« La nouvelle question juive » ou la fin de Guillaume Faye

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Par Jürgen Graf

Jürgen Graf

Au printemps 2005 j’appris que la rédaction du journal russe de tendance néo-païenne Atenei avait invité en Russie un des maîtres-penseurs de la droite nationaliste française, Guillaume Faye, pour discuter d’une future collaboration dans le cadre d’un mouvement identitaire pan-européen. Cette nouvelle me réjouit. A l’époque, j’avais lu deux livres de G. Faye, L’Archéofuturisme (éd. L’Aencre, 1998) et La Colonisation del’Europe (éd. L’Aencre, 2000), une étude magistrale sur les conséquences catastrophiques de l’invasion allogène. La lecture de ces ouvrages m’avait convaincu que G. Faye était un analyste politique de valeur et un écrivain de talent. J’étais donc fort désireux de faire sa connaissance personnelle.
Guillaume Faye

Guillaume Faye

Accompagné de deux compatriotes, G. Faye arriva à Moscou en mai 2005. Comme je m’y attendais, il se montra un interlocuteur intéressant qui avait des connaissances encyclopédiques sur la politique française en général et les divers courants nationalistes en particulier. Lors de cette visite, G. Faye tint deux conférences, une à Moscou et une à St. Petersbourg, auxquelles je ne pus assister.

A ce moment, les russes qui avaient invité G. Faye prévoyaient de lui confier le rôle de dirigeant d’une association identitaire blanche internationale, mais ils se rendirent rapidement compte que ses graves défauts personnels le disqualifiaient pour cette tâche – à laquelle G. Faye lui-même n’avait d’ailleurs jamais aspiré; il s’était toujours contenté du rôle «d’idéologue».

En juin 2006, G. Faye effectua une seconde visite à Moscou pour participer à un colloque organisé par Atenei et consacré au sujet L’Avenir du Monde Blanc. Le titre de son exposé était „De la Géopolitique à l’Ethnopolitique“.1 Participèrent également trois autres orateurs français, Yann-Ber Tillenon, Pierre Krebs et Pierre Vial.2

Entre-temps l’historien russe Anatoli Ivanov avait traduit en russe deux livres de G. Faye, Pourquoi nous combattons? (éd. L’Aencre, 2001) et Le coup d’Etat mondial. Essai sur le nouvel impérialisme américain (éd. L’Aencre, 2004).

Une troisième visite de G. Faye à Moscou eut lieu en juillet 2007, à l’occasion d’un colloque sur la Russie et le monde blanc. Lors d’une de nos rencontres, G. Faye me fit savoir que la publication de son livre La nouvelle question juive était imminente. Deux mois après son retour en France, j’étais en possession de cet ouvrage3.

A en croire le texte de couverture, G. Faye aurait écrit un “livre choc” qui répondrait “de manière libre et percutante” aux questions soulevées. Nous allons montrer qu’il n’en est rien. La nouvelle question juive est un livre profondément malhonnête dont le seul ressort semble être une volonté de désinformation.

C’est une accusation grave, mais comme on verra, elle est facile à prouver. Ma critique se concentrera sur le sixième chapitre de l’ouvrage (“Le soleil couchant de la Shoa”), ainsi que sur les autres passages consacrés à la “shoah” (comme les juifs eux-mêmes, G. Faye préfère cette expression à “holocauste”) et aux révisionnistes. Vu l’importance cardinale de cette question, la façon dont elle est traitée constitue, à mon avis, la pierre de touche de toute étude sur le rôle des juifs dans la société occidentale après 1945. Un livre qui accepte la version officielle des événements, ou qui esquive la question, sera dans le meilleur des cas de valeur fort limitée.

A ce raisonnement, on pourrait opposer l’argument selon lequel aucun auteur français ne peut mettre en cause la version kacher de l’”holocauste” sans tomber sous le coup de la Loi Gayssot, et qu’on n’a pas le droit de demander à G. Faye, ou à qui que ce soit, de risquer une peine de prison ou des amendes ruineuses. Ma réponse est que G. Faye aurait pu recourir à la stratégie dont se sert David Duke dans ses livres My awakening et Jewish Supremacism: Sans cautionner expressément la thèse révisionniste, Duke cite de nombreux arguments révisionnistes, met en relief les contradictions et les incongruités de la version officielle des faits et en conclut que la vérité ne peut être établie que moyennant un débat – chose que le côte juif refuse systématiquement. Cette démarche me paraît tout à fait acceptable, aussi bien d’un point de vue intellectuel que moral.

Il est vrai qu’en France une telle stratégie ne mettrait pas nécessairement un auteur à l’abri de la loi Gayssot, comme le montre le cas de Bruno Gollnisch, condamné à une lourde amende simplement pour avoir émis des doutes sur la réalité historique des chambres à gaz. A un auteur qui n’est pas prêt à courir un tel risque on conseillera de s’abstenir de toute discussion de la question juive. De cette façon, il évitera la prison et les amendes sans souiller son honneur en cautionnant un monstrueux mensonge historique.


  1. Guillaume Faye, “De la Géopolitique à l’Ethnopolitique: Le nouveau concept d’’Eurosibérie’. Le rôle historique majeur de la Russie”, dans: The White World’s Future. International Conference, Moscow, June 8-9, 2006, Athenaeum, P.O. Box 11, 109462, Moscou. 2006.
  2. Yann-Ber Tillenon, “La Révolution Indo-Européenne”; Pierre Krebs, “Kampf und Strategie der neuen Kultur”; Pierre Vial, „Le Choc des Civilisations: Le Face-à-Face Nord-Sud“; dans: The White Word’s Future (voir note précédente).
  3. Guillaume Faye, La nouvelle question juive, Les éditions du Lore 2007.

