Le Procès Amaudruz

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Note de l’éditeur: Nous reproduisons ici le texte du « Procès Amaudruz » (format PDF Le Procès Amaudruz), qui s’est tenu en 2000 à Lausanne, publié sous forme de brochure et repris par la suite sous la forme d’un ouvrage de 233 pages publié en 2009 par les Editions de Cassandra (y compris le procès Graf). Le livre est toujours disponible au prix de 30 CHF franco de port. Adresse pour commander : Editions de Cassandra, case postale 141 CH-3960 Sierre.

Avant-propos

René-Louis Berclaz

En 1966, le film Fahrenheit 4511 du cinéaste français François Truffaut enflammait les écrans. On y voyait, dans un futur proche, des pompiers pyromanes entrer de force chez les gens à la recherche de livres, pour ensuite les brûler sur la place publique. Ceux coupables de lire étaient emmenés on ne sait où, sous le regard terrorisé des voisins.

En 1969, le Dr James-Albert Mathez (1897-1974) était condamné à une peine ferme de trente jours d’emprisonnement par le Tribunal correctionnel de Vevey (Suisse), et à payer les frais de destruction du livre qui lui avait valu sa condamnation.

A quel tabou terrible ce livre pouvait-il faire allusion pour justifier un tel autodafé ? Son titre déjà, Le Passé, les Temps présents et la Question juive, et le fait qu’un chapitre fasse référence au témoignage d’un ancien déporté des camps de concentration allemands, Paul Rassinier (1906-1967), lequel démontrait déjà l’invraisemblance des chambres à gaz et des six millions, suffisent à nous donner une idée des prétextes qui justifièrent poursuites pénales et condamnation. Près de trente ans plus tard, le jugement prononcé contre Gaston-Armand Amaudruz grâce à une nouvelle norme pénale élaborée cette fois sur mesure retient à peu près les mêmes griefs que pour Mathez, mais avec une peine multipliée par douze ! C’est que, entre-temps, les pistes explorées par Paul Rassinier se sont également multipliées par douze, suite aux travaux de chercheurs comme Enrique Aynat, John Ball, Arthur Butz, Eric Delcroix, Robert Faurisson, Wolfgang Fröhlich, Jürgen Graf, Pierre Guillaume, Fred Leuchter, Carlo Mattogno, Jean Plantin, Carlos Porter, Vincent Reynouard, Henri Roques, Germar Rudolf, Wilhelm Stäglich, Pedro Varela, Udo Walendy, Mark Weber, Ingrid Weckert ou Ernst Zündel !

A peine sorti, Fahrenheit 451 semblait déjà complètement dépassé par les événements, en l’occurrence ceux de Mai 68 et son fameux slogan « Il est interdit d’interdire ». Comment croire à l’avenir d’un tel futur après une victoire aussi totale de la liberté contre la censure et les contraintes ? Un an plus tard, la seule affaire Mathez montrait que Fahrenheit 451 était en fait un film réellement visionnaire, digne du roman prophétique 1984 de George Orwell ! Trente ans et une loi plus tard, la marmite où se mitonne la pensée unique mijote toujours sur la flamme du souvenir, une flamme alimentée au gaz…

Quant à ceux qui mirent allégrement les pieds dans le plat en Mai 68, il y a belle lurette qu’ils ne crachent plus dans l’assiette au beurre, dont la recette semble sortir tout droit des laboratoires de McDonald’s : napper la peu ragoûtante réalité d’une fine couche appétissante de sauce virtuelle. Perspective alléchante pour « nous autres racistes2 », selon la formule heureuse de Gaston-Armand Amaudruz, car plus le monde virtuel gonfle, plus la couche devient mince… A l’évidence, ce monde parfait ne supporte pas le moindre coup de griffe : la baudruche a la peau délicate. Mais comme ce meilleur des mondes n’arrive guère à convaincre par ses propres mérites, il faut l’imposer par le biais d’une fable cruelle faisant office de repoussoir, autrement dit un mythe fondateur ayant valeur de dogme. Ce dogme prend-il quelque liberté avec le possible, il devient impossible d’en douter quand, pour convaincre les incrédules et les récalcitrants, il suffit d’appeler la police, à moins que ce ne soient nos pompiers pyromanes ! Alors qu’aujourd’hui la réalité a rejoint la fiction de Fahrenheit 451, ce que nous montre la parodie de justice que fut son procès, qui mieux que Gaston-Armand Amaudruz pourrait se reconnaître dans cette parole de Démocrite :

Tu supportes des injustices ; console-toi, le vrai malheur est d’en faire.

1 température d’ignition du papier

2 un racisme qui prône l’unité de la race dans la nation (Petit Larousse de 1947)

Compte rendu des audiences

Tribunal correctionnel de Lausanne, audiences des 3, 4 et 5 avril 2000

Louis-Philippe Comte

Le cadre des débats

Un nouveau procès politique pour infraction à la norme pénale antiraciste (article 261 bis du Code pénal suisse (voir annexe 1) s’est tenu du 3 au 5 avril 2000 devant le Tribunal correctionnel du district de Lausanne (Suisse). Cette affaire se situe dans la ligne des quelque 50 procès politiques qui furent instruits ces cinq dernières années en Suisse, avec plusieurs peines fermes à la clé. Environ 60 personnes purent assister à des débats largement médiatisés. L’accusé bénéficia du soutien visible d’une trentaine de ses amis ; ces derniers se relayant durant les trois journées d’audience, il y en eut pratiquement toujours une vingtaine présents dans la salle. Dès le deuxième jour d’audience, les partisans des plaignants se mobilisèrent, l’atmosphère devint plus tendue, et des bousculades se produisirent devant la porte de la salle du tribunal.

L’accusé

Gaston-Armand Amaudruz, né en 1920, docteur en sciences politiques de l’Université de Lausanne, professeur de langues à la retraite et publiciste, publie régulièrement depuis 1946 un périodique politique, Le Courrier du Continent.

L’avocat de la défense

L’accusé est défendu par Me Patrick Richard du Barreau de Lausanne, commis d’office.

L’acte d’accusation

Il retient initialement deux articles parus dans les numéros 367 et 375 du Courrier du Continent dans lesquels l’auteur exprime ses doutes quant à l’existence des chambres à gaz homicides sous le Troisième Reich et le chiffre de six millions de victimes juives. Autre infraction supposée, deux livres « racistes » ainsi que quelques livres et publications révisionnistes offerts publiquement à la vente. Suite à une perquisition effectuée en juin 1995, plusieurs de ces livres furent séquestrés par la justice.

La juridiction

Le Tribunal correctionnel du district de Lausanne, canton de Vaud (Suisse), instance de première juridiction.

La Cour est présidée par Michel Carrard, assisté de trois juges assesseurs.

Le Ministère public du canton de Vaud est représenté par Jean-Marc Schwenter, procureur général.

Les plaignants

La Fédération des Communautés israélites (Suisse), représentée par Me Geller.

La Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Suisse), représentée par Me Nordmann.

La Fédération des Fils et Filles des déportés juifs de France (France), représentée par Me Grumbach.

Sigmund Toman, ancien déporté, représenté par Me Gani.

Les témoins de la défense

Constatons tout d’abord que les principaux témoins requis par la défense, Me Eric Delcroix du barreau de Paris, ainsi que le professeur Robert Faurisson, spécialiste des chambres à gaz, agréés dans un premier temps par le président Carrard, ne furent finalement pas autorisés à témoigner. Précisons encore que les plaignants menacèrent de dénoncer les témoins de la défense si leurs propos venaient à violer les normes pénales. Le seul témoin de la défense fut finalement Jean-Noël Plantier, directeur commercial des librairies Payot.

Les témoins des plaignants

Alors que le président Carrard avait déclaré dans une lettre du 20 janvier 2000 que « l’instruction au cours des débats ne doit pas glisser vers un procès de la Deuxième Guerre mondiale », les plaignants purent présenter les témoins Léon Reich, né en 1926, et Otto Klein, né en 1932, tous deux anciens déportés des camps de concentration. Quant à Boël Sambuc, vice-présidente de la Commission fédérale contre le racisme, et Me Serge Klarsfeld, tous deux membres de la Licra, ils purent intervenir librement au cours des débats en tant que membres de cette association.

Audience du 3 avril

Précisons d’abord que les propos rapportés ici ne le sont pas au mot près, mais en substance, sur la base de notes prises par trois personnes présentes pendant les audiences. Ces notes ont été ensuite confrontées entre elles et avec le texte du jugement, lequel reste lacunaire quant aux dépositions des témoins et des plaidoiries (dans le canton de Vaud, les débats ne sont pas enregistrés). Dans ces conditions, on ne peut exclure des inexactitudes.

La parole est donnée à Me Richard, lequel provoqua d’emblée un incident de procédure concernant la prétention des plaignants à se constituer partie civile. Son argumentation porta sur les trois points suivants :

1 – Conditions générales

Me Richard constata que les trois associations plaignantes sont très influentes et remarquablement bien organisées ; elles sont en mesure de produire une vaste documentation contre l’accusé, jusqu’à des rapports de police remontant aux années 40 ! Ces associations représentent en réalité davantage des groupes de pression que des collectifs de victimes.

2 – Conditions légales

Contrairement au droit français, le Code pénal suisse ne reconnaît pas aux personnes morales la qualité de parties civiles. De même, selon le Code de procédure pénale en vigueur dans le canton de Vaud, seule une personne physique atteinte dans son intégrité peut se porter partie civile. Le but de l’article 261 bis du Code pénal suisse étant de protéger la paix publique et la dignité humaine, il est évident que les associations plaignantes ne représentent ni l’une ni l’autre. Il est vrai que le professeur Niggli soutient le contraire (juriste et auteur d’un ouvrage de référence sur l’interprétation et l’application de la loi antiraciste, Rassendiskriminierung, ein Kommentar zur Art. 261 bis StGB und Art. 171 c MStG », Schulthess, Zurich, 1996). Selon le Tribunal fédéral, quatre critères impératifs sont requis pour que les personnes morales puissent, le cas échéant, se porter parties civiles :

  1. Ester en justice.

  2. Intérêt reconnu d’un grand nombre de membres individuels pour agir collectivement.

  3. Les statuts des personnes morales (associations) doivent prévoir cette éventualité.

  4. Les membres des associations doivent agir à titre individuel.

En l’occurrence, ces quatre critères ne sont manifestement pas remplis. Me Richard constata que ces associations se réfèrent principalement à une argumentation valable pour le droit civil pour prétendre à cette qualité.

3 – Conditions particulières

Les statuts de la Licra ne prévoient pas que cette association puisse se porter partie civile dans les cas de révisionnisme, et Me Richard ne comprend pas pourquoi ses membres ne se sont pas portés parties civiles à titre individuel. Quant à la Fédération des communautés israélites, elle représente des associations et non pas des personnes physiques, et son but est de protéger les intérêts et les biens communs des Juifs. Pour la Fédération des Fils et Filles des déportés juifs de France, ses prétentions sont irrecevables, car c’est une association française, laquelle n’a aucun droit d’agir en Suisse.

Me Richard conclut au rejet de ces associations en tant que parties civiles. Les accepter serait ouvrir la porte à tous les dérapages, avec comme conséquence les prétentions possibles du tout-puissant Congrès juif mondial…(Voir annexe 2).

Le procureur Schwenter déclara que cet incident ne saurait concerner directement le Ministère public, mais recommanda à la Cour de rejeter la requête de Me Richard.

Me Geller. – Amaudruz parle toujours de loi-muselière, mais c’est lui maintenant qui veut museler les plaignants. Selon le professeur Niggli, l’atteinte à la dignité humaine serait aussi de nature collective. Mieux encore, le Tribunal fédéral justifierait ces arguments en soutenant que les lésés, « émotifs », n’oseraient pas se présenter tout seuls ! Ils doivent être représentés pour simplifier la procédure. La collectivité que je défends ici, atteinte dans sa dignité par les agissements de l’accusé, a un intérêt légitime à se porter partie civile. Même Aldo Ferraglia, le diffuseur du livre de Roger Garaudy Les Mythes fondateurs de la politique israélienne a reconnu les parties civiles en acceptant de payer le franc symbolique !

Me Nordmann. – Amaudruz a écrit dans le dernier Courrier du Continent que, selon le Tribunal fédéral, douter égale nier, une ânerie qui obligerait les magistrats de braire à l’unisson. C’est un affront pour la Justice !

Me Grumbach. – Les statuts de l’association que je représente prévoient expressément une telle opportunité. Par ailleurs, le devoir de mémoire n’a pas de frontière et justifie le droit d’ingérence !

Me Gani. – Mon client, survivant des camps de la mort, a toutes les qualités requises pour se porter partie civile.

Me Richard. – La Cour ne saurait s’aligner sur le droit français pour accepter les prétentions des plaignants à se constituer parties civiles !

Après délibérations, à défaut de savoir ce que le Tribunal fédéral déciderait ultérieurement, la Cour admit que les plaignants pouvaient se constituer parties civiles sur la base du droit international.

Schwenter. – Je souhaite inclure à l’acte d’accusation le dernier éditorial du Courrier du Continent, intitulé Vive le révisionnisme ! (No 418 d’avril 2000, où Amaudruz déclare : « Poursuivi pour révisionnisme, je répète : le chiffre des six millions est impossible, je ne crois pas aux chambres à gaz homicides, faute de preuves. Mon procès est un procès politique ; le jugement dépend uniquement de l’opportunité du moment. Préférant obéir à ma conscience plutôt qu’à une loi immorale et criminelle, je persiste et signe. Vive le révisionnisme ! ) Une telle obstination doit être prise en compte par la Cour !

Après avoir délibéré, la Cour accepta d’inclure ce texte à l’acte d’accusation.

L’audience se poursuivit par l’interrogatoire de l’accusé. Après les questions habituelles portant sur son identité et sa situation, le président Carrard lui demanda si les ouvrages séquestrés suivants avaient été mis publiquement en vente depuis le 1er janvier 1995, date de l’entrée en vigueur de la norme pénale antiraciste :

Amaudruz, Nous autres racistes et Les Peuples blancs survivront-ils ? Richard Harwood, Six millions de morts le sont-ils vraiment ? Ernst Gauss, Grundlagen zur Zeitgeschichte. François Brigneau, Mais qui est donc le professeur Faurisson ? Paul Rassinier, Le véritable procès Eichmann ou les vainqueurs incorrigibles et Le Drame des Juifs européens. Thies Christophersen, Le Mensonge d’Auschwitz. Udo Walendy, Bilddokumente für die Geschichtsschreibung. Wilhelm Stäglich, Le Mythe d’Auschwitz. Serge Thion, Vérité historique ou vérité politique ? Robert Faurisson, Réponse à Pierre Vidal-Naquet. Jürgen Graf, L’Holocaute au scanner. Plusieurs numéros des Annales d’histoire révisionniste, de la Revue d’histoire révisionniste ainsi que la revue La Voix du Peuple. (Voir annexe 3)

Amaudruz. – L’enquête ayant été conduite de manière lacunaire sur ce point, je ne suis pas en mesure de répondre à cette question sans consulter ma comptabilité.

Le procureur Schwenter enchaîna avec les questions suivantes :

Schwenter. – Est-il vrai que vous avez servi dans la Wehrmacht pendant la Seconde Guerre mondiale ?

Amaudruz. – C’est une pure invention des médias.

Schwenter. – Qu’en est-il du Nouvel Ordre européen ?

Amaudruz. – Ce groupe fut fondé en 1951 ; la dernière réunion eut lieu en 1991 ; depuis, il n’a plus été possible de se réunir dans les pays européens où nous avions l’habitude de nous rencontrer.

Schwenter. – Comment diffusez-vous le Courrier du Continent ?

Amaudruz. – Par poste à près de 300 abonnés. En tout, j’imprime environ 400 exemplaires.

Schwenter. – Rédigez-vous seul chaque numéro ?

Amaudruz. – Je reçois aussi des textes, les contributions sont bénévoles.

Schwenter. – Est-il rentable ?

Amaudruz. – Je couvre mes frais.

Schwenter. – Quelle est sa périodicité ?

Amaudruz. – Il paraît dix fois par année.

Schwenter. – Combien de livres incriminés avez-vous vendus depuis le 1er janvier 1995 ?

Amaudruz. – Quelques livres commandés avant cette date ont peut-être été livrés, mais depuis la perquisition de juin 1995, plus aucun livre n’a été vendu.

Schwenter. – Etes-vous raciste ?

Amaudruz. – Oui, selon la définition du Petit Larousse de 1947. Selon cette définition, le racisme prône l’unité de la race dans la nation. Aujourd’hui, la définition a changé, puisque selon le même dictionnaire, édition de 1986, un raciste est quelqu’un qui veut exploiter ou exterminer les autres races. Bien entendu, je ne suis pas raciste dans ce sens-là. Je ne veux exploiter ni exterminer personne.

Schwenter. – Etes-vous antisémite ?

Amaudruz. – Non.

Schwenter. – Qui a publié le Manifeste social-raciste ?

Amaudruz. – La commission culturelle du Nouvel Ordre européen.

Schwenter. – Selon ce Manifeste, les mariages mixtes interraciaux sont à proscrire, alors que l’eugénisme est à promouvoir. Est-ce toujours votre point de vue ?

Amaudruz. – Oui.

Schwenter. – Etes-vous toujours d’avis qu’une hiérarchie est nécessaire et que les peuples métissés sont de nature instable et chaotique, comme au Brésil et aux Etats-Unis ?

Amaudruz. – Oui.

Schwenter. – Pour vous, ce Manifeste est toujours d’actualité ?

Amaudruz. – Etant donné l’augmentation toujours plus grande de l’immigration extra-européenne, ce Manifeste mériterait d’être actualisé.

Schwenter. – Dans ce Manifeste, il est question de déchet biologique : l’écume et la lie. Qu’entendez-vous par-là ?

Amaudruz. – Selon ce Manifeste, rédigé il y a près de 40 ans, l’écume définit des gens intelligents mais animés par un égoïsme sans limite. Par lie, il faut comprendre les asociaux et les délinquants.

Schwenter. – Que faut-il faire de l’écume ?

Amaudruz. – Les éloigner des leviers du pouvoir.

Schwenter. – Avec la lie ?

Amaudruz. – Les contrôler par des lois très strictes. En Iran, les trafiquants de drogue sont pendus. Il n’est bien entendu pas question d’aller aussi loin. Mais le laxisme encourage la délinquance ; voyez les marchands de drogue libérés de manière anticipée faute de place dans les prisons.

Schwenter. – Que devrait-on faire du déchet biologique ; le mettre à la poubelle ?

Amaudruz. – Dans un Etat sain, l’hyperégoïsme serait limité par la loi. Notre société actuelle permet l’usure : ceci ne devrait plus être le cas.

Schwenter. – Le déchet biologique ne devrait-il pas être éliminé physiquement ?

Amaudruz. – Non.

Schwenter. – Selon Le Manifeste social-raciste, les Juifs sont dirigés par leur déchet biologique. Que faut-il en faire ?

Amaudruz. – Les aider à se libérer de leurs dirigeants actuels.

Schwenter – Est-ce que les Juifs sont vraiment dirigés par leur déchet biologique ?

Amaudruz. – Oui, regardez comment agit un Bronfman !

Schwenter. – Est-ce que ce n’est pas de l’antisémitisme ?

Amaudruz. – Non, critiquer le gouvernement suisse ne signifie pas être antisuisse.

Schwenter. – Quant aux mélanges raciaux qui, selon vous, déprécient les races, ce n’est pas de la discrimination ?

Amaudruz. – Le mélange racial détruit ce que la nature a voulu. Le racisme bien compris garantit l’intégrité des communautés humaines selon les principes du droit naturel. Chaque race est parfaitement adaptée à son environnement et doit le rester.

Schwenter. – Dans votre livre Les Peuples blancs survivront-ils ? vous abordez le thème du révisionnisme. Vous dites que l’Histoire a été écrite par les vainqueurs. Pouvez-vous nous en dire davantage ?

Amaudruz. – Pendant la Première Guerre mondiale, la propagande anglaise a fabriqué la fable des enfants belges aux mains coupées par les soldats allemands. La fable des six millions de victimes juives est la suite logique de ce genre de propagande.

Schwenter. – De tels propos ne sont-ils pas antisémites ?

Amaudruz. – Non, bien au contraire, car l’antisémitisme est surtout utile à ceux qui utilisent cette propagande pour pressurer la Suisse. Dans l’affaire des fonds juifs en déshérence, les sommes à payer par les banques se répercutent forcément sur les clients ; comme personne n’aime payer pour les autres, les conséquences sont faciles à deviner.

Schwenter. – Toujours selon Les Peuples blancs survivront-ils ? vous écrivez qu’on fait avorter des enfants sains, mais qu’on laisse naître des enfants dont on sait qu’ils seront gravement handicapés. Etes-vous contre l’avortement ?

Amaudruz. – Oui.

Schwenter. – L’eugénisme que vous préconisez n’est-il pas contraire à votre position contre l’avortement ?

