Un historien multiculturel : Les premiers Canadiens blancs étaient des colons paresseux, pas des fermiers laborieux

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Par Ricardo Duchesne


Nous offrons ici à nos lecteurs une traduction en français de cet article paru le 25 mai 2018 sur Council of European Canadians. Texte original en anglais de Ricardo Duchesne (photo ci-dessous), sociologue, professeur à l’Université de New Brunswick.


Daniel Panneton, un « historien et agent de liaison à la Multicultural History Society of Ontario », qualifie d’extrémiste mon opinion que le Canada a été créé par des pionniers et fermiers colons. Il dit qu’il est « raciste » et un « mythe » de dire que le Canada a été créé par des Euro-Canadiens. La seule vision historiquement exacte du passé du Canada est qu’il s’agissait d’une « culture de suprématie blanche, une culture qui est continuellement reproduite et remodelée par nos institutions politiques et culturelles ».

L’idée que les colons « anglo-celtiques  » ont enduré des difficultés au Canada en travaillant dans leurs fermes est un « mythe ». Les Euro-Canadiens étaient des colonisateurs paresseux qui usurpaient simplement « les droits fonciers autochtones » comme leur propriété, se qualifiant de « civilisés » et désignant l’« autre » comme « non civilisé ».

Il prétend que les étudiants de nos écoles et de nos universités continuent d’apprendre le mythe selon lequel les Euro-Canadiens étaient des « pionniers  » travailleurs alors qu’en fait, ils n’étaient que des suprémacistes blancs qui ont effacé le rôle indispensable des peuples autochtones dans l’édification du Canada. Les Canadiens n’ont pas enduré des « sacrifices » et il n’est pas vrai qu’ils avaient des familles nombreuses.

Panneton n’offre aucune preuve à l’appui de ces déclarations générales. Il présume plutôt que sa lecture de The Wretched of the Earth, un livre de 1961 écrit par un noir des Caraïbes (que moi et tous les étudiants de premier cycle ont dû lire à travers l’Ouest depuis sa publication) est une preuve documentaire suffisante pour remettre en question le « mythe » selon lequel le Canada avait une identité anglo-saxonne fondée sur un travail acharné. Ce livre a enseigné à Panneton que la colonisation européenne de l’Afrique et la façon dont ils ont « essentialisé » tous les peuples d’Afrique en tant que « nègres » et « arriérés » s’applique à la façon dont les Euro-Canadiens ont essentialisé les Amérindiens comme « non civilisés ».

Penneton : Je sais ce qu’est la dureté et l’endurance.

Il condamne mon best-seller Canada in Decay pour avoir prétendument soutenu « que le multiculturalisme est un complot secret visant à éliminer la race blanche par la gauche mondialiste ». Il est évident que Penneton n’a pas lu ce livre, et je serais surpris qu’il ait lu attentivement et évalué équitablement tout livre qui dépeint les Euro-Canadiens comme des travailleurs acharnés qui ont créé le confort dont jouit Penneton sans être reconnaissant envers ses ancêtres.

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Je le répète, aucune source, aucun livre ou article n’est référencé par Penneton, l’«historien » de la « Multicultural History Society of Ontario ». C’est ce qui passe pour « historien » de nos jours. Lorsque les étudiants diplômés célèbrent la diversité et condamnent la « suprématie blanche », ils ne sont pas tenus de citer des sources et d’employer des faits. C’est une vérité évidente inculquée aux enfants dès leur entrée à l’école primaire que « la diversité est notre plus grande force » et que les « tenants de la suprématie blanche » contrôlent le Canada. Penneton s’imagine être un vrai Canadien «rusé » qui défie l’establishment dominant de la « suprématie blanche » tout en exprimant ces vérités évidentes.

Musées

Titulaire d’une maîtrise en histoire, Penneton fait actuellement des études muséales à l’Université de Toronto. Je me demande s’il sait que les musées ont été inventés par les Européens. Avec des origines remontant à la Grèce hellénistique, les musées ont vraiment décollé au cours des années 1600 lorsque les Européens ont exposé toutes sortes d’objets naturels, plantes, animaux, objets, artefacts, ramenés de leurs étonnants voyages de découverte. Au cours des années qui ont suivi la Seconde Guerre mondiale, les musées ont été construits ville après ville à travers l’Occident en tant qu’étonnants entrepôts de l’histoire naturelle et humaine, et en tant que centres d’éducation.

Qui aurait pu savoir que, alors que les nations occidentales sont forcées de se peupler de millions d’immigrants divers, les musées deviennent des lieux dédiés à la célébration des réalisations bien moindres des non-Européens, officiellement engagés dans la diversité en Occident, couplés à des expositions des réalisations de l’Europe comme si elles étaient les « réalisations de l’humanité », et à la transformation de tous les musées en armes idéologiques pour encourager les Européens à considérer leurs nations comme la « maison commune » de l’humanité ?

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