Le point de départ de G. Faye

Dans un “avertissement” à ses lecteurs, G. Faye écrit à la page 20:

“Quant aux révisionnistes et’ négationnistes’, selon l’appellation que l’on voudra, j’estime que leur combat est un prurit d’adolescents totalement inutile, inefficace et contre-productif; et, en outré, entaché de graves lacunes méthodologiques et de ‘biaiseries’ idéologiques. Je ne suis pas choqué ‘moralement’ par leur attitude, mais ils regardent dans le rétroviseur.”

G. Faye n’est donc pas ”choqué moralement” par les thèses révisionnistes. En effet, il n’est choqué moralement par rien parce que

“Dans cet essai, comme dans tous mes autres textes, je défends une position amorale, inspirée des idées de Machiavel et de Nietzsche” (p. 18).

Notons donc que G. Faye défend une position amorale. Qui est au courant de certains épisodes peu appétissants de sa biographie le croira volontiers…

On aimerait évidemment savoir quelles sont les “graves lacunes méthodologiques” et les “biaiseries idéologiques” dont les révisionnistes se rendraient coupables, mais on ne l’apprend pas, car G. Faye ne mentionne pas un seul argument révisionniste et ne cite pas un seul titre d’un auteur révisionniste.

Quand je porte des accusations contre G. Faye, je les étaie par des arguments, des faits, des citations. Par contre quand G. Faye porte des accusations contre les révisionnistes dont les ouvrages contiendraient de “graves lacune méthodologiques”, il n’apporte pas le moindre argument pour justifier son reproche. Il commet donc une calomnie à leur égard. Mais que peut-on attendre d’un homme qui dit lui-même qu’il défend “une position amorale”?

La compétence de G. Faye pour juger le révisionnisme

G. Faye écrit: “On notera chez les révisionnistes une question en suspens: Que contestent-ils? Les chambres à gaz homicides seulement, ou les déportations? Ou les exterminations? Ou la politique anti-juive du national-socialisme? Ou les critères d’internement dans Les KZL? Je n’ai jamais bien saisi. On a l’impression, à lire leurs textes, qu’on passe de l’un à l’autre, dans une certaine confusion. Nient-ils une volonté d’extermination des Juifs ou les moyens techniques d’y parvenir? Ou bien encore le chiffre exact des disparus?” (p. 191/192)

Dans le chapitre “Conclusion et résumé des thèses”, G. Faye enfonce le clou: “Que conteste-t-on? Simplement les chambres à gaz comme moyen ou le processus de tentative d’extermination lui-même? Les déportations des Juifs dans les KZL? Qu’est-ce qui n’a pas existé? A quel niveau sémantique se situe le prétendu mensonge et où est exactement la frontière entre la réalité et l’imposture? Peut-on penser qu’il n’ai jamais existé de persécutions anti-juives?” (p. 264).

Or ce que disent les révisionnistes est parfaitement connu: Il contestent l’existence d’un plan d’extermination physique des juifs, l’existence de chambres à gaz homicides et le chiffre de six millions de victimes juives. Pas un seul révisionniste n’a jamais songé à contester les déportations, la politique anti-juive du national-socialisme ou les persécutions anti-juives. Soulignons d’ailleurs que, si les révisionnistes émettaient de telles contre-vérités évidentes, on n’aurait pas besoin de lois liberticides pour les combattre. Il suffirait de les exposer comme charlatans dans une discussion publique en présentant des documents réfutant leurs affirmations. Comme il y a des dizaines de milliers de documents prouvant les déportations et les persécutions, ça serait un jeu d’enfant. Par contre, il n’existe pas un seul document prouvant l’existence d’un plan d’extermination physique des juifs ou la réalité historique des chambres à gaz homicides.

Si G. Faye dit qu’il “n’a jamais bien saisi” ce que disent les révisionnistes, il n’y a que trois explications possibles:

1) G. Faye a lu certains textes révisionnistes, mais il est trop stupide pour les comprendre. Cette possibilité doit être écartée tout de suite: Quoiqu’on pense de G. Faye, il n’est sûrement pas stupide.

2) G. Faye n’a jamais lu de textes révisionnistes. Lui, qui s’est suffisamment intéressé à la question juive pour lui consacrer tout un livre, qui est parfaitement conscient de l’importance cruciale de la “shoah” et qui sait qu’on persécute ceux qui la mettent en question, n’a jamais eu la curiosité de se familiariser avec les arguments de ces gens. Il n’a lu aucun ouvrage de Paul Rassinier, ancien déporté et père du révisionnisme. Il n’a rien lu de Robert Faurisson, de Serge Thion, de Pierre Guillaume, de Pierre Marais, d’Henri Roques, de Jean Plantin ou de Vincent Reynouard. Il n’a pas lu le livre de Georges Theil qui a valu une condamnation particulièrement lourde à son auteur. Il n’a pas lu Le Mythe d’Auschwitz de Wilhelm Stäglich, dont la traduction française est disponible depuis presque deux décennies. Lui, qui sait très bien l’anglais, n’a lu ni les écrits d’ Arthur Butz et des autres révisionnistes américains, ni les ouvrages révisionnistes fondamentaux édités en anglais par Germar Rudolf, comme Dissecting the Holocaust, ou Lectures on the Holocaust, ni les études de Carlo Mattogno, dont les plus importantes ont été traduites en anglais.

