EDITORIAUX de Gaston-Armand Amaudruz publiés dans le Courrier du Continent

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Harald Damsleth, Kultur-Terror.

EDITORIAUX

de

Gaston-Armand Amaudruz

publiés dans le Courrier du Continent

LE MONDIALISME DÉVASTATEUR

Le cas d’école de naufragés sur une île déserte comporte, en bref, les problèmes de l’humanité. Si l’île est accueillante, elle nourrira bientôt son monde et le logera confortablement. La colonie, une fois les besoins satisfaits, indispensables, pourra commencer une vie culturelle. Les priorités ne se discutent pas, elles s’imposent.

Notre planète, dans le rôle de l’île, gagnera en complexité, mais les problèmes subsisteront. Les sociétés, restreintes à l’âge des chasseurs-pêcheurs, connaîtront une explosion démographique, car un même territoire nourrira une population beaucoup plus nombreuse. Les sociétés se développent avec l’échange des services. Une monnaie, valeur conventionnelle, simplifie les transactions. Mais, grave inconvénient, quiconque réalise un gain sans service rendu impose à la communauté une prestation sans contrepartie (voilà, du reste, une définition du parasitisme).

Jusqu’à notre siècle, les forces qui régissaient le monde – le « lobby mondialiste » – en partie connues, en partie occultes, se présentaient sous les aspects du parasitisme : tel groupe achète et revend peu après avec un bénéfice usuraire.

Comme on ignorera la composition exacte de ces groupes, ceux-ci et les médias hurleront au « complotisme » si quelque imprudent les dénonce. Mais le complot, de composition ignorée, est bien réel. On prétendra que les parlements représentent les peuples et non ceux qui financent les élections… D’où les surprises aux parlements censés représenter les peuples.

Et ainsi, le vote d’un parlement résultera de volontés plus ou moins connues, niées avec indignation ; ce qui donne lieu à des votes imprévus, souvent désastreux pour les acteurs naïfs.

Ces problèmes, dans l’actuel contexte mondial, paraîtront plus complexe que ceux de l’île déserte. Mais le fond reste le même : un clan sous-estimé impose ses décisions.

En ce début de 2014, la partie d’échec mondiale paraît déroutante. Quelle qu’en soit la complexité et l’ampleur, on retrouvera toujours le schéma de l’île déserte et le fait social que la réalisation d’un gain sans contrepartie charge les épaules de travailleurs actifs.

L’immense complexité apparente du monde terrestre avec ses milliards d’humains, divers de nature, et logés à tel endroit selon les hasards de l’Histoire, ne fera que dissimuler ces grandes lignes et rendre les solutions plus difficiles.

Aujourd’hui, la densité des populations, leur implantation, leurs composantes ethniques, masquent le problème de base : la survie de « l’homo sapiens ».

Voyons les données :

Comment maintenir un ordre social viable ?

Comment concilier les diversités humaines ?

Comment éviter l’affaiblissement des peuples

par métissage ?

Comment favoriser leur ascension biologique

et en freiner le déclin ?

Ce qui se subdivise ainsi :

a) promouvoir les lignées fortes et saines ;

b) restreindre les lignées dégénérées.

Ces données fondent les sociétés, car elles en assurent la durée. Les négliger, comme à notre époque, c’est risquer leur aggravation, peut-être catastrophique.

A l’heure où prend fin l’hégémonie des Etats-Unis, derniers vainqueurs de 1945, les puissances, petites, moyennes ou grandes, partent à la conquête politique des espaces abandonnés.

Le nouvel ordre (ou désordre) mondial s’installera comme il pourra. Les peuples européens obtiennent un sursis : ils peuvent encore échapper à la domination états-unienne à la condition, problématique, d’un minimum d’ordre social.

Pour ces raisons, et beaucoup d’autres, il faut davantage faire porter l’effort sur l’action locale et sur la communauté naturelle ; et surtout réviser nos connaissances et prévisions dans tous les domaines.

Mais cela présuppose le rétablissement des libertés de pensée, de recherche et de parole qui, aujourd’hui, nous sont refusées. On nous refuse aussi le droit de réexaminer les vérités officielles du moment.

La libre parole n’est pas une doctrine, mais la condition d’existence de toutes les doctrines. Quant à celle du salut pour l’Europe et pour le monde, elle sera l’œuvre de notre siècle. L’élaboration de cette doctrine comprendra notamment :

1) La défense des communautés naturelles

2) La libre recherche

3) La parade des dangers

4) Les conditions d’une renaissance

La situation est grave ; l’avenir, sombre ; que chacun fasse son possible.

CdC, No 555, janvier-février 2014

OÙ VA-T-ON ?

Tels problèmes non résolus s’aggravant de génération en génération. Voici ce qu’il advient : une civilisation s’effondre ; les foules refusent de prévoir et tâtonnent, l’humanité s’enlise dans le passé, se noie dans le présent et court à un avenir « radieux », tout en fonçant dans un mur. Un peu partout, des lois sévissent contre les téméraires qui abordent de dangereux rivages tel le brassage ethnique et, pour l’Europe, l’arrivée d’Africains, d’Asiatiques, dont on dissimule l’ampleur et le danger.

Quelle est donc la volonté qui intervient ici ? On n’a que l’embarras du choix devant un grouillement d’entreprises, de tendances, individuelles et collectives, qui se combattent ou s’allient et dont l’ensemble constitue le chaos moderne. Nommez tel responsable et vous êtes un « complotiste » : suspectez les plus puissants et vous aggravez votre cas ; cherchez des alliés pour une action ponctuelle efficace et vous attirez la foudre de qui se sent menacé. Et pourtant le désordre envahissant appelle une réaction saine ; mais le « lobby » veille, prêt à etouffer les velléités suspectes.

Il se peut que des forces nouvelles prennent le « lobby » de vitesse, échappent à une répression immédiate et menacent gravement un système, contraint, dans un premier temps, à la défensive. Ces forces nouvelles, le système cherchera d’abord à les neutraliser par des concessions, par la corruption et, en dernier lieu, par la répression.

Voilà une possibilité qui, si elle se réalise, serait un premier pas vers le haut. Un tout premier pas.

Dernière superpuissance encore en scène, les « Etats-Unis », afin de maintenir une difficile hégémonie mondiale, ont systématiquement torpillé les petites puissances, après avoir éjecté les grandes de la scène mondiale. Précisons et rappelons : « Etats-Unis » n’est pas un peuple, ni un ensemble de peuples, mais le robot qui agit en leur nom, contrôlé et programmé par des forces peu connues ou ignorées. Celles qui prétendent agir au nom et dans l’intérêt des citoyens n’ont pas toujours entièrement tort, mais il en est d’autres qui ne le prétendent pas et qui ont raison et d’autres encore dont on ne sait rien.

Evidemment, plus un ensemble électoral (un Etat) est grand, moins compte la voix d’un citoyen (contrairement à ce que soutiennent les médias). Les « Etats-Unis » ressemblent à un panier de crabes. Une bonne question : quel est le plus gros crabe ?

Que voyons-nous en ce début 2014 ? l’hégémonie des « Etats-Unis » a pris fin avec la défaite en Géorgie : entrent ou rentrent en scène la Russie, la Chine et leurs satellites. Le monde, désormais divisé en trois, va-t-il vers un équilibre instable, ou vers le chaos, ou vers la guerre ?

Pour la première fois, les pronostics sont difficiles. On ignore quelle tendance va prévaloir aux « Etats-Unis » : le bon sens qui veut d’abord restaurer l’infrastructure, une ambition raisonnée visant les pays voisins, ou l’aventurisme au Moyen-Orient, avec le risque d’une troisième guerre mondiale ? Pour la Russie, choisira-t-elle la résistance ou la funeste obéissance au robot états-uniens ? Quant à la Chine, elle a tout l’air de procéder par petites étapes, méthode prometteuse, dangereuse pour les autres puissances. Et l’Europe, dans ces perspectives ? Le proche avenir reste sombre, presque désespéré. Tout dépendra de la cohésion de ses peuples. Une cohésion aujourd’hui médiocre à mauvaise.

Moralité : il faut commencer par redéfinir les mots et espérer que le destin va patienter.

Les multiples théories sur l’homme et le cosmos n’ont abouti à aucun ordre social durable. Pire : les sociétés humaines affrontent toutes des difficultés grandissantes. Proviennent-elles de la croissance démographique, d’un changement climatique, d’une modification psycho-physique des individus, de bouleversements culturels, d’une combinaison de plusieurs de ces facteurs, ou d’autres encore ?

Il appartient à la recherche de trouver des solutions…

à la libre recherche !

