Vaine recherche de corps juifs d’un mythique massacre sur le Danube

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Des paires de vieilles chaussures en fonte placées sur les rives du Danube dans le centre de Budapest en 2001 servent de « mémorial » à l’histoire inventée d’un massacre de 20 000 Juifs abattus dans le fleuve par la milice des Croix fléchées en 1944. Le problème, c’est qu’il n’y a pas de restes de corps ou de balles.

Par Carolyn Yeager dans son blog

SI UN SEUL CORPS DE LA RIVIÈRE DANUBE, qui pourait être celui d’un Juif de 1944, avait été arraché des eaux, il ferait la une des journaux du monde entier : « Victime du massacre de l’Holocauste nazi découverte ! ».

Mais lorsqu’une recherche officielle est entreprise par les autorités israéliennes et qu’elle n’aboutit à rien, elle est ignorée par la plupart des médias, ou rapidement oubliée dans un bref article de presse.

C’est le cas de l’effort conjoint visant à récupérer les restes des victimes qui auraient été criblés de balles avant d’être jetées dans le Danube, au centre de Budapest, au moment où les Juifs hongrois étaient déportés à Auschwitz.

L’équipe israélienne de recherche et de sauvetage ZAKA a mené les recherches avec la coopération du gouvernement hongrois. Les plongeurs ont utilisé un sonar qui peut descendre jusqu’à une profondeur de 150 mètres et balayer à moins de 130 mètres pour identifier les objets. Pourtant, rien n’a été trouvé. Zéro.

Ils avaient l’intention de répéter les recherches une fois de plus. Mais Mazsihisz, une fédération des communautés juives de Hongrie, a demandé aux gouvernements hongrois et israélien d’abandonner leurs efforts, qualifiant cette recherche d' »inutile » et de « troublante ». Ce que c’est vraiment est embarrassant !

Mazsihisz a publié une déclaration non confirmée et non prouvée notant que  » des milliers de personnes[juives] avaient été abattues dans la rivière « , mais que beaucoup d’autres[non-juives] peuvent aussi se reposer dans la rivière. « Leurs ossements ont probablement été dispersés… certains ont été emportés jusqu’à la mer Noire. » Ils ont ajouté l’objection habituelle lorsqu’ils savent que rien ne sera trouvé : « Perturber le site de repos des morts est une question complexe et délicate. » Et « Cela troublerait la paix des morts, juifs ou non, et violerait aussi la halakha[les lois religieuses juives] ».

Quelle est la source de ce mythe infondé ?

D’où vient l’histoire des vingt mille Juifs du Danube assassinés ? En 1944-1945, les accusations contre les Allemands s’envolaient partout sans égard à la vérité. Les Juifs et la Résistance polonaise étaient en train de monter un dossier pour les pourparlers de paix de l’après-guerre qu’ils savaient qu’ils allaient avoir lieu. Ce n’était là qu’une autre des nombreuses affirmations non vérifiées dont les journaux du côté des Alliés se sont fait l’écho et dont les rapports ont été rédigés et signés.

Il n’y a jamais eu aucune preuve de cette histoire, mais ceux qui l’ont pourtant poussée à copier sans vergogne les milliers de chaussures exposées au musée d’Auschwitz comme  » preuve  » magique que tous les porteurs de ces chaussures ont été mis à mort dans des chambres à gaz – en plaçant des chaussures en fonte sur le bord du Danube en 2005 et en les appelant un mémorial à ces 20.000 qui se virent dire  » de retirer leurs chaussures avant de se faire descendre « . Comme c’est bien qu’ils s’y soient si volontiers conformés et que cette attraction touristique ait pu voir le jour 61 ans plus tard !

En 2011, des restes humains ont été découverts lors de la construction d’un pont surplombant le Danube et des tests ADN ont révélé que 9 des 15  » échantillons « [pas de corps] provenaient de Juifs ashkénazes. Cela a donné aux juifs orthodoxes hongrois affiliés à Chabad, comme l’activiste Slomo Koves (ami d’Elie Wiesel), l’espoir de trouver des preuves pour le vieux mythe des 20 000 juifs du Danube assassinés. Ce mythe est actuellement au cœur d’un débat polarisant en cours en Hongrie sur la façon dont le gouvernement devrait aborder la question de la complicité pendant la Seconde Guerre mondiale.

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