Mais si cette hypothèse est exacte, si G. Faye n’a pas la moindre idée de ce que disent les révisionnistes, comment peut-il alors s’arroger le droit d’affirmer que les écrits révisionnistes sont “entachés de graves erreurs méthodologiques” et qu’il se “désolidarise complètement de ceux qui nient la Shoa” (p. 171)?

3) Dernière possibilité: G. Faye a lu certains textes révisionnistes et les a parfaitement compris, mais il fait semblant de ne pas les comprendre pour ne pas être obligé à répondre aux arguments qui y sont exposés. Mais cette hypothèse, qui me paraît beaucoup plus probable que la précédente, n’améliore guère la position de G. Faye qui ne serait dans ce cas qu’un menteur.

“Une brume où personne ne comprend plus rien”

A la page 192, G. Faye écrit:

“Les révisionnistes développent en réalité leurs thèses dans une brume où personne ne comprend plus rien. Ils se sont déconsidérés en laissant croire que le III Reich n’avait, au fond, pas persécuté les Juifs, comme si au final, Jules César n’avait pas envahi la Gaule.

”Notons d’abord que G. Faye, qui encore dans l’alinéa précédent prétendait qu’il n’avait “jamais bien saisi” ce que disent les révisionnistes, l’a finalement quand même saisi: Ils “laissent croire que le III Reich n’avait, au fond, pas persécuté les Juifs”! En accusant les révisionnistes – dont les écrits sont d’une clarté remarquable – de “développer leurs thèses dans une brume où personne ne comprend plus rien”, il décrit en effet sa propre stratégie: Créer de la confusion pour empêcher ses lecteurs de comprendre ce que disent les révisionnistes.

Voici un autre exemple illustrant cette stratégie:

“Plusieurs auteurs révisionnistes n’ont jamais nié les persécutions et les déportations, mais seulement la méthode, les ‘chambres à gaz’” (p. 183).

G. Faye ne dit pas qui sont ces “plusieurs” auteurs révisionnistes qui n’ont jamais nié les persécutions et les déportations, et il va de soi qu’il se garde bien de nommer les autres révisionnistes, qui, a la différence de ces “plusieurs”, les nieraient. Il ne pourrait en effet les nommer pour la simple raison qu’ils n’existent pas, et G. Faye en est parfaitement conscient.

Une “shoah” sans chambres à gaz?

A la page 169, G. Faye définit le terme de “shoah” de la façon suivante:

“La Shoah – ou Holocauste – désigne l’élimination par le Troisième Reich de la majorité des Juifs ashkénazes d’Allemagne et de l’Europe occupée et satellisée, officiellement 6 millions de victimes environ. Pour les juifs, ce génocide industriel et rationnel est le plus grand de tous les temps…”

Quatorze pages plus tard, G. Faye écrit:

“Ce qui discrédite le révisionnisme, c’est qu’il a glissé d’une contestation technique des chambres à gaz homicides à la contestation intenable de la Shoah elle-même.”

Mais si la “Shoah” était un “génocide industriel et rationnel”, il fallait bien une arme du crime pour la réaliser. Cette arme du crime aurait été les chambres à gaz. Contester l’existence de ces dernières équivaut donc nécessairement à la contestation du “génocide industriel et rationnel” lui-même, et reprocher aux révisionnistes d’avoir “glissé d’une contestation technique des chambres à gaz homicides à la contestation intenable de la Shoah elle-même” est tout simplement une absurdité logique. Ce fait ne pouvait d’ailleurs échapper à G. Faye qui, une fois de plus, essaie de jeter de la poudre aux yeux de ses lecteurs.

Pourquoi G. Faye est contre les lois-muselières

G. Faye se déclare opposé aux lois qui répriment le révisionnisme, car

“Les lois anti-révisionnistes ont beaucoup nui aux Juifs…(p. 182) “Une opinion pénalement punie, même si elle est fausse, passe pour vraie. Les législations anti-négationnistes ont abouti à l’effet exactement inverse du but recherché: promouvoir la publicité pour le révisionnisme et le doute sur la Shoah. […] Paradoxalement, les répressions contre les révisionnistes leur ont rendu un immense service…(p. 262/263).

Enfin une bonne nouvelle pour Germar Rudolf et Ernst Zündel, incarcérés pour délit de révisionnisme en Allemagne Fédérale, et pour Wolfgang Fröhlich et Gerd Honsik, emprisonnés pour le même délit en Autriche! Dans leur naïveté, ils avaient cru que les lois anti-révisionnistes nuisaient à eux et à leurs familles, mais grâce à G. Faye ils savent maintenant que ces lois leur rendent “un immense service” et ne nuisent qu’aux juifs!

La thèse selon laquelle les législations anti-révisionnistes ne feraient que promouvoir la publicité pour le révisionnisme est manifestement fausse. Les politiciens qui les ont initiées sont certes des créatures odieuses, mais ils ne sont pas des imbéciles, et il faut admettre que ces lois se sont montrées relativement efficaces. Oui, elles constituent une violation de ces “droits de l’homme” dont nos politiciens parlent tous les jours et elles démasquent ces derniers comme d’impudents hypocrites.

