Simo Häyhä, le plus grand tireur embusqué de l’histoire

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Paru dans Blanche Europe

Les Finlandais ne sont pas complètement blancs d’un point de vue racial, car mélangés de Huns. Toutefois, ce peuple est moralement et politiquement blanc. Ils sont francs, consciencieux et enclins à un certain dépouillement. Les Finlandais sont les inventeurs du sauna et leur vertu nationale se nomme le sisu, la force intérieure, le cran, qui se rapproche beaucoup de la vertu des Anciens Romains. La Finlande est le pays de l’ornithologue éco-fasciste Pentti Linkola et du nationaliste blanc foudroyant Kai Murros. Cette fière nation a aussi engendré Simo Häyhä, le plus grand tireur de précision de l’histoire militaire, malgré sa taille d’ 1m 58 !

Cet article est librement adapté de cette source avec des ajouts extérieurs. Merci à Mosin.


Simo Häyhä, connu aussi sous le sobriquet de « Mort Blanche » est largement considéré comme le plus doué et le plus efficace des tireurs de précision qui ait jamais existé, comptant plus de 500 tués à son palmarès. Il a contribué à défendre la Finlande contre les Soviétiques pendant la Deuxième Guerre mondiale. Voilà son histoire.

Humbles commencements

D’après les mémoires familiales, Simo Häyhä est né en 1905 dans le village de Rautjärvi. À cette époque, la Finlande était un grand-duché appartenant à l’empire russe. Quand l’Union Soviétique fut constituée et que la Finlande gagna son indépendance, le village où il vivait se trouvait à proximité immédiate de la frontière russe. Enfant, il devait abattre un gros travail à la ferme et se passionnait pour les parties de chasse dans les étendues sauvages. Il en tira une robustesse, une patience, une discrétion et une acuité de regard à toute épreuve.

History Extra :

Il allait souvent chasser les oiseaux dans les bocages et les forêts de pins, oiseaux timides qui réagissaient au moindre bruit, au moindre reflet ou mouvement brusque. À la chasse, où tout dépend de la situation et où chaque situation est unique, il avait besoin d’une excellente vision et d’un excellent jugement pour repérer et reconnaître ses cibles. Häyhä savait que lorsqu’un chasseur tire sur le gibier, il doit être en mesure d’observer l’impact, car tout gibier cherche à s’échapper quand le premier coup de feu ne tue pas, sauf si le coup le blesse au point de l’immobiliser. Tout animal se défendra dans les autres cas : ce fait s’applique aussi aux hommes sur les champs de bataille.
Les expériences de chasse de Häyhä lui ont appris à lire et à utiliser le terrain de telle sorte qu’il devint un grand maître dans l’art d’exploiter le terrain sur les champs de bataille. En plus de ces talents, son père lui avait appris à évaluer les distances, compétence très importante pour un chasseur. Ce talent n’était pas inné : il s’entraînait beaucoup, d’abord en estimant une distance, puis en faisant le trajet pas à pas pour la mesurer. La plupart du temps, ses estimations étaient presque parfaites : quand il vérifiait ses estimations, la variation typique était d’un ou deux pas, pour des cibles placées à des distances d’environ 150 mètres. Jeune homme, il avait aussi appris à estime les effets du vent et de la pluie sur la trajectoire des balles.

En 1925, Häyhä fit un an de service militaire dans l’armée finlandaise. Il dut tirer le plus grand profit de cette année de service militaire, où il gagna le grade de Upseerioppilas Officerselev (caporal).

Il s’incorpora ensuite dans la Garde Civile Finlandaise, rattachée à l’armée. Appelée aussi Garde Blanche, cette organisation dirigée par le général Mannerheim avait été mise sur pied après la Première Guerre mondiale pour combattre les gardes rouges finlandais basés dans le sud industriel du pays. L’organisation fournit une bonne partie des troupes de la résistance finlandaise à l’invasion soviétique de 1939. Dans les années 1920 et 1930, les patriotes finlandais s’y étaient regroupés. Elle avait une branche féminine, d’infirmières, de sentinelles et de cantinières, nommée Lotta Svärd.

Au sein de la Garde Blanche, Häyhä subit un entraînement intensif, au tir sur cibles notamment. Il s’était toujours passionné pour le tir, dès qu’il avait du temps libre, il allait dans la nature pour tirer sur toute cible imaginable. Son premier fusil était un Mosin-Nagant à verrou M91, lequel fut remplacé par le M28/30 plus performant et le fusil mitrailleur finlandais chambré en 9mm. Grâce à son entraînement et à son amour naturel du tir, Häyhä était capable de toucher 16 fois par minute une cible placée à environ 150 mètres, ce qui le définissait comme un excellent tireur de précision, talent qui allait bientôt grandement le servir.

