Un économiste renommé propose des « zones économiques » en Afrique pour stopper l’immigration

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Le président de l’Institut pour l’économie mondiale de Kiel (IfW), Dennis Snower, et ses collègues estiment que la meilleure façon d’empêcher la migration des pays africains est de développer des « zones économiques » financées par des subventions de l’Union européenne.

L’économiste renommé Dennis Snower devrait assister à la réunion du G20 plus tard cette semaine à Hambourg, où il proposera l’idée de créer des zones économiques dans divers pays africains. Dennis Snower soutient que la proposition aiderait non seulement les pays africains, mais se révélerait beaucoup moins chère que d’essayer d’intégrer les migrants entrants, rapporte Die Welt.

« Si l’UE et d’autres régions riches subventionnaient des zones économiques spéciales – par des transferts financiers, la facilitation des douanes, l’éducation et la formation, et le développement d’infrastructures – cela créerait une situation gagnant-gagnant », affirme Dennis Snower.

L’économiste explique que de nombreux migrants venant en Europe ne veulent pas vraiment faire le voyage : « La plupart fuient des pays les plus pauvres d’Afrique vers les pays voisins moins pauvres parce qu’ils veulent rester aussi près que possible de leur patrie. »

Épargner de l’argent aux pays européens

Prof. Dennis Snower, président du Kiel Institute for the World Economy. Image IfW.

Les zones économiques spéciales permettraient également d’épargner aux pays européens de l’argent, affirme Dennis Snower. Il estime que les réfugiés «ne coûteraient qu’une fraction de ce qu’il faudrait faire pour les intégrer loin de chez eux», mais ajoute que l’Europe ne devrait pas cesser d’accueillir tous les migrants.

Récemment, les Nations Unies ont publié une étude qui a montré que la plupart des migrants qui transitent en Italie ne sont pas des réfugiés, mais plutôt des « migrants économiques ». L’étude a révélé qu’environ 80 % des migrants venant d’Afrique recherchaient de meilleures opportunités économiques.

Les diplomates de l’UE ont également admis que la plupart des migrations sont économiques, plutôt que destinées à fuir la guerre ou la persécution. Un diplomate s’est adressé aux médias lors d’une récente conférence de presse en disant: « Dans la plupart des cas, et c’est en fait le cas sur la route de la Méditerranée centrale, nous parlons clairement et manifestement de migrants économiques ».

Les migrations de masse, un fardeau pour l’économie

Certains ont soutenu que même les migrants économiques pourraient apporter de la valeur aux pays européens confrontés au vieillissement de la population et au manque de travailleurs qualifiés. Cependant, de nombreux économistes ont déconsidéré l’idée que la migration de masse puisse résoudre des pénuries de main-d’œuvre qualifiée et certains pensent que les migrations de masse nuiraient à la croissance économique à long terme plutôt que de l’aider.

L’an dernier, Gabriel Felbermayr, directeur du Centre de l’économie internationale de l’Institut IFO à Munich avait déclaré: « Nous savons que les personnes qui viennent en tant que réfugiés sont beaucoup plus difficiles à intégrer sur le marché du travail que celles qui émigrent pour trouver un travail ». Il ajoutait: « Habituellement, il faut au moins une génération » jusqu’à ce que le taux d’emploi « approche celui de la population domestique ».

 

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © GrandFacho.com.

Source : traduction libre d’un article (en anglais) paru dans Breitbart.com / Chris Tomlinson

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