Il ne faut d’ailleurs pas croire que c’est de gaîté de cœur si les démocrates se sont sentis obligés d’étaler ainsi au grand jour leur hypocrisie. Car en interdisant ouvertement sur un seul et unique sujet, celui de l’holocauste, le droit à la liberté d’opinion et d’expression dont ils se flattent par ailleurs d’être les plus ardents défenseurs, ils ont conscience qu’ils se mettent en contradiction avec eux-mêmes et que cela leur fait du tort dans l’esprit d’une partie non négligeable de leur électorat. Mais pour nos régimes démocratiques le sujet holocauste est si important, et les arguments des révisionnistes lui paraissent, n’en doutons pas, si convaincants que nos politiciens n’ont pas eu le choix et qu’ils ont dû se résigner à se renier eux-mêmes pour sauvegarder coûte que coûte la clé de voûte des mensonges de notre temps.

On n’en appréciera que mieux les nombreux passages du livre de G.Faye dans lesquels l’auteur veut nous faire croire que le combat révisionniste serait passéiste et sans importance et que somme toute il n’intéresserait plus personne. On retrouve là l’argument classique de tous ceux qui soucieux de se coucher dans le lit d’un minimum de bienséance holocaustique et de ne pas trop s’attirer la haine des juifs prétendent être modernes et ne pas s’intéresser aux vieilles lunes du passé. Ces faux modernistes ne cessent de briser des tabous qui n’en sont pas et veillent à ce qu’à défaut d’un historiquement correct leurs «impertinences» demeurent dans les limites d’un historiquement acceptable.

Comme si le combat révisionniste n’était pas plus actuel et plus important que jamais alors que par médias interposés l’establishment redouble d’efforts pour nous faire connaître la version officielle du génocide des juifs, alors que jamais il n’a été autant question de mémoire et de repentance holocaustique et que jamais la répression contre les révisionnistes n’a jamais été aussi forte et aussi brutale qu’aujourd’hui.

Le révisionniste français Serge Thion écrit à cet égard:

“Les conséquences de la loi Gayssot ont été terribles: La liberté d’expression s’est mise à dépérir. Des livres qui avaient été écrits ne pouvaient plus être publiés. On cessa de les écrire. Le peu de débat qui subsistait disparut entièrement. La crainte révérentieuse se répandit partout, surtout dans les écoles où les professeurs furent contraints de débiter une histoire officielle sous forme de catéchisme qui ne convainquait personne. Les médias se renfermèrent sur leur frilosité. Une chape de plomb s’est imposée peu à peu.”4

Le révisionnisme – “erreur politique” selon G. Faye

A plusieurs reprises, G. Faye critique le révisionnisme comme “erreur politique”. Il estime que le combat des révisionnistes est non seulement passéiste, mais “totalement inutile, inefficace et contre-productif” (p. 20). Il, leur reproche de “soutenir des théories et des opinions hors-sujet qui n’amènent que des ennuis” (p. 264) et se demande: “A quoi sert leur combat?” (p. 192).

Etant une personne amorale, G. Faye, est évidemment incapable de comprendre que les révisionnistes (ou au moins la majorité d’eux, j’admets volontiers qu’il y a des exceptions) ne sont pas, ou seulement en second lieu, guidés par des considérations politiques. Leurs mobiles principaux sont la curiosité intellectuelle et l’horreur du mensonge. Pour ceux d’entre eux qui sont croyants, une imposture de la dimension du soi-disant ”holocauste” est “un crachat au visage du Christ” (je dois cette heureuse formulation à Vincent Reynouard); pour les agnostiques comme Robert Faurisson ou le regretté Arthur Vogt, elle doit être combattue parce qu’elle empoisonne le monde.

En ce qui me concerne, je me rappelle vivement cette soirée du 29 avril 1991 quand j’ai lu, dans une traduction allemande, le fameux article du correspondant de guerre soviétique d’origine juive Boris Polevoi qui avait paru dans la Pravda le 2 février 1945, une semaine après la libération d’Auschwitz. Polevoi y parle d’un tapis roulant sur lequel les prisonniers avaient été tués par le courant électrique et situe les “chambres à gaz” dans le secteur oriental du camp, où personne ne les a plus situées depuis. A lire cet article, je compris d’un coup que la version officielle d’Auschwitz – et donc de l’”holocauste”, dont Auschwitz est l’épicentre – était une fiction. Mon indignation ne connut pas de limites, et je ne pus dormir de la nuit. Je me rendis compte que je devais trouver la réponse à deux questions: 1) Que s’était-il réellement passé? 2) Quelle était la nature d’une société qui, depuis des décennies, soutenait un mensonge de cette taille par la propagande et la censure?

N’oublions d’ailleurs pas que le mensonge de la “shoah” constitue une diffamation inouïe du peuple allemand auquel on a volé son histoire. Les ravages psychologiques que ce mensonge a infligés à la nation allemande sont colossaux, et aucune guérison de l’âme allemande ne sera possible tant que le mensonge perdure.

G. Faye serait “un des auteurs majeurs de la mouvance identitaire et nationaliste européenne” (texte sur la couverture du livre). Eh bien, si cette „mouvance identitaire et nationaliste européenne“ demande à un grand peuple européen de renoncer à son histoire et de se résigner à une calomnie monstrueuse pour ne pas porter atteinte aux mythes lugubres d’une petite minorité d’origine non-européenne, elle ne vaut pas un sou, et l’Europe pourra fort bien s’en passer.