Résumons. De nombreux Etats d’Europe laissent à désirer ; voilà bien le moins qu’on puisse dire ! Cafouillages économique, culturel, bref, dans tous les domaines et dans la plupart des pays. La dénatalité, par exemple : presque tous les autochtones d’Europe dépérissent ; seule l’Islande surnage avec un taux supérieur à deux enfants par femme. En Suisse, de 1945 à 2014, la population passe de 4 à 8 millions. Mais celle de 1945, de natalité inférieure au taux de renouvellement, est à présent minoritaire. Il en va de même en Europe occidentale, ce qui se traduit par un dépérissement des autochtones. Les chiffres disponibles, plus ou moins fiables, convergent cependant. Les lignées de 1945 disparaissent en Suisse et plus ou moins ailleurs. En Europe, les Blancs reculent devant les allogènes. Ils tiennent bon en Islande ? Victoire !

Nul besoin d’en savoir davantage. Ces observations suffisent à conclure. Les Blanc d’Europe reculent devant la marée exotique. Une seconde bataille de Poitiers tiendrait du miracle.

Le plus probable est un reflux des Blancs vers le Nord qui, miraculeusement pour eux, se réchauffe. Et voici l’une des possibilités, décrite par Saint-Loup : conditions de salut, se débarrasser, par une vie dure, des Blancs dégénérés qui sont les ennemis de l’intérieur et qui ouvrent la porte aux ennemis de l’extérieur !

Autant dire qu’il faut compter avec une phase, peut-être longue, de cheminement dans la nuit spirituelle.

CdC No 556, mars 2014

THÉÂTRE OU RÉALITÉ ?

La pièce se joue au néolithique. Une tribu de chasseurs-pêcheurs tient conseil au bord d’une rivière. Problème : ils sont devenus trop nombreux pour vivre de chasse, de pêche et de cueillettes, car le territoire à exploiter devient trop vaste pour les hommes d’un seul habitat. Solution : ils se scindent en deux groupes ; l’un prend la rive gauche de la rivière, l’autre la rive droite, et se mettent d’accord sur le droit de pêche. Cela fonctionne jusqu’au jour où un « inventeur » transplante et cultive fruits et légumes à proximité du camp. Explosion démographique sur ce territoire cultivé, capable de nourrir une population beaucoup plus nombreuse : de villages en villes, d’un âge d’or à un âge du bronze, puis à un âge du fer, les rixes pour une proie se muent en guerres pour un territoire. Telle est l’histoire des peuples européens de même origine.

Voilà pour le théâtre.

La réalité, bien plus complexe, se joue de nos jours sur la scène mondiale, avec des différences de lignées, d’aspects somatiques et culturels, sur une planète où, désormais, l’arme atomique prime les autres ─ jusqu’à un certain point, la bombe ne remplaçant ni le poignard ni le poison.

Les évidentes différences de langage, de religion, de culture ne reflètent pas encore de différences biologiques. Pas encore ! Ces divergences sont artificielles, imposées par les vicissitudes de l’Histoire. Il faudra plusieurs siècles pour qu’elles s’inscrivent, par le jeu de la sélection naturelle, dans les données génétiques d’une nation.

Or, la civilisation, telle une mécanique hors contrôle, s’emballe et génère les catastrophes, jusqu’aux guerres fratricides qui déchirèrent à deux reprises l’Europe au cours du XXe siècle.

Alors que, naguère, le progrès s’installait en douceur, celui-ci s’accélère, des diligences aux chemins de fer jusqu’aux réseaux de la communication virtuelle. Fin du XXe siècle, début du XXe siècle, des inventions aussitôt obsolètes, des machines encore neuves encombrent les dépôts et sont parfois recyclées sans même avoir été utilisées.

Le problème se complique et s’aggrave avec l’invasion allogène en Europe. Nord-Africains de souche Berbère, Africains noirs d’ethnies diverses, Tsiganes venus d’Inde, et autres migrants de moindre importance.

On ignore le moment et le lieu de séparation du tronc commun de l’humanité. Les hypothèses circulent, se bousculent et s’annulent. Le « tronc commun » se situerait-il même à la fin de l’ère tertiaire ? Quelle est ici l’importance du « milieu » ou de « l’hérédité », de l’acquis ou de l’inné ? La question, impertinente, reste ardue. Peut-être même insoluble.

Si nous nous représentons la part acquise de l’individu sous la forme d’une sphère et la part innée sous la forme d’une autre sphère, indissociables l’une de l’autre, nous voyons le mouvement vital les faire tournoyer ensemble sans jamais qu’elles puissent se synchroniser parfaitement. Ces deux composantes de la nature humaine ne peuvent s’équilibrer sur un axe commun, d’où les grands problèmes de la connaissance, faute d’une référence unique impossible à fixer pour une conscience toujours mouvante, pour ne pas dire désaxée… La science, elle, n’ignore pas ces difficultés, mais se contente d’en tirer des conclusions limitées de cas en cas.

Quant au militant politique soucieux de servir sa communauté, il sait qu’il navigue à vue dans des eaux troubles, voire dangereuses. Les problèmes surtout non-résolus, éludés, aggravés, exigent un examen, un réexamen permanent, mais nous en laissent de moins en moins le temps. Les chercheurs des nouvelles générations devront brûler les étapes pour trouver des solutions.

Est-il encore possible de concevoir des solutions ?

Les problèmes seront sans doute le seul héritage que nous laisserons aux rares survivants des grandes catastrophes en gestation. Comme toujours, les solutions procéderont, non de « comités », mais de quelques chercheurs bien inspirés.

CdC No 557, avril 2014

FACE AU BRAS DE FER MONDIAL

Les problèmes politiques modernes dépassent de beaucoup, parce que négligés, les capacités disponibles pour les résoudre. La survie des communautés humaines dépend d’options à très long terme, excédant les moyens d’une génération qui, le plus souvent, n’arrive même pas à résoudre les défis de l’année en cours. Les naufragés, sur une île déserte, s’entendront mieux que les milliards d’égarés actuels…

Et pourtant, la seule certitude, c’est l’incertitude d’un monde déboussolé. Ceux qui pourraient ne savent pas, et ceux qui savent ne peuvent pas ; d’où le problème. Celui-ci consiste avant tout dans une aggravation permanente face à l’insuffisance des remèdes.

Ce que nous constatons : le progrès technique, appelé civilisation, consiste à remplacer une technique, pénible ou onéreuse, par une autre, aisée ou moins coûteuse. Et l’on observe : tout progrès technique se double d’une régression plus ou moins visible. Le chauffage central, entre autres inconvénients, fait perdre l’habileté à utiliser les fourneaux traditionnels. A un moment donné, le « progrès » s’emballe et des machines encore fonctionnelles vont à la casse, dépassées par un progrès plus grand, avant même d’être amorties. Il en est ainsi de la machine à écrire mécanique, remplacée d’abord par la machine à écrire électrique, puis très vite déclassée par les systèmes de traitement de texte informatisé. Ceci concerne une multitude d’autres inventions, aussitôt démodées à peine mise sur le marché. Le bilan global est désastreux, mais cela pousse à la consommation.

Ce processus, à côté de beaucoup d’autres, contribue à la chute brutale des civilisations, survenant le plus souvent juste après leur apogée. Jusqu’ici, aucun remède : les civilisations, mortelles, naissent et meurent, sans que l’on puisse intervenir autrement qu’en multipliant les effets d’annonce et les réformes virtuelles : un constat sans appel d’impuissance d’autant plus inquiétant que notre siècle, quant à lui, a pleinement conscience des enjeux.

Qu’y faire ? Problème ! Et par où commencer ? Seule solution : mieux étudier les questions, définir les mots, proposer des remèdes. Mais alors le premier postulat, c’est établir, ou rétablir la libre expression. L’actualité montre que voilà un travail de Sisyphe, indispensable pourtant. Autrement dit, la solution dépend de l’inspiration d’un homme et de l’aide de quelques-uns, avant de se propager en fonction de l’efficacité de la méthode. L’avenir sera toujours aux quelques-uns qui ne désespèrent jamais.

Pour que cela soit possible, il faut d’abord rétablir la liberté d’expression. Or, l’épreuve des faits a montré que rétablir celle-ci est un labeur ingrat et de longue haleine. Difficile d’espérer sans entreprendre et sans persévérer ! Des amis, des camarades, ont essayé de trouver un remède à la décadence : mais la rançon qu’exige la « civilisation » est un banco qui double aussitôt qu’on arrive à rassembler la mise, et ainsi de suite… Le problème est planétaire, et pourtant sa solution, si elle existe, réside avant tout en nous-mêmes. Le destin nous accordera peut-être encore quelques années, voire quelques décennies, mais il serait présomptueux de compter sur une trop grande miséricorde de sa part.