Amaudruz. – Avec l’inversion des valeurs actuelles, les mêmes personnes qui préconisent l’avortement d’enfants sains sont opposées à l’avortement d’enfants anormaux. Grâce au progrès de la génétique, il est possible de savoir assez tôt si l’enfant à naître deviendra anormal. Il n’est donc pas nécessaire d’utiliser des méthodes barbares pour éviter de telles naissances.

Schwenter. – Etes-vous pour l’élimination des anormaux ?

Amaudruz. – Non, une fois nés, ils ont droit à la vie, mais Il faut éviter qu’ils ne naissent.

Schwenter. –- Toujours dans Les Peuples blancs survivront-ils ? vous dites que les droits populaires ont des conséquences fâcheuses ?

Amaudruz. – Oui, la démocratie parlementaire est la plus mauvaise des formes de gouvernement, avec comme conséquence la prise du pouvoir par les parasites. Ce système fait croire au peuple qu’il a son mot à dire, ce qui est une illusion et une tromperie.

Schwenter. – Dans ce même ouvrage, vous écrivez que la future révolution européenne ne devrait pas être violente. Etes-vous toujours du même avis  ?

Amaudruz. – Ceci a été écrit il y a plusieurs dizaines d’années déjà. Aujourd’hui, avec les menaces de catastrophes planétaires, il est irréaliste de croire à une révolution sans effusion de sang.

Schwenter. – Pourquoi votre livre Ubu justicier au premier procès de Nuremberg ne figure-t-il pas dans la liste des livres séquestrés ?

Amaudruz. – Parce qu’il est presque épuisé. Je réservais les derniers exemplaires à des amis.

Schwenter. – Dans ce livre, vous critiquez le procès de Nuremberg, mais le génocide juif n’est pas contesté ?

Amaudruz. – C’est vrai, mais ce livre date de 1946 et il a été écrit en fonction des connaissances du moment.

Schwenter. – Pourquoi une fois entrée en vigueur la loi antiraciste, avez-vous publié vos doutes sur l’existence des chambres à gaz et des six millions ?

Amaudruz. – Dans cette loi, il n’est pas question des chambres à gaz ni des six millions. J’ignorais encore que ces deux dogmes étaient intouchables. Et comment pouvait-on savoir, selon la jurisprudence aberrante du Tribunal fédéral, que douter égale nier ? Paul Rassinier, un ancien déporté, dans son livre Le Drame des Juifs européens, explique pour la première fois pourquoi le chiffre des six millions est impossible. Quant aux chambres à gaz, j’y croirai dès que l’on me présentera des preuves.

Schwenter. – Rassinier a-t-il eu en France des problèmes avec ses livres ?

Amaudruz. – Il est mort avant. Dans le livre en question, Rassinier arrive au chiffre de 1,4 million de victimes juives pendant la guerre. Je ne saurais articuler un chiffre précis à ce sujet. (Voir annexe 4)

Schwenter. – Qu’entendez-vous par événement mythique en parlant de l’Holocauste ?

Amaudruz. – Si le chiffre de six millions était vrai et si les chambres à gaz avaient réellement existé, il ne serait pas nécessaire d’interdire les avis divergents en instaurant des lois-muselières. Je suis obligé de constater que ces lois sont le dernier moyen d’accréditer le génocide des Juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. Comme les médias ne parlent que de cette version, il est normal que le doute s’installe dans les esprits.

Schwenter. – Que préconisez-vous pour la jeunesse ?

Amaudruz. – La jeunesse a surtout besoin d’idéaux. Aujourd’hui, on apprend aux enfants que le but de la vie, c’est de s’enrichir.

Schwenter. – Avez-vous publié votre article Vive le révisionnisme par provocation ?

Amaudruz. – Tout à fait, je l’ai écrit exprès pour l’occasion.

Schwenter. – Etes-vous le seul responsable du Courrier du Continent ?

Amaudruz. – A ses débuts, le Courrier du Continent était dirigé par un comité de 6 personnes. Aujourd’hui, je suis seul responsable.

Schwenter. – Quels sont les buts que vous poursuivez ?

Amaudruz. – Promouvoir l’intégrité du territoire national, où chaque groupe ethnique ou social serait légitimement représenté.

Schwenter. – Ce comité était-il national-socialiste ?

Amaudruz. – Non, mais nous admettions que le fascisme et le national-socialisme avaient beaucoup d’aspects positifs. Le corporatisme italien est un principe valable pour le monde du travail, de même que la politique de l’emploi du Troisième Reich a obtenu des résultats incontestables. En quelques années, Hitler a su donner du travail à plus de six millions de chômeurs, ce qui est une réussite brillante, mais si un Haider le dit, il soulève une tempête de protestations !

Schwenter. – Qui était Roger Bretscher ?

Amaudruz. – Un des fondateurs du Courrier du Continent.

Schwenter. – Bretscher était-il national-socialiste ?

Amaudruz. – Oui, et alors ? Bretscher a servi dans la Waffen SS, comme beaucoup d’autres Suisses.

Schwenter. – Déjà en 1941, vous avez voulu fonder un mouvement politique appelé Eurafrique ?

Amaudruz. – Oui, ce mouvement cherchait à promouvoir une communauté d’intérêts entre l’Afrique et l’Europe pour que notre continent ne soit pas broyé entre l’Union soviétique et les Etats-Unis. Ce mouvement ne comptait qu’une douzaine de membres. Nos idées étaient, semble-t-il, trop avancées pour l’époque.

Schwenter. – Avez-vous essayé de publier, en 1942, une revue d’essais littéraires dont la publication ne fut pas autorisée ?

Amaudruz. – Un nouveau bobard de la Police fédérale !

Schwenter. – Pourquoi parlez-vous dans vos écrits de la grande race blanche ?

Amaudruz. – Je ne parle pas de grande race blanche mais de grand-race blanche, ce qui veut dire race principale. Il y a une grand-race blanche, une jaune, et trois grand-races noires.

Schwenter. – Vous semblez ne pas aimer les Etats-Unis ?

Amaudruz. – Je n’ai rien contre les citoyens américains, qu’il ne faut pas confondre avec des gens comme Clinton et sa clique.

Schwenter. – Pourquoi dites-vous que le déchet biologique détient le pouvoir dans le système actuel ?

Amaudruz. – Selon le scientifique et « père des fusées » Hermann Oberth, dans son ouvrage Kakokratie (domination des mauvais), entre deux personnes intelligentes dont l’une est honnête et l’autre moins, la deuxième aura dans notre société de meilleures chances de succès. Et par suite de cette antisélection les couches supérieures de la société s’enrichissent de canailles. Dans une démocratie parlementaire, les détenteurs du pouvoir sont contrôlés par les lobbies. Récemment, le Crédit suisse a supprimé les subventions au parti radical-démocratique et à l’Union démocratique du centre, parce que ces partis avaient critiqué l’accord passé par les banques suisses avec le Congrès juif mondial dans l’affaire des fonds juifs en déshérence. On ferme le robinet à celui qui ne marche pas droit.

Schwenter. – Quand vous parlez de lobbies, vous pensez surtout au lobby juif !

Amaudruz. – Non, pas uniquement. Il y en a d’autres, comme le lobby socialiste qui, lui aussi, a participé à la campagne contre l’Autriche, n’admettant pas que leurs camarades aient ramassé une veste aux dernières élections.

Schwenter. – Est-il vrai que vous auriez entrepris des démarches pour servir dans l’armée allemande pendant la guerre ?

Amaudruz. – Encore un bobard !

Schwenter.– Avez-vous participé au mois d’avril dernier à une conférence organisée à Sion par l’association Vérité et Justice ?

Amaudruz. – Certainement, car je suis membre de cette association. J’ai également commenté l’arrêt du Tribunal fédéral concernant l’affaire Ferraglia à l’occasion d’une conférence organisée par cette association à Zürich l’automne passé.

Schwenter. – Quels en sont les buts ?

Amaudruz. – Défendre la liberté d’expression et favoriser la libre recherche en histoire.

Schwenter. – Est-ce que des skinheads sont aussi venus à cette conférence ?

Amaudruz. – J’en ai vu quelques-uns.

Schwenter. – Vous avez dit que votre livre Ubu justicier au premier procès de Nuremberg était épuisé. Pourtant ce livre a été mis en vente en 1999 par la Librairie roumaine à Paris.

Amaudruz. – Il est possible qu’il reste encore quelques exemplaires de cet ouvrage chez des diffuseurs français.

Schwenter déclare qu’il a terminé pour le moment et laisse la parole aux avocats de la partie civile.

Me Geller. – Selon vous, Hitler, que vous présentez comme un grand dirigeant élu démocratiquement, ferait-il partie du déchet biologique ?

Amaudruz. – Non.

Me Klarsfeld. – Vous considérez-vous comme un historien ?

Amaudruz. – Non. (…) Mais j’attire votre attention sur le fait que les témoins peuvent raconter ce qu’ils veulent. La Cour a refusé d’entendre le témoignage du professeur Faurisson, qui aurait pu nous éclairer à ce sujet. Aux Etats-Unis, par exemple, le Polonais Frank Walus a été dénoncé comme auteur de nombreux crimes commis dans des camps de concentration. Pas moins de 11 témoins juifs ont déclaré sous la foi du serment avoir reconnu en Walus leur bourreau. Pourtant, des documents ont prouvé que Walus avait travaillé pendant toute la guerre dans une exploitation agricole en Allemagne, et Walus fut acquitté.

Le président Carrard. – Plusieurs extraits du livre de René Binet paru dans les années 50 sous le titre Théorie du racisme sont discriminatoires envers certaines races ; Binet étant un des membres fondateurs du Nouvel Ordre européen, revendiquez-vous ces déclarations ?

Amaudruz. – Je ne saurais répondre des écrits de Binet et je n’approuve pas automatiquement tout ce qu’il a publié.

Le président Carrard. – Qui est Ernst Zündel ?

Amaudruz. – Le procès Zündel (un révisionniste d’origine allemande) avait défrayé la chronique au Canada à cause du professeur Faurisson qui avait réduit à néant certains témoignages.

Le président Carrard. – François Brigneau (un grand journaliste très connu de la presse nationale française) est-il un pseudonyme de Robert Faurisson ?

Amaudruz. – Non.

Le président Carrard. – Carlo Magnotto (sic) a-t-il contribué au Manifeste social-raciste ? (Carlo Mattogno est un spécialiste des problèmes techniques liés à l’« Holocauste »)

Amaudruz. – Non.

Le président demande aux avocats des parties civiles s’ils veulent poser d’autres questions.

Me Nordmann. – Pourquoi doutez-vous de l’Holocauste ?

Amaudruz. – Parce que les lobbies en parlent sans cesse et sans nuance comme d’un fait indiscutable. Afin d’élargir le débat, il faut supprimer la loi-muselière, afin que ces questions puissent être discutées librement par des historiens et non par des juges.

Me Geller. – Ne devez-vous pas respecter une loi qui a été approuvée en consultation populaire ?

Amaudruz. – Cette loi est formulée de manière tellement floue qu’elle se prête à de nombreuses interprétations. Si le délit était clairement défini, ce qui était le cas de l’avant-projet soumis aux Chambres fédérales, il serait possible de respecter la loi.

Me Grumbach. – A l’avenir, avez-vous l’intention de respecter la loi ?

Amaudruz. – Cette loi n’explique pas pourquoi le fait de nier un génocide implique nécessairement un comportement discriminatoire envers des personnes de races différentes. D’autre part, on nous dit que les races n’existent pas. Dans l’incertitude, je préfère obéir à ma conscience plutôt qu’à un concept mal défini. (Voir annexe 5)

Audience du 4 avril

Les parties civiles avaient demandé l’audition du journaliste Hans Stutz, présenté comme un spécialiste de l’extrême droite. Stutz ayant assisté à la première journée d’audience pour la Wochen Zeitung et la Jüdische Rundschau Maccabi, Me Richard contesta sa comparution, l’usage voulant que les témoins ne puissent préalablement assister aux débats. Le procureur général se rangea à l’avis de Me Richard, contrairement aux avocats juifs qui insistèrent pour obtenir la comparution de Stutz, excepté Me Geller. Selon lui, il ne fallait pas risquer une annulation du procès pour vice de forme. Après délibération, la Cour décida de renoncer au témoignage de Stutz. L’autre témoin cité par les plaignants, Jürg Frischknecht, un journaliste spécialiste de l’extrême droite, ne vint pas pour des raisons inconnues. Le président Carrard invita alors Jean-Noël Plantier, directeur commercial des librairies Payot, à la barre des témoins.

Me Richard. – Existe-t-il une liste des ouvrages censurés ?

Plantier. – Il n’existe pas de telle liste.

Me Richard. – Avez-vous connu des problèmes avec la loi antiraciste ?

Plantier. – Payot n’a eu aucun problème avec cette loi, excepté avec le livre de Garaudy, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, qui a d’abord été mis en vente, puis retiré du marché. Une centaine d’exemplaires furent retirés des rayons. Comme il est impossible à un libraire de lire tous les livres qu’il met en vente, avec 40 000 nouveaux titres en langue française publiés chaque année, on ne pouvait savoir que le livre de Garaudy risquait d’enfreindre la loi.

Me Richard. – Avez-vous dans vos rayons les livres de Gobineau ?

Plantier. – Certainement, cet auteur se trouve même dans la collection de La Pléiade.

Me Richard. – Savez-vous que Gobineau est un théoricien du racisme ?

Plantier. – Oui.

Me Richard. – Avez-vous Mein Kampf dans vos rayons ?

Plantier. – Nous le vendons sur commande uniquement.

Me Richard. – Pourtant, ce livre est interdit en Allemagne ?

Plantier. – C’est possible, mais il n’y a pas en Suisse d’ouvrages interdits à la vente.

Me Richard. – Comment faites-vous la différence entre de la littérature révisionniste et des ouvrages scientifiques traitant du même sujet ?

Plantier. – Cette différence est très difficile à déterminer.

Me Richard. – Que pensez-vous de la loi antiraciste ?

Plantier. – Je crois que cette loi est un garde-fou utile.

Mme Sambuc vint ensuite s’exprimer. Etant membre de la Commission fédérale contre le racisme et membre de la Licra, Me Richard avait demandé sa récusation comme témoin à cause de ce cumul. La Cour décida néanmoins d’entendre Mme Sambuc, non comme témoin, mais comme représentante d’une organisation plaignante.

Le président Carrard. – Pouvez-vous nous expliquer en quoi consiste le travail de la Commission fédérale contre le racisme ?

Boël Sambuc. – Sa mission est de lutter contre le développement de l’intolérance de la population suisse vis-à-vis des étrangers, surtout depuis l’affaire des fonds juifs en déshérence. Cette évolution a fait le lit des antisémites. Je suis très inquiète de l’influence du révisionnisme, une idéologie dangereuse qui ne cesse de prendre de l’ampleur. Le phénomène skinheads se répand aussi partout, et les sites racistes se multiplient sur Internet. Nous devons faire attention à cette évolution. Et n’oublions pas les manifestations du racisme ordinaire au sein de la population, qui doivent être combattues.

Me Richard. – Connaissez-vous personnellement monsieur Amaudruz ?

Boël Sambuc. – Je le connais par ce qu’en a dit la presse.

Le président Carrard invita alors Sigmund Toman, partie civile, à exposer les motifs de sa plainte.

Sigmund Toman.– J’ai été incorporé dans les Aufbaukommandos en décembre 1941 et affecté à la construction du camp de Theresienstadt, situé au nord de Prague, ceci jusqu’en décembre 1943. Ensuite je fus transféré à Auschwitz, avec mes parents, dans un camp de regroupement familial. C’est là que j’ai vu les flammes sortir des cheminées des crématoires. J’ai senti l’odeur de la chair brûlée. (Voir annexe 6) Des Kapos polonais nous racontaient que les Juifs disparus après avoir été sélectionnés avaient été conduits aux chambres à gaz. En été 1944, je fus encore déplacé pour travailler dans une usine d’essence synthétique à Monowitz (camp satellite d’Auschwitz situé à quelques kilomètres à l’est). En janvier 1945, j’ai été évacué par étapes jusqu’à Dachau, lieu de ma libération. Ma mère a survécu au camp d’Auschwitz, mais mon père est certainement mort là-bas en juillet 1944.

Me Gani. – Que ressentez-vous en entendant les propos de ceux qui nient ce que vous avez vécu ? Cela ne vous fait-il pas souffrir une deuxième fois ?

Sigmund Toman. – Oui, c’est ainsi.

Le président Carrard. – Avez-vous témoigné de ce que vous avez vécu dès la guerre terminée ?

Sigmund Toman. – Non, j’en avais assez. Ce n’est qu’après une dizaine d’années que j’ai pu en parler.

Schwenter à Amaudruz. – Estimez-vous que M. Toman a fait un faux témoignage ?

Amaudruz au président Carrard. – Monsieur le président, vous m’avez mis hors d’état de me prononcer à leurs sujets. J’avais requis la présence du professeur Faurisson et de Me Delcroix, du barreau de Paris, et vous avez refusé l’un et l’autre. Je me permets de suggérer à monsieur Toman de bien vouloir présenter sa déposition par écrit, un document que je transmettrai alors au professeur Faurisson. (Voir annexe 7)

Le président Carrard questionna ensuite le témoin Léon Reich. – Comment avez-vous passé la guerre ?

Léon Reich. – Pendant la guerre, j’étais d’abord dans deux camps de travail, ensuite à Gross-Rosen et pour finir à Buchenwald. Mon frère fut tué par une injection à Buchenwald. Le fait que des gens puissent douter de tout ça est terrible, alors qu’il y a tant de preuves concernant l’Holocauste. Cela me fait souffrir une deuxième fois. Rudolf Hoess, le commandant d’Auschwitz lui-même, déclara qu’aucun enfant ne survécut à l’Holocauste. Je peux vous montrer des photos horribles à ce sujet (le témoin sort de sa serviette les photos qu’il présente habituellement dans les écoles). (Voir annexe 8)

Me Geller. – Croyez-vous que chaque Juif se sente atteint dans sa dignité par les négateurs de l’Holocauste ?

Léon Reich. – Oui, je le crois.

Le président Carrard. – Avez-vous déjà témoigné devant la Justice après la guerre ?

Léon Reich. – Non, c’est la première fois que je témoigne devant un tribunal. Par contre, j’ai souvent parlé de ces événements dans les écoles.

Le président Carrard à Amaudruz.– Selon-vous, ce témoin a-t-il fait un faux témoignage ?

Amaudruz. – Je ne peux que répéter mes déclarations relatives au témoignage de monsieur Toman. Privé de l’avis du professeur Faurisson, je regrette de ne pouvoir me prononcer.

Léon Reich remit ensuite à la Cour les dessins de David Olère qui montraient des cadavres à Buchenwald. Il déclara encore que 10 000 personnes furent abattues d’une balle dans la nuque, sous prétexte de les mesurer.

Me Richard. – Je constate que mon client ne remet pas en cause la souffrance des Juifs. Monsieur Reich, avez-vous vu des chambres à gaz dans les camps où vous avez été interné ?

Léon Reich. – Non, pas là-bas, mais j’en ai vu après la guerre, à Maïdanek. Mais je peux vous raconter une histoire encore pire que celle des chambres à gaz ; c’était quand nous étions cachés avec 22 personnes dans une grange, où une mère dut étouffer son enfant pour que ses pleurs ne puissent alerter une patrouille toute proche. (Voir annexe 9) (Le président Carrard rendit alors au témoin les dessins de David Olère, ainsi que les photos, et fit remarquer à Léon Reich que les révisionnistes considéraient que les aveux de Hoess avaient été extorqués sous la torture, et par conséquent seraient sans valeur.) (Voir annexe 10)

Troisième survivant, Otto Klein dépose maintenant à la barre des témoins.

Otto Klein. – J’ai été déporté à Auschwitz en juin 1944, à l’âge de 12 ans. A Birkenau, la vie n’était pas facile pour un enfant. Mon frère jumeau a été sélectionné par le Dr Mengele pour subir des expériences médicales. J’ai vu des déportés entrer dans certains bâtiments et n’en plus ressortir. On voyait des flammes sortir continuellement de la cheminée du crématoire, Avant d’être évacué, j’ai séjourné dans un bâtiment nommé « Canada », où se trouvaient des lunettes, des valises, des vêtements, d’autres objets encore, le tout en grandes quantités.

Me Grumbach. – Quels sont les sentiments que vous éprouvez lorsque quelqu’un nie les chambres à gaz ?

Otto Klein.– C’est consternant. Les chambres à gaz ont existé, des millions de déportés ont péri dans les chambres à gaz.

Sigmund Toman. – J’ai aussi connu cet endroit nommé « Canada », alors que je n’avais jamais rencontré monsieur Klein auparavant.

Me Grumbach. – Voilà une preuve évidente que les témoignages sont concordants ! (Selon la logique très particulière de Me Grumbach, quand deux anciens déportés qui ne se connaissaient pas auparavant s’accordent à reconnaître dans le lieu dit « Canada » un dépôt de matériel dont la présence n’est contestée par personne, cela constitue une preuve de l’existence des chambres à gaz !)