A la page 193, G. Faye écrit:

“Je me suis toujours demandé si les révisionnistes croyaient vraiment à ce qu’ils disaient; et s’ils avaient conscience que leur positionnement comme contestataires de la Shoah supposait en même temps une condamnation sans appel de l’idéologie et des buts affichés du Troisième Reich, pour être crédibles.“

La première partie de cette phrase constitue tout simplement une formidable impudence; je ne la relèverai donc pas davantage; quant à la deuxième, ma réponse est la suivante:

Parmi les révisionnistes, il y a en effet des partisans déclarés du national-socialisme, comme l’allemand Ernst Zündel, l’espagnol Enrique Aynat, le français Vincent Reynouard et le suisse Gaston-Armand Amaudruz. Etant des hommes de courage et d’honneur, il dédaignent de renier leurs convictions pour “être crédibles” – crédibles aux yeux de qui? D’un système profondément pourri dont le leitmotiv est le mensonge et dont le but est la destruction des peuples européens, de leurs traditions et de leur culture?

Notons d’ailleurs qu’une profession de foi anti-nazie ne protège aucunement un révisionniste, comme l’ont dû constater le célèbre Roger Garaudy et mon beaucoup moins célèbre compatriote Andres Studer, condamnés tous les deux à des amendes et stigmatisés comme „antisémites“ par les médias bien qu’il eussent maudit Hitler cent fois.

Enfin, il y a des révisionnistes comme Robert Faurisson, Pierre Guillaume et Serge Thion dont tout le monde sait qu’il n’éprouvent aucune sympathie pour l’idéologie du Troisième Reich mais qui refusent de cracher sur des morts. Cette attitude chevaleresque montre l’abîme qui existe entre ces hommes-là et le pitoyable G. Faye.

A la page 193, G. Faye “prouve” la réalité de la “shoah” de la manière suivante:

“J’ai rencontré, dans les années 70 et 80, au cours d’enquêtes journalistiques, des Français, des Italiens et des Allemands (décédés aujourd’hui) qui furent des cadres de l’appareil de l’Etat national-socialiste ou des combattants dans les unités SS, qui n’avaient jamais participé eux-mêmes à des exactions contre des civils non-combattants mais qui partageaient l’idéologie de l’époque. Tous étaient d’accord pour admettre que la Shoah – la tentative d’élimination des Juifs d’Europe – avait bien été une réalité, qu’ils approuvaient et qu’il n’était pas sérieux de la nier, dans l’intérêt même de la mémoire future du national-socialisme.”

Quel dommage que ces “cadres de l’appareil de l’Etat national-socialiste” et ces “combattants dans les unités SS” qui ont eu l’honneur d’être interviewés par G. Faye dans les années 70 et 80 soient tous “décédés aujourd’hui”! Et quel dommage que G. Faye ait oublié de nous faire connaître leurs noms! On ne pourra donc jamais vérifier s’ils ont vraiment fait les déclarations que G. Faye leur prête!

A lire des passages comme celui-ci, on se demande vraiment si G. Faye prend ses lecteurs pour des imbéciles.


4 Serge Thion, “Brève histoire du révisionnisme”, texte à paraître en allemande dans Vierteljahreshefte für freieGeschichtsforschung, 4/2007.

L’impudence de G. Faye

A la page 171, G. Faye a l’impertinence d’écrire:

„J’ai toujours eu pour les révisionnistes (ou négationnistes, comme on veut) un regard assez distant et hostile. Alors que l’Europe est en proie à une submersion par le tiers monde et par l’islam, cette question m’a toujours semblé le type même du faux problème, de la stratégie d’évitement. Le refuge dans le passé. Par une sorte de lâcheté, de peur, on fait exprès de se tromper d’ennemi. D’autant plus que les révisionnistes font très souvent les yeux doux à leurs maîtres musulmans et arabes. […] Le révisionnisme et le type même de la masturbation historique pour oublier le présent et le futur…”

L’impudence de G. Faye n’a pas de limites! Je connais personnellement 20 hommes qui ont été en prison, ou le sont encore, pour délit de révisionnisme5. A la seule exception de David Irving, qui s’est déshonoré en se rétractant de ses déclarations sur la non-existence des chambres à gaz homicides d’Auschwitz, tous ces hommes ont fait preuve d’un courage admirable, et je ne vois par pourquoi un individu comme G. Faye aurait le droit de les insulter en les accusant de “lâcheté”.

En ce qui concerne nos prétendus “maîtres musulmans et arabes”, j’avertis G. Faye que nous n’avons aucun “maître”, ni musulman et arabe, ni autre, et que nous n’avons jamais reçu un sou d’aucun gouvernement musulman.

Quant à l’allusion à la “masturbation” dans la dernière phrase du paragraphe cité, je comprends parfaitement qu’un homme qui a joué dans des films pornographiques soit obsédé par des thèmes sexuels, mais j’invite quand même G. Faye à garder cette sorte de pensée pour lui-même.

En principe, notre critique pourrait s’arrêter ici. Comme nous avons constaté dans l’introduction, le traitement de la prétendue “shoah” et du révisionnisme constitue la pierre de touche de toute étude sur le rôle des juifs dans la société contemporaine. On a vu comment G. Faye aborde ces questions: Par un pot-pourri de désinformation, de diffamation et de mensonges éhontés. Vu le manque d’honnêteté de l’auteur, on n’a rien de positif à attendre des autres chapitres. Néanmoins, nous nous proposons d’examiner la façon dont G. Faye aborde deux questions clé: Le pouvoir juif dans le monde occidental – qui, selon lui, serait en plein déclin – et le rôle des juifs dans la promotion de l’immigration non-blanche en Europe et aux Etats-Unis d’Amérique.