La machine « humanité », hors contrôle, s’est emballée ! Il semble même vain de tenter de conjurer la menace que présente la civilisation du progrès : il y a certainement mieux à faire qu’à employer son temps et son énergie à boucher des trous que d’autres s’empressent de creuser.

Dans l’incertitude, les évènements à venir joueront un rôle sélectif et donc décisif. Pour les peuples qui en subiront l’épreuve, l’alternative est simple et le résultat sera sans appel : survie ou disparition.

CdC No 558, mai 2014

AU JOUR LE JOUR

Le bras de fer mondial entre les Etats-Unis, la Russie et la Chine, pour ne mentionner que les trois grands du jour, s’accompagne de frémissements planétaires. Des puissances de deuxième rang cherchent à augmenter leur pouvoir. Ainsi, notamment, la Turquie, l’Iran, l’Inde, les Etats du continent sud-américain, la Corée du Sud, Israël, auxquels viennent s’ajouter les organisations non-gouvernementales (ONG) et les grandes multinationales, qui tiennent leur force du déclin des Etats-nations. Tout semble basculer, mais de quelle manière ? Prévoira qui pourra sur cette Terre malade.

Quant à ce qui fut notre Europe, le spectacle est consternant. La France, première puissance sous Louis XIV, est tombée en décomposition : une administration tentaculaire quasi autonome en assure encore le fonctionnement ; un chef d’Etat, héritier de Jean Jaurès (!?!), esquisse une politique étrangère qui tient davantage de la mise en scène que de l’intérêt général, tandis que le Parlement et les grands ministères surnagent comme ils peuvent pour maintenir un semblant de crédibilité. Bref, la France ressemble à un monstre à trois têtes, sans exemple dans la nature. Ailleurs en Europe, la décomposition des Etats se poursuit sous l’impulsion des directives d’une Commission européenne aux objectifs troubles et au fonctionnement opaque.

Notre Europe, qui fut notre rêve, est tombée aussi bas que possible. Conclusion : il faut changer de rêve. Reconstruire l’édifice à partir des familles, des communautés, des métiers et autres organisations prônant l’initiative privée. Quant aux organismes intermédiaires faisant office de courroie de transmission entre les administrés et le pouvoir étatique, rien de vraiment convainquant n’a été trouvé jusqu’ici, sinon une solution se serait peu à peu élaborée au cours de ces dernières décennies dites de « construction européenne ».

Voilà le problème sur lequel sèche l’Europe depuis la chute de l’Empire romain ! Entre les citoyens et l’Etat, nous voyons partout s’imposer des organismes intermédiaires qui confisquent le plus de pouvoir possible au détriment des peuples. Telle est la question centrale.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’information laisse généralement à désirer. Si vous achetez aujourd’hui un journal, celui-ci devrait en échange fournir un contenu objectif, cernant d’aussi près que possible la réalité.

Mais nous sommes loin d’en avoir pour notre argent, car la presse, pour vivre, a besoin d’annonceurs qu’il faut bien ménager. Solution : promouvoir une presse d’information sans publicité, certes plus onéreuse. C’est le prix à payer pour une information indépendante sur les problèmes de l’heure. On en est loin pour le moment.

Car il y a beaucoup de conditions préalables à réaliser avant d’atteindre cet objectif : tout d’abord, il faut acquérir une force suffisante pour rétablir la libre parole, laquelle à son tour permettra d’exposer les problèmes sans les travestir de considérations subjectives. Il existe une interdépendance entre la libre parole et le rassemblement des forces saines, l’une aidant l’autre, afin de concourir au succès final dont dépend le salut du monde vivant. Autant dire que le chemin à parcourir est à la fois long et semé d’embuches. Mais il n’existe que celui-là : un parcours du combattant attend les nouvelles générations.

Les peuples blancs resteront-ils maîtres de l’Europe orientale, méridionale et occidentale ? Où devront-ils céder et refluer vers le Nord ? Tout dépend de leur aptitude à lutter. Cependant, ce que l’on voit en ce moment ne pousse guère à l’optimisme. Consolons-nous : les véritables dirigeants ne sont pas représentatifs des peuples, dont les forces vitales ont été endormies. Le réveil peut surprendre en bien. En dernier ressort, c’est la nature qui aura le dernier mot, elle que les apprentis-sorciers au pouvoir croient pouvoir domestiquer.

A l’heure où chefs d’Etat, dirigeants d’entreprises multinationales et de grandes banques se disputent les leviers de commande, il importe que les forces saines se regroupent, d’abord sur le plan local et régional. Créer des cercles d’étude et de culture importe davantage que militer dans des partis à l’agitation décevante. Pour le moment, l’étude des remèdes ne pourra guère être autre chose qu’une école de formation pour le groupe et pour l’individu. Cela vaut toujours mieux qu’un engagement politique dans un parlementarisme corrupteur et dissolvant.

Aussi appelons-nous les nouvelles générations à préférer les activités modestes mais concrètes aux vains discours électoraux. Ce qui manque aujourd’hui, c’est la volonté de voir loin et d’agir pour les générations futures.

CdC No 559, juin 2014

QUELLES RAISONS D’ESPÉRER ?

Au moment où la confusion des esprits, en Suisse, en Europe et ailleurs dans ce monde interconnecté, croît à grande vitesse au fur et à mesure que les tensions internationales les plus visibles s’exacerbent (Ukraine, Irak, Syrie, Afrique du Nord), nous pressentions, nous du moins, que le mal couvait depuis longtemps.

Les Etats-Unis, autoproclamés « maître de l’heure », commencent enfin à réaliser qu’ils ne pourront plus maîtriser les déséquilibres qu’ils ont eux-mêmes contribuer à accentuer. Un nouveau désordre mondial est en train d’apparaître dans toute sa complexité. Le seul avantage de cette situation confuse est que, peu à peu, les acteurs réels tombent le masque et les figurants s’effacent : les événements les y contraignent quand leurs intérêts vitaux sont en jeu.

Mais nous avons quand même péché par optimisme car nous ne pouvions deviner la soudaine gravité de l’heure, masquée par une désinformation unilatérale et omniprésente. Cette partie se joue en fonction d’enjeux bien réels, et non pas au niveau des bavardages électoraux colportés par la grande presse. Lorsque qu’une situation se détériore autant qu’aujourd’hui, le risque de conflits armés augmente, déclenchés par un simple incident, voire même un malentendu. Et c’est souvent la peur qui suscite la catastrophe.

Le mieux que nous puissions espérer en ce moment critique de l’histoire de l’humanité est que les peuples prennent enfin conscience de l’ampleur de la menace qu’est la décadence générale.

Décadence ?

C’est le mal qui les ronge tous : un mal sous-estimé, perçu secteur par secteur, et non pas dans son ensemble. Le cancéreux s’inquiète d’une verrue.

S’il est encore temps de proposer un remède, il appartient à quelques chercheurs courageux de le promouvoir en temps utile. Nous leur souhaitons bien de la chance ! Existe-t-il encore une raison d’espérer ? Malgré tout, oui, car le salut peut encore venir du petit nombre. Les hommes providentiels, il y en a eu et il y en aura toujours. Il s’agit de ceux qui, agissant au sein d’un petit groupe actif et bien soudé, connaîtront un succès qui semblera à première vue miraculeux.

Pourquoi ? En vertu de la loi des grands nombres : si de nombreux petits groupes œuvrent pour tenter de résoudre les problèmes, l’un d’entre eux finira bien par y parvenir ! Le miracle d’une réussite résulte de l’échec d’une multitude de tentatives !

Après un long cheminement où l’homme était guidé par les contraintes de la nature, celui-ci a découvert que le progrès technique pouvait le libérer d’une partie de ces contraintes. En extrapolant de la partie au tout, l’homme a cru qu’il pourrait s’affranchir de toute contrainte.

Car la résolution d’un problème suscite d’autres problèmes, plus difficiles encore à maîtriser. Cet enchaînement de cause à effet oblige l’homme à mener une lutte désespérée pour dominer un univers dont il découvre, à ses dépens, la folle complexité. La prudence, la raison, le bon sens commanderaient de réfléchir plutôt deux fois qu’une avant d’agir, avant que la machine ne finisse par diriger l’homme, dans une ultime tentative de sauvetage : mais alors, pour sauver quoi ?…

En dépit de sa marche chaotique, l’Histoire confirme que la loi des grands nombres, appliquée à la vie, est basée sur des séries inégales d’échecs et de succès : les échecs comme condition du succès, quelle consolation pour les malchanceux !