Le président Carrard à Amaudruz. – Ces trois émouvants témoignages ont-ils changé votre vision des choses ?

Amaudruz. – Ces témoignages expriment une souffrance que je ne nie pas. Toutefois, le professeur Faurisson, qui avait mis en évidence en 1985 lors du procès Zündel plusieurs contradictions dans la déposition du témoin Vrba, aurait été particulièrement compétent pour donner un avis sur le témoignage de monsieur Klein.

Me Grumbach. – Faurisson n’a jamais été professeur, c’est un multirécidiviste plusieurs fois condamné par les tribunaux français, et sa réputation de falsificateur est bien établie ! Voilà l’expert auquel se réfère sans cesse Amaudruz !

Me Nordmann. – La thèse de doctorat de Faurisson a d’ailleurs été annulée (manifestement, Me Nordmann confond Henri Roques et Faurisson).

Me Klarsfeld. – Faurisson est bien professeur, non d’histoire, mais de littérature française. Ce n’est pas un expert des chambres à gaz.

Le président à Amaudruz. – Si vous aviez mentionné 300 000 ou même 500 000 victimes en moins par rapport aux 6 millions, cela aurait pu encore être acceptable, mais prétendre qu’il n’y a eu que 150 000 victimes juives en tout, ça c’est un peu fort ! Comment pouvez-vous mettre en doute le chiffre de six millions ?

Amaudruz. – Le pape Jean-Paul II s’est recueilli à Birkenau devant le monument qui mentionnait quatre millions de victimes, alors qu’aujourd’hui le chiffre indiqué est de 1,5 million. En principe, on devrait tenir compte de cette diminution, mais il faut bien constater que le chiffre de six millions reste intouchable malgré cette révision.

Me Richard à Me Klarsfeld. – Quels sont les chiffres sur lesquels on peut se baser actuellement ?

Me Klarsfeld. – Ce chiffre de quatre millions vient des responsables du Musée d’Auschwitz. Wellers était arrivé à 1,35 million pour Auschwitz. (Voir annexe 11) De même pour la rafle du Vélodrome d’Hiver en 1942 à Paris, où le nombre de détenus, selon nos sources, est passé de 30 000 à moins de 8 000, dont 4 000 enfants. Nous connaissons les noms des 76 000 déportés juifs de France et la constitution exacte des convois. Aucune de ces personnes ne doit tomber dans les poubelles de l’Histoire. Retrouver la vérité de leur destin, c’est rendre hommage aux victimes. Maintenant on sait combien de déportés sont partis de France et combien ont été gazés à l’arrivée (ces chiffres ne sont pas contestés : Klarsfeld, ici, a fait œuvre de chercheur consciencieux, mais nombre d’auteurs contestent en revanche que ces déportés aient été gazés à Auschwitz). Selon moi, ce qu’on entend dans la voix de Gaston-Armand Amaudruz, c’est de la haine. C’est la volonté de gommer la page la plus noire du nazisme afin de pouvoir renouveler l’expérience… Les propos distillés par cet homme sont un poison. Ceux qui bafouent la vérité, on leur impose de se taire. C’est pourquoi la Licra a pour objectif de mettre sur pied un réseau qui sera chargé de combattre le racisme dans le monde entier.

Me Richard. – Alors qu’en est-il du chiffre de six millions de victimes ?

Me Klarsfeld. – Le chiffre réel ne change pas beaucoup et se situe entre 5,5 et 6,5 millions. Les victimes qui n’ont pas été tuées à Auschwitz l’ont été à Sobibor et dans d’autres endroits.

Le procureur Schwenter à Me Klarsfeld. – Les Mémoires d’Eichmann sont-ils crédibles ?

Me Klarsfeld. – Oui, et Eichmann ne niait pas le génocide, reconnu de même par d’autres responsables nazis. (Voir annexe 12)

Le président Carrard à Amaudruz. – Diffusez-vous vos idées auprès des jeunes ?

Amaudruz. – Les jeunes subissent actuellement des agressions dues à la drogue et aux décibels des musiques à la mode qui leur sont imposées par des commerçants astucieux. Comme le disait mon ami Pierre Dudan : « C’est cela ou rien du tout ». Il y a aussi les méthodes pédagogiques anti-autoritaires, qui ont échoué aux Etats-Unis et qu’on veut imposer chez nous. Alors que ces jeunes seront responsables de maintenir la vie sur terre ! A mon avis, il faut leur donner un message très simple : les plantes et les animaux comptent sur toi pour vivre ! Cela, un enfant de huit ans peut déjà le comprendre.

Le président Carrard. – Est-il vrai que vous recevez souvent des jeunes chez vous ?

Amaudruz. – Une fois l’an, avant Noël, des abonnés de tout âge se réunissent chez moi.

Le président Carrard. – Quels contacts avez-vous avec les skinheads, car les médias disent que votre influence est grande auprès de ces groupes ?

Amaudruz. – La presse raconte n’importe quoi. Elle a même affirmé que l’or de la Reichsbank reposait dans ma cave ; si seulement c’était vrai ! Cela m’aurait permis d’imprimer le Courrier du Continent de manière bien plus luxueuse…On a prétendu que j’avais combattu sur le front de l’Est, ce qui est une pure invention, quoique je regrette aujourd’hui de ne pas y être allé. Si j’avais dû répondre à toutes ces affabulations, sans parler des injures, je n’aurais pas eu de temps pour me consacrer à des activités plus utiles.

Le procureur Schwenter. – Ces témoignages ne vous ont-ils pas fait changer d’idée ?

Amaudruz. – Non.

Me Geller. – Un article de Hans Stutz du 30 mars 2000 confirme vos relations avec des skinheads. Niez-vous avoir pris part, et ceci dès les premières années d’après-guerre, à des manifestations néo-nazies ?

Amaudruz. – La photo de cet article a été prise le 10 août 1989 à Lucerne à l’occasion d’une cérémonie commémorant le massacre des gardes suisses aux Tuileries (On y voit Gaston-Armand Amaudruz en compagnie de plusieurs personnes, dont des skinheads).

Me Geller. – Vous admettez bien avoir participé à cette manifestation ?

Amaudruz.– Mais bien entendu, puisque c’est moi qui l’avais organisée !

Me Geller. – La revue skinhead Helvétie blanche n’a-t-elle pas repris des articles du Courrier du Continent ?

Amaudruz. – Mais tant mieux !

Me Geller. – Pourquoi les groupes qui prêchent la tolérance ne se réfèrent-ils jamais à vos écrits ?

Amaudruz. – Vous parlez d’une tolérance à sens unique ! Il est normal de ne pas être cité par ses adversaires !

Me Geller. – Est-il vrai qu’on voit chez vous des symboles du national-socialisme ?

Amaudruz. – Vous trouverez accroché au mur un grand portrait de mon père.

Me Geller. – Avez-vous participé à la rédaction du tract de Vérité et Justice qui dénonce la nature stalinienne de ce procès ? (Voir annexe 13)

Amaudruz. – Non.

Me Richard à son client.– Connaissez-vous personnellement des skinheads ?

Amaudruz. – J’en connais quelques-uns de vue.

Audience du 5 avril

Me Nordmann à l’accusé. – Est-il vrai que vous avez aidé Thies Christophersen à rédiger le Mensonge d’Auschwitz ?

Amaudruz. – Quelle bêtise ! C’est par cette brochure que j’ai connu Christophersen.

Les plaidoiries des plaignants

Me Geller. – Amaudruz parle toujours de loi-muselière, alors que lui-même, par son avocat, a voulu clouer la bouche du témoin Hans Stutz et récuser les parties civiles. Il essaye lâchement de nier son rôle de leader de l’extrême droite. Il a, après l’entrée en vigueur de la loi antiraciste, persisté à vendre des ouvrages révisionnistes, ce qui est une atteinte à cette loi. Ses écrits sont une véritable offense à la dignité de chaque Juif. Depuis les années 40, Amaudruz a toujours évolué dans les milieux fascistes, dont il répand sans trêve les idées. Il participe activement à des réunions néo-nazies. Dès la guerre, son nom figure dans de nombreux rapports de police. Pendant celle-ci, il entretenait des relations avec des diplomates italiens et allemands. Amaudruz doit être condamné, mais je laisse au juge le soin de fixer la peine. Je demande au nom de ma cliente une indemnité pour tort moral de mille francs.

Me Nordmann. – Toute l’existence de l’accusé a été placée sous le règne de la haine et du mépris. La Première Guerre mondiale a fait 40 millions de victimes. La Deuxième Guerre a vu la tragédie de la Shoah et l’assassinat des Tziganes. Après la guerre, aux Indes, les hindous se sont entretués avec les musulmans. Apartheid en Afrique du Sud, ségrégation raciale aux Etats-Unis, crime de guerre en Yougoslavie, génocide au Rwanda, ce siècle a connu bien des drames, mais l’accusé a conservé les mêmes certitudes. Il n’a rien appris ni rien compris. Ses hallucinations délirantes ne devraient même pas retenir l’attention. Malgré son âge, l’accusé ne propage pas seulement une idéologie criminelle, mais représente encore une menace bien réelle. Bien qu’il utilise un appareil démodé pour imprimer son journal, ses pages peuvent se retrouver sur Internet. Les théories racistes de l’accusé sont choquantes, vu qu’il n’y a pas de race. Malheureusement, le racisme existe sans races, comme il y a en Pologne un antisémitisme sans Juifs. Les nouveaux dictionnaires ne parlent plus de race. Ce procès est utile au point de vue juridique, politique, didactique et pour des raisons humanitaires. Les magistrats ne sont pas des ânes qui font « Hi Han » comme le dit Amaudruz. Ne faudrait-il pas arrêter tout de suite l’accusé à cause du danger de récidive ? Il a continuellement maintenu ses positions. Son comportement me fait penser à un exhibitionniste qui viendrait à son procès sans pantalon ! (A ce moment, une partie du public manifeste bruyamment sa réprobation contre les propos déplacés de Me Nordmann : le président Carrard rappelle Me Nordmann à l’ordre.) Trois survivants sont venus parler de l’Holocauste et le Tribunal fédéral a confirmé l’existence des chambres à gaz. (Voir annexe 14) Une condamnation s’impose. Amaudruz n’est pas un requin qui évolue en eau claire, mais un poisson qui nage en eau trouble et se nourrit de pourriture. Quant à la peine, elle doit être sans sursis. Je laisse sa durée à l’appréciation de la Cour. Je demande pour ma cliente une indemnité pour tort moral de mille francs. N’oublions pas que les victimes ont été tuées devant vous une deuxième fois !

Me Gani. – Je ne peux pas accepter que les souffrances de mon client soient niées. Le père de mon client a été gazé (Sigmund Toman a déclaré que son père était mort à Auschwitz, sans autre précision). L’objectif de l’accusé est de voler la mémoire des victimes. Mon client ne veut certes pas empêcher chacun d’avoir son opinion, mais il ne peut tolérer que des êtres humains soient incités à la haine par les agissements de l’accusé. N’oublions pas que mon client souffrait à Auschwitz pendant qu’à la même époque Amaudruz préparait tranquillement sa thèse de doctorat à Lausanne. Au nom de mon client, je demande une indemnité de mille francs.

Me Grumbach. – Comme l’a dit Pierre Vidal-Naquet, le négationnisme est la forme moderne de l’antisémitisme. Amaudruz est un nazi, et les hommes comme lui ont porté Hitler au pouvoir. Des hommes comme lui ont exterminé la moitié de la population juive du monde. A Vienne, à deux heures de Berne, sévit un autre nazi et antisémite notoire nommé Haider. Nous avons tous vu comment Léon Reich s’est effondré sous la souffrance après avoir témoigné. Le négationnisme est une tromperie forgée par la haine des Juifs. Amaudruz s’est référé à Faurisson : il aurait tout aussi bien pu se référer à Hitler. Faurisson a été condamné à de nombreuses reprises. Eric Delcroix, le deuxième témoin de la défense écarté, est un antisémite, un fasciste et un négationniste, sous le coup d’une interdiction professionnelle en France (erreur, Eric Delcroix n’est pas interdit de Barreau). Voici un ouvrage illustré par David Olère, qui montre les chambres à gaz (on y voit les hommes d’un Kommando, torse nu, sortir des cadavres de la chambre à gaz pour les transporter dans les crématoires). (Voir annexe 15) Hilberg a décrit les gazages en se référant à 80 000 documents issus du Musée d’Auschwitz. (Voir annexe 16) Hitler, Goebbels, Himmler et Eichmann qui se sont vantés de l’extermination des Juifs, sont les amis de l’accusé. Au nom des Fils et Filles des déportés juifs de France, je demande une peine sévère sans sursis, car Amaudruz a blessé la dignité et les sentiments des victimes. Les enfants et petits-enfants des victimes que je représente ne pardonneront jamais à de tels bourreaux. Je réclame pour ma cliente la même indemnité de mille francs.

Le réquisitoire du Ministère public

Le procureur Schwenter. – Que dire de plus après ce que nous venons d’entendre ! Il faudrait s’appeler Mozart pour prétendre jouer une cinquième variation susceptible de faire mieux que ces quatre plaidoiries. (Autrement dit, ce n’est pas parce que Mozart était franc-maçon que tous les francs-maçons doivent se prendre pour Mozart !) Au premier abord, on pourrait croire que ce procès ne se distingue pas d’un procès pour atteinte à l’honneur. En réalité, il s’agit d’autre chose. Le mépris de la Shoah ne peut être toléré. Entre une insulte comme « salaud » et « fils de pute », il y a une grande différence, car dans le deuxième cas c’est la mère de l’insulté qui est blessée dans son honneur. Il en va de même pour les descendants des victimes de la Shoah. Il y a une année, je me suis rendu au Rwanda, où j’ai vu une fosse commune avec 1 500 victimes, massacrées à la machette. De telles visions sont plus éloquentes que mille dossiers. La peste brune peut encore se propager ; en l’éradiquant, la Justice joue un rôle essentiel. Chacun connaît les déclarations de Voltaire sur la liberté d’opinion, et les paroles de Prévert « Quand la vérité n’est pas libre, la liberté n’est pas vraie » mais, en l’occurrence, cette maxime est déplacée. Le dossier de l’accusé est rempli des nombreuses infractions de ses agissement illégaux. Ses prises de position contre le métissage, pour l’eugénisme, et son obstination à vouloir éliminer les « déchets biologiques », tout cela est insupportable dans un Etat de droit. Quand Amaudruz déclare qu’il ne prône pas la supériorité d’une race mais la conservation des particularités de chaque race, même cela doit être assimilé à de la discrimination raciale ! Dans ce procès, il ne s’agit pas de juger un simple libraire ou un diffuseur, mais l’auteur lui-même ! Que la plupart des écrits de l’accusé datent d’avant 1995 et ne tombent pas sous le coup de la loi ne change rien à l’affaire. Quelques-uns des livres séquestrés que j’ai parcourus ne sont effectivement pas punissables, mais ce sont des détails en comparaison des autres infractions. Certes, iI ne faut pas faire d’Amaudruz un martyr. Cependant, la Justice doit frapper avec une précision chirurgicale. La loi n’est pas rétroactive, et on ne peut punir l’accusé pour ce qu’il a écrit avant l’entrée en vigueur de la loi. Dans son roman L’Ogre, Jacques Chessex met en scène l’accusé, sous le nom du professeur Mollendruz. (Voir annexe 17) Le protagoniste du roman est subjugué par Mollendruz. Quand il croise son pharmacien juif, il lui dit « sale Juif ! » Ecrasé par le remords, il se suicide peu après. Amaudruz prêche une haine destructrice. Celui qui lit ses textes entend les bruits de bottes des hordes brunes et croit entendre la voix d’Hitler. Le regard délirant qu’Amaudruz porte sur le Troisième Reich reste inchangé depuis 55 ans. J’ignore à quoi le législateur a pensé en fixant à 3 ans la peine maximum, mais la sanction pour Amaudruz ne doit pas aller jusqu’à la peine maximale. L’accusé a été rattrapé par la loi. La plus grande partie de ses agissements tombent dans la période où cette loi n’existait pas. Le seul cas comparable est celui de Graf ; Amaudruz est certes plus âgé que Graf, mais il est son coreligionnaire en révisionnisme. C’est pourquoi je demande 15 mois contre l’accusé, sans sursis, parce qu’il n’y a aucun espoir d’amendement, et la confiscation des ouvrages séquestrés.

La plaidoirie de la défense

Me Richard. – J’aimerais attirer votre attention sur la nature double de ce procès : d’une part, c’est celui d’un homme de 80 ans, dont les écrits ne touchent guère plus de 400 personnes, et d’autre part celui du négationnisme, une idéologie dont mon client n’est pas le leader. Or, Amaudruz ne doit être jugé que sur la base de l’acte d’accusation et des faits établis, à savoir ses écrits du Courrier du Continent publiés après l’entrée en vigueur de la norme pénale antiraciste. Par conséquent, mon client ne doit pas être jugé pour son passé. Quant à plaider sur le bien-fondé de la nature délictueuse des faits incriminés, j’observe que l’article 261 bis du Code pénal se prête à de nombreuses interprétations. Dans ces conditions, la meilleure argumentation reste vaine, puisqu’il suffit de requalifier l’infraction pour prouver le délit. En outre, il n’est pas du tout établi que mon client ait vendu un seul des livres incriminés après le 1er janvier 1995. Comparer Amaudruz à Graf n’est pas équitable, car Graf a enfreint la loi de manière bien plus grave, ayant vendu plusieurs milliers de livres et publié de nouveaux titres après 1995. Le jugement de 1998 contre Graf compte 165 pages. Les circonstances atténuantes en faveur de mon client sont nombreuses. Exempt de toute condamnation, Gaston-Armand Amaudruz ne nie pas la souffrance des Juifs. Dans ces conditions, une peine modérée avec sursis est amplement suffisante.

Le mot de la fin

Avant de clore les débats, le président Carrard demanda à l’accusé s’il veut ajouter quelque chose.

Amaudruz. – Tout au long de ces débats, j’ai pu constater que je n’étais pas sur la même longueur d’onde que mes adversaires. Je considère la loi antiraciste comme illégitime.

La sentence

Le jugement est communiqué publiquement le 10 avril 2000 : pour propagande raciste et négationnisme, Gaston-Armand Amaudruz est condamné à un an de prison sans sursis. En outre, il devra verser mille francs de dommages et intérêts à chacune des parties civiles et payer 43 000 francs pour leurs frais. Les autres frais et dépens sont aussi à sa charge. De plus, le dispositif du jugement devra être publié à ses frais dans trois quotidiens de Suisse romande : 24 Heures, Le Matin et Le Temps.

Annexes

Comme le dit si bien la police, en l’occurrence celle de la pensée, circulez, y a rien à voir ! C’est la raison pour laquelle les annexes ci-dessous sont comme autant d’arrêts et de coups de projecteur indispensables pour comprendre pourquoi certaines questions n’ont pas été posées et pourquoi certains témoins n’ont pas été autorisés à comparaître.

Annexe 1 – La loi-muselière (article 261bis du Code pénal suisse)

  1. Celui qui, publiquement, aura incité à la haine ou à la discrimination envers une personne ou un groupe de personnes en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse ;

  1. celui qui, publiquement, aura propagé une idéologie visant à rabaisser ou à dénigrer de façon systématique les membres d’une race, d’une ethnie ou d’une religion ;

  1. celui qui, dans le même dessein, aura organisé ou encouragé des actions de propagande ou y aura pris part ;

  1. celui qui aura publiquement, par la parole, l’écriture, l’image, le geste, par des voies de fait ou de toute autre manière, abaissé ou discriminé d’une façon qui porte atteinte à la dignité humaine une personne ou un groupe de personnes en raison de leur race, de leur appartenance ethnique ou de leur religion ou qui, pour la même raison, niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité ;

  1. celui qui aura refusé à une personne ou à un groupe de personnes, en raison de leur appartenance raciale, ethnique ou religieuse, une prestation destinée à l’usage public,

sera puni de l’emprisonnement ou de l’amende.

Annexe 2 – Les parties civiles

Dans le cas du libraire genevois vendeur du livre de Roger Garaudy, Les Mythes fondateurs de la politique israélienne, le Tribunal avait reconnu la Licra partie civile, pour le motif qu’une fois tous les survivants de l’Holocauste disparus, il n’y aurait plus personne pour défendre leur mémoire. Or, en date du 15 avril dernier, c’est-à-dire une fois le procès Amaudruz terminé, ce libraire a été acquitté en deuxième instance par la justice genevoise, et la Licra condamnée à payer la moitié des frais ainsi qu’à lui verser une indemnité de 4 000 francs. Selon cette juridiction, seule peut se porter partie civile la personne physique qui a subi un dommage direct et personnel. Cette décision, qui vient confirmer le point de vue de Me Richard, semble due aux différences des codes de procédure cantonaux.

