Une « révisionniste de l’Holocauste » en procès pour des chansons se moquant d’Anne Frank

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Alison Chabloz se décrit comme une "révisionniste de l'Holocauste" (Photo: PA)

Alison Chabloz bénéficie d’une certaine notoriété sur Internet. Ses chansons impertinentes sont souvent visionnées par des milliers de personnes sur Youtube. Un tribunal britannique l’entend cependant ces jours pour des prestations jugées antisémites.

Blogueuse autoproclamée « révisionniste de l’Holocauste », elle s’est moquée d’Anne Frank dans une chanson qu’elle a interprétée et mise en ligne.

La chanson qui lui attire le plus d’ennuis est ((((Survivors))), qui a lui a valu des applaudissements dans la tribune publique bondée à l’ouverture de son procès – ce qui a incité le juge de district John Zani à avertir que quiconque répétant un tel comportement serait ordonné de quitter le tribunal.

La blogueuse, âgée de 53 ans, fait face à cinq accusations liées à trois chansons « grossièrement offensantes » sur le peuple juif et l’Holocauste qui ont été publiées en ligne.

((((Survivors))), par exemple, consacre un vers à accuser le père d’Anne Frank, Otto, d’avoir écrit lui-même les célèbres journaux de sa fille. Elle se moque également d’une prétendue  survivante de l’Holocauste Irene Zysblat et qualifie Elie Wiesel, prix Nobel de la paix, de menteur.

D’un livre écrit par Elie Wiesel relatant son expérience de l’Holocauste, Chabloz chante: «C’est plein de contes absurdes bien sûr, à quoi vous attendiez-vous? Mais ça m’a rendu très riche, en tant que menteur, je suis le meilleur. »

En présentant la chanson, Alison Chabloz s’est entendue reprocher que les crochets du nom font référence à l’« écho » – un signal antisémite utilisé par les suprématistes blancs sur les médias sociaux pour dénoncer et cibler les Juifs.

Une autre chanson intitulée Nemo’s Anti-Semitic Universe, qu’Alison Chabloz a décrit comme un troll en ligne, a des paroles qui parlent du camp de la mort d’Auschwitz comme d’ « un parc à thème juste pour les idiots ».

Les deux chansons ont été interprétées lors d’un événement du Forum de Londres qui a eu lieu à l’hôtel Grosvenor de Londres en septembre 2016.

Une troisième chanson, intitulée I Like The Story As It Is, décrit l’Holocauste comme une « fichue belle histoire ».

Le procureur Karen Robinson a déclaré à la cour:« Les chansons sont conçues pour provoquer un maximum de désagréments et d’inconfort. Selon les normes d’une société ouverte et multiraciale, elles sont grossièrement offensants. »

La cour entendit que la blogueuse avait dit à la police qu’elle voulait « divertir son public, ses téléspectateurs » et faire passer « son point de vue politique et artistique créatif ».

Elle a toutefois accepté, lors d’un entretien avec la police, qu’elle était une « révisionniste de l’Holocauste » – un autre terme désignant un négationniste de l’Holocauste.

La blogueuse nie la plupart des chefs d’accusation. Le procès se poursuit.

Source : Metro

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