Gaston-Armand Amaudruz sur le mondialisme dévastateur

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Rétrospective Gaston-Armand Amaudruz

SÉRIE – Editorial de G.-A. Amaudruz paru dans l’édition de janvier-février 2014 de la revue nationaliste suisse Courrier du Continent, No 555, sous le titre « Le mondialisme dévastateur ».

Le cas d’école de naufragés sur une île déserte comporte, en bref, les problèmes de l’humanité. Si l’île est accueillante, elle nourrira bientôt son monde et le logera confortablement. La colonie, une fois les besoins satisfaits, indispensables, pourra commencer une vie culturelle. Les priorités ne se discutent pas, elles s’imposent.

Notre planète, dans le rôle de l’île, gagnera en complexité, mais les problèmes subsisteront. Les sociétés, restreintes à l’âge des chasseurs-pêcheurs, connaîtront une explosion démographique, car un même territoire nourrira une population beaucoup plus nombreuse. Les sociétés se développent avec l’échange des services. Une monnaie, valeur conventionnelle, simplifie les transactions. Mais, grave inconvénient, quiconque réalise un gain sans service rendu impose à la communauté une prestation sans contrepartie (voilà, du reste, une définition du parasitisme).

Jusqu’à notre siècle, les forces qui régissaient le monde – le « lobby mondialiste » – en partie connues, en partie occultes, se présentaient sous les aspects du parasitisme : tel groupe achète et revend peu après avec un bénéfice usuraire.

Comme on ignorera la composition exacte de ces groupes, ceux-ci et les médias hurleront au « complotisme » si quelque imprudent les dénonce. Mais le complot, de composition ignorée, est bien réel. On prétendra que les parlements représentent les peuples et non ceux qui financent les élections… D’où les surprises aux parlements censés représenter les peuples.

Et ainsi, le vote d’un parlement résultera de volontés plus ou moins connues, niées avec indignation ; ce qui donne lieu à des votes imprévus, souvent désastreux pour les acteurs naïfs.

Ces problèmes, dans l’actuel contexte mondial, paraîtront plus complexe que ceux de l’île déserte. Mais le fond reste le même : un clan sous-estimé impose ses décisions.

En ce début de 2014, la partie d’échec mondiale paraît déroutante. Quelle qu’en soit la complexité et l’ampleur, on retrouvera toujours le schéma de l’île déserte et le fait social que la réalisation d’un gain sans contrepartie charge les épaules de travailleurs actifs.

L’immense complexité apparente du monde terrestre avec ses milliards d’humains, divers de nature, et logés à tel endroit selon les hasards de l’Histoire, ne fera que dissimuler ces grandes lignes et rendre les solutions plus difficiles.

Aujourd’hui, la densité des populations, leur implantation, leurs composantes ethniques, masquent le problème de base : la survie de « l’homo sapiens ».

Voyons les données :

  • Comment maintenir un ordre social viable ?
  • Comment concilier les diversités humaines ?
  • Comment éviter l’affaiblissement des peuples par métissage ?
  • Comment favoriser leur ascension biologique et en freiner le déclin ?

Ce qui se subdivise ainsi :

a) promouvoir les lignées fortes et saines ;

b) restreindre les lignées dégénérées.

Ces données fondent les sociétés, car elles en assurent la durée. Les négliger, comme à notre époque, c’est risquer leur aggravation, peut-être catastrophique.

A l’heure où prend fin l’hégémonie des Etats-Unis, derniers vainqueurs de 1945, les puissances, petites, moyennes ou grandes, partent à la conquête politique des espaces abandonnés.

Le nouvel ordre (ou désordre) mondial s’installera comme il pourra. Les peuples européens obtiennent un sursis : ils peuvent encore échapper à la domination états-unienne à la condition, problématique, d’un minimum d’ordre social.

Pour ces raisons, et beaucoup d’autres, il faut davantage faire porter l’effort sur l’action locale et sur la communauté naturelle ; et surtout réviser nos connaissances et prévisions dans tous les domaines.

Mais cela présuppose le rétablissement des libertés de pensée, de recherche et de parole qui, aujourd’hui, nous sont refusées. On nous refuse aussi le droit de réexaminer les vérités officielles du moment.

La libre parole n’est pas une doctrine, mais la condition d’existence de toutes les doctrines. Quant à celle du salut pour l’Europe et pour le monde, elle sera l’œuvre de notre siècle. L’élaboration de cette doctrine comprendra notamment :

1) La défense des communautés naturelles

2) La libre recherche

3) La parade des dangers

4) Les conditions d’une renaissance

La situation est grave ; l’avenir, sombre ; que chacun fasse son possible.

CdC, No 555, janvier-février 2014

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