Annexe 3 – Les écrits incriminés

L’acte d’accusation retient deux catégories d’écrits : d’une part ceux publiés par Gaston-Armand Amaudruz dans le Courrier du Continent, parus après l’entrée en vigueur de la loi-muselière, ainsi que trois ouvrages de sa main retirés de la vente avant l’entrée en vigueur de la loi-muselière ; d’autre part, plusieurs ouvrages d’autres auteurs, retirés de la vente en même temps que les trois premiers. On peut se demander pourquoi l’acte d’accusation a retenu ces ouvrages puisque l’enquête n’a pu établir que des exemplaires avaient été réellement vendus après l’entrée en vigueur de la loi-muselière. C’est que, selon les attendus du jugement, le simple fait d’offrir à la vente des ouvrages présentés comme « racistes » ou « révisionnistes » constitue déjà une infraction, pour cause d’atteinte potentielle à l’ordre public et à la dignité humaine. Mais ceci n’explique toujours pas pour quelle raison la loi a été appliquée avec effet rétroactif, c’est-à-dire illégalement, puisqu’il a été établi que finalement seuls les trois articles du Courrier du Continent ont été publiés après l’entrée en vigueur de la loi-muselière. Le jugement invoque à propos de ces offres virtuelles le « délit de mise en danger abstraite » (page 55 du jugement), et déclare plus précisément : « Il n’est donc pas besoin que les actes incriminés aient concrètement troublé la paix publique pour être sanctionnés par la loi » (page 55 du jugement). Avec de tels attendus, le délit d’opinion est consacré par les juges de Lausanne, puisque Gaston-Armand Amaudruz est rendu responsable d’ouvrages qu’il n’a pas mis en vente et qu’il n’a pas vendus, comme l’admet d’ailleurs l’acte d’accusation et comme le confirme le jugement. C’est dire l’inconsistance des faits retenus à charge par un tribunal contraint de faire la grenouille pour gonfler des accusations définies comme « abstraites » par les juges eux-mêmes. Par contre, la peine, quant à elle, n’est pas du tout « abstraite », puisqu’il s’agit d’une peine concrète de prison ferme. Cette notion nouvelle de mise en danger abstraite avancée par le tribunal ouvre un champ d’action quasiment infini à la répression pénale, puisqu’il n’est plus nécessaire de commettre un « acte concret » pour tomber sous le coup de la loi. Le délit d’opinion est bel et bien devenu une réalité de notre système juridique.

Nous autres racistes, paru en 1971, est un exposé des principes du racisme fondé sur les lois naturelles. Il comprend notamment le Manifeste social-raciste du Nouvel Ordre européen. Les deux autres ouvrages incriminés écrits par Gaston-Armand Amaudruz sont Les Peuples blancs survivront-ils ? et Ubu justicier au premier procès de Nuremberg. Les extraits suivants ont été cités dans le jugement rendu par le tribunal correctionnel de Lausanne du 10 avril 2000 comme constitutifs d’infractions à l’article 261 bis du Code pénal suisse (Référence PE95.001069-VBA/JSH/MCA).

(…) L’hérédité psychique étant acquise, le racisme en découle. Ceux dont l’âme se ressemble assez pour être prédestinés au même combat forment une communauté raciale et ils doivent s’unir pour défendre cette communauté : d’abord en assurer la survie, puis l’ascension biologique (page 37).

Pour l’homme, le diagnostic de Friedrich Ritter est des plus graves. L’arrêt de la sélection naturelle accumule le déchet humain (…) jusqu’au moment où celui-ci parvient au levier de commandes politiques et met l’Etat au service de sa conservation individuelle (page 39).

(…) Ensuite, on peut s’opposer à telle visée des Juifs, sans pour autant désirer leur extermination. Qu’il y ait eu des réactions brutales au cours de l’histoire, partout et régulièrement, prouve simplement que les peuples, une fois exaspérés, ne savent guère établir de nuances dans le choix des méthodes et que la cause première de ces explosions réside chez les Juifs eux-mêmes. On rechercherait en vain, dans la nuit des temps, les causes, par conséquent les responsabilités, qui ont conduit les Juifs à un parasitisme si régulièrement intolérable pour les autres peuples (page 44).

Nous autres racistes, ne désirons l’extermination d’aucune ethnie. Nous sommes prêts à aider le peuple juif à se retrouver ; mais encore faut-il qu’il y ait chez lui un minimum de bonne volonté permettant des solutions amiables (page 44).

Les extraits suivants font partie des 92 points du Manifeste social-raciste, présentés sous forme de question/réponse.

Point 14. – Le racisme ne signifie-t-il pas haine et mépris pour les autres races ?

Pas le moins du monde. S’il est normal d’avoir de la sympathie pour les Noirs qui sont noirs et les Jaunes qui sont jaunes, il est tout de même permis de préférer les Blancs qui veulent rester blancs. Si l’on honore l’élément aryen, cela ne signifie pas qu’on méprise les autres races. Bien au contraire, cela tend à prouver qu’on les estime. Puisque les races sont le fondement des peuples, le respect qu’on leur porte exige aussi le respect de leurs formes diverses.

Point 23. – Quelles sont les principales grandes races du monde ?

Ce sont les races blanche, jaune et noire.

Point 24. – Est-il vrai que les principales civilisations soient l’œuvre de la race blanche ?

Oui, mais la race blanche est aussi celle qui comporte le déchet biologique le plus important.

Point 30. – Quelle est notre communauté raciale ?

La race que nous devons défendre comprend les cinq principaux types d’Europe ainsi qu’un certain nombre de types secondaires, tout aussi caractérisés mais aux effectifs beaucoup plus faibles. Cette communauté raciale constitue le noyau de la grande race blanche. Nous l’appellerons race aryenne.

Point 31. – Quel a été le rôle de l’Aryen ?

Il y a trois espèces d’humanité : celle qui crée la civilisation, celle qui la conserve et celle qui la détruit. L’Aryen appartient à la première (…).

Point 32. – La communauté raciale comprend-elle tous les individus des races types qui la composent ?

Non. Chaque race type comprend un certain nombre de dégénérés jouant le rôle de parasites : le déchet biologique. Le déchet biologique ne fait pas partie de la communauté raciale, il en est l’adversaire le plus dangereux. Le déchet biologique se subdivise en deux parties : l’écume et la lie. L’écume comprend les dégénérés pourvus d’une haute intelligence parmi lesquels se recrutent les technocrates ploutocratiques ou communistes. Chez eux, l’intelligence constructive fait place à la ruse destructrice. La lie comprend les dégénérés moins doués constituant les asociaux et les criminels.

Point 34. – Quelle partie de la race blanche se trouve hors de la communauté raciale ?

Les ethnies qui, par métissage avec les races jaune ou noire, ou par évolution divergente se sont séparées du noyau de la race blanche. Par exemple les peuples sémites et turco-tartares.

Point 35. – Ces ethnies sont-elles alliées ou adversaires de notre race ?

Lorsqu’elles sont dirigées par leur élite biologique elles sont les alliées naturelles de notre race (…) En revanche, lorsque ces ethnies sont dirigées par leur déchet biologique, ce dernier, incapable d’assurer l’ascension, ne verra de salut que dans la ruine de la communauté aryenne.

Point 38.– En quoi consiste le problème juif ?

Dans le fait que l’ethnie juive, dirigée depuis longtemps par son déchet biologique, est utilisée comme un instrument de politique antiaryenne.

Point 39.– Comment se fait-il que le peuple juif soit contrôlé par son déchet biologique ?

Le début de ce phénomène se perd dans la nuit des temps. En revanche, nous savons ce qui le maintient : la vie de diaspora sélectionne le parasitisme. Les individus les plus parasites se hissent au sommet de l’échelle sociale, tandis que l’élite biologique se trouve rejetée aux échelons inférieurs. De ce fait, l’antisélection exercée par le régime capitaliste est encore aggravée par les conditions de vie particulières au peuple juif.

Point 40. – Quelle est la solution du problème juif ?

Le remplacement, aux leviers de commande, du déchet biologique par l’élite biologique juive. Cette révolution sera facilitée par toutes les mesures propres à supprimer le parasitisme des dirigeants juifs actuels. En voici les principales :

  • aide à l’élite biologique juive dans sa lutte contre le déchet ;

  • nationalité juive pour les Juifs vivant dans l’aire aryenne ;

  • création de territoires dont les Juifs disposeraient en toute souveraineté, comme parties de leur Etat.

Point 41. – Ces mesures sont-elles « antisémites » ?

Au contraire, elles sont dans l’intérêt supérieur du peuple juif qui, comme toute ethnie, a un intérêt légitime à pouvoir se consacrer à cultiver ses qualités plutôt qu’à corrompre celles des autres.

Les Peuples blancs survivront-ils ? paru en 1987, développe et actualise les thèses du Manifeste social-raciste de 1971. Le tribunal a retenu les extraits suivants dans son jugement.

Le mondialisme actuel qui tend à détruire les peuples par le métissage et la dispersion, par le mélange des cultures, la corruption des mœurs et l’abandon des traditions, prive les esprits de leur rôle ; il les déracine. Le drame d’aujourd’hui, c’est que l’individu ne trouve plus sa communauté naturelle, objet véritable de son amour, de sa fidélité. Quand il regarde alentour, que voit-il ? – la sous-humanité métisse que les médias proposent à notre admiration.

Plus loin, le jugement cite l’extrait suivant, concernant le révisionnisme historique :

En outre, la fable des six millions et des chambres à gaz permet à Israël et à diverses catégories de Juifs de toucher de substantielles indemnités. Et elle sert de moyen de chantage à tous les niveaux et en faveur de toutes les forces de la décadence (page 22).

Dans le chapitre intitulé Déclin et ascension, le jugement retient les propos suivants :

Ce qu’on enseigne dans les écoles, ce qu’on appelle culture, est à 90 % une toxine mortelle à éliminer. L’une des composantes les plus néfastes est la sensiblerie. On cultive la pitié envers les malvenus, les anormaux, les exotiques. Dès lors, les sociétés doivent se purger elles-mêmes de leur déchet (page 26 et suivantes).

Dernier ouvrage incriminé, Ubu justicier au premier procès de Nuremberg a été écrit en 1946 et publié en 1949. Ce livre est épuisé et ne figure plus depuis longtemps sur la liste des ouvrages offerts à la vente. Pourtant, il figure comme les autres dans l’acte d’accusation. Le jugement du Tribunal de Lausanne retient un extrait qui vise à justifier les mesures de déportation prises par Rosenberg :

(…) mais celles-ci ne sont pas des délits au sens restreint ici envisagé. L’occupant qui exerce en fait les pouvoirs législatif et exécutif peut imposer les mêmes mesures qu’un gouvernement national. Le service du travail civil en Suisse représente une mesure de ce genre et personne ne songe à traduire les responsables en justice.

Rappelons que selon les articles 19 et 21 des statuts du Tribunal militaire international de Nuremberg :

Le Tribunal ne sera pas lié par les règles techniques relatives à l’administration des preuves (…), n’exigera pas que soit rapportée la preuve de faits de notoriété publique, mais les tiendra pour acquis. (…).

Pour constater que cette jurisprudence a maintenant fait école dans les tribunaux suisses…

Courrier du Continent, numéro 367 – mars 1995

La question juive

La question juive, paraît-il, n’existe pas.

Mais l’article 261 bis du Code pénal suisse vise quiconque « niera, minimisera grossièrement ou cherchera à justifier un génocide ou d’autres crimes contre l’humanité ». Du même coup, il confère un privilège aux Juifs, ou du moins aux plus quérulents d’entre eux : ce qu’ils appellent « Holocauste » acquiert désormais force de loi.

Que ces extrémistes juifs croient ou feignent de croire à l’extermination des « six millions » dans des chambres à gaz au cours de la Deuxième Guerre mondiale, libre à eux. Qu’ils cherchent à en persuader leurs coreligionnaires n’est pas très loyal mais passe encore. Qu’ils prétendent imposer aux non-Juifs, par des lois ad hoc, la foi en « l’Holocauste », voilà qui nous semble légèrement exagéré.

Ces extrémistes, que nous avons déjà nommés « maximalistes » en raison de leurs exigences insatiables, veulent imposer aux autres peuples toutes sortes de revendications : des réparations, des muselières, le mondialisme (y compris le libre-échangisme et le mélange des races).

Ainsi, « The Truth at Last » No 372 signale que Gary Jacobs, de la Fédération juive de Fort Lauderdale, a déclaré : « Notre organisation appuie une politique de libre accès pour tous les Haïtiens. » Et de citer en outre diverses personnalités juives qui s’expriment dans le même sens et tirent notamment argument de « l’Holocauste » en faveur d’un accueil des Haïtiens.

Nous remplirions des pages à citer les maximalistes favorables au mélange des races. Bornons-nous à constater qu’avec eux une importante partie de la communauté juive mondiale s’intègre dans le lobby mondialiste métisseur des peuples. Les Etats-Unis, la France – et d’autant plus l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie – se trouvent sous contrôle. En outre, des actions ponctuelles visent le révisionnisme, même dans des pays lointains comme le Japon.

« L’Holocauste » sert de moyen de chantage, même cinquante ans plus tard, non seulement à l’encontre du peuple allemand, mais du monde entier, responsable de « l’Holocauste » pour ne pas l’avoir empêché. Est d’ailleurs « antisémite » quiconque s’oppose à une seule revendication maximaliste.

Jouant sur leur citoyenneté de nombreux pays, ces extrémistes ont même obtenu la promulgation de lois-muselières contre le « racisme » et le « révisionnisme ». Ne pouvant se faire aimer, ils ont choisi de se faire craindre. Une politique dangereuse : qu’adviendra-t-il lorsque leur puissance diminuera ?…

La question « qui n’existe pas » se présente d’abord sous forme d’immixtion des maximalistes dans la politique intérieure de nombreux peuples, sous prétexte qu’ils en ont acquis la nationalité. Ils se prétendent des citoyens comme les autres. Dès lors, on comprend mal pourquoi ces citoyens « comme les autres » s’arrogeraient le privilège d’une protection en leur qualité de Juifs. A cela s’ajoute l’envahissement des médias par leurs ressortissants, en plus de la mainmise sur des secteurs économiques et sur des postes gouvernementaux.

Pour les autochtones, les maximalistes se signalent par une quérulence désagréable. Leur pouvoir réel, toujours moins dissimulé, suscite la résistance. Et la question qui n’existe pas soulève des sous-questions : – « Qui est juif ? » – « Les Juifs sont-ils une race, un peuple ou les fidèles d’une religion ? » Autant de points sur lesquels les Juifs eux-mêmes divergent.

Le chantage fondé sur « l’Holocauste » des « six millions » finira par lasser les meilleures volontés. Cela d’autant plus que cinquante ans se sont écoulés depuis ces faits mythiques.

Plus grave encore, les maximalistes participent au lobby mondialiste, préconisent le mélange des races (sauf de leur ethnie) et soutiennent activement l’invasion des peuples blancs par des immigrés de couleur. Cette ligne est non seulement inacceptable pour nous autres Européens, mais suicidaire pour les Juifs eux-mêmes.

En effet, par leurs composantes sémite, turco-tartare (les Khazars) et européenne (par le mélange avec divers peuples-hôtes), les Juifs appartiennent à cette race blanche que leurs « responsables » s’acharnent à détruire. Sans doute, telle n’est pas leur intention ; ils veulent affaiblir les goyim par métissage pour mieux les dominer. Seulement, le processus, des plus dangereux, risque de leur échapper. Et le déclin de la grand-race blanche entraînera la disparition de l’ethnie juive.

Dans ces conditions, les personnalités juives lucides devraient convaincre les leurs d’abandonner la ligne maximaliste, funeste pour tous, et promouvoir sur terre un ordre qui donne à chaque peuple le territoire où il pourra vivre selon son génie.

Nous admettons volontiers que chaque peuple soit ambitieux et désire jouer un rôle de premier plan dans l’histoire du monde. Mais il faut modérer cette ambition par le respect des autres peuples, avec lesquels il s’impose de partager équitablement la planète. Pour cela, il convient d’allonger les délais d’une ambition qui, trop hâtive, conduit à léser les colocataires de la maison Terre.

Que les Juifs, eux aussi, élaborent un plan de mille ans fondé, non sur la violence, mais sur les services rendus !…

Gaston-Armand Amaudruz

Courrier du Continent, numéro 371 – juillet 1995

Je ne crois pas aux chambres à gaz !

Le juge d’instruction du canton de Vaud Valérie Barth m’a inculpé de discrimination raciale au sens de l’article 261 bis du Code pénal suisse. L’acte d’accusation n’est pas encore connu à l’heure où j’écris ces lignes, de sorte qu’on ignore quelles propositions du Courrier du Continent d’après le 1er janvier 1995 sont visées. Nous tiendrons une chronique de ce procès d’un intérêt certain, puisque c’est le premier en vertu de la muselière.

La principale présomption contre l’existence de chambres à gaz dans les camps de concentration allemands durant la Deuxième Guerre mondiale, c’est l’article 261 bis du Code pénal suisse (aussi les dispositions semblables en France, en Allemagne, en Belgique (dans ce pays, la loi n’est pas appliquée pour le moment), en Italie, en Autriche, et bientôt peut-être dans le monde entier sauf l’Inde et la Chine).

En effet, si l’existence des chambres à gaz était sûre et certaine, il suffirait d’en publier les preuves. Nul besoin d’une loi pour en imposer la croyance. A elle seule, cette loi démontre que les preuves des exterminationnistes sont moins concluantes qu’ils ne le voudraient. Comme toujours au cours de l’histoire, imposer un dogme par la force est un signe de faiblesse. Les exterminationnistes pourront gagner les procès en vertu des lois-muselières. Ils perdront le dernier devant le tribunal des générations futures.

L’usage distingue aujourd’hui deux catégories de révisionnistes : les incroyants et les négationnistes. Les premiers doutent, les seconds contestent. Les médias imposent à leurs consommateurs une gradation dans le mal. Le premier pas vers le bas, c’est le « populisme », qui vise toute opposition non marxiste. Le premier sous-sol de l’enfer accueille les « fascistes » (ou néo-fascistes) : les populistes qui, en outre, se détachent de la démocratie parlementaire. Au deuxième sous-sol : les nazis (ou néo-nazis) qui, en plus des hérésies précédentes, ne croient plus à la Justice ni à la bonne foi des journalistes. Troisième sous-sol : les racistes qui, longtemps, représentaient le « mal absolu ». Mais le lobby mondialiste a creusé un quatrième sous-sol : les révisionnistes. Et un cinquième : les négationnistes, le summum de l’horreur à l’heure actuelle.

Les chambres à gaz, au cours d’un demi-siècle, ont tenu du mirage : plus on s’en approchait, plus elles s’éloignaient. Déjà Rassinier a établi qu’il n’y en avait ni à Buchenwald, ni à Dora. Jusqu’au début des années soixante, la presse vantait celle de Dachau, finalement inexistante. Quant à celle du Struthof, on ne la montre plus au public après les critiques de Faurisson démontrant qu’elle aurait été hautement dangereuse pour les utilisateurs. Celles de Ravensbrück et de Mauthausen s’évaporent à l’horizon à l’approche des révisionnistes. Reste celle d’Auschwitz, « espoir suprême et suprême pensée », mise à mal par le rapport Leuchter, la contre-expertise de Cracovie, le rapport Rudolf et dont la direction du Musée d’Auschwitz a dû reconnaître qu’elle était une « reconstruction ».

Quiconque formule une assertion en histoire doit en apporter la preuve. Ceux qui soutiennent l’existence des « chambres à gaz » doivent la prouver. Ce n’est pas aux révisionnistes de démontrer leur inexistence ; les preuves négatives sont généralement irréalisables. A moins d’une impossibilité logique ou matérielle, on ne saurait établir l’inexistence d’un fait allégué. Or l’article 261 bis du Code pénal suisse tend à renverser le fardeau de la preuve ; il pose le « génocide » comme une certitude indiscutable ; le législateur s’arroge la compétence de l’historien.

A propos des « chambres à gaz », trois possibilités se présentent :

  1. les « chambres à gaz » ont existé ;

  2. elles n’ont pas existé ;

  3. on ignore si elles ont existé ou non.

Depuis le 1er janvier 1995, la proposition numéro deux constitue un délit. Comme il n’y a encore aucune jurisprudence en la matière, on ne sait pas si la proposition numéro trois, c’est-à-dire le doute, va être assimilée à une négation et, par suite, réputée punissable. En ce cas, cela reviendrait à déclarer obligatoire la proposition numéro un : la croyance aux gazages.

Du même coup serait imposé aux peuples dominés par le lobby mondialiste le dogme d’une religion nouvelle : la foi en les chambres à gaz. L’hérésie mènerait, non plus au bûcher, mais en prison. La LICRA s’établirait comme police officieuse de la pensée. La Fédération des Communautés israélites se porterait plaignante. Les hérétiques, écrasés sous les condamnations, seraient mis hors de combat.