Il se peut que le chaos, par nature imprévisible, emporte dans la tombe une partie de l’humanité (seulement une partie ? s’exclameront les plus pessimistes). Les réalistes de la génération qui connut la Deuxième guerre mondiale se berçaient encore d’étonnantes illusions (croissance ou décroissance contrôlée, développement équitable et durable…). Devenus plutôt pessimistes, ils ne se font plus guère d’illusions, mais ils foncent quand même, tête baissée, dans le mur. La réalité à laquelle ils voulaient croire leur est devenue insupportable.

Les Etats disent agir mais n’agissent plus que pour communiquer, pour forcer l’illusion. Le désespoir, issu de toutes les désillusions, fait le lit de la décadence, mère de toutes les peurs quand il ne reste plus de garde-fou. Faute d’une approche globale des problèmes, approche peut-être incompatible avec la nature humaine, verra-t-on les hommes disparaître en se croyant atteints d’un simple rhume ?

CdC No 560, juillet 2014

LE MESSAGE DE MAURICE COMTE

Lyonnais d’origine, Maurice Comte (1921-2014), ingénieur des Arts et Métiers, se réfugie en 1944 dans le Maquis pour échapper au Service du Travail Obligatoire (STO) imposé par les Allemands. A la faveur de circonstances rocambolesques, il s’engage dans la Milice et finit par intégrer la division SS « Charlemagne » en novembre 1944. Après avoir mené quelques combats d’arrière-garde lors de la campagne de Poméranie, il est fait prisonnier en mars 1945 et se retrouve au camp de Tambov, de sinistre réputation. Libéré en novembre 1948, il s’exile en Amérique latine pour y exercer son métier : constructeur de ponts et de téléphériques. Il a récemment publié ses mémoires, sources de réflexions décapantes sur la guerre et la paix.

Maurice Comte, jeune Français, découvre Ulm pendant la guerre « … une magnifique cité dominée par sa cathédrale, la plus haute flèche du monde : 160 mètres ! Essayez d’effacer les automobiles, les enseignes lumineuses et autres réalisations modernes, vous vous trouvez dans un bourg des anciens temps, maisons de pierre avec poutres apparentes serrées autour de leur cathédrale, semblables à quelques détails près aux bourgs de France : parenté de lignes, d’aspect, fruit de la même culture… d’ennemis héréditaires ! L’Histoire nous raconterait-elle des histoires ? »

Et il découvre le national-socialisme, en souligne les aspects essentiels, notamment l’engagement des volontaires français sur le front de l’Est. La cathédrale d’Ulm lui révèle la parenté de nature des peuples européens. Prisonnier en Russie, il note : « Six institutrices en provenance de Moscou, parlant un français correct, nous rendent visite, probablement pour parfaire leurs connaissances linguistiques. Sympathiques, allure sportive, curieuses de connaître la vie en France. Méric, leur ayant montré quelques photos qu’il a pu sauver, dont celle de son épouse en robe de mariée devant leur villa, elles sont sidérées, mais peut-être un peu envieuses d’apprendre que cette robe ne sert qu’une fois : « Mais c’est du capitalisme ! » Elles devaient rester une semaine ; nous ne les avons jamais revues. Trop contagieux ! »

Prisonnier de guerre, Maurice Comte découvre « Babouchka » : « Médecin du camp. N’a peut-être pas terminé ses études (à supposer qu’elle les ait commencées), mais son dévouement, son abnégation, sont admirables. Jour et nuit au chevet de ses malades (elle prend très peu de repos), elle est désespérée de ne pouvoir les guérir. Elle ne dispose que de moyens rudimentaires et insuffisants et d’aucun infirmier capable de la seconder efficacement. Elle demande souvent conseil à des médecins allemands prisonniers, mais que peuvent-ils eux-mêmes sans moyens ? Russe d’une cinquantaine d’années, bien en chair, yeux clairs, cheveux grisonnants qui devaient être blonds. Pour elle, il n’y a pas d’ennemi, tous les hommes sont frères. Ayant sans doute appris que les vitamines jouent un rôle essentiel dans la santé, elle nous demande de lui apporter des feuilles de pissenlit qu’elle jette dans la soupe cuisant à gros bouillons pendant deux heures. Beaucoup de camarades l’ont vue pleurer au chevet d’un mourant. Plus qu’un médecin, une mère : Babouchka ! »

Rentré en France, Maurice Comte tire de remarquables conclusions en dénonçant les « crimes de paix des grandes puissances » :

« Crime de paix des civilisés qui achètent aux Inuits (peuple primitif qui s’est incroyablement adapté aux conditions extrêmes de leur territoire polaire) le produit de leur chasse et de leur pêche (leur seul moyen de subsistance) et qui les payent avec une bibine alcoolisée qui les tue.

« Crime de paix, Monsanto et ses OGM qui, avec ses produits chimiques, empoisonnent la terre, exterminent nombre d’organismes et d’espèces animales indispensables à l’équilibre naturel (comme les abeilles) et obligent l’agriculteur à se réapprovisionner en semences, les graines de ces plantes du diable étant stériles. Curieux détail : de nombreux fonctionnaires du Ministère américain de l’Agriculture sont d’anciens cadres de Monsanto.

« Crime de paix, l’art contemporain : la musique n’est que bruit non mémorisable, assourdissant (voire néfaste pour l’audition). La peinture n’est que taches et salissures sans signification, la sculpture un agrégat de matière difforme. Eloignement et rejet total, sans doute volontaire, des beautés de la nature ; mais aussi entreprise commerciale florissante : un Jackson Pollock invente la « peinture de geste » et le « dripping », en laissant couler ou en projetant sur la toile le produit colorant, et le moindre « chef d’œuvre » se vend des millions de dollars.

« Crime de paix, le mariage homosexuel, dont la généralisation conduirait à l’extinction du genre humain.

« Crime de paix, le métissage, prôné obstinément par les maîtres de la communauté juive, qui l’interdisent religieusement à leurs congénères. Ce métissage, à de très rares exceptions, ne conduit pas à l’enrichissement mutuel de deux (ou plusieurs) races, mais à l’appauvrissement de leurs qualités respectives, de leurs cultures trop différentes qui se contrarient et risquent de se détruire et, trop souvent même, à des conflits sévères.

« Crime de paix, le foisonnement des « jeux » vidéos, garantie du décervelage de l’homme dès son plus jeune âge.

« J’arrête ici une énumération qui deviendrait fastidieuse. Mais il est dramatique de constater que si les crimes de guerre cessent quand se taisent les armes, les crimes de paix se commettent chaque jour, et chaque jour plus nombreux, pour la destruction programmée de la race blanche. »

Conclusions : « Pendant cinq longues années, les Allemands et les volontaires étrangers qui combattirent à leurs côtés ont sacrifié leur vie à la construction de l’Europe, à la renaissance de l’empire de Charlemagne, qui rassemblerait tous les peuples européens et s’étendrait de Brest à Vladivostok, l’empire Eurosibérien : indépendant, autosuffisant, possédant d’immenses ressources naturelles, renouvelables et minières, inattaquable, invulnérable. Empire dirigé par un chef et son gouvernement prenant conseil du Collège impérial réunissant l’élite intellectuelle et professionnelle de toutes les disciplines (agriculture, santé, transports, éducation…), établissant des lois valides pour tous les peuples, libres de conserver leurs coutumes (à conditions qu’elles ne contreviennent pas aux lois impériales), leur culture et leur religion. Relations pacifiques avec les autres continents, aucune critique de leur politique intérieure, échanges culturels, échanges commerciaux régis par le troc, donc sans spéculation. »

« Je remercie le destin de m’avoir fait connaître l’Allemagne du IIIe Reich et de m’avoir fait combattre pour la sauvegarde de ma race et de l’Europe. Je ne renie rien de mon engagement et reste confiant dans le triomphe du national-socialisme, adopté par chaque peuple et adapté à chaque culture. Il faut choisir entre l’ordre et le chaos, entre la société hiérarchisée ou le troupeau bêlant. La société sera nationale-socialiste ou ne sera pas. »

L’ouvrage de Maurice Comte est un témoignage important sur le grand courant de pensée du XXe siècle. Etait-ce une défaite ? Non, si l’on considère que l’Histoire n’est jamais finie. Les générations futures en décideront. Encore faut-il qu’elles puissent le faire en toute connaissance de cause, d’où l’importance de la liberté d’information.

Maurice Comte, Une vie sous le signe du Führerprinzip, AKRIBEIA, 2014, 166 pages, 15 euros

CdC No 561, août-septembre 2014

LE MEILLEUR ET LE PIRE

Sur quoi va déboucher l’actuel chaos mondial ? Cette brûlante question soulève de graves incertitudes.

