Il y a 352 djihadistes en Belgique, selon le ministère de l’Intérieur

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Capture d'écran. Journal télévisé RTBF.

352 : ce nombre comprend les jeunes qui sont revenus d’Irak ou de Syrie et ceux qui aimeraient y aller. La moitié vient de Bruxelles.

Sur le sol Belge, on compte 352 personnes qualifiées de « djihadistes », selon la base de données FTF (Foreign terrorist fighters) dévoilée par le ministre de l’Intérieur en réponse à une question au parlement posée par une députée flamande.

149 de celles-ci sont radicalisées. 82 ont tenté de rejoindre les zones de combat. Il y a en outre 121 « returnees », qui sont sont de retour en Belgique après avoir séjourné en Syrie ou en Irak. Dont un tiers environ se trouvent actuellement en prison.

Le nombre de Belges séjournant en Syrie reste relativement stable. 268 en mars 2015 pour 276 aujourd’hui.

Par contre, le nombre de départs par an a énormément diminué. De 161 Belges partis en Syrie en 2013 on passe à 137 en 2014, 75 en 2015, 7 en 2016, et 1 seul est parti depuis le début de l’année.

Géographiquement, 278 de ces individus sont originaires de Flandre. 278 sont originaires du Nord du pays, surtout d’Anvers (133) et de Hal-Vilvorde (46). Mais proportionnellement, c’est en région bruxelloise qu’il y a le plus d’individus radicalisés. On en compte 271. Enfin, en Wallonie il y a 74 djihadistes. Dont les principaux foyers sont Verviers (19), Liège (16) et Charleroi (14).

Fichier de 629 profils

Actuellement, la banque de données FTF compte 629 djihadistes. Parmi ces 629 combattants FTF comme on les surnomme, 276 d’entre eux se trouveraient en Syrie.

« Le nombre de Belges combattant en Syrie reste important« , observe Didier Leroy, chercheur à l’Ecole militaire royale et professeur à l’ULB. « N’oublions pas, la Belgique avait produit le nombre de djihadistes le plus important à l’échelle de l’Union européenne. Dans ces profils, il y a aura probablement le retour de certaines personnes cherchant à mener des attentats sur notre territoire. Mais cette proportion sera probablement très faible. La majorité des personnes concernées cherchant probablement à se réhabiliter d’une manière ou d’une autre. Ce qui ne veut pas pour autant dire qu’il y aura abandon de l’idéologie à laquelle ils adhérent ».

 

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