C’est du moins ce qu’imaginent certains responsables juifs. L’événement leur montrera que, comme toujours, la répression ne peut rien contre une idée. Le propre d’une idée est de passer d’un porteur à l’autre, comme une traînée de feu, et cela d’autant mieux que la répression s’accentue. Ces maximalistes commettent une vieille erreur au détriment du peuple juif tout entier.

Quant à moi, je maintiens ma position : je ne crois pas aux chambres à gaz. Que messieurs les exterminationnistes en fournissent la preuve, et j’y croirai. Mais comme j’attends cette preuve depuis des dizaines d’années, je ne pense pas la voir apparaître de sitôt.

Je serais même ravi d’une condamnation, car celle-ci prouverait le caractère terroriste de la loi-muselière.

Gaston-Armand Amaudruz

Courrier du Continent, numéro 418 – avril 2000

Vive le révisionnisme !

Le révisionnisme consiste à remettre constamment en question nos « certitudes », même les plus solides en apparence. Cette méthode, bien connue des scientifiques, s’applique à tous les domaines de la connaissance.

Or, il existe un dogme intangible dans divers pays : les « six millions » et les « chambres à gaz ». Si les Etats-Unis et la Grande-Bretagne (aussi l’Italie, le Danemark et plusieurs pays ex-communistes) ne possèdent point de loi antirévisionniste, l’Argentine, la France, l’Allemagne, l’Espagne, l’Autriche, la Pologne et la Suisse en ont.

En Suisse, l’article 261 bis du Code pénal bat les records de perversité. Censée réprimer la « discrimination raciale », elle ne définit même pas ce délit, ce qui permet au juge de définir lui-même, donc de condamner ou d’acquitter selon son bon plaisir ou selon les ordres reçus. Et en quoi y a-t-il « discrimination raciale » à contester le chiffre des six millions ? Mystère.

Cette loi est illégitime. Un parlement n’a pas le droit de promulguer n’importe quoi. Au-dessus des lois humaines, il y a celles de la nature, les lois éternelles dont parle Sophocle. Le « droit naturel » n’est autre chose que les conditions de fonctionnement des sociétés. Ces conditions comportent entre autres la liberté d’expression. Sans liberté d’expression, pas d’opposition véritable : on ne dénonce plus les erreurs de gouvernement, désormais irrémédiables. Et la société fonce vers les catastrophes.

L’article 261 bis du Code pénal suisse supprime la liberté d’expression. Il rend impossible d’enrayer l’immigration de couleur. Il pousse au génocide par métissage de la race blanche.

Jusqu’ici, dans ce qui touche à l’ « Holocauste », la jurisprudence interprète de façon extensive, au besoin en accumulant les sophismes. Ainsi, le Tribunal fédéral, dans un arrêt du 17 février 1995 (affaire Paschoud contre Stamm : l’historienne révisionniste s’était plainte pour atteinte à l’honneur contre ce journaliste qui l’avait diffamée), déclare notamment : « En exigeant une preuve unique de l’existence de chambres à gaz dans le Troisième Reich, la plaignante conteste le crime majeur du régime national-socialiste. » Or, exiger une preuve ne signifie pas contester, mais seulement douter. « Douter » égale « nier », une ânerie du Tribunal suprême qui va obliger les juges de Suisse à braire à l’unisson.

Descartes utilise le doute comme méthode en théorie de la connaissance. Il peut, dit-il, douter de toutes choses sauf de sa propre existence. Il douterait donc des chambres à gaz s’il vivait à notre époque. Et s’il vivait en Suisse, il finirait en prison. La muselière 261 bis, la muselière Gayssot (la loi Gayssot ne réprime que la contestation de l’Holocauste : contre la critique de l’immigration, c’est une autre loi qui est appliquée, à savoir la loi Pleven) et les autres ont un double effet : elles rendent difficile l’opposition à l’immigration allogène. Essayez donc d’invoquer l’incompatibilité biologique pour stopper l’invasion de couleur et pour ramener dans leurs continents d’origine les effectifs déjà installés. Les muselières permettraient de vous condamner pour « discrimination raciale ». Or, toutes les races doivent discriminer si elles veulent survivre. Les races constituent la richesse et littéralement l’assurance-survie de l’humanité. Le crime véritable, c’est le métissage. Et les auteurs des muselières ont commis un crime contre la race.

Les muselières, fortes de leurs paragraphes antirévisionnistes, ont aussi jeté les bases du chantage mondial exercé par les organisations extrémistes juives telles que le Congrès Juif Mondial. Les grandes banques suisses ont dû payer 1,25 milliard de dollars. Sans la muselière, elles auraient pu rétorquer : « Mais votre Holocauste est-il si sûr et certain que cela ? » Dès l’instant où les cadavres deviennent des postes de facture, un contrôle du nombre se justifie. N’importe quelle indemnité, multipliée par six millions ou par 300 000 (estimation de certains révisionnistes) donne des résultats dans le rapport de 20 à 1. Nos banques auraient donc pu résister à un chantage dont, paradoxalement, elles semblent satisfaites. C’est que leur rançon constitue un ticket d’accès au marché américain, estimé juteux. Elles semblent ignorer que le ticket va être périodiquement renouvelable… De nombreux autres pays, responsables de l’« Holocauste » pour ne l’avoir pas empêché, devront passer à la caisse, la Suisse ayant servi de banc d’essai.

Dans ce contexte, le révisionnisme historique joue un rôle décisif : il protège la race blanche du métissage et s’oppose au chantage des organisations extrémistes juives.

En outre, il lutte pour le maintien de notre culture et la liberté des créateurs. On expurge le Dictionnaire philosophique de Voltaire ; l’Allemagne expurge ses auteurs classiques…

Poursuivi pour révisionnisme, je répète :

  • le chiffre de six millions est impossible ;

  • je ne crois pas aux chambres à gaz, faute de preuves.

Mon procès est un procès politique ; le jugement dépend uniquement de l’opportunité du moment.

Préférant obéir à ma conscience plutôt qu’à une loi immorale et criminelle, je persiste et signe.

Vive le révisionnisme !

Gaston-Armand Amaudruz

Annexe 4 – Les estimations de Rassinier

Pour déterminer le nombre de victimes juives dans les territoires sous contrôle allemand, les révisionnistes ne s’appuient plus sur les estimations de l’ouvrage de Rassinier, Le Drame des Juifs européens, Les Sept Couleurs, 1964, mais sur l’étude exhaustive de Walter Sanning, Die Auflösung, Grabert Verlag, Tübingen, 1983. Cet auteur avance le chiffre de un demi-million de victimes juives, non compris les pertes des combattants juifs de l’Armée rouge ni des déportés juifs du Goulag.

Annexe 5 – La loi-muselière est-elle légitime ?

Selon les attendus du jugement :

Accepté par le peuple suisse par votation sur référendum le 25 septembre 1994, l’article 261 bis du Code pénal suisse est entré en vigueur le 1er janvier 1995. Il concrétise en droit suisse les exigences de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale du 21 décembre 1965 entrée en vigueur en Suisse le 29 décembre 1994. Le Tribunal de céans doit donc pourvoir à son application sans avoir à en discuter la justification. Même le Tribunal fédéral ne peut revoir la constitutionnalité des lois fédérales.

De lui-même, le tribunal met le doigt sur une lacune de taille de nos institutions : il n’est pas possible de soumettre la légitimité d’une loi à une Cour constitutionnelle, comme il en existe dans d’autres Etats, afin de savoir si les lois sont compatibles entre elles ou avec la Constitution. Dans ces conditions, il est possible de promulguer des lois susceptibles d’entrer en conflit avec des droits fondamentaux pourtant protégés par la Constitution fédérale. Dans le cas de l’article 261 bis, il est apparu que cette loi entrait en conflit avec l’article 16 de la Constitution fédérale, lequel garantit les droits suivants :

  1. La liberté d’opinion et la liberté d’information sont garanties.

  2. Toute personne a le droit de former, d’exprimer et de répandre librement son opinion.

  3. Toute personne a le droit de recevoir librement des informations, de se les procurer aux sources généralement accessibles et de les diffuser.

Le Conseil fédéral a résolu ce conflit en se référant à l’article 36 de la Constitution fédérale, intitulé : « Restriction des droits fondamentaux » et à son alinéa 2, qui déclare que « Toute restriction d’un droit fondamental doit être justifiée par un intérêt public ou par la protection d’un droit fondamental d’autrui. » Or, le but de l’article 261 bis du Code pénal suisse est de protéger la dignité humaine, un droit fondamental garanti par l’article 7 de la Constitution fédérale. Dans ces conditions, le Conseil fédéral a tranché en déclarant que : « La protection contre les discriminations jouit de la priorité sur la liberté d’opinion quand une opinion exprimée viole la dignité humaine. » La dignité humaine étant un concept qui laisse le champ à de multiples interprétations, l’article 16 se trouvait dès lors vidé de sa substance face au nébuleux article 7. Placé devant le fait accompli, il ne restait plus au peuple suisse qu’à s’incliner bien bas devant l’astuce du Conseil fédéral et de ses légistes experts en droit constitutionnel. Il n’en reste pas moins qu’il s’agit là d’une manœuvre qui fait la part belle à l’interprétation des lois au détriment de leur esprit, ce qui aboutit à un résultat contraire au droit naturel, puisque l’exercice des libertés d’opinion et d’expression est le seul moyen dont dispose le citoyen pour critiquer les décisions du gouvernement et pour proposer d’autres solutions.

Annexe 6 – Dans quelles conditions des flammes peuvent-elles sortir d’une cheminée ?

En mode de fonctionnement usuel, il n’est pas possible que des flammes sortent d’une cheminée. Voici pourquoi : les flammes résultent de la réaction chimique d’un gaz incandescent produite par une substance en combustion. La chaleur dégagée par la combustion de matière inflammable et de l’oxygène ambiant se diffuse à travers les langues de flammes. Les chimistes parlent de réaction hétérogène pendant le processus de combustion. La longueur d’une flamme dépend de la rapidité des réactions en cours et des conditions physiques qui se produisent pendant la combustion. Des flammes stationnaires d’une longueur de plusieurs mètres se produisent en général lorsque de grandes quantités de liquides inflammables ou de gaz s’échappent sous pression. Par exemple, des puits de pétrole incendiés pendant la guerre du Golfe, ou par rupture d’une conduite de gaz, mais aussi lors de grands incendies de forêt. Un phénomène particulier se produit quand de la poussière de charbon s’enflamme dans des installations de chauffage munies d’injecteurs spéciaux, ce qui produit une flamme par le déplacement d’innombrables particules incandescentes. Ce phénomène est le même dans le cas d’une explosion due à des poussières inflammables (charbon, sciure, certains métaux).

Des flammes sortant au sommet d’une cheminée sont un indice de dysfonctionnement de l’installation. Pour le technicien, il y a deux causes possibles :

  1. Un feu de cheminée s’est déclaré suite à un défaut d’entretien. Dans ce cas, le ramoneur n’a pas fait son travail, de sorte qu’il reste des résidus inflammables à l’intérieur de la cheminée. Au Moyen Age, des villes entières furent incendiées à cause de ce phénomène. C’est pourquoi le ramoneur symbolise la chance, à cause de son effet préventif contre les feux de cheminée et les incendies. Des prescriptions légales pour la construction et l’entretien des cheminées sont un acquis récent.

  1. Il peut se produire une combustion soudaine de gaz dans la cheminée sous la forme d’une déflagration. Cette anomalie est due à un défaut de réglage ou d’entretien du brûleur, ou par l’emploi d’un carburant inapproprié à l’installation.

Ces deux cas peuvent être à l’origine de feux de cheminée. La littérature scientifique cite rarement de tels cas dans les crématoires, ce qui laisse supposer que ce genre d’accident reste exceptionnel.

Processus d’une crémation

Les fours crématoires sont conçus pour éviter les pertes de chaleur, et les flammes se trouvent confinées dans une enceinte construite en matériaux réfractaires. Lors de l’incinération d’un corps dans un four crématoire, celui-ci n’est pas directement exposé au contact des flammes, mais à l’endroit où les gaz incandescents issus du foyer atteignent la température la plus élevée. La fumée est ensuite évacuée à travers un renard jusqu’à la base de la cheminée. Dans ces conditions, il ne peut y avoir de flammes ni même de lueurs visibles au sommet de la cheminée, ceci de jour comme de nuit, si le four fonctionne normalement. Un feu de cheminée aurait pour conséquence de détruire ou de détériorer les installations, lesquelles seraient par conséquent mises hors fonction.

Dans la première phase de la crémation, le corps est déshydraté. En effet, un corps se compose de 65 % d’eau, dont l’évaporation dans le cas d’une incinération à 900 degrés centigrades exige une dépense d’énergie d’environ 60 000 à 80 000 calories, ceci sans tenir compte des pertes toujours possibles. Cette dépense calorique correspond à la combustion d’environ 8 kg de coke. Cette phase terminée, la crémation continue et la substance sèche du corps est alors réduite en cendres. Même déshydratés, les corps sont très difficilement inflammables. Ils ne brûlent pas d’eux-mêmes, excepté pour les matières grasses. Pendant l’incinération, les molécules organiques sont transformées à une température de 900 degrés centigrades en particules inorganiques. Au-dessus de 500 degrés centigrades, la matière organique n’existe plus en tant que telle, de sorte qu’un four crématoire fonctionnant normalement ne peut produire des odeurs organiques. Des témoins ont déclaré avoir vu des flammes sortir de manière continue des cheminées des crématoires, à Auschwitz ou dans d’autres camps de concentration allemands. On a même entendu dire que des débris humains s’échappaient de la cheminée pour retomber du ciel ! Il va sans dire que de tels témoignages n’ont aucune crédibilité.

Extrait d’une expertise de Wolfgang Fröhlich, ingénieur-chimiste diplômé, publiée en date du 1er mai 2000. Adresse : Mauerbachstrasse 37/13, A – 1140 Wien.

Annexe 7 – Les témoins fantômes

A l’occasion d’une audience préparatoire organisée le 17 juin 1998 par le Tribunal correctionnel de Lausanne, le président Carrard avait accepté la comparution du professeur Robert Faurisson en qualité de témoin de la défense, ainsi que celle de Me Eric Delcroix, avocat au Barreau de Paris, invité à s’exprimer sur le droit européen et sur le traitement d’affaires similaires en Europe et plus particulièrement à Strasbourg, notamment au regard de la Convention européenne des Droits de l’Homme.

Or, en date du 20 janvier 2000. le président Carrard écrit, dans une correspondance adressée à Me Patrick Richard :

Ainsi que je l’ai rappelé lors de l’audience préparatoire du 17 juin 1998, l’instruction au cours des débats ne doit pas glisser vers un procès de la Deuxième Guerre mondiale. Les débats ne doivent pas non plus être l’occasion de faire le procès du révisionnisme, ni inversement d’en faire l’apologie. Cela étant, l’audition de Me Delcroix, qui est précisément l’auteur de l’un des ouvrages incriminés dans l’ordonnance de renvoi (Description, Analyse et Critique de la Loi du 1er juillet 1972, dite « antiraciste », objet d’un séquestre, fiche 1313) est de nature à enfreindre le principe ci-dessus. (…) En conséquence, je refuse de procéder à la convocation et à l’audition de Me Eric Delcroix en qualité de témoin aux débats.

Et le 9 février 2000, le même président Carrard écrit, dans une correspondance adressée à Gaston-Armand Amaudruz :

Suite à votre requête du 1er février 2000, je vous informe que je refuse d’entendre en qualité de témoin le professeur Robert Faurisson lors de l’audience de jugement.

Annexe 8 – Des enfants étaient-ils tués à Auschwitz ?

Au cours de mes trente-huit années de pratique du métier d’accoucheuse, j’ai passé deux ans au camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau. Parmi les nombreux convois qui arrivaient sans cesse à ce camp, les femmes enceintes ne manquaient pas, J’ai exercé mes fonctions d’accoucheuse dans trois blocs successivement, des blocs qui du reste ne se différenciaient en rien des autres, ni extérieurement ni intérieurement, si ce n’est que l’un d’eux avait le sol pavé de briques. C’étaient des baraques en bois d’une longueur de quarante mètres environ, avec de nombreux trous pratiqués par les rats. Le terrain du camp était bas et argileux, ce qui faisait que pendant les périodes de pluie il y avait une quinzaine de centimètres d’eau dans les baraques et même plusieurs dizaines de centimètres dans certaines. J’ai travaillé dans ces conditions pendant deux ans, jour et nuit, sans personne pour me remplacer. Pendant un certain temps je fus aidée par ma fille Sylvia, mais la terrible maladie qui elle non plus ne l’épargna pas la rendit plutôt inapte à ce travail. Les femmes mettaient au monde sur la conduite de chauffage. J’ai pratiqué de la sorte plus de 3 000 accouchements. Malgré l’effroyable saleté, la vermine et les rats, malgré les maladies infectieuses et les autres horreurs impossibles à décrire, il se passait là quelque chose d’extraordinaire, d’incroyable, mais vrai. Un jour, le « Lagerartzt » (médecin du camp) m’ordonna de lui présenter un compte rendu au sujet des infections chez les accouchées, de la mortalité parmi les mères et les nourrissons. Je lui répondis que je n’avais encore eu aucun cas mortel chez les mères et les nouveau-nés. Le « Lagerartzt » me lança un regard incrédule, et il me dit que même dans les meilleures cliniques allemandes on ne pouvait se prévaloir de tels résultats.

Ce texte est la traduction française du Rapport d’une accoucheuse d’Auschwitz, paru dans l’Anthologie d’Auschwitz, sous la signature de Stanislawa Leszczynska, ancienne détenue du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau, numéro matricule 41 335 (Tome II, 2e partie, Varsovie, 1969, page 159 et suivantes).

A l’objection que les nouveau-nés étaient tués par la suite, on observera qu’en 1983 des Juifs qui étaient nés à Auschwitz se sont rencontrés lors d’un grand rassemblement organisé à Washington D.C. Daniel K. déporté à Auschwitz à l’âge de 10 ans, actuellement professeur à l’Université de Jérusalem, a publié le témoignage suivant :

Peu de temps après notre arrivée (à Auschwitz), un des jeunes chefs de notre groupe, Freddie Hirsh, demanda l’autorisation d’établir un centre d’éducation pour les jeunes. Permission lui fut donnée et peu après le centre d’éducation devint un centre spirituel et social pour le camp. C’était l’âme du camp. Des représentations musicales et théâtrales étaient données au centre, y compris des opéras interprétés par des enfants. On discutait des différentes idéologies – sionisme, socialisme, nationalisme tchèque – et ces discussions se déroulaient comme si personne ne savait ce qui l’attendait (…). Au centre d’éducation des enfants, un moniteur s’appelait Imre. Il dirigeait la chorale enfantine. Les répétitions avaient lieu dans la grande baraque des toilettes, où l’acoustique était bonne. C’était au bout du camp, à moins de 100 mètres de la rampe où les convois arrivaient, à quelques centaines de mètres des crématoires.

Par la suite, Daniel K. fut atteint par la diphtérie. Il raconte ce qui lui est arrivé :

Je fus envoyé dans les baraques du camp hôpital. Ma mère avait demandé d’y être transférée afin de rester avec moi à l’hôpital.

Témoignage paru dans The Jerusalem Post, 25 janvier 1995, page 7.

Ces témoignages seront confortés par plusieurs documents inédits, entre autres ceux découverts en mai 2000 à Moscou par Carlo Mattogno et Jürgen Graf. Il s’agit plus particulièrement d’un rapport rédigé en allemand par quatre médecins juifs internés à Auschwitz, les docteurs Lebovits, Weil, Reich et Bloch. Ce rapport, trouvé par l’Armée rouge à la libération du camp en janvier 1945, comprend une liste de plus de mille personnes hospitalisées à l’hôpital d’Auschwitz avant le 27 janvier 1945, avec la mention de leur âge, de la date d’arrivée au camp. etc. Ces patients étaient pour la plupart des internés juifs. Parmi eux se trouvaient 97 garçons et 83 filles âgés de quelques mois à 15 ans.

(Source : Gossudarstvenny Archiv Rossiskoj Federatsii, Moscou, 7021-108-23)

Annexe 9 – Pire que les chambres à gaz !

Le quotidien La Liberté de Fribourg a publié le 20 octobre 2001un long entretien avec Léon Reich, où il raconte l’histoire suivante :

Question. – Auschwitz, Dachau, Treblinka… Qu’est-ce que ces noms évoquent pour vous ?

Réponse. – J’ai vécu la réalité des camps de concentration. Mais le pire pour moi, c’est un épisode vécu en avril 1942 avec ma mère et ma petite nièce de deux ans et demi. Depuis plusieurs jours, nous étions cachés dans une mansarde avec plus de vingt personnes juives, quand un commando allemand est entré pour fouiller la maison. Nous étions pétrifiés, craignant que l’enfant ne se mette à pleurer et révèle notre refuge. Alors ma mère a dû décidé d’étouffer elle-même sa petite-fille avec un coussin. Je revois encore ses yeux. Aucun mot ne peut exprimer l’horreur d’un tel moment. Heureusement, les soldats sont repartis assez vite et nous avons pu réanimer la petite Sarah. Pour moi, cette image, comme celle de la séparation des enfants de leurs parents, est pire que celle des chambres à gaz.