En effet, jusqu’ici, les baromètres politiques permettaient de prévoir l’évolution de la situation avec de bonnes probabilités : l’écrasante prédominance des Etats-Unis réduisait drastiquement l’émergence d’autres puissances dans le monde. Rétrospectivement, pour tomber juste, il fallait alors prévoir le pire : autrement dit l’actuel chaos à l’échelle planétaire. Un chaos que subit l’Afrique à l’échelle continentale depuis la décolonisation et comme partout ailleurs où interviennent les Etats-Unis, surtout depuis la chute de l’Empire soviétique.

Aujourd’hui, tout change de plus en plus vite, en pire, et l’incertitude qui s’installe montre la fragilité du système dominant qui n’arrive plus à convaincre qu’il est le meilleur. La Maison Blanche reste encore le siège de la première puissance mondiale, certes, mais entre quelles mains ce pouvoir se trouve-t-il réellement ? La question est capitale.

La Russie et la Chine viennent ensuite et se partagent peut-être un quart du pouvoir mondial global. D’où les approximations suivantes : Etats-Unis 30 % ; Chine et Russie ensemble : 20 % ; le reste du monde représente un 50 % bien décidé à se faire une place au soleil. Mais ce tableau reste lacunaire : si les Etats demeurent les principaux facteurs de pouvoir, il y en a d’autres comme les grandes firmes multinationales, les religions planétaires, les doctrines mondialistes, les lobbies, et ainsi de suite. De ce conglomérat émerge le monde actuel sous forme d’un énorme panier de crabes.

Le politicien ne peut prévoir aujourd’hui que des possibilités, au mieux des probabilités. Mais ses choix, forcément problématiques, influenceront la marche du monde. Le train fonce dans un tunnel dont on ne voit pas l’issue. De plus en plus souvent, l’on devra prendre des décisions en méconnaissance de cause.

Avec l’énormité des moyens dont l’homme moderne dispose, l’avenir de la vie se joue aux dés. Et cela jusqu’à ce qu’une force suffisante puisse rétablir un ordre viable : sans quoi, c’est la survie même de l’espèce humaine qui sera en cause. Son destin se jouerait-il peut-être en cette année 2014 ? Ou serait-il déjà trop tard ?

Nul ne peut le savoir, sauf certains rêveurs qui rêveront juste !

En attendant, rien ne nous dispense de lutter, comme tous les êtres vivants, pour que survive notre communauté raciale. Beaucoup parlent aujourd’hui de « race », mais très peu en donnent une définition objective. Si deux populations confrontées aux mêmes problèmes réagissent différemment, c’est qu’intervient une cause étrangère à ces problèmes : dont l’hérédité, facteur capital et constitutif des races.

Ici s’ouvrent de vastes domaines, inexplorés mais décisifs dans l’histoire des peuples ─ dont le sort dépend en grande partie de potentiels qu’ils ignorent à cause de certains tabous érigés en dogmes.

Issu de sciences naturelles, le facteur racial s’est d’abord fondé sur l’aspect des êtres vivants. Mais les qualités invisibles, morales ? On les a déduites à partir des aspects visibles en vertu des lois de l’hérédité. Il y a là une démarche scientifique où l’on passe du connu à l’inconnu, qui tente d’expliquer les comportements, notamment au sein d’une population donnée. Il restera toujours, du connu à l’inconnu, une incertitude que la science n’a pas complètement expliquée à cause du blocage de toute recherche scientifique provoqué par un préjugé « antiraciste », lequel est surtout, en l’occurrence, un préjugé antiscientifique.

Mais la démarche est vitale pour nous autres européens de souche, car il s’agit d’une composante décisive de notre âme, l’âme étant la race vue de l’intérieur. Le facteur racial constitue un élément important dans la vie de l’individu, des nations et des continents.

La principale difficulté provient de l’instabilité sociétale provoquée par les migrations et par les incessants bouleversements historiques contemporains. Et aussi du passage du visible à l’invisible, mais à un invisible décisif dans l’histoire des peuples : voilà de quoi mettre en question la survie de l’humanité et la destinée de chacun d’entre nous.

Ne l’oublions pas, les individus passent, mais les problèmes restent et s’aggravent, à tel point que les ploutocraties ont pour ainsi dire programmé leur propre effondrement, avec comme conséquence une rupture du consensus qui devrait provoquer la fin des mythes incapacitants.

CdC No 562, octobre 2014

NOUS MARCHONS DANS LA NUIT

L’actualité devient de jour en jour plus confuse. La surinformation désinforme. Le chaos se répand et s’installe. Kiev cherche une nouvelle stratégie contre un Poutine virtuose du « Grand Echiquier » planétaire. Porochenko et ses conseillers de l’OTAN se seraient-ils trompés jusqu’ici ? Paris met l’embargo sur le commerce des armes : on ne livrera sans doute pas à la Russie les deux navires porte-hélicoptères commandés, auquel cas il faudra bien rendre l’argent…

Est-ce un effet sans cause ? La Russie voit dans les Etats-Unis son principal ennemi. Poutine voit juste ! Les budgets consacrés aux forces armées, exprimés en francs suisses, se répartissent ainsi : Russie 80 milliards, Chine 172 milliards, Etats-Unis 5884 milliards. Avantage matériel des Etats-Unis mais largement péjoré par les grandes distances séparant les innombrables et onéreuses bases militaires de l’Empire étatsunien disséminées dans le monde entier.

Le commandant de corps André Blattman veut adapter l’armée suisse aux nouvelles conditions de la guerre moderne. Il constate que le risque de guerre augmente en tous lieux. La Suisse doit pouvoir se défendre elle-même contre des agressions multiformes. Le chef de l’armée ne s’occupe pas de considérations politiques, il veut seulement remplir la mission qui lui incombe : s’occuper de la défense du pays. Il se rend compte des faiblesses actuelles de notre stratégie et entend y remédier. Le mythe d’une défense nationale intégrée à l’OTAN a fait son temps : aucun soldat étranger ne viendra mourir pour Berne…

L’Union européenne décide de sanctions contre la Russie alors que le président ukrainien Poroschenko déclare vouloir négocier avec Moscou. On le lui reproche, tout en proclamant que la guerre ne résoudra rien. En effet, puisque les Etats-Unis misent sur le renversement de Poutine !

Le « cessez le feu » négocié en Ukraine paraît bien fragile et ses violations sont quotidiennes. Un délégué du CICR est tué à Donetsk par un obus tiré à la bonne adresse : la mort d’un travailleur humanitaire fait la une des médias, celle d’un retraité russe ou ukrainien qui reçoit une balle perdue passe inaperçue. Encore faut-il pouvoir désigner le coupable, comme pour l’avion des Malaysian Airlines, abattu par un missile russe ou par un chasseur ukrainien…

Mais voilà que l’UE diffère l’entrée en vigueur de certaines sanctions contre la Russie : un pas en arrière pour éviter l’effet boomerang ! Pendant ce temps, la Russie teste avec succès de nouveaux missiles intercontinentaux ; inspirer la crainte, méthode de toujours pour avoir la paix.

Les Etats-Unis disent combattre un Etat islamique surgit des sables du désert, sans grand résultat pour l’instant : le chien aboie mais ne mord pas encore. La créature étatsunienne, nouveau pion du « Grand Echiquier », a encore tant de basses besognes à exécuter avant d’être sacrifiée !

Ecosse, Catalogne, Vénétie, les exemples se multiplient en faveur d’un phénomène qui voit les entités régionales contester le principe de l’unité nationale. Le séparatisme, à la mode quand il s’agissait de démembrer la Yougoslavie et de favoriser l’indépendance du Kosovo, n’est plus de mise pour la Grande-Bretagne, l’Espagne ou l’Italie.

En Suisse, Valais, Tessin, Grisons, cantons alpins vivant du tourisme, s’opposent toujours plus souvent au centralisme bureaucratique qui sévit à Berne aux dépens de la souveraineté cantonale et de la solidarité confédérale. Qui a intérêt à ébranler les deux piliers de la Suisse en attisant des problèmes internes ? Ceux qui verraient bien l’Empire de Bruxelles et ses baillis de la Commission européenne s’immiscer dans nos affaires et arbitrer nos différents. Toutes ces controverses, surtout celles liées à l’immigration de masse, sont décidemment bien trop compliquées pour le bon peuple… Son droit d’initiative, anachronique, serait un frein, parole d’experts, à une intégration plus étroite à l’UE, source de croissance illimitée… Tout est bon pour nous pousser dans les bras de Bruxelles, la solution de tous nos problèmes !

Qu’observons-nous ?

Les Etats-nations de l’UE s’affaiblissent, plombés par le boulet de l’endettement public, les règlements de Bruxelles et les contraintes du mondialisme, alors que les régions, les multinationales, les lobbies se renforcent. Une grande entité politique comme l’UE est plus vulnérable au chaos qu’une petite nation indépendante et neutre : certes, l’avenir n’appartient à personne, mais le gigantisme n’a jamais été un gage de pérennité.

