti-racisme sélectif, avortement, terrorisme, « extrême droite », christianophobie,  « islamophobie »,  totalitarisme socialiste,  UDC, démocratie directe, droit de posséder une arme,etc. ) qui mettent le feu au débat politique.

Une grande partie des médias et du monde politique traitent ces thèmes de manière toujours aussi politiquement correcte, et tentent de diffamer ceux qui tentent de réinformer là où ils désinforment

Breizh-info.com : Pouvez vous nous parler de la situation politique dans le pays ? Qui gère quoi ? Qui est aux manettes ? Quel est le bilan de l’UDC là où elle gouverne ?

Uli Windisch : Ce sont sur les problèmes particulièrement sociétaux que les socialistes, bien que très minoritaires mais avec un poids politique et culturel énorme, réussissent à imposer leur agenda et à culpabiliser même la droite, UDC exceptée.

Là où cette dernière a du pouvoir, les choses changent.  Mais trop souvent s’impose encore le « Tous unis contre l’UDC », et pour imposer une autre politique il faut des alliances de l’ UDC avec d’autres partis de droite qui craignent et détestent tellement l’UDC qu’ils  préfèrent parfois s’allier avec la gauche. Et ce sont des personnalités de premier plan qui jouent ce jeu, à l’encontre de la volonté populaire. Un scénario qui se retrouve de plus en plus dans bien des pays européens et ailleurs!

Breizh-info.com : Comment les Suisses observent-ils la situation en France ? Et dans les grands pays d’Europe ?

Uli Windisch : Bien des Suisses sont affectés et révulsés par la politique socialiste en France ( et ailleurs aussi) qui a détruit de grands pans  du pays qui était une référence majeure pour les francophones suisses notamment.

Beaucoup se demandent comment on a pu en arriver à un tel renversement. Nous sommes peinés car nous aimons la France. Et cette image négative de la France se répercute sur la langue dont l’image est en chute libre.

Cela devient d’autant plus dur de remonter la pente et de défendre le français dans la Suisse plurilingue. Je précise que la Suisse est plurilingue  et pluriculturelle mais pas multiculturaliste, phénomène dont on voit partout les dégâts.

Breizh-info.com : Qu’ont ils pensé de l’élection de Donald Trump ?

Uli Windisch : Cela dépend bien sûr de la vision politique plus générale. Les médias ont été un exemple de désinformation massive sur Trump, même la presse qui se veut de qualité. Un immense courant s’est lancé contre Trump avec tous les faits divers salaces à l’appui pour ainsi dire rien sur son programme politique, tout comme dans les grand pays européens.

Un vrai désastre pour l’image des médias,  mais bien mérité. Les médias sont apparus dans leur vraie nature de désinformateurs patentés. Sur notre site les lecteurs consultaient massivement nos nombreux articles sur le sujet, bien sûr d’un tout autre ton.

Mais comme partout ailleurs aucune sanction ne sera prise. La seule et vraie sanction est celle de la dégradation encore plus importante de l’image des médias et de la chute d’audience générale.

Un exemple concret et révélateur, lui aussi très surprenant,  mais réjouissant pour notre site: la TSR obtient sur Facebook environ 63.000 « j’aime / like » et LesObservateurs.ch  85.000, avec une progression fulgurante ces derniers mois.

La lutte pour la Réinformation continue pour nous tous !

Propos recueillis par Yann Vallerie

Source : Breizh-info.com. Photo : DR

L’intégralité de l’article ici: http://www.breizh-info.com/2016/11/28/53997/uli-windisch-suisse-observateurs

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