Force est de constater que lors de sa déposition au tribunal, Léon Reich a « oublié » deux précisions importantes :

  1. Que les personnes concernées sont sa mère et sa nièce.

  2. Que sa nièce n’est pas morte dans les circonstances décrites par le témoin.

Lors de l’audience, l’assistance avait été bouleversée en croyant comprendre que l’enfant avait succombé. Tout l’impact émotionnel de ce témoignage reposait sur la fin tragique de l’enfant. En apprenant après coup que l’enfant a pu être « réanimée », on comprend mal pourquoi cette histoire serait « pire que celle des chambres à gaz », selon les termes mêmes employés par Léon Reich. Pour mieux dramatiser un incident sans conséquence, Léon Reich a supprimé de son récit des faits essentiels. Il a chargé l’accusé en mentant par omission. Tout repose dans l’interprétation de la situation, puisque qu’il s’agit en réalité d’un non-événement : la patrouille n’est finalement pas intervenue et l’enfant a – bien heureusement –- survécu, de l’aveu même du témoin. Plus vraisemblablement, la grand-mère a dû étouffer les pleurs de l’enfant, ce qui est quand même autre chose que de l’étouffer jusqu’à ce que mort (apparente) s’ensuive ! Mais Léon Reich dit lui-même « craignant que l’enfant ne se mette à pleurer », ce qui ne veut pas encore dire que l’enfant pleurait ! Et si l’enfant ne pleurait pas, pourquoi fallait-il l’étouffer ? Si un révisionniste s’avisait de comparer cette histoire avec celle des « chambres à gaz », il serait sans doute inculpé pour avoir minimisé un génocide, ce qui tombe sous le coup de la loi. Mais Léon Reich peut se permettre de dire n’importe quoi, même devant un tribunal. Le récit que nous conte Léon Reich nous montre quel crédit il faut accorder à ce genre de témoignages, sur la foi desquels d’honnêtes citoyens sont condamnés à des lourdes peines de prison ferme. Précisons encore que la déclaration de Léon Reich enregistrée dans le procès-verbal de l’audience du 4 avril 2000 ne mentionne pas ces faits : il faut savoir que, selon la procédure vaudoise, les témoignages ne sont enregistrés de manière exhaustive que si une des parties le demande au préalable, ce qui, en l’occurrence, ne fut pas le cas…

Annexe 10 – Les « aveux » de Rudolf Hoess

Le témoignage de Rudolf Hoess était d’une importance primordiale pour les historiens défendant la thèse de l’extermination des Juifs et de l’existence, à Auschwitz, de chambres à gaz homicides. Avec la publication de « Legions of Death » par Rupert Butler, ce « témoignage » s’effondre définitivement. Ainsi que le disaient les historiens révisionnistes, Rudolf Hoess a rendu ce témoignage sous la torture. L’ironie veut que cette confirmation de la thèse révisionniste ait été involontairement apportée par un historien exterminationniste. Ce dernier ne soupçonnait certainement pas l’importance de sa découverte, que vient de corroborer en octobre 1986 une émission télévisée britannique, « Secret Hunters ». Voyez Mike Mason, « In a cell with a Nazi war criminal – We kept him awake until he confessed » (En cellule avec un criminel de guerre nazi – Nous l’avons tenu éveillé jusqu’à ce qu’il avoue), Wrexham Leader, 17 octobre 1986.

Robert Faurisson, extrait des Annales d’histoire révisionniste, No 1, printemps 1987, pages 137-152.

Ceux connaissant le document 3868-PS du Tribunal de Nuremberg n’ont certes pas attendu la publication du livre de Rupert Butler pour savoir que les aveux de Hoess n’ont aucune valeur historique. Après son arrestation par les Anglais, Hoess a prétendu que, à la fin 1943, il y aurait eu 2,5 millions de victimes gazées, ainsi que 500 000 morts à cause des carences alimentaires. Un tel nombre correspond en fait à plus du double du total des personnes internées à Auschwitz ! Hoess a aussi prétendu avoir visité les camps de Belzec et Treblinka en juin 1941, ce qui est impossible, le premier ayant été ouvert en mars 1942, le second en juillet de la même année.

Annexe 11 – Les comptes de Serge Klarsfeld

Ici, l’avocat Serge Klarsfeld se réfère aux chiffres de Georges Wellers, quand bien même ceux de Jean-Claude Pressac avancés dans Auschwitz : Technique and Operation of the Gas Chambers, New York, 1989, un ouvrage pourtant publié et financé par la Fondation Beate Klarsfeld, sont déjà nettement inférieurs. Que dire alors de la version française du même ouvrage, Les Crématoires d’Auschwitz, CNRS, Paris, 1993, où le chiffre des victimes est estimé entre 775 000 et 800 000, et de sa version allemande, Die Krematorien von Auschwitz, Piper, München, 1994, où ce chiffre est encore revu à la baisse (entre 631 000 et 711 000 victimes juives et non juives). En réalité, il y eut environ 150 000 décès à Auschwitz, selon la dernière étude de Carlo Mattogno, à paraître prochainement aux Editions di Ar à Padoue.

Annexe 12 – Les « aveux » d’Adolf Eichmann

Eichmann et Hoess n’ont pas eux-mêmes parlé avec le Führer (du prétendu ordre d’exterminer les Juifs). Ainsi entendons-nous d’un homme – Eichmann – qui l’avait entendu de Heydrich, qui l’avait entendu de Himmler, ce que Hitler avait dit. Pour l’historien, ce n’est certainement pas la meilleure des sources.

Raul Hilberg, extrait de Der Mord an den Juden im Zweiten Weltkrieg, DVA, 1985, page 187.

Annexe 13 – Texte du tract de Vérité et Justice distribué en Suisse romande

Du 3 au 6 avril prochain siégera dans notre pays un tribunal digne de l’ère stalinienne ! L’accusé est un citoyen suisse, éditeur d’un mensuel politique, le « Courrier du Continent » (Case Ville 2428, 1002 Lausanne) diffusé régulièrement depuis 1946. Par la qualité de son information et sa totale indépendance, cette voix a contribué utilement à éclairer l’opinion publique. Aujourd’hui, les profiteurs d’un mondialisme tout-puissant veulent museler un homme lucide et courageux, devenu gênant par ses propos non complaisants et son discours vrai. Alors que notre Constitution fédérale, ratifiée par le peuple et les cantons en date du 18 avril 1999, garantit formellement les libertés d’opinion et d’expression (article 16), une interprétation tendancieuse en viole l’esprit et en dénature le sens. Sous couvert d’appliquer une loi dite antiraciste, la Justice veut mettre en scène un procès-spectacle indigne d’un Etat de droit, preuve en est le refus du Tribunal d’entendre les témoins de l’accusé, à l’inverse de l’accusation qui reçoit, elle, toutes facilités pour présenter les siens. Venez constater par vous-mêmes la dérive totalitaire d’une Justice devenue un instrument répressif au service d’intérêts partisans. Venez nombreux au Palais de Justice de Montbenon à Lausanne assister dès le 3 avril au procès de Gaston-Armand Amaudruz, un procès qui risque bien d’être aussi celui de nos droits démocratiques et de nos libertés fondamentales !

Annexe 14 – Les « preuves » du Tribunal fédéral suisse

Dans un arrêt du 22 mars 2000 (arrêt 6S.719/1999), le Tribunal fédéral suisse affirme : « Il est prouvé que sous le régime national-socialiste plusieurs millions de Juifs ont été tués, dont une partie importante par gazage. » Dans un défi public lancé à la Cour suprême le 28 avril 2000, Vérité et Justice considère que la publication des preuves détenues par le Tribunal fédéral est une obligation morale vis-à-vis des personnes condamnées, et pour que l’opinion publique puisse comprendre le sens des lourdes sanctions pénales infligées pour violation de la norme pénale dite antiraciste. En date du 3 mai 2000, le Tribunal fédéral répond ce qui suit :

Nous vous prions de prendre note que le Tribunal fédéral, selon une pratique constante, ne commente pas ses propres arrêts.

Si le Tribunal fédéral était en mesure de fournir les preuves en question, il n’aurait certes pas attendu ce défi public pour les communiquer Urbi et orbi afin de clore définitivement tout débat à ce sujet. Le Tribunal fédéral démontre ainsi que l’on peut, en Suisse, être condamné sans preuves, mais prouve surtout son manque de franchise, une franchise qu’a eue le juge Gray de Londres, dans l’affaire David Irving. Ce juge honnête a déclaré ce qui suit dans l’attendu 13.71 du jugement :

I have to confess that, in common I suspect with most other people, I had supposed that the evidence of mass extermination of Jews in the gas chambers at Auschwitz was compelling.I have, however, set aside this preconception when assessing the evidence adduced by the parties in these proceedings.

Je dois reconnaître que, comme je l’imagine la plupart des gens, je croyais irrécusables les preuves de l’extermination de Juifs dans les chambres à gaz. J’ai cependant renoncé à cette idée préconçue après examen des preuves qui m’ont été fournies par les parties dans ce procès.

Extrait du jugement Irving dans : Smith’s Report, avril 2000, page 6.

Annexe 15 – Les dessins de David Olère

Ces dessins, dignes des meilleures bande dessinées japonaises, semblent surtout inspirés par un « antinazisme de sex-shop », pour reprendre les propres termes du professeur Faurisson. Cet « artiste », atteint semble-t-il de Krematorium delirium aigu, prétend que les SS fabriquaient des saucisses de chair humaine, appelées « Kremawurst »… Ces dessins avaient déjà été présentés au procès du professeur Faurisson instruit devant la XVIIe chambre du tribunal correctionnel de Paris, en date du 9 mai 1995. A la question de l’avocat du professeur Faurisson, Me Delcroix, adressée au témoin Jean-Claude Pressac au sujet du document No 32 :

Ce dessin de David Olère montre une salle de fours crématoires située à Auschwitz-Birkenau. On y aperçoit, dans le fond et à droite, une porte – la porte d’une « chambre à gaz » – s’ouvrant sur un amas de corps qui viennent d’être gazés. Mais, dans votre commentaire, vous dites vous-même que ce dessin ne peut pas correspondre à la réalité puisque la prétendue chambre à gaz et la salle des fours ne se situaient pas au même niveau du bâtiment. La prétendue chambre à gaz était en sous-sol et la salle des fours au rez-de-chaussée. Donc, non seulement vous avez recours, contre vos engagements mêmes, à un témoignage mais, d’après vos propres dires, ce témoignage est démenti par la réalité ; vous précisez vous-même : « en réalité ». Expliquez-vous !

Le témoin n’a pu que répondre en invoquant le droit à l’imagination et au raccourci artistique !… Jean-Claude Pressac, qui avait utilisé les dessins de David Olère pour illustrer son livre Auschwitz : Technique and Operation of the Gas Chambers, publié en 1989, a fini par admettre :

J’ai finalement acquis la conviction qu’Olère n’a pas réellement vu de scène de gazage.

Robert Faurisson, Ecrits révisionnistes, Tome IV, pages 1678/1679.

On peut constater que les dessins de David Olère représentent des hommes des Sonderkommandos sans masque à gaz et torse nu : dans ces conditions, les émanations de gaz toxique auraient rapidement tué ces personnes non protégées.

Annexe 16 – Les « contre-vérités » de Me Grumbach

Comme tous les lecteurs du livre de Raul Hilberg (La Destruction des Juifs d’Europe, Gallimard, folio Histoire, 1988) peuvent le constater, Hilberg ne s’appuie pas sur la documentation du Musée d’Auschwitz, mais sur des témoignages. A ce sujet, on lira avec profit le livre de Jürgen Graf, Riese auf tönernen Füssen, Raul Hilberg und sein Standardwerk über den « Holocaust », Castle Hill Publishers, PO Box 24, TN 34 3ZQ Hastings, GB.

Annexe 17 – Le mythe du professeur Mollendruz

Le romancier vaudois Jacques Chessex, Prix Goncourt 1973, se serait inspiré, dit-on, de la personne de Gaston-Armand Amaudruz pour créer le personnage mythique du professeur Georges Mollendruz, ce qui expliquerait l’assaut d’érudition tenté par le procureur Schwenter dans son réquisitoire pour prouver la notoriété acquise par l’accusé auprès de la petite nomenklatura des lettres romandes, et établir par là même l’étendue de son influence. Dans une lettre ouverte adressée le 13 avril 2000 à Jacques Chessex, Vérité et Justice prend le procureur Schwenter à contre-pied.

Si la plaidoirie avait su répondre au réquisitoire, elle aurait aussi pu choisir un Chessex, en la personne de feu votre père, Pierre Chessex, auteur du drame historique « Divico ». Il y a plus de deux mille ans, les Helvètes préférèrent tout brûler et tout détruire avant d’émigrer vers des cieux meilleurs. On connaît l’histoire ; César ne le voulut point, et les Helvètes restèrent en Helvétie. C’est dire que notre pays était moins attractif que maintenant ! Comment un territoire qui n’avait rien de la Terre promise est-il devenu le fruit de toutes les convoitises et le théâtre de toutes les trahisons ? Gaston-Armand Amaudruz, en défendant l’unité de la race dans la nation, défend envers et contre tout la mémoire de nos ancêtres, ces huitante générations qui ont su, au prix de la sueur et du sang, défendre et labourer une terre devenue trop paisible et trop généreuse. Cette terre nous a donné ces Vaudois que vous décrivez si bien, Monsieur Chessex, dans votre « Portrait des Vaudois ». Et sa terre, convoitée comme une trop belle femme par la « race perfide », le Vaudois l’a perdue, victime de son amour des lois.

Alors, le procureur général du canton de Vaud a dû se dire : on ne trahit pas ce qui n’existe plus…

Pierre Chessex, Divico, Librairie Rouge, Lausanne, 1942

Jacques Chessex, L’Ogre, Grasset, 1973

Critique

du jugement rendu le 10 avril 2000

par le Tribunal correctionnel de Lausanne

Gaston-Armand Amaudruz

Dispositif du jugement

Le Tribunal

  1. Condamne Gaston-Armand Amaudruz piour discrimination raciale à un an d’emprisonnement et met à sa charge les frais de la cause par Frs 32 791,45.

  1. Dit que Gaston-Armand Amaudruz est le débiteur de la Fédération Suisse des Communautés israélites du montant de Frs 1 000,– à titre d’indemnité pour tort moral et du montant de Frs 20 000,– à titre de dépens.

  1. Dit que Gaston-Armand Amaudruz est le débiteur de la Ligue contre le Racisme et l’Antisémitisme du montant de Frs 1 000,– à titre d’indemnité pour tort moral et du montant de Frs 15 000,– à titre de dépens.

  1. Dit que Gaston-Armand Amaudruz est le débiteur de l’Association des Fils et Filles des déportés juifs de France du montant de Frs 1 000,– à titre d’indemnité pour tort moral et de Frs 10 000,– à titre de dépens.

  1. Dit que Gaston-Armand Amaudruz est le débiteur de Sigmund Toman du montant de Frs 1 000,– à titre d’indemnité pour tort moral et du montant de Frs 8 000,– à titre de dépens.

  1. Ordonne la confiscation et la destruction des ouvrages séquestrés et saisis selon ordonnances de séquestres des 9 juin 1995, 26 septembre 1995 et 20 novembre 1996 (fiches de séquestre No 1237, 1241 et 1313), sous réserve de la documentation saisie sous numéros 3, 17, 18, 20 et 23 de l’inventaire du 9 juin 1995.

  1. Ordonne la confiscation et la destruction des ouvrages séquestrés en mains de Gaston-Armand Amaudruz, selon ordonnance de séquestre des 9 juin 1995, 13 juin 1995 et 26 septembre 1995.

  1. Ordonne la publication du dispositif du présent jugement dans la Feuille des avis officiels du canton de Vaud et dans les trois quotidiens suivants : 24 Heures, Le Matin et le Temps.

Ce jugement est rédigé, approuvé et signé à huis clos.

Le Président : La greffière :

Michel Carrard Françoise Lambelet

La loi-muselière (Voir annexe 1)

Ce qui frappe d’emblée, c’est que l’alinéa 4 in fine vise celui qui niera un génocide. Celui des Peaux-Rouges, celui des Arméniens ?… Jusqu’ici, les tribunaux n’ont condamné que pour « négation » d’un génocide juif. Ils affirment a priori que ce génocide a eu lieu, mais se dispensent de le prouver.

D’autre part, la loi ne parle pas de six millions de victimes ni de chambres à gaz. Pour avoir contesté les chambres à gaz et les six millions, Jürgen Graf a été condamné à 15 mois de prison en vertu d’une interprétation abusive de la loi.

En outre, les juges ont estimé que l’accusé avait « nié », cela en vertu d’un arrêt du Tribunal fédéral qui, par un étrange raisonnement, décide que douter équivaut à nier. (Arrêt Paschoud contre Stamm, BGE 121 IV 76, jugement du 17 février 1995, publié en mai 1995.) Bien que cet arrêt n’ait rien à voir avec l’article 261 bis du Code pénal, les tribunaux de la pensée se sont ralliés à ce sophisme.

Enfin, les termes « Celui qui (…) minimisera grossièrement » ne signifient rien sans la mention d’un chiffre au-dessous duquel il est interdit de descendre. Encore un point laissé à l’arbitraire du juge.

Le mot « publiquement » revient trois fois dans ce texte caoutchouc. Le délit, par exemple un discours ou un article, doit avoir lieu « publiquement ». Mais on ne nous dit pas ce que cela signifie. Si l’on converse avec un ami dans la rue, dans un restaurant ou dans le train et si l’on est épié et dénoncé, le juge peut considérer les propos comme « publics » parce que tenus à un endroit accessible à chacun. Si vous invitez du monde et si vous lâchez des paroles imprudentes, le juge pourra décider que c’est « publiquement », vu le nombre et le choix des hôtes. Alors, à partir de quel nombre ?…

« Race, « ethnie », « religion » ne sont pas définies. Le juge aura donc toute liberté de les définir de manière que le prévenu soit acquitté ou condamné selon l’opportunité politique. « Sale nègre » serait évidemment punissable. Mais « sale Suisse » ? Les Suisses sont-ils une race ? Guère, depuis que des Africains sont naturalisés. Une ethnie ? ça dépend. Une religion ? Non. On acquittera peut-être le prévenu. Et « sale Juif » ? On peut considérer les Juifs comme race, comme ethnie et comme religion. Peine maximum !

Et que veut dire « discrimination » ? Ce mot n’est pas davantage défini. Si quelqu’un demande de stopper l’immigration, on y verra une discrimination raciale si une partie importante des immigrants appartiennent à une autre grand-race. Si par hasard un malheureux veut ramener les Africains en Afrique, c’est-à-dire annuler l’immigration déjà accomplie, il peut s’attendre au maximum. Suivant le sens retenu, « discrimination » réprimera toute opposition à l’invasion actuelle. C’est d’ailleurs visiblement un but de la loi.

Qu’est-ce que l’ « idéologie » au 2e alinéa ? L’Islam, par exemple, rabaisse les « infidèles ». Est-il une idéologie ? Bien sûr que non ; il est une religion honorable. Mais où est la différence entre religion et idéologie ? Le juge en décidera selon son bon plaisir.

Que signifie « de façon systématique » ? Rien d’autre que la liberté de trancher arbitrairement. Si l’accusé fait partie de la « bonne société », son écart de langage aura été non systématique. Mais s’il appartient à l’opposition nationale, alors il a agi systématiquement !…

Et « rabaisser » ? Toute critique ne « rabaisse »-t-elle pas ? Il existe donc certaines races, ethnies ou religions qu’on n’a pas le droit de critiquer. Et il en est d’autres, comme la race blanche, le peuple allemand ou les Irakiens qu’on peut insulter et salir autant qu’on voudra.

Dans le 3e alinéa, « encouragé », « pris part ». Qui souscrit un abonnement à un journal l’encourage et se rendrait responsable de son contenu. De même pour qui prend part à un meeting, même par simple curiosité.

Alinéa 4 : « ou de toute autre manière ». Du caoutchouc !

Cet alinéa comporte une disposition antirévisionniste. On accorde ainsi un privilège aux Juifs. On contrevient aussi à l’unité de la matière, car le révisionnisme n’a rien à voir avec la « discrimination raciale ». Cette disposition interdit toute recherche objective dans le domaine de l’ « holocauste », puisque le juge peut dire désormais ce qui s’est passé durant la dernière guerre mondiale, tâche réservée jusqu’ici aux historiens.

Ces quelques remarques suffisent à établir que l’article 261 bis du Code pénal suisse, systématiquement imprécis, laisse le champ libre à l’interprétation. Instrument politique, il confère au juge le pouvoir de condamner ou d’acquitter selon l’opportunité du moment. Et comme il vise des opinions – la mise en doute des chambres à gaz ou l’opposition à l’invasion allogène – il instaure la terreur par une police et des tribunaux de la pensée.