CdC No 563, novembre 2014

NAUFRAGE OU SURVIE ?

De tribales à mondiales, les guerres devenues protéiformes se sont amplifiées et perfectionnées à un point tel qu’aujourd’hui la question peut se poser aux puissants du jour : qui va dominer le monde, ou qui va le détruire ?

Les vainqueurs se croient tout permis mais une fatalité semble à l’œuvre. Gagner une guerre pose souvent davantage de problèmes qu’elle n’en peut résoudre : et le premier d’entre eux consiste pour le vainqueur à mériter sa victoire. Le vainqueur devrait agir, non seulement à son propre avantage, mais aussi en faveur de l’adversaire terrassé, ce qui, semble-t-il, n’a guère été le cas jusqu’ici malgré l’essor d’une pensée dominante axée sur la promotion de la dignité humaine.

Une évidence s’impose actuellement : les Etats-Unis ne contrôlent plus la planète. Washington a beau brandir sa bombe, cette arme absolue a déjà trop de détenteurs. Certes, on la brandit, mais le bon sens conseillerait de ne pas s’en servir.

Reste à espérer que Washington et le Pentagone auront assez de jugement pour réfléchir avant d’agir. Or, les leviers de commande aux Etats-Unis devraient n’obéir qu’à des dirigeants responsables et de bon sens. Mais l’expérience nous enseigne que tout est à craindre de leur part…

Les grandes puissances savent fort bien quand une guerre commence… mais qui peut savoir quand et comment elle finira ?

Pour les Etats-Unis, les signes d’un déclin se multiplient : infrastructures routières et ferroviaires mal entretenues, carences dans les moyens de lutte contre les calamités naturelles, le tout aggravé par de graves perturbations climatiques. A cela s’ajoute le chaos racial, ethnique, culturel, religieux et surtout moral. Résultats : les factions les plus diverses se disputent les leviers de commande d’un Etat qui titube tel un Golem détraqué.

Dès 1943, les Etats-Unis ont œuvré à réduire leurs alliés à l’impuissance et à la dépendance : d’abord la France et la Grande-Bretagne, puis l’Union soviétique, puis le reste du monde. Première puissance de la planète, les Etats-Unis n’ont pas su instaurer un ordre mondial équitable mais ils se sont bornés à détruire ou à contrecarrer les puissances établies ou montantes : Iran, Japon, Corée du Nord, Asie du Sud-Est, le gros de l’Europe de l’Ouest, presque tout le continent africain, le Proche et le Moyen-Orient.

Rien ne sert de ressasser le souvenir des temps révolus qui, d’ailleurs, servent essentiellement à servir de repoussoir à une propagande toujours en guerre. En effet, pour les vainqueurs, les temps sont révolus parce qu’ils devaient l’être : en 1918, ils déclarèrent obsolètes les régimes des vaincus. Cette manière de voir les choses sert à légitimer la victoire des Alliés en 1918 comme en 1945, à la différence près qu’il s’agirait dans ce dernier cas d’une victoire du Bien contre le Mal. Aussi, l’Histoire est-elle toujours écrite par les vainqueurs afin de justifier les légitimes « sanctions » infligées aux vaincus.

Il ne faut jamais l’oublier : telle puissance victorieuse vilipendera les vaincus afin de mieux les écraser. Les discours du vainqueur n’ont plus rien à voir avec une quelconque recherche de la vérité : ils servent avant tout à perpétuer la soumission du vaincu.

Pourquoi le temps ne viendrait-il pas de laisser les morts enterrer les morts… afin que les vivants puissent enfin s’occuper à améliorer le sort des vivants !

Comme toujours, l’important ce sont les lois de la vie. Alors que l’égoïsme divise les peuples, la solidarité les renforce. Quant aux communautés humaines naturelles (familles, races) et conventionnelles (régimes politiques, partis, professions, corporations, etc.), elles se subdivisent, dans des proportions variables, en éléments sains ou malades.

Parce que ces éléments sont peu perceptibles, ils échappent le plus souvent à toute analyse, mais déterminent la vigueur ou la déficience des peuples, d’où des réactions différentes à des épreuves semblables. Ainsi s’expliquent certaines surprises de l’actualité et la difficulté de les prévoir. Ces facteurs méconnus, voire occultés, forgent dans les coulisses le destin des peuples, des nations, des régions.

Ainsi, l’histoire des Etats-Unis, déterminée par un impérialisme prédateur, s’explique par l’extraordinaire diversité de ses composantes raciales et ethniques que seule la guerre, ou la menace de guerre, permet de souder.

Les données sensibles qui pourraient nous éclairer sur la marche du monde ne sont pas, on s’en doute, facilement accessibles : ainsi, le ressort le plus important de l’Histoire reste dans l’ombre. C’est une piste à suivre pour tous ceux qui veulent comprendre pour entreprendre et espérer.

CdC No 564, décembre 2014-janvier 2015

ANCIENS ET NOUVEAUX PROBLÈMES

Le plus modeste regard sur l’Histoire connue révèle une aggravation des problèmes parce qu’ils s’accumulent tout en restant non résolus : parmi ceux-ci relevons l’augmentation constante de l’effectif humain, des tribus aux grands ensembles, les rivalités entre Etats, combinats économiques para ou supranationaux, entre organisations religieuses, les conflits idéologiques et culturels, tout ce petit monde grouille et s’agite dans le décor évidemment factice du « meilleur des mondes possibles ». Ces tensions peuvent se concrétiser en coups de massues, ou, aujourd’hui, en conflits nucléaires.

Dans l’ensemble, le progrès est une réalité indiscutable : positif ou négatif, voilà le problème. Les luttes pour l’hégémonie et autres concours de paniers de crabes se succèdent, constamment amplifiés par les progrès de l’armement.

Le XXe siècle a vu défiler ces conflits d’hégémonie et leurs conséquences délétères qui, aujourd’hui, battent tous les records. L’an 2014 enregistre le déclin des Etats-Unis et du bloc « atlantique », une montée en puissance de la Russie et de la Chine, le tout compliqué par l’intervention discrète mais réelle de nombreuses forces de l’ombre.

Le XXIe siècle s’annonce d’ores et déjà comme celui de tous les dangers, le plus souvent occultés. On vous parle plus volontiers des frasques d’Al-Quaïda que de celles de la CIA…

Jusqu’ici, les éléments sains des peuples européens, mal informés, ont réagi trop tardivement et de manière insuffisante à ces agissements voilés. Retards et insuffisances provoqués avant tout par une indigestion de surinformation où les tiennent continuellement les gros médias. Certains cependant comprennent le jeu et le dénoncent, mettant ainsi le « système » en danger. Ceux-là seront brimés, persécutés, voire même éliminés…

En effet, en bonne ploutocratie, les producteurs vendent le plus cher possible et paient leur main-d’œuvre le plus modestement possible. D’où les crises périodiques de surproduction : les salariés n’ont plus les moyens d’acheter les biens offerts à satiété dont les prix finissent pourtant par s’effondrer. Henry Ford l’avait bien compris : « Je paie bien mes ouvriers pour qu’ils puissent acheter mes voitures. »

Les présentes considérations critiques devraient déboucher sur des mesures de salut public. Limitées à des cas particuliers, à des domaines définis, de telles mesures ne peuvent qu’échouer. Trop peu ou trop tard, voilà le bilan du siècle passé. Il faut, globalement, tout reprendre à zéro. Le but : assurer la survie de l’humanité par les moyens suivants :

  1. Une politique biologique visant à maintenir et à renforcer la capacité de l’homme à prévoir et à lutter.

  1. L’exploration de l’espace interplanétaire.

  1. Le renforcement du pouvoir des communes et des moyens nécessaires à leur autonomie.

  1. La valorisation des Etats-nations en tant qu’entités politiques intermédiaires susceptibles d’équilibrer les forces sociales et de maintenir l’ordre et la sécurité. Et restaurer autant que possible l’unité raciale là où elle existe encore, sinon mettre en place des structures fédéralistes.

  1. La mise en œuvre d’instances internationales visant à harmoniser et à coordonner les intérêts nationaux et régionaux, se subdivisant en divers domaines : économie, culture, science et technique, etc.

  1. Le renforcement des libertés académiques dans le but de favoriser les chercheurs dans leur rôle de pionniers.

Tout cela devrait permettre au génie des peuples de s’exprimer sans s’opposer, le dernier mot restant toutefois à l’Histoire, et la fatalité y a sa part.

CdC No 565, février 2015

LE CHAOS 2015

Que les affaires du monde, de l’Europe, de la Suisse même, laissent à désirer, c’est le moins que l’on puisse dire. On remplirait des livres à dénoncer des maux et à proposer des remèdes. On a beau scruter l’horizon, il s’obstine à rester sombre.

