Gaston-Armand Amaudruz sur la fin de l’hégémonie des « Etats-Unis »

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Rétrospective Gaston-Armand Amaudruz

SÉRIE – Editorial de G.-A. Amaudruz paru dans l’édition de mars 2014 de la revue nationaliste suisse Courrier du Continent, No 556, sous le titre « Où va-t-on ? ».

Tels problèmes non résolus s’aggravant de génération en génération. Voici ce qu’il advient : une civilisation s’effondre ; les foules refusent de prévoir et tâtonnent, l’humanité s’enlise dans le passé, se noie dans le présent et court à un avenir « radieux », tout en fonçant dans un mur. Un peu partout, des lois sévissent contre les téméraires qui abordent de dangereux rivages tel le brassage ethnique et, pour l’Europe, l’arrivée d’Africains, d’Asiatiques, dont on dissimule l’ampleur et le danger.

Quelle est donc la volonté qui intervient ici ? On n’a que l’embarras du choix devant un grouillement d’entreprises, de tendances, individuelles et collectives, qui se combattent ou s’allient et dont l’ensemble constitue le chaos moderne. Nommez tel responsable et vous êtes un « complotiste » : suspectez les plus puissants et vous aggravez votre cas ; cherchez des alliés pour une action ponctuelle efficace et vous attirez la foudre de qui se sent menacé. Et pourtant le désordre envahissant appelle une réaction saine ; mais le « lobby » veille, prêt à étouffer les velléités suspectes.

Il se peut que des forces nouvelles prennent le « lobby » de vitesse, échappent à une répression immédiate et menacent gravement un système, contraint, dans un premier temps, à la défensive. Ces forces nouvelles, le système cherchera d’abord à les neutraliser par des concessions, par la corruption et, en dernier lieu, par la répression.

Voilà une possibilité qui, si elle se réalise, serait un premier pas vers le haut. Un tout premier pas.

Dernière superpuissance encore en scène, les « Etats-Unis », afin de maintenir une difficile hégémonie mondiale, ont systématiquement torpillé les petites puissances, après avoir éjecté les grandes de la scène mondiale. Précisons et rappelons : « Etats-Unis » n’est pas un peuple, ni un ensemble de peuples, mais le robot qui agit en leur nom, contrôlé et programmé par des forces peu connues ou ignorées. Celles qui prétendent agir au nom et dans l’intérêt des citoyens n’ont pas toujours entièrement tort, mais il en est d’autres qui ne le prétendent pas et qui ont raison et d’autres encore dont on ne sait rien.

Evidemment, plus un ensemble électoral (un Etat) est grand, moins compte la voix d’un citoyen (contrairement à ce que soutiennent les médias). Les « Etats-Unis » ressemblent à un panier de crabes. Une bonne question : quel est le plus gros crabe ?

Que voyons-nous en ce début 2014 ? l’hégémonie des « Etats-Unis » a pris fin avec la défaite en Géorgie : entrent ou rentrent en scène la Russie, la Chine et leurs satellites. Le monde, désormais divisé en trois, va-t-il vers un équilibre instable, ou vers le chaos, ou vers la guerre ?

Pour la première fois, les pronostics sont difficiles. On ignore quelle tendance va prévaloir aux « Etats-Unis » : le bon sens qui veut d’abord restaurer l’infrastructure, une ambition raisonnée visant les pays voisins, ou l’aventurisme au Moyen-Orient, avec le risque d’une troisième guerre mondiale ? Pour la Russie, choisira-t-elle la résistance ou la funeste obéissance au robot états-uniens ? Quant à la Chine, elle a tout l’air de procéder par petites étapes, méthode prometteuse, dangereuse pour les autres puissances. Et l’Europe, dans ces perspectives ? Le proche avenir reste sombre, presque désespéré. Tout dépendra de la cohésion de ses peuples. Une cohésion aujourd’hui médiocre à mauvaise.

Moralité : il faut commencer par redéfinir les mots et espérer que le destin va patienter.

Les multiples théories sur l’homme et le cosmos n’ont abouti à aucun ordre social durable. Pire : les sociétés humaines affrontent toutes des difficultés grandissantes. Proviennent-elles de la croissance démographique, d’un changement climatique, d’une modification psycho-physique des individus, de bouleversements culturels, d’une combinaison de plusieurs de ces facteurs, ou d’autres encore ?

Il appartient à la recherche de trouver des solutions…

à la libre recherche !

Résumons. De nombreux Etats d’Europe laissent à désirer ; voilà bien le moins qu’on puisse dire ! Cafouillages économique, culturel, bref, dans tous les domaines et dans la plupart des pays. La dénatalité, par exemple : presque tous les autochtones d’Europe dépérissent ; seule l’Islande surnage avec un taux supérieur à deux enfants par femme. En Suisse, de 1945 à 2014, la population passe de 4 à 8 millions. Mais celle de 1945, de natalité inférieure au taux de renouvellement, est à présent minoritaire. Il en va de même en Europe occidentale, ce qui se traduit par un dépérissement des autochtones. Les chiffres disponibles, plus ou moins fiables, convergent cependant. Les lignées de 1945 disparaissent en Suisse et plus ou moins ailleurs. En Europe, les Blancs reculent devant les allogènes. Ils tiennent bon en Islande ? Victoire !

Nul besoin d’en savoir davantage. Ces observations suffisent à conclure. Les Blanc d’Europe reculent devant la marée exotique. Une seconde bataille de Poitiers tiendrait du miracle.

Le plus probable est un reflux des Blancs vers le Nord qui, miraculeusement pour eux, se réchauffe. Et voici l’une des possibilités, décrite par Saint-Loup : conditions de salut, se débarrasser, par une vie dure, des Blancs dégénérés qui sont les ennemis de l’intérieur et qui ouvrent la porte aux ennemis de l’extérieur !

Autant dire qu’il faut compter avec une phase, peut-être longue, de cheminement dans la nuit spirituelle.

CdC No 556, mars 2014

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