Cette loi favorise l’immigration afro-asiatique. A l’instar des lois de même type dans la plupart des pays occidentaux, elle interdit une critique aussitôt qualifiée de « discrimination ». Or, si les races veulent survivre, elles doivent discriminer, elles doivent pouvoir dire : « Nous ne voulons pas accueillir les Nègres, car ils appartiennent à une autre grand-race ; il faut éviter le métissage, qui détruirait les qualités de chacune et produirait des individus déchirés entre des hérédités divergentes. »

Cette loi, en outre, permet le chantage des organisations extrémistes juives, tel le Congrès Juif Mondial. Les grandes banques suisses ont payé près de deux milliards. Les compagnies d’assurance et la BNS (Banque nationale suisse) sont sommées de débourser. Et cela pour réparer un prétendu « Holocauste » dont elles seraient responsables pour ne pas l’avoir empêché. Après la Suisse, la Suède, l’Autriche, la France et bien d’autres capituleront. Car on leur tient un couteau sous la gorge : un gouvernement américain qui n’a rien à refuser aux maîtres chanteurs.

Nous verrons plus loin d’autres aspects négatifs de la muselière suisse. Ces quelques considérations suffisent à montrer son caractère terroriste. Les lignes suivantes l’illustreront encore mieux.

Le jugement du 10 avril 2000

Ce jugement comportant 68 pages, nous nous bornerons à en citer les passages importants. En annexe 3, vous trouverez les trois articles incriminés par l’acte d’accusation.

L’aveu

A propos de l’article 261 bis du Code pénal suisse :

L’accusé a contesté la légitimité de cette disposition légale. Accepté par le peuple suisse en votation sur référendum le 25 septembre 1994, l’article 261 bis du Code pénal suisse est entré en vigueur le 1er janvier 1995. Il concrétise en droit suisse les exigences de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale du 21 décembre 1965 entré en vigueur en Suisse le 29 décembre 1994. Le tribunal de céans doit donc pourvoir à son application sans avoir à en discuter la justification. Même le Tribunal fédéral ne peut revoir la constitutionnalité des lois fédérales. (page 54 du jugement)

Ainsi, la Cour reconnaît expressément la grave lacune dans l’ordre juridique suisse : il n’existe aucune instance – alors que c’est le cas dans d’autres pays – apte à décider qu’une loi est contraire à la Constitution. Dès lors, le Parlement peut promulguer les lois les plus folles et les plus criminelles, et le peuple les accepter, tels l’article 261bis du Code pénal suisse et, en préparation, la légalisation de l’avortement !

Voici déjà longtemps que se discute le projet d’instaurer un Tribunal constitutionnel afin de combler cette lacune. Il est même question de confier cette mission au Tribunal fédéral. (Politisé comme l’est le Tribunal fédéral, il faut prévoir qu’il se montrerait d’une partialité à toute épreuve.)

La loi-muselière est entrée en vigueur le 1er janvier 1995, sous le régime de l’ancienne Constitution fédérale de 1874. En 1940 déjà, inquiet de voir que la Constitution fédérale de 1874 alors en vigueur ne garantissait pas la liberté d’expression, mais seulement la liberté de la presse, j’ai demandé au professeur Guisan, qui enseignait la philosophie du droit, le pourquoi de cette omission il me répondit que la liberté d’expression serait un principe non écrit de la Constitution. Nous voyons aujourd’hui ce que valent les principes non écrits. Rassuré par le professeur Guisan, content d’avoir la liberté de m’exprimer, j’ai rempli mes obligations militaires. Si j’avais pu prévoir que la Suisse subirait un article 261bis, j’aurais refusé de servir. Je constate que non seulement le professeur Guisan s’est trompé, mais que le serment au drapeau était une escroquerie.

On observera que la nouvelle Constitution du 18 avril 1999 garantit, à l’article 16, les libertés d’opinion, d’information et d’expression. Mais c’est un leurre, car l’article 7 stipule : « La dignité humaine doit être respectée et protégée ». Déjà les auteurs, serviteurs du « système », estiment que les autres droits fondamentaux doivent la priorité à cette « dignité humaine » dont on ne donne aucune définition. Dès lors, plus de liberté pour les expressions qui lèseraient une « dignité » que le juge interpréterait à sa guise.

A noter en passant que « dignité humaine », à moins de pléonasme, présuppose une « dignité animale ». Or, nous attendons toujours les lois protégeant suffisamment les animaux.

« Dignité humaine », concept baudruche susceptible de tous les tours de passe-passe, rend illusoire la garantie que la nouvelle Constitution accorde à la liberté d’expression.

L’article 261 bis contrevient non seulement à l’ancienne Constitution (puisque les faits reprochés remontent à 1995), mais à l’article premier du Code pénal suisse :

Nul ne peut être puni s’il n’a commis un acte expressément réprimé par la loi.

Or, la muselière ne mentionne ni les « chambres à gaz », ni les « six millions », deux points pour lesquels je suis condamné.

L’article 261 bis, en outre, viole le principe de l’unité de la matière. Censé réprimer la « discrimination raciale », il prévoit à l’alinéa 4 une disposition antirévisionniste visant celui qui « nie un génocide ». Or, il n’y a aucun lien logique entre la négation d’un génocide et la « discrimination raciale ». Dire que le chiffre de six millions est impossible ou qu’il n’y a pas de preuve d’existence de ces « chambres à gaz » ne saurait discriminer aucune race. A la faveur d’une lutte contre la violence à l’égard de Tamouls ou de Nègres, on a glissé la clause antirévisionniste à la manière de la carte forcée des illusionnistes. Ainsi Jürgen Graf n’a pas été condamné pour erreur historique, mais pour « discrimination raciale ».

Rappelons aussi que le premier projet de muselière présenté aux Chambres par le Conseil fédéral définissait la discrimination raciale comme « toute forme de distinction, d’exclusion, de restriction ou de préférence fondée sur la race, la couleur de la peau, l’ascendance, l’origine nationale, l’appartenance ethnique ou la croyance, qui a pour but ou pour effet de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice, dans des conditions d’égalité, des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

Cette définition a été supprimée par les Chambres, sans doute comme incompatible avec l’alinéa antirévisionniste ajouté au dernier moment, à la sauvette.

Contraire à la Constitution, à l’article premier du Code pénal, au principe de l’unité de la matière, l’article 261 bis du Code pénal viole en outre le droit naturel.

Citons ici Sophocle (496-406) :

Créon. – Tu as eu l’audace de transgresser mes lois ?

Antigone. – C’est que Zeus ne les a point faites… La Justice qui siège parmi les dieux souterrains n’a pas établi de telles lois pour les mortels. Et je ne pensais pas que ton décret pût mettre la volonté d’un homme au-dessus de l’ordre des dieux, au-dessus de ces lois qui ne sont pas écrites et que rien ne peut ébranler. Car elles ne sont ni d’aujourd’hui ni d’hier. Nul ne sait leur commencement. Elles régissent l’éternité…

Le droit naturel, volonté des dieux ou de Dieu selon les époques, exprime, tout considéré, les conditions de fonctionnement des sociétés. Ainsi, le commandement « Tu ne tueras point », respecté même des animaux sociables supérieurs, permet à une société de vivre. Un point particulièrement important à l’heure où, en Suisse, le Parlement concocte une légalisation de l’avortement et, par là, se prépare à abolir le « Tu ne tueras point ». On oublie qu’une société qui tue ses propres enfants doit disparaître. La nature se venge par l’élimination physique des déviants. L’exemple de la France est là pour nous le rappeler : les millions d’enfants assassinés dans le ventre de leur mère ont fait la place – voulue par le lobby mondialiste – pour l’arrivée des Africains, pour la submersion du peuple français.

A côté du « Tu ne tueras point », il y a la liberté d’expression. Sans elle, impossible de dénoncer les erreurs de gouvernement et d’y porter remède. Sans une opposition réelle, sans une critique ouverte, les peuples muselés et aveuglés foncent vers les catastrophes.

Le Parlement n’a pas le droit de museler le peuple, ni le peuple d’accepter la muselière.

En fin de compte, le président Michel Carrard n’a même pas raison en déclarant devoir appliquer cette loi. Il oublie qu’il a toujours la ressource de démissionner pour ne pas obéir à une loi que sa conscience réprouverait.

Le bla-bla

Cette disposition protège la paix publique et réprime toute atteinte collective ou individuelle à l’identité raciale et à la dignité humaine du groupe touché. (page 55 du jugement)

Il suffit d’invoquer l’atteinte à la « paix publique », un concept élastique, pour frapper les gêneurs, car n’importe quelle critique peut passer pour une atteinte à la « paix publique ».

En outre, comment veut-on qu’une opinion puisse léser une « identité raciale » ?… En revanche, le métissage voulu et autorisé par les détenteurs du pouvoir détruit réellement « l’identité » de la race blanche, donc des peuples européens.

Quant à la « dignité humaine », soulignons simplement ce nouveau recours à cette abstraction-à-tout-faire qui rendra les meilleurs services pour instaurer la terreur intellectuelle souhaitée par les maîtres de l’heure, raison pour laquelle on se gardera bien de la définir.

Amalgame, sophisme et malhonnêteté

Aux alinéas 1 et 2 de la disposition précitée, la loi tend à réprimer la propagande raciste au sens large, savoir l’influence exercée sur un public plus ou moins nombreux dans le but d’exciter celui-ci contre certaines personnes ou certains groupes de personnes. La propagande peut notamment constituer en des écrits prêtés ou distribués (voir Message du Conseil fédéral FF 1992 III p. 306 et ss). L’article 261 bis alinéa 4 réprime également la propagande raciste, en visant tout particulièrement, dans la seconde partie de son énoncé, les thèses dites révisionnistes ou négationnistes (désignées en allemand sous le terme générique d’« Auschwitzlüge »), consistant à nier l’existence des chambres à gaz, à minimiser le nombre des Juifs tués au cours de l’Holocauste et à affirmer que les Juifs retireraient un avantage économique de cette période de l’histoire (FF 1992 III p. 308 et ss). Ces thèses représentent une forme de discrimination raciale qui porte atteinte à la communauté à laquelle appartiennent les victimes du génocide. A cette atteinte collective s’ajoute une atteinte personnelle de chaque Juif compte tenu du manque de respect à l’égard de l’histoire de sa communauté (voir thèse Alexandre Guyaz, p. 244 et 245). L’infraction visée à l’article 261bis al. 4 in fine CP ne tend pas à empêcher une recherche scientifique sérieuse et objective, mais seulement à faire obstacle à la diffusion de propos qui relativisent gratuitement l’ampleur d’un crime contre l’humanité ou qui contestent son caractère barbare et monstrueux (thèse Guyaz p. 306). A cet égard joue un rôle déterminant dans l’application de cette disposition le mobile raciste délibéré (ibidem). (page 55 du jugement)

Suivons pas à pas ce chef-d’œuvre de confusion.

  1. « Propagande raciste ». Aucune définition du « racisme » malgré les nombreuses acceptions en cours, ne fût-ce que les définitions successives du Petit Larousse. Edition de 1949 : « Théorie qui tend à préserver l’unité de la race dans une nation ». Edition de 1974 : « Système qui affirme la supériorité d’un groupe racial sur les autres, en préconisant, en particulier, la séparation de ceux-ci à l’intérieur d’un pays (ségrégation raciale) ou même en visant à l’extermination d’une minorité (racisme antisémite des nazis). » Désirant que les peuples européens restent des peuples blancs, mais ne voulant exterminer personne, je suis raciste au sens de la première définition, mais non au sens de la seconde. En confondant sous « racisme » toutes les définitions, le tribunal fait preuve de malhonnêteté.

  1. « Réprime.. la propagande raciste, en visant… les thèses dites révisionnistes ou négationnistes. » Un amalgame entre racisme et révisionnisme totalement arbitraire. Il s’agit en réalité de masquer l’absence d’unité de matière.

  1. « Nier l’existence… » Aucune mention de la simple mise en doute (préparation d’un sophisme que nous analyserons plus loin.)

  1. « Affirmer que les Juifs retireraient un avantage économique de cette période ». Il est évident que des Juifs (et non les Juifs) en ont profité. Par exemple le Congrès Juif Mondial et Israël. « Des » égale « les », un sophisme par amalgame…

  1. « Ces thèses représentent une forme de discrimination raciale qui porte atteinte à la communauté à laquelle appartiennent les victimes du génocide. » Dans cette phrase, tout est faux. Il n’y a pas de « discrimination raciale » à contester un génocide réel, mais une simple erreur historique. Il s’agit encore une fois de masquer l’absence d’unité de matière de la muselière. En outre, c’est décréter que les Juifs seraient une race, point controversé par les Juifs eux-mêmes. Enfin, va-t-on poursuivre les révisionnistes juifs ? Grave problème…

  1. « Manque de respect à l’égard de l’histoire de sa communauté ». Qu’en est-il du « manque de respect » à l’égard de l’histoire du peuple suisse. A-t-on poursuivi les auteurs du film Nazigold ? la Commission Bergier ? les médias pour l’hystérie antiautrichienne ? et ainsi de suite à perte de vue ? Bien sûr, il y a des communautés plus respectables que d’autres, possédant davantage de « dignité humaine »…

  1. « Ne tend pas à empêcher une recherche scientifique sérieuse et objective. » Quelle blague ! Une recherche sera déclarée « sérieuse » si elle admet les chambres à gaz. Dans le cas contraire, elle sera qualifiée de « pseudo-scientifique ».

  1. « Mobile raciste délibéré ». Pour « raciste », voir plus haut. Quant au mobile, le tribunal prétend lire les pensées. Bien évidemment, puisque c’est un tribunal de la pensée…

Absurdités et mensonges

Les trois articles rédigés par l’accusé et insérés dans trois exemplaires du « Courrier du Continent » contiennent des passages qui nient l’existence des chambres à gaz, mettent en cause l’importance quantitative de l’Holocauste, voire nient son existence et évoquent le « chantage » fondé sur le chiffre des « six millions ». Ces passages sont des atteintes à la dignité des Juifs en général, dès lors qu’ils sont accusés de faire de l’argent en exagérant les crimes dont ils ont été victimes au cours de la guerre, et constituent également une atteinte à la mémoire des victimes ainsi qu’à l’histoire de la communauté juive. Là encore, ces articles cumulent la qualité de propagande raciste avec celle d’atteinte à la mémoire du génocide, ce qui entraîne l’application de l’article 261 bis al. 1 et 2 CP ainsi que de l’al. 4 de cette disposition dans son ensemble. Dans son dernier article diffusé juste avant les débats, intitulé « Vive le révisionnisme », l’accusé, outre les propos illicites relevés ci-dessus, s’en prend à l’article 261 bis CP. Il convient de relever ici que ce n’est pas la critique de cette disposition légale qui tombe sous le coup de la loi. En effet, l’article 261 bis CP ne réprime pas le délit d’opinion, mais le délit d’expression d’opinion lorsque cette expression viole la loi. Même virulente, la critique de la loi doit être admise. C’est ce qui distingue le régime démocratique des régimes dictatoriaux que tendent à mettre en place les extrémistes de tous bords. A cet égard, qualifier la jurisprudence du Tribunal fédéral d’ânerie et ajouter que celle-ci va obliger les juges suisses à braire à l’unisson, n’est pas en soi condamnable. Ce qui rend cette critique illégale, ce sont les allusions faites au chantage mondial exercé grâce à un prétendu Holocauste et la réitération d’affirmations qui tendent à minimiser grossièrement le génocide commis par le Troisième Reich. » (page 59 du jugement)

Prenons la loupe.

  1. « Nient l’existence des chambres à gaz. » Mensonge. Dans le Courrier du Continent No 371, j’écris : « Je ne crois pas aux chambres à gaz. Que messieurs les exterminationnistes en fournissent la preuve, et j’y croirai. » En réalité, le tribunal prépare déjà le sophisme « douter égale nier » !

  1. « Mettent en cause l’importance quantitative de l’Holocauste, voire nient son existence. » Mensonge. Dans le Courrier du Continent No 367 j’écris : « Le chantage fondé sur l’Holocauste des « six millions » finira par lasser les meilleures volontés. Cela d’autant plus que cinquante ans se sont écoulés depuis ces faits mythiques. » En réalité, la contestation porte sur le chiffre de six millions dont Rassinier a démontré l’impossibilité dans Le Drame des Juifs européens. Je n’avance même pas de contre-chiffre. Il appartiendra à la recherche historique d’établir le chiffre réel des pertes juives.

  1. « Et évoquent le chantage fondé sur le chiffre des « six millions ». Ces passages sont des atteintes à la dignité des Juifs en général. » Absurde, puisqu’on sait que le chantage est le fait, non des Juifs en général, mais d’organisations extrémistes comme le Congrès Juif Mondial.

  1. « L’article 261bis CP ne réprime pas le délit d’opinion, mais le délit d’expression d’opinion lorsque cette expression viole la loi. » En d’autres termes, vous êtes libres de penser ce que vous voulez à condition de n’en rien dire ! Et qu’est-ce qu’un « délit d’opinion » non réprimé par la loi ? Il n’y aurait donc pas de « délit ». Le tribunal radote…

Le sophisme « douter égale nier »

D’ailleurs, comme l’a dit le Tribunal fédéral, le fait de demander une preuve de l’existence des chambres à gaz, compte tenu des preuves matérielles existantes, est tellement absurde que, même si d’autres motifs sont théoriquement toujours imaginables, la conclusion d’une sympathie pour le régime national-socialiste s’impose (RO 121 IV 76, JT 1997 IV 81). » (page 60 du jugement)

Le tribunal se réfère ici à l’arrêt du Tribunal fédéral du 17 février 1995 (publié en mai 1995) dans la cause Paschoud contre Stamm, dont il vaut la peine de reprendre le passage principal (texte original en allemand) :

L’exigence de la plaignante d’une preuve unique pour l’existence de chambres à gaz dans le Troisième Reich est absurde en regard des nombreuses preuves disponibles et revient à nier les chambres à gaz et, du même coup, les camps de concentration installés spécialement pour le gazage des Juifs et aussi une partie essentielle de l’Holocauste. En exigeant une preuve unique de l’existence de chambres à gaz dans le Troisième Reich, la plaignante conteste le crime majeur du régime national-socialiste, à savoir le gazage systématique de Juifs dans des chambres à gaz, ce qui différencie ce régime d’autres régimes de terreur. Certes, nier l’existence de chambres à gaz dans le Troisième Reich signifie en principe seulement que le régime national-socialiste n’aurait pas commis ce crime particulier du gazage systématique de Juifs. Cependant, exiger une preuve unique de l’existence de chambres à gaz est, compte tenu du matériel de preuve disponible, si absurde que, même si d’autres motifs sont théoriquement pensables, la conclusion d’une sympathie pour le régime national-socialiste s’impose dans une mesure telle qu’elle suffit à la réussite de la preuve de vérité, vu que conclure de circonstances extérieures (actes, déclarations) à des faits intérieurs (intentions, motifs) ne peut être par nature d’une exactitude scientifique. Dès lors, l’adversaire de la plaignante n’a pas seulement prouvé sa bonne foi, mais aussi la vérité quant à l’expression « Mariette-la-brune ». »

Soulignons d’emblée le sophisme principal. Le Tribunal fédéral parle du « crime majeur du régime national-socialiste ». Dire qu’un régime commet un crime, c’est personnifier ce régime, puisqu’un crime ne peut être commis que par une personne, à titre d’auteur ou de complice. Or, un régime est un état de fait, un ensemble de lois et de réalisations, mais non une personne. Le personnifier signifierait que les autostrades ou la résorption du chômage sont responsables du prétendu gazage de six millions de Juifs. Une absurdité évidente. Le Tribunal fédéral transforme un ensemble de phénomènes sociaux en une sorte de démon d’où vient tout le mal.

Conséquence : les fonctionnaires du Troisième Reich sont tous coupables, même s’ils n’ont rien su d’un génocide, et les Allemands qui ont voté pour Hitler en 1933 le sont aussi ; les uns et les autres devaient prévoir le « crime » à la vue des cornes et des pieds fourchus du démon.

Nous retrouvons ici la thèse de la responsabilité collective, soutenue par certains extrémistes au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale, puis abandonnée : les juristes refusaient d’emboîter le pas, et puis les Etats-Unis avaient soudain besoin de bonnes volontés allemandes dans la « guerre froide ». Aujourd’hui, nous voyons des juges suisses ressusciter la vieille idée. Et la responsabilité collective ne s’étend plus au seul « régime national-socialiste », mais à ceux qui douteraient seulement de l’Holocauste ou estimeraient que le national-socialisme avait de bons côtés.