Une observation s’impose : les foules marchent dans la nuit, elles ne savent pas où elles vont mais, comme l’a dit Roorda, elles veulent y parvenir le plus vite possible. Les dirigeants des ploutocraties ont longtemps cru que les bonnes paroles suffiraient à les maintenir sur une route sûre : mais l’évolution de la situation porte à en douter.

La modernité se résume en un mot : décadence, c’est-à-dire diminution des réactions saines, surtout défensives, de l’organisme communautaire. Ainsi, la Suisse résiste de moins en moins à une invasion étrangère, supposée pacifique, qui, si elle peut aboutir à des résultats positifs avec des immigrants de souche européenne, pose de graves problèmes avec les Africains et les Maghrébins. En France, les éléments inassimilables ─ parce qu’ils refusent l’intégration ─ font déjà éclater l’unité du pays.

Bref, l’Europe, à des degrés de gravité divers selon les régions et les pays, devient une terre de peuplement aux dépens des habitants de souche. Certes, quelques immigrés s’intégreront encore mais les « inassimilables » s’assimilent entre eux et constituent dès maintenant une communauté étrangère qui représentera bientôt un véritable Etat dans l’Etat.

Il est donc sage de prévoir le pire : un chaos ethnique porteur de catastrophe. Les nations historiques (Grande-Bretagne, Italie, Allemagne, France – et même la Suisse) sont devenues des entités administratives ouvertes à tous les vents, où les éléments sains reculent toujours davantage face à un magma humain ingouvernable.

Après les désastres, on pourra reconstruire quelque chose en Europe, à conditions de préparer le terrain et de poser des jalons pour le long terme. Les réalités sont toujours plus fortes que les doctrines : seulement voilà, si nous connaissons plus ou moins les doctrines, le « progrès » nous a fait oublier certaines réalités incontournables. Raison d’espérer ou de désespérer ? Il faut commencer par regarder la réalité en face avant qu’elle ne s’impose brutalement, y croire et au besoin combattre.

Il incombera aux générations du XXIe siècle de reprendre l’ouvrage là où nous l’avons laissé. Et cela à partir d’une réalité dont on a oublié qu’elle est toujours impitoyable. Le XXe siècle a cru au nationalisme, alors qu’à des degrés divers les nations n’existaient que sur le papier, effacées jour après jour par des communautés d’intérêt n’y voyant qu’un territoire à exploiter.

A cette fin, un engagement politique au jour le jour au sein de nations moribondes ne suffit plus. Il faut compter avec une phase sans doute longue de chaos spirituel et matériel avant de redécouvrir les lois naturelles, celles que les ploutocraties s’acharner à violer.

Puisque nous assistons au crépuscule du nationalisme, avec la dissolution des nations dans de grands ensembles apatrides, les forces politiques saines devront s’organiser autrement, peut-être sous forme de communautés ethnique ou spirituelle ou, mieux encore, les deux ensembles. Mais en tout cas à l’écart des décevantes agitations électoralistes.

L’élaboration de doctrines doit pour un temps précéder les luttes électorales stériles. Il faut au préalable et – paradoxalement – se mettre d’accord sur des buts lointains avant d’engager le combat pour des objectifs proches qui peuvent, à long terme, être contreproductif par rapport au but final. Ainsi, rétablir l’ordre face aux troubles porteurs de guerres civiles peut devenir négatif parce que conservateur d’un désordre démocratiquement établi.

En effet, le problème n’est plus « tyrannie ou liberté », mais « ordre ou chaos », l’ordre exigeant des contraintes comme conditions intrinsèques à la vie. Autrement dit, pour survivre et revivre, il faut accepter certains sacrifices. Un tel contexte impose une révision des objectifs et des méthodes. Elémentaire : il faut d’abord savoir où l’on va avant de choisir la route à suivre.

Certes, on continuera à s’engager dans les habituelles batailles électorales, mais à titre d’arrière-garde, pour rassembler et former les forces saines. Telle sera la tâche des partis et des périodiques existants. Mais l’avant-garde, comme toujours, sera constituée de groupes restreints, spontanés, concentrés, soudés, issus ou non des structures en place, voire même de personnalités chanceuses et charismatiques, placées au bon endroit et au bon moment, comme ce fut le cas, par exemple, d’Eva Peron en Argentine.

CdC No 568, mai 2015

QUE FAIRE ?

Comme beaucoup, j’étais pessimiste, très pessimiste. Je ne l’étais pas assez. Les défauts, nous les voyons, les qualités, nous les supposons, nous les espérons, mais nous les ignorons.

Ce qui s’impose d’abord, ce sont les problèmes.

Certains sont relativement faciles, ceux qu’a résolus notre civilisation et qui remplissent les rayons des bibliothèques. Il en est de difficiles, tels ceux qui ont fait dire au professeur lausannois Roorda : « L’homme ne sait pas où il va, mais il veut y arriver le plus vite possible. » Il y a les problèmes à court terme, ceux qu’on résout, et les non-résolus qui s’imposent lors de catastrophes dues à des facteurs humains comme pour la perte de contrôle du réacteur de Tchernobyl, les fleuves non domestiqués, les mélanges raciaux, l’immigration hors contrôle et les guerres civiles.

Quant aux problèmes à long terme, il y a les innombrables « qui peuvent attendre » jusqu’au moment où il est trop tard pour intervenir, comme pour le déboisement des terres et la pollution des mers.

Il existe encore de nombreux problèmes qui englobent le court, le moyen et le long terme, comme les dysfonctionnements sociaux et politiques qui imposent aussi bien les modes vestimentaires que les modes comportementales. A tel point que les problèmes réels se fondent dans la masse de problèmes oiseux.

Or, la question « Que faire ? » exige tout d’abord une réponse à la question « Que savons-nous ? ». L’incertitude quant à celle-ci voue la première question aux mêmes incertitudes.

Le propagandiste affirme quand l’honnête homme hésite, réfléchit et propose. Le propagandiste exige car il prétend savoir. Le propagandiste honnête est celui qui croit avoir trouvé. D’où la difficulté des choix et les hésitations de l’Histoire. Ici et fondamentalement se pose le problème de la connaissance. Et nous touchons à une différence capitale : d’une part ce dont nous ne pouvons douter, d’autre part ce qui peut se confirmer ou s’infirmer.

Impossible de mettre en doute le théorème de Pythagore. Cela parce qu’il s’agit de règles portant sur des représentations n’existant que dans notre esprit. Leur certitude tient à ce qu’il est impossible d’en douter car elle repose sur la nature même de notre esprit. Ces règles connues depuis l’Antiquité regroupent toutes les sciences de l’esprit : mathématiques, géométrie, logique pure, une somme qui constitue le domaine de l’« incontestable », parce que notre esprit ne peut les réfuter.

La vérité, elle, est une autre chose : une concordance entre notre esprit et telle partie d’un univers extérieur. Ce que Nietzsche avait fort bien vu. Et ce qui distingue une réalité cosmique d’une réalité humaine, fruit de la pensée.

Et qu’est-ce que le révisionnisme ?

Rien d’autre que la remise en question des thèses visant à maintenir des réparations imposées par les vainqueurs de 1918 et de 1945. D’où la haine des bénéficiaires à l’endroit des révisionnistes qui, contestant le bien-fondé des « réparations », privent les vainqueurs des privilèges qu’ils s’arrogent. Impardonnable !

En lui-même, le révisionnisme n’est pas la doctrine d’une certaine vision du monde : il récuse simplement les thèses qui servent à justifier la tyrannie de ceux qu’on appellerait « mondialistes », étiquette désignant des lobbies fort divers, mais ayant en commun – pour le moins – le désir d’exploiter les vaincus de deux guerres mondiales, certains souhaitant même leur extermination, mais se contentant pour le moment du statu quo, sans toutefois renoncer au pire.

Le mondialisme comporte en outre de gros bataillons d’idiots utiles que d’habiles démagogues dirigent avec cynisme en leur faisant croire au « progrès », aux devises trompeuses de la Révolution française et à l’honnêteté de leurs cornacs. Ces naïfs se paient de promesses et forment une masse de manœuvre docile, mais dont la conscience obscurcie est parfois traversée par d’imprévisibles éclairs de lucidité.

CdC No 570, juillet-août 2015

LES FONDEMENTS DE LA CONNAISSANCE

Ce que nous savons réellement et ce que nous croyons savoir est difficile à dissocier, de même qu’il est difficile de classer une bibliothèque entre livres à moitié faux ou livres à moitié justes. Notre bagage intellectuel croît de génération en génération, mais quelle en sera le bénéfice ? L’expérience seule le montrera.