5 Gaston-Armand Amaudruz, René-Louis Berclaz, Philippe Brennenstuhl, Günter Deckert, Wolfgang Fröhlich, Gerd Honsik, Ernst Indlekofer, David Irving, Erhard Kempner, Horst Mahler, Vincent Reynouard, Manfred Roeder, Germar Rudolf, Hans Schmidt, Pedro Varela, Siegfried Verbeke, Max Wahl, Udo Walendy, Hans-Jürgen Witsch, Ernst Zündel. – Mon ami Ahmed Rami, qui a également fait preuve de grand courage, n’a pas été emprisonné à cause de son révisionnisme, mais pour avoir critiqué le judaïsme.

Le prétendu déclin de l’influence juive en Amérique et en Europe

G. Faye écrit:

„La thèse que je soutiens: s’il est vrai que les Juifs ont eu un poids et une influence extraordinaires (par rapport à leur nombre) dans tout l’Occident européen et américain depuis deux siècles, extrêmement négative pour certains, positive pour d’autres, cette influence juive est aujourd’hui en plein déclin. Les raisons sont multiples: mauvaise image de marque d’Israël, perte de puissance économique et financière des communautés juives en Europe et aux Etats-Unis, islamisation accélérée de l’Europe, décentrement du monde au profit de l’Extrême-Orient judéo-indifférent, et bien d’autres choses“ (p. 147/148).

J’avais toujours cru que l’humour noir était surtout caractéristique des anglais, mais de toute évidence, je m’étais trompé: La patrie de l’humour noir est apparemment la France, et son champion incontesté est G. Faye, qui, en dehors de nombreuses autres professions, a aussi pratiqué celle d’amuseur dans des cabarets!

Notre pitre ose parler d’un déclin de l’influence juive à un moment où les Etats-Unis d’Amérique, seule superpuissance depuis la chute de l’Union Soviétique, sont dirigés par un gouvernement dont la politique extérieure est faite par une clique d’ultra-sionistes, les “néo-conservateurs”. En avril 2003, après l’occupation de l’Iraq, le pacifiste israélien Uri Avnery se livra à une analyse lucide du mouvement „néo-conservateur“ et de son influence sur le régime de George Bush. Après avoir énuméré les principaux acteurs de ce mouvement – William Kristol, Norman Podhoretz, Midge Decter, Robert Kagan, Richard Perle, David et Meyrav Wurmser, William Safire, Charles Krauthammer – Avnery présenta sa conclusion: “L’Amérique contrôle le monde, et des juifs contrôlent l’Amérique. Jamais auparavant les juifs n’ont exercé une influence aussi immense sur le centre de la politique globale”6.

Le juif U. Avnery est décidément plus honnête que le goy G. Faye! Ajoutons que les mêmes fanatiques sionistes qui ont poussé les Etats-Unis à attaquer l’Iraq pourraient bientôt les inciter à commettre la prochaine agression, cette fois contre l’Iran. Les Etats-Unis d’aujourd’hui sont un monstre de Frankenstein avec un corps non-juif et une tête juive, un monstre prêt à détruire tout pays censé constituer une menace pour l’état d’Israël. Pour G. Faye, c’est évidemment une preuve du déclin du pouvoir juif…

Mais regardons l’évolution de la situation dans la patrie de G. Faye, la France. Après que le demi-juif Nicolas Sarkozy, candidat de la “droite”, eut gagné les élections présidentielles contre la candidate non-juive d’un Parti Socialiste dont la direction fourmille de juifs, il ne tarda à nommer le juif Bernard Kouchner ministre des Affaires Etrangères, et ce dernier en profita immédiatement pour faire des menaces massives à l’adresse de l’Iran! Un autre exemple frappant du “déclin de l’influence juive”, n’est-ce pas, Monsieur Faye?

D’autres exemples de ce “déclin”: L’aggravation de la répression anti-révisionniste, le nombre croissant des pays européens adoptant des lois-muselières, la commémoration du 60ème anniversaire de la libération d’Auschwitz (le 27 janvier 2005, tous les chefs d’états européens se sont réunis à Auschwitz pour s’incliner devant le nouveau chapeau de Gessler, ou encore la mainmise juive sur le Vatican où Monsieur Ratzinger, après avoir reçu des délégués du Congrès Juif Mondial, s’est immédiatement déclaré préoccupé par le programme nucléaire iranien!

Cela dit, il faut souligner que le pouvoir juif est en effet vulnérable. Il dépend de la survie du système mondialiste avec ses régimes pseudo-démocratiques où les juifs contrôlent à la fois le gouvernement et l’opposition (cas classiques: Etats-Unis, Grande-Bretagne, France), et où dans l’hypothèse d’un écroulement de l’économie mondiale (qui, selon certains économistes, est inévitable dans la décennie à venir) ce système sera gravement menacé. Pour perpétuer leur contrôle du monde occidental, les juifs doivent continuer à contrôler l’Amérique. Si un gouvernement nationaliste prenait le pouvoir en France aujourd’hui, il n’est pas exclu que l’aviation américaine pourrait bombarder Paris, comme elle a bombardé Belgrade et Bagdad. Mais si les juifs perdent l’Amérique (ce qui est tout à fait possible grâce à la folie des néo-conservateurs et de leur marionnette Bush), ils risquent de tout perdre. La voie serait alors ouverte à la libération de l’Europe.