La Guerre d’Hiver

En 1939, l’Union soviétique entreprit d’envahir la Finlande. Häyhä fut mobilisé en tant que membre de la Guarde Civile, incorporé dans la 6ème Compagnie au bord de la rivière Kollaa. Commandés par le général en chef Uiluo Tuompo, les Finlandais affrontèrent les neuvième et quatorzième armées soviétiques. Lors d’une phase du combat, ils se retrouvèrent face à 12 divisions, soit près de 160.000 soldats en armes et lors d’une bataille, ils n’étaient que 32 Finlandais contre plus de 4000 soldats soviétiques !

Bien qu’en infériorité numérique écrasante, les Finlandais finirent par remporter la victoire. Les envahisseurs soviétiques n’étaient pas aussi bien organisés qu’on aurait pu s’y attendre : ils parlaient différentes langues et n’étaient pas habitués aux rigueurs des hivers de Finlande. Et de fait, l’hiver 1939-40 fut très enneigé et les températures atteignirent -20 et -40 °C.

Les Finlandais appliquaient des tactiques astucieuses, la plus connue étant la tactique des Motti.

Wikipedia :

Motti est un mot de l’argot militaire finnois désignant une unité ennemie encerclée. Cette tactique d’encerclement a été utilisée de façon intensive par les forces finlandaises pendant la guerre d’Hiver et la guerre de Continuation avec de bons résultats, en particulier lors de la bataille de Suomussalmi.
L’idée consiste à isoler les colonnes ou les groupes de combat ennemis en des formations plus petites pour les encercler d’abord au moyen de troupes légères et mobiles, notamment des éclaireurs à ski pendant les périodes hivernales. Cette technique s’était montrée particulièrement efficace contre certaines unités mécanisées de l’Armée rouge qui ne pouvaient que se déplacer lentement sur les routes. Les éclaireurs finlandais, quant à eux, pouvaient se déplacer rapidement dans la forêt, et attaquaient ainsi les points faibles des unités ennemies. Une fois ces petites poches d’unités ennemies constituées, le commandement finlandais pouvait s’occuper de ces zones une à une, en dépêchant des forces ponctuellement afin de les réduire.
Si l’unité encerclée s’avérait trop forte, ou si la réduction de la poche risquait d’entraîner d’importantes pertes du fait de tirs amis, par exemple du fait d’un manque d’équipement lourd, le motti était habituellement laissé « à cuire » jusqu’à ce qu’il soit à court de vivres ou de munitions et qu’il soit alors en mesure d’être détruit.

Il devient la « Mort Blanche »

L’engagement de Simo Häyhä dans la Guerre d’Hiver fut extraordinaire. Armé de son Mosin-Nagant M91, il était revêtu de sa tenue de camouflage entièrement blanche et ne portait avec lui que son stock de munitions et sa ration de nourriture pour la journée. Se cachant dans la neige, il liquidait tout soldat soviétique qui entrait dans son champ de tir. Häyhä préférait viser à l’aide de l’œilleton et ne se servait pas de la lunette, car la lumière du soleil pouvait s’y réfléchir et ainsi révéler sa position. Il avait l’habitude de se remplir la bouche de neige pour éviter que son haleine ne fût visible dans l’air froid.

Ce n’était pas un tireur d’élite ordinaire : pendant les 100 jours que durèrent la Guerre d’Hiver, il tua 505 ennemis authentifiés et se gagna le sobriquet de « Mort Blanche ». Les Soviétiques le craignaient tant qu’ils montaient des équipes entières de tireurs d’élite et des attaques d’artillerie pour se débarrasser de lui, qui échouèrent toutes lamentablement. Cependant, le 6 mars 1940, il fut frappé à la mâchoire par la balle explosive d’un tireur embusqué. Il passa onze jours dans le coma dont il émergea le jour même de la fin des hostilités.

Pour finir

Häyhä reçut de nombreuses décorations et passa directement du grade de caporal à celui de sous-lieutenant, promotion sans précédent dans toute l’histoire militaire finlandaise. Bien que légèrement défiguré, il se remit de sa blessure et vécut jusqu’à l’âge de 96 ans, exerçant le métier d’éleveur de chiens. Il attribuait, dit-on, ses dons incroyables de tireur de précision au pur et simple « entraînement ».

Bien qu’ils eussent conquis 35.000 km² de territoire finlandais, les Soviétiques perdirent la Guerre d’Hiver. Un million de leurs soldats furent tués en Finlande, sur un corps expéditionnaire d’un million et demi de soldats. Un général soviétique fit remarquer que le territoire qu’ils avaient conquis était « juste assez grand pour enterrer leurs morts ».

Tapio Saarelainen, auteur de l’ouvrage The White Sniper, eut le privilège de s’entretenir avec Simo Häyhä entre 1997 et 2002. Il écrivit dans un article : « Sa personnalité était idéalement adaptée à la pratique du tir de précision : il recherchait la solitude et avait la capacité d’éviter le genre d’émotions que beaucoup attachent à ce genre de travail. »

Cet auteur donne des détails sur la vie de Simo Häyhä. Pendant un entretien, l’ancien combattant lui dit :

La guerre n’est pas une expérience agréable. Mais qui pouvait protéger ce pays, à part nous ?

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