L’expérience consiste à transformer telle hypothèse en probabilité, si possible en certitude. Mais la certitude totale reste le plus souvent inaccessible, sauf celle qui caractérise les sciences de l’esprit, telle la géométrie.

Ce qui subsiste, dès lors, ce sont de plus ou moins fortes probabilités. Ainsi, le politicien, contraint d’agir, décidera en méconnaissance de cause en se fiant pour l’essentiel à sa bonne étoile. Son échec éventuel prouvera simplement une erreur de l’étoile. Peu importe puisque une réussite sur cent (ou mille) suffit à changer le monde. Ce jeu de hasard l’emportera grâce au nombre de joueurs, comme on l’observe dans de nombreuses réussites historiques. C’est pourquoi nous retrouvons dans les jugements sans appel de l’Histoire une certaine forme de « sélection naturelle » qui semble être le moteur de l’évolution des espèces. Une idée « perdante » cédera sa place à une idée « gagnante ». Comme dans la nature, une sélection intervient et décide du sort de l’espèce. Et l’idée « gagnante » mènera le monde…

On voit que, pour les humains, les idées obéissent aux lois de la vie et dictent l’expansion ou la disparition d’un village, d’une nation, d’une race. Et c’est à l’individu, grain de sable sur la plage, qu’il incombe de miser sans relâche sa « chance » pour que la vie continue.

Autrement dit, la connaissance est une marche dans la nuit avec pour guide un faible lumignon : la seule conscience de l’individu.

En principe, l’action est la conséquence de la connaissance. De nos jours, les dirigeants de la planète ne trouvent plus le temps de réfléchir, alors qu’il faudrait examiner les problèmes en confrontant le pour et le contre. Or l’événement vous prend à la gorge : il faudrait agir tout de suite ou jamais, et l’on agit souvent en improvisant avec de gros risques d’erreurs ou bien on laissera passivement venir la catastrophe.

Que choisir ?

Voilà le progrès : plus une communauté grandit, plus le contact entre la base et les dirigeants diminue, plus se multiplient et se renforcent les intermédiaires occultes qui peuvent ainsi influencer, voire confisquer le pouvoir.

Aux Etats-Unis, entre le citoyen armé d’un bulletin de vote et les députés, tout un grouillement de lobbies sème la confusion dans l’opinion publique au détriment du bien public. Mais la structure dirigeante comprend deux partis complices ce qui permet quand même de faire avancer le robot étatique.

En France, on observe une semblable disparité entre la base et le gouvernement, mais sans le relatif correctif d’un bipartisme complice, d’où une confusion politique presque totale.

En Suisse, l’opposition des partis est atténuée par les ententes entre les décideurs financiers qui tirent les ficelles en coulisse. Ce qui conduit les Chambres fédérales à voter des textes incompréhensibles par rapport au résultat des élections. Les majorités apparentes ne correspondent pas forcément à la majorité réelle !

Quant à l’Islande et ses 300 000 habitants, la proximité entre la base et les députés met souvent en échec les tentatives des lobbies de passer outre la volonté populaire. La vénérable démocratie islandaise serait-elle la seule à mériter le label de démocratie authentique ?

Pour ces diverses raisons, un peuple, au sens de communauté organisée, ne peut plus se gouverner lui-même si le nombre de ses ressortissants dépasse une limite que l’on peut évaluer entre mille et deux mille personnes. Cette fourchette correspond au nombre de personnes qui peuvent se connaître personnellement.

On comprend dès lors pourquoi les problèmes du jour ne peuvent que s’aggraver avec l’augmentation constante de la population mondiale et pourquoi les grands Etats multiculturels (Etats-Unis, Russie, Chine) connaissent périodiquement de graves troubles sociaux. Et pourquoi les petites communautés homogènes survivent grâce à une meilleure communication des citoyens entre eux, sans intermédiaire.

CdC No 571, septembre 2015

PERSPECTIVES

En cette année 2015, en Suisse, en Europe et dans le monde, les inégalités sociales et les instabilités politiques s’aggravent et minent ce « progrès » dont notre époque est si fière. Bien que, selon les pays, le désordre se développe différemment, il augmente partout. Notamment en Suisse, indiscutablement en France, catastrophiquement en Grèce ou en Irlande. Bref, ça va mal à des degrés divers ; en Europe, au pire peut-être dans les pays de l’ex-Yougoslavie.

Certes, nos optimistes présentent les désastres comme d’inévitables inconvénients de la sacro-sainte démocratie. Jusqu’à quand pourra-t-on nous faire prendre des vessies pour des lanternes ?

En attendant les bonnes surprises du progrès, il est toutefois plus prudent de prévoir le pire ; un chaos qui, de plus en plus, crève les yeux. Ce désordre, mondial, prend une ampleur jamais vue. Jusqu’à présent et depuis la Deuxième guerre mondiale, les puissances en compétition se sont bousculées sur la planète. Les Etats-Unis (ou « désunis » ?) dominent encore le globe, mais leur faiblesse augmente de jour en jour en même temps que croît leur dette nationale. La Russie, terrassée par l’effondrement du bolchévisme, se remet plus vite que prévu et occupe le deuxième rang. La Chine vient au troisième, suivie par le cortège des nations qui cherchent à s’imposer localement en attendant de se faire une place au soleil.

Voilà quelques aspects d’une instabilité croissante, donc dangereuse. Dès lors, comment cerner le problème ? En permettant aux hommes de mieux agir. Si, un siècle après le début des grandes guerres mondiales, les problèmes se sont aggravés, c’est que les remèdes essayés n’ont pas obtenu les résultats escomptés. Cela ne signifie pas que les remèdes étaient mauvais, mais seulement insuffisants. Il faut, certes, réexaminer les problèmes, mais aussi chercher de nouvelles solutions. Et cela, déjà, du seul fait que les vieux problèmes (mélanges ethniques et raciaux, troubles politiques, désordres économiques et spirituels) se sont aggravés après une Deuxième guerre mondiale qui n’a rien résolu.

La recherche historique ne suffit pas. Il faut promouvoir des recherches sur les causes de l’aggravation des problèmes, en partie nouveaux. Si les puissances mondiales s’affrontent toujours davantage, c’est évidemment parce que les anciens problèmes sont récurrents et que de nouveaux problèmes s’y ajoutent au point de masquer les causes initiales de la question.

Ainsi, l’immigration allogène en Europe, faible encore en 1918, s’accentue dès 1945 pour tout submerger en 2015. Ce fait, impossible à relativiser, joint à beaucoup d’autres, est une menace vitale pour l’intégrité des peuples européens de souche qui, à ce régime, ne seront bientôt plus majoritaires dans ce qui fut leur territoire de vie.

En 2015, le chaos progresse de manière réjouissante pour les ennemis de la vie et des peuples. Selon les principes de la « libre circulation », panacée à la mode, n’importe qui peut débarquer et s’établir n’importe où. Ainsi, les Suisses du XXIe deviendront minoritaires dans un pays aux frontières perméables. Ils y vieillissent et meurent. Des immigrés, naturalisés « vite fait mal fait », les remplacent plutôt deux fois qu’une.

La nation, jadis communauté de sang établie sur un sol âprement défendu, est devenue une société anonyme pour l’exploitation économique d’un territoire donné.

2015 s’installe dans le désordre. Que faire ? Cette question se pose aux responsables de nos destins. Mais qui sont-ils ? Les élus du Parlement ne seraient-ils que des pantins dont d’invisibles mains tirent les ficelles ? Il faut toujours davantage distinguer entre les bateleurs, les metteurs en scène et ceux qui, dans l’ombre, décident réellement. Ce dispositif offre aux puissants l’avantage de dérober les vrais responsables à la foudre de la critique.

La meilleure preuve que les Etats-Unis, première puissance encore, ne parviennent plus à s’imposer, c’est le recours constant à la force armée. Faute de convaincre, ils bombardent, ils terrorisent. Aujourd’hui, le chaos mondial bat des records avec le brassage des peuples dans le but de faire coexister des ethnies qui forgeront la race future. Nous appelons peuple un ensemble organisé de longue date sur un territoire défini. La race en assurait la cohésion. Une race englobe souvent plusieurs peuples, voire plusieurs Etats.

C’est dans l’actuel contexte rempli d’incertitudes que se posent aujourd’hui des défis devenus incontournables. Dès lors que les enjeux deviennent clairement évidents, ces problèmes deviennent plus visibles de même que leurs solutions. Ainsi, défendre notre territoire sera possible si les populations y vivent en harmonie et problématique si elles se déchirent.

Malgré tout, nous tenons le pari que la Suisse est encore viable, donc défendable.

CdC No 572, octobre 2015

 

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