6 www.gush.shalom.org/archives/article242.html

Les juifs et l’immigration allogène

Au début du chapitre “Les juifs et l’immigration: une situation en évolution“, G. Faye résume correctement la position de nombreux nationalistes européens et américains:

“Pour un grand nombre d’identitaires et nationalistes européens – mais pas pour tous, précision importante – comme pour beaucoup de leurs homologues aux Etats-Unis, les Juifs ont une responsabilité majeure dans l’immigration massive chez les peuples d’origine européenne: noyer dans le mélange une homogénéité ethnique européenne jugée menaçante et pouvoir ensuite dominer un magma métissé, un chaos ethnique sans identité; détruire la nature même, bio-culturelle, des Gentils, éradiquer leur germen, par une sorte de ressentiment atavique et une stratégie de vengeance et de puissance. Les juifs auraient complété par là leur entreprise de déstabilisation et de pourrissement culturels. Tout en s’appliquant à eux-mêmes des règles absolument inverses, identitaires et ethnocentriques” (p. 215/216).

Que G. Faye trouve cette position “très suspecte” ne change rien au fait qu’elle est vraie. En ce qui concerne les Etats-Unis, il suffit de lire le chapitre “The Jewish-lead Invasion” dans Jewish Supremacism de D. Duke pour s’en convaincre. Citant de nombreux documents, D. Duke montre que les organisations juives américaines se sont battues pendant des décennies pour l’abolition des lois d’immigration restrictives qui, sans exclure totalement l’immigration non-blanche, visaient à maintenir la composition ethnique de la population américaine. En 1965, les efforts des juifs furent couronnés de succès, avec pour résultat que le pourcentage des blancs dans la population américaine baissa de 90% en 1965 à 63% en 2006. L’immigration de non-blancs a atteint un niveau record sous Bill Clinton et George Bush junior, les présidents les plus pro-juifs de l’histoire américaine! Si G. Faye n’y voit que pure coïncidence, c’est son problème et pas le nôtre.

Passons maintenant à la situation en France. G. Faye ne cesse de répéter que les juifs français ont toute raison de se sentir menacés par l’immigration massive d’africains musulmans et que les dirigeants juifs, en soutenant cette invasion, se sont tiré une balle dans le pied (ce qui est en effet évident). Il en conclut qu’un “compromis historique” entre les nationalistes et les juifs est souhaitable et en principe possible, mais il doit constater avec regret que jusqu’à maintenant, toutes les tentatives d’aboutir à un tel compromis ont échoué:

“On pourrait évidemment tenir le raisonnement suivant: Etant donné que les Juifs sont très influents dans les médias, il serait intéressant que les milieux identitaires fassent alliance avec eux pour s’opposer à l’islamisation et à l’immigration, en échange d’un abandon de tous les relents anti-juifs et de tous les soutiens aux révisionnistes. Je sais que plusieurs contacts ont été pris en ce sens au plus haut niveau de certains mouvements nationalistes et identitaires, mais que ces négociations n’ont pas abouti à grand-chose” (p. 234/235).

Les négociations n’ont donc “pas abouti à grand-chose”… A moins que les “mouvements nationalistes et identitaires” mentionnés par G. Faye soient contrôlés par des opportunistes du type de l’italien Gianfranco Fini, qui vendrait sa mère pour une carrière. Mais dans ce cas, ils cessent automatiquement d’être “nationalistes et identitaires”. Nous pensons qu’aucun compromis avec les juifs ne sera jamais possible pour la raison suivante:

Dans le cadre du système actuel, toute lutte efficace contre l’immigration est radicalement impossible. Pour arrêter l’invasion, il faut donc renverser le système, soit par une insurrection populaire, soit par un coup d’état. Un régime nationaliste issu d’une telle insurrection ou d’un tel coup d’état devra nécessairement être muni de pouvoirs dictatoriaux, car autrement il ne sera pas capable de prendre les mesures draconiennes nécessaires pour assurer l’arrêt de toute immigration non-européenne et de procéder au rapatriement au moins partiel des immigrés non-européens déjà présents sur le sol français. En d’autres mots, la seule manière de juguler l’invasion est l’établissement d’une dictature nationaliste, d’un régime d’ordre. Les juifs peuvent-ils espérer qu’un tel régime leur permettra de continuer à dominer les médias, à propager leur anti-culture et leurs idéologies nuisibles, à étouffer tout débat sur leur “shoah” par des lois liberticides? Etant des gens intelligents, les juifs savent que la réponse est non. Sans nécessairement aller aussi loin que le Troisième Reich dont le but déclaré était l’expulsion de tous les juifs hors d’Europe, un régime nationaliste prendrait forcément des mesures qui limiteraient drastiquement l’influence juive. Les juifs deviendraient probablement une minorité tolérée, mais dépourvue d’influence politique, économique et culturelle significative parce que l’accès aux postes clé leur serait barré. Il va de soi que pour les juifs cette perspective est tout à fait inacceptable.

En dehors de ce raisonnement logique qui, du point de vue juif, exclut catégoriquement toute collaboration avec des nationalistes européens authentiques, les atavismes et ressentiments jouent également un rôle majeur. La méfiance envers leurs peuples-hôtes, la haine de la civilisation européenne en général et du christianisme en particulier, sont tellement enracinées dans la psychologie collective juive (il va de soi qu’il y a de très nombreux juifs individuels qui ne partagent pas ces sentiments!) que dans toute société européenne la communauté juive essaiera de continuer son oeuvre de destruction – même si celle-ci a pour effet de provoquer une islamisation qui constitue un danger mortel pour les juifs!

Cette situation fait penser à la fable du scorpion et de la grenouille: Assis sur le dos de la grenouille, le scorpion la pique au milieu du fleuve; la grenouille meurt, et le scorpion se noie. Il a piqué parce qu’il doit piquer. C’est sa nature. Voilà les raisons pour lesquelles le “compromis historique” que préconise G. Faye est condamné à rester un château en Espagne! G. Faye est d’ailleurs payé pour le savoir: Comme il le relate à la page 36, l’”hypocrite LICRA, d’obédience juive” s’est portée partie civile contre lui dans un procès que lui faisait l’Etat français pour un ouvrage contre l’islamisation de la France!

Mais qu’y faire ? La LICRA est comme le scorpion: Elle doit sévir contre ceux qu’elle a décrétés comme étant ses ennemis, même si ceux-ci déploient une activité qu’elle devrait approuver dans l’intérêt de la communauté juive!

Conclusion: Si tacuisses, philosophus mansisses…7

Dans la société occidentale contemporaine, toute critique du pouvoir juif, et du mythe juif de la “shoah”, est chose fort dangereuse. Ceux qui ont le courage de défier le formidable pouvoir des organisations juives sont pleinement conscients du risque qu’ils courent. Ils ne se donnent pas le droit de demander à d’autres de suivre leur exemple. Ils comprennent parfaitement que tout le monde n’est pas un Robert Faurisson, un Vincent Reynouard, un Ernst Zündel, un Germar Rudolf, un Horst Mahler ou un David Duke. Ils jugent avec indulgence un homme honnête, mais faible comme Bruno Gollnisch qui, face à la terreur de la justice française, se rétracte de ses convictions révisionnistes pour s’en tirer avec une peine légère.

Par contre, il n’ont aucune indulgence à l’égard d’un David Irving qui, sans apporter la moindre preuve documentaire ou matérielle, accuse les allemands d’avoir assassiné 2,5 millions de juifs dans les camps de Belzec, Sobibor et Treblinka (la littérature holocaustique officielle contemporaine se contente d’environ 1,7 millions…). Et ils n’auront certainement aucune indulgence à l’égard d’un G. Faye.

Personne n’avait demandé à G. Faye d’écrire un livre sur la question juive. Il avait le droit de se taire. Mais au lieu de se taire, il a écrit un livre abominable. Sans la moindre nécessité, il cautionne le mensonge de la “shoah” et insulte de façon impudente ceux qui luttent contre ce mensonge. Il prend parti pour les tyrans et contre leurs victimes. Avec des arguments pitoyables, il essaie de prouver que l’influence juive est en plein déclin, alors que les faits prouvent exactement le contraire. Il nie l’évident en absolvant les organisations juives de toute responsabilité majeure dans l’invasion allogène de l’Europe et de l’Amérique du Nord et il fait prendre à ses lecteurs des vessies pour des lanternes en prônant une alliance entre les nationalistes et les juifs contre l’immigration islamique, une alliance dont il sait pertinemment qu’elle est totalement impossible.

Notons encore que le déclin intellectuel que La Nouvelle Question Juive marque par rapport aux livres antérieurs de l’auteur8 va de pair avec une dégradation très nette du style. G. Faye recourt constamment au langage de bois de la propagande américano-sioniste: Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad est un “fanatique pathologique” (p. 188), le “régime islamique fanatique des mollahs iraniens” se distingue par un “despotisme obscurantiste” (p. 244), le président du Venezuela, Hugo Chavez, est un “tyran néo-communiste” (p. 244), etc. Les insultes gratuites que G. Faye profère contre les adversaires du nouvel ordre mondial montrent parfaitement où vont ses sympathies.

Avant la publication de La Nouvelle Question Juive il n’était certes pas facile d’admirer G. Faye en tant que personne, mais on pouvait l’admirer comme écrivain politique. Après la publication de ce livre, ce n’est plus possible. G. Faye doit savoir qu’il s’est mis lui-même dans une situation insoluble dont il lui sera bien difficile de sortir. Loin de lui être reconnaissants pour les services qu’il leur a rendus, les juifs le mépriseront, comme ils méprisent un Gianfranco Fini ou un David Irving. Et dans les milieux identitaires et nationalistes dignes de ce nom, sa crédibilité est ruinée. Pour toujours.

Comme me disait un des écrivains russes qui avaient invite G. Faye à Moscou, celui-ci a perdu ses vieux amis sans pour autant en acquérir de nouveaux.

Si tacuisses, philosophus mansisses…


7 “Si tu t’étais tu, tu serais resté philosophe.”

8 Cela vaut au moins pour les quatre livres précédents de G. Faye que j’ai lus (La Colonisation de l’Europe, L’Archéofuturisme, Pourqoui nous combatton et Le nouvel impérialisme américain). Je ne puis évidemment me prononcer sur les autres ouvrages de G. Faye, que je ne connais pas.

 

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