Selon le Tribunal fédéral, exiger une preuve « revient à nier les chambres à gaz ». Exiger une preuve ne revient jamais à nier quoi que ce soit, mais seulement à refuser de croire les yeux fermés. Ces pauvres juges n’arrivent plus à apercevoir la différence de sens entre « nier » et « douter ». Si quelqu’un dit : « Je ne crois pas en Dieu », l’alternative est la suivante : il est ou athée ou agnostique, ce qui n’est pas du tout la même chose. Le Tribunal fédéral persiste et signe : exiger une preuve revient aussi à nier « les camps de concentration spécialement installés pour le gazage des Juifs ». Et il ressasse : en exigeant une preuve, « la plaignante conteste le crime majeur du régime ». Trois fois la confusion entre « douter » et « nier » ! Cela touche à la cécité mentale. Sur quoi les juges prétendent connaître le mobile de la plaignante : une sympathie pour le régime national-socialiste. Ces aveugles mentaux ont le regard perçant pour fouiller les âmes. Rien ne leur échappe, sauf la logique élémentaire.

De plus, se référer à la cause Paschoud contre Stamm est incorrect, puisque cette cause ne relevait pas de l’article 261 bis. Le contexte, lui aussi, était différent, puisqu’il suffisait au défenseur Stamm d’avoir cru de bonne foi que « Mariette » était « brune ».

D’autre part, le Tribunal fédéral admet, dans un éclair de lucidité, que « conclure de circonstances extérieures (actes, déclarations) à des faits intérieurs (intentions, motifs) ne peut être par nature d’une exactitude scientifique ». Ce qui nous mène au point suivant, à la page 60 du jugement.

Le tribunal extra-lucide

En l’espèce, l’accusé a sans aucun doute agi avec conscience et volonté au sens de l’article 18 CP. Il savait que tous les actes incriminés étaient de nature à porter atteinte à la dignité d’autrui, qu’ils présentaient les membres de certaines races et de la communauté juive comme inférieurs, dangereux ou animés d’intentions viles et mercantiles et que tout spécialement il atteignait la communauté juive sur un point particulièrement sensible, c’est-à-dire la mémoire des victimes de la Shoah.

Le mobile de discrimination raciale est également établi, de même que celui d’antisémitisme qui en est un aspect particulier. Certes, l’accusé a prétendu aux débats ne pas être un néo-nazi, ni un fasciste, ni être animé de sentiments antisémites. Ces déclarations ne peuvent être retenues comme l’expression de la vérité par le tribunal. L’accusé n’a pas nié ses sympathies pour certains aspects du régime nazi. D’ailleurs, comme l’a dit le Tribunal fédéral, le fait de demander une preuve de l’existence des chambres à gaz, compte tenu des preuves matérielles existantes, est tellement absurde que, même si d’autres motifs sont théoriquement toujours imaginables, la conclusion d’une sympathie pour le régime national-socialiste s’impose. (…) L’ensemble de l’œuvre écrite de l’accusé, la littérature qu’il a diffusée et les contacts qu’il a noués avec les mouvements racistes et d’extrême droite, démontrent son sentiment profond d’antisémitisme. De racisme au sens initial du mot, qu’il le veuille ou non, il a glissé, au vu de l’ensemble de son comportement, dans la définition actuelle de cette dénomination, soit son sens péjoratif figurant dans les éditions actuelles des dictionnaires.

D’abord les erreurs :

  1. Je n’ai jamais présenté les membres de certaines races et de la communauté juive comme inférieurs, dangereux ou animés d’intentions viles et mercantiles.

  1. L’antisémitisme n’est pas un « aspect particulier » de la « discrimination raciale ». Si les mots ont un sens, « antisémitisme » signifie hostilité envers tous les Juifs parce que Juifs. Ce n’est pas mon cas. Je critique seulement les dirigeants actuels du peuple juif. Ainsi, l’on n’est pas antifrançais si l’on critique le gouvernement français. D’autre part, « discrimination raciale » n’étant pas défini, le tribunal joue sur l’imprécision de cette notion pour asseoir son assertion.

  1. Je n’ai aucun « sentiment profond d’antisémitisme ».

Selon ces attendus, le tribunal prétend déceler les pensées de l’accusé, qui aurait agi avec conscience et volonté, qui savait, etc. Extra-lucide, le tribunal distingue le mobile et sait que les déclarations du prévenu « ne peuvent être retenues ». Alors pourquoi lui poser des questions ? Quant à « l’œuvre écrite de l’accusé », elle démontrerait « son sentiment profond d’antisémitisme ». Le tribunal voit les sentiments ! Il sait même que le prévenu est raciste au sens péjoratif du terme « figurant dans les éditions actuelles des dictionnaires ». Plus besoin d’un détecteur de pensées, le don de double-vue du président suffit.

Les autres aspects du jugement

Les livres diffusés

L’accusé ayant mis en vente chaque année, pour la dernière fois en septembre 1994 (donc avant l’entrée en vigueur de la loi-muselière) des ouvrages révisionnistes, il lui en est fait grief. Très curieusement, le juge d’instruction n’a jamais élucidé la question de savoir si l’un ou l’autre de ces ouvrages a réellement été vendu après le 1er janvier 1995, date d’entrée en vigueur de la loi-muselière. Le jugement retient que ces livres se trouveraient potentiellement en vente, ce qui constituerait un délit, ce qui implique la saisie et la destruction de ces écrits, dont ceux de l’accusé lui-même.

(Voir annexe 3)

Les peines

Notons que la prison ferme de 12 mois (15 mois pour Jürgen Graf) correspond à des délits de droit commun importants (tentatives de meurtre, incendies de pyromanes). Avec cette nuance de taille qu’on refusera le sursis aux révisionnistes, sous prétexte qu’ils n’ont pas fait acte de repentance. Le « droit commun » exprimera toute la contrition voulue, tandis que le révisionniste, délinquant par conviction, ne peut rien regretter. On favorise ainsi l’hypocrite par rapport à l’honnête homme. D’autre part, les indemnités allouées aux quatre parties civiles mènent à un parasitisme de celles-ci de nature à les inciter à engager des procédures pénales en vertu des « largesses » de l’article 261 bis du Code pénal suisse. Ainsi, les condamnés n’encourront pas seulement les peines légales, mais paieront une rançon aux parties civiles.

De toute façon, la loi-caoutchouc laisse la fixation de la peine, et du reste, au bon plaisir du juge…

Les omissions du jugement

  1. « M. Sigmund Toman, partie civile, est entendu » Le jugement n’en dit pas plus, alors que sa déposition comportait pourtant des précisions dignes d’intérêt. Il aurait vu des déportés entrer dans certains bâtiments et n’en plus ressortir ; il aurait vu des flammes sortir continuellement de la cheminée du crématoire. Il ne va jusqu’à prétendre avoir vu une chambre à gaz. (Voir annexe 6)

  1. Immédiatement après la citation ci-dessus, le jugement ajoute, à la page 22 : « L’accusé est interrogé brièvement. » Un point c’est tout. Or, comme le précise le compte rendu des audiences, c’est à ce moment que le prévenu a protesté contre la manœuvre qui a permis au président Carrard de refuser d’entendre Me Delcroix ainsi que le professeur Faurisson. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le président Carrard a manqué de parole. (Voir annexe 7)

  1. Les témoignages de Léon Reich et d’Otto Klein sont rapportés de manière très lacunaire dans le jugement, par rapport à ce qui a été entendu par le public dans la salle du tribunal et rapporté dans le compte rendu des audiences. Bornons-nous à souligner qu’aucun de ces deux témoins n’a vu de chambres à gaz.

Le bilan
  1. Le tribunal n’a pas apporté la preuve de l’existence des chambres à gaz. Sans doute s’en estime-t-il dispensé puisque la jurisprudence en voie d’élaboration fait état de « nombreuses preuves disponibles » – mais n’en cite aucune ! Encore un effort, et la Suisse rejoindra la République fédérale d’Allemagne, où les chambres à gaz sont dites « de notoriété publique », où les tribunaux n’ont pas à les prouver et où les accusés ne sont pas admis à produire témoignages et documents contraires au dogme.

  1. Les trois rescapés des camps de concentration n’ont pas davantage apporté cette preuve. Il faut d’ailleurs se montrer très prudent devant les témoignages, comme l’enseigne le cas Frank Walus. Citoyen américain d’origine polonaise, Frank Walus était accusé de crimes commis dans un camp. Onze témoins venus d’Israël le reconnaissaient comme leur tortionnaire. Mais ils jouaient de malchance : Walus avait un alibi ; il avait passé la guerre comme ouvrier agricole en Bavière. Contrôlé, l’alibi était en béton. Et il fallut acquitter Frank Walus.

  1. Le tribunal se rallie au sophisme « douter égale nier » et le confirme à la page 57 du jugement : « Tous ces ouvrages tombent sous le coup de l’article 261 bis al. 4 in fine CP, sans qu’il y ait besoin de faire la distinction entre ceux qui ne font qu’émettre des doutes sur la question des chambres à gaz ou d’autres aspects du génocide des Juifs et ceux qui nient de manière catégorique ce génocide. » Le sophisme « douter égale nier » a ceci de pratique qu’il dispense le tribunal d’étudier un livre incriminé : il lui suffit de découvrir une seule phrase de doute sur plusieurs centaines de pages pour le décréter bon pour le bûcher.

  1. Le tribunal ne sait pas lire. A propos de Nous autres racistes et des Peuples blancs survivront-ils ?, il déclare : « Le vocabulaire utilisé dans ces ouvrages, qui parlent d’une part d’élite biologique et d’autre part de déchets, avec une distinction subtile entre l’écume et la lie de ceux-ci, aboutit clairement à rabaisser et à dénigrer de façon systématique certaines personnes, en particulier les membres des autres races et tous les individus métissés. » Il est pourtant précisé que chaque race possède une élite naturelle et un déchet et que la grand-race blanche possède le déchet biologique le plus important, rançon d’un progrès technique par lequel elle s’est soustraite à la sélection naturelle. Ces notions ne comportent aucune hostilité envers d’autres races. A noter la curieuse et éloquente mention en faveur « d’individus métissés ». Le lobby mondialiste procède au mélange des races, il fabrique des métis qui détruisent les races, et il invoque la loi-muselière pour interdire de critiquer le métissage. Encore une extension possible de la loi-caoutchouc… Dans des passages semblables à celui que nous avons cité, le tribunal fait dire au prévenu le contraire de ce qu’il pense. Il ne sait pas lire… ou il est de mauvaise foi.

  1. La muselière, selon la jurisprudence amorcée, permet de condamner n’importe qui à n’importe quoi et pour n’importe quoi.

  1. Elle favorise le génocide par métissage de la race blanche.

  1. Elle favorise le chantage mondial des organisations extrémistes juives en poursuivant même le doute quant à tout ou partie de l’« Holocauste ».

Conclusion

Il faut abroger l’article 261 bis du Code pénal suisse.

Un procès stalinien

Jürgen Graf

Le Courrier du Continent, publié par Gaston-Armand Amaudruz, compte un peu plus de 300 abonnés : si l’on considère que chaque exemplaire est lu par trois personnes, ce qui est une estimation généreuse, cela voudrait dire qu’un citoyen sur 6 000 lit ce périodique en Suisse. Un régime politique qui se veut libre et démocratique devrait laisser à chacun la possibilité de lire une fois par mois un journal totalement libre et indépendant, car non subventionné et exempt de toute publicité. Cette publication existe depuis 1946, et son rédacteur n’a jamais fait l’objet de poursuites pénales jusqu’en 1995, année de l’entrée en vigueur de la loi-muselière. Pourtant, pour les défenseurs de la « tolérance » et de la « société plurielle », un lecteur du Courrier du Continent est déjà un lecteur de trop. Comme dans le dialogue entre l’idéologue O’Brien et Winston Smith, extrait du 1984 de George Orwells : « Aussi faible et petite soit-elle, il nous est insupportable qu’il y ait quelque part au monde une pensée déviante ».

Ce qu’on a pu voir et entendre pendant les audiences du Tribunal correctionnel de Lausanne est sans précédent dans les annales de l’histoire contemporaine de notre pays. Depuis le 1er janvier 1995, plus de 50 procès politiques ont déjà eu lieu, mais aucun n’a poussé aussi loin l’outrance et l’infamie. Même le procès engagé contre mon éditeur Gerhardt Förster et moi-même, en juillet 1998, à Baden n’est pas comparable1. Dans aucun autre procès dit « antiraciste » on a assisté à une telle parodie et à une telle corruption de la Justice. Un observateur français, habitué des prétoires et des procès politiques, constatait que sa patrie était devenue un Etat policier bien avant la Suisse, mais qu’il n’avait encore jamais assisté à un procès aussi stalinien que celui de Lausanne. Pour justifier la peine énorme de un an d’emprisonnement sans sursis, les mafias médiatiques ont dû monter en épingle le passé politique de l’accusé, antérieur à 1995, quand bien même ce passé ne saurait tomber sous le coup du Code pénal, selon le principe intangible de la non-rétroactivité des lois. Avant 1995, la Suisse était encore un pays de liberté ; certes, ceux qui ne suivaient pas l’idéologie dominante risquaient déjà leur carrière et leur statut social, mais ni amende ni prison. Tout le battage médiatique fait autour des antécédents du rédacteur responsable du Courrier du Continent n’a pour but que de servir les intérêts des nouveaux « faiseurs de Suisse ». Finalement, Gaston-Armand Amaudruz a été condamné pour trois articles parus dans Le Courrier du Continent, dans lesquels il conteste la réalité du chiffre de six millions de victimes juives pendant la Deuxième Guerre mondiale et où il exprime ses doutes sur la réalité des chambres à gaz homicides. Dans les articles incriminés, jamais Gaston-Armand Amaudruz ne conteste explicitement l’existence des chambres à gaz : il dit seulement qu’il n’y croit pas personnellement, faute de preuves. Au Moyen Age, l’inquisiteur demandait à l’hérétique : « Crois-tu que les sorcières se rendent au sabbat par la voie des airs en chevauchant des balais ? ». En l’an 2000, dans notre pays, après 150 ans de régime démocratique et d’école obligatoire, le juge demande au révisionniste : « Crois-tu aux chambres à gaz et aux six millions ? ». Où est le progrès, si ce n’est que les peines sont visiblement moins cruelles et les prisons apparemment plus confortables ? A l’époque où l’intelligence humaine peut comprendre la fission nucléaire et a ouvert la porte aux voyages dans l’espace, un lobby dominant veut maintenant enfermer la raison critique dans la prison de la pensée unique.

Pourtant, ce système si puissant et si sûr de lui s’est affolé et a réagi de manière absolument disproportionnée contre trois articles publiés dans une revue tirant à près de 400 exemplaires !

Les paragraphes de la loi-muselière ont pour objectif prioritaire de contraindre les révisionnistes à cesser toute étude scientifique de nature critique sur l’« Holocauste ». Les autres infractions sanctionnées par cette loi, celles assimilées au « racisme ordinaire », n’ont que fort peu servi. Ainsi, dans chaque numéro du Courrier du Continent, Gaston-Armand Amaudruz s’est opposé aux migrations allogènes et au métissage, mais ces aspects-là n’ont pas été retenus par le tribunal pour justifier la peine prononcée. Le qualificatif de « raciste » utilisé par le tribunal et les médias à l’encontre de Gaston-Armand Amaudruz n’est qu’un masque grotesque utilisé pour occulter sa qualité de « révisionniste ». L’étiquette de « révisionniste » a une connotation trop théorique pour désigner un vulgaire criminel, alors que celle de « raciste » est plus explicite pour rendre odieuse l’image de l’accusé aux yeux de l’opinion publique. La répression contre ceux qui remettent en question la société multiculturelle et les migrations n’est pas encore ouvertement engagée, mais ces derniers ne perdent rien pour attendre : dès que la loi-muselière sera entrée dans les mœurs, il sera possible de l’utiliser, vu son caractère à géométrie variable, contre tous ceux qui déplairont.

Dans la cause Paschoud contre Stamm, une affaire d’atteinte à l’honneur, le Tribunal fédéral avait déclaré que l’existence des chambres à gaz était de notoriété publique2. Des faits de notoriété publique comme l’existence de camps de concentration sous le Troisième Reich ou le bombardement atomique des villes d’Hiroshima et de Nagasaki par les Américains sont admis sans réserve et n’ont pas besoin de faire l’objet de vérification. Malgré tout, la justice vaudoise a jugé bon d’entendre trois rescapés des camps, afin sans doute de mieux confirmer l’existence des chambres à gaz. Pourquoi une telle précaution, s’il s’agit d’un fait aussi incontestable qu’on le prétend ? Pourquoi alors refuser à l’accusé le témoignage du professeur Robert Faurisson ou l’assistance de l’avocat Eric Delcroix ? Ce traitement inéquitable fait penser à un duel où l’un des protagonistes aurait une épée et l’autre un couteau suisse !

Disons-le, si un seul document d’époque, prouvant la réalité des chambres à gaz homicides, existait vraiment, les parties civiles n’auraient pas manqué de le produire devant le tribunal : mais l’accusé n’a pas été autorisé, quant à lui, à produire pour sa défense les documents prouvant le contraire, des documents qui, eux, existent bel et bien. De même, la justice repousse sciemment les expertises scientifiques démontrant l’impossibilité physico-chimique des gazages homicides. Ces expertises attestent que les locaux qui nous sont présentés à Auschwitz comme des chambres à gaz étaient en réalité des morgues. Les locaux de désinsectisation (contre les poux vecteurs du typhus) du camp de Maïdanek ne pouvaient servir, pour des raisons techniques, à tuer des êtres humains3.

Même l’étude de Raul Hilberg, une somme de 1 300 pages, qui se fonde sur une quantité énorme de preuves documentaires quand il s’agit d’établir les réalités des déportations et des camps de concentration, ce dont personne ne doute, ne trouve soudain plus aucun document quand il s’agit d’établir la réalité des « gazages homicides »4. Là, seuls des témoignages viennent soutenir la thèse des exterminationnistes, avec autant d’efficacité que la corde soutient le pendu5.

Chacun a pu constater, en écoutant les témoins des parties civiles, que leurs déclarations ne pouvaient établir l’existence des chambres à gaz homicides. Un des trois, Léon Reich, a été interné dans les camps de Gross-Rosen et de Buchenwald. Reich a honnêtement admis, en réponse à une question de Me Richard, qu’il n’y avait jamais vu de « chambres à gaz ». En fait, tous les historiens, orthodoxes ou révisionnistes, savent bien qu’il n’y a jamais eu de chambres à gaz homicides ni à Gross-Rosen, ni à Buchenwald, même si, dans ce dernier camp, dans les premières années d’après-guerre, on a prétendu qu’il y en avait6. Pourquoi alors Léon Reich s’est-il dérangé pour nous dire qu’il n’avait rien vu, tout simplement parce qu’il n’y avait rien à voir ? Pour répondre logiquement à cette question, le tribunal convoquera une prochaine fois le témoin d’un accident qui aurait pu arriver mais qui n’a pas eu lieu !

Les deux autres rescapés, Sigmund Toman et Otto Klein, internés à Auschwitz-Birkenau ainsi que dans d’autres camps, n’ont rien ajouté non plus au chapitre des gazages homicides. Ils ont déclaré avoir vu des internés entrer dans des locaux et n’en plus ressortir. Des flammes sortant des cheminées des crématoires expliqueraient ces disparitions. Une histoire impossible selon les experts, comme le confirme le professeur Wolfgang Fröhlich dans l’annexe 6. De telles déclarations sont de nature à mettre en doute la bonne foi de ces témoins. A leur décharge, après plus de cinquante ans passés à entendre parler de la version obligée de l’« Holocauste », ces témoins sous haute influence en sont sans doute venus à confondre ces affabulations avec leur propre vécu. La mémoire humaine n’est pas d’une fiabilité absolue, et sa crédibilité n’est plus reconnue sur le plan juridique après plusieurs années, une des raisons pour lesquelles la prescription d’une affaire criminelle est reconnue vingt ans après les faits. Mais le « crime contre l’humanité », qualifiant un génocide, étant imprescriptible – un crime que le droit suisse ne reconnaît par ailleurs pas encore –, des témoignages recueillis plus de 50 ans après les faits sont admis ici sans réserve par la Justice, alors qu’ils seraient irrecevables dans toute autre cause. Précisons encore que « crime contre l’humanité » signifie en pratique « crime contre les Juifs ».

Au cours des débats, l’accusation a mentionné à plusieurs reprises la « politique d’anéantissement des Juifs » sous le Troisième Reich. En fait d’« anéantissement », si les Allemands avaient réellement voulu exterminer les Juifs, ni Toman, ni Reich, ni Klein n’auraient pu venir témoigner devant un tribunal. La mère de Sigmund Toman, internée comme lui à Auschwitz, a également survécu à la guerre. Quant à son père, mort à Auschwitz, il est sans doute décédé – de même que la plupart des autres victimes – des suites des épidémies ou des carences alimentaires dues à la guerre7. Relevons que l’avocat de Sigmund Toman, Me Gani, n’a pas hésité à « solliciter » les dires de son client en prétendant que le père de ce dernier avait été gazé, ce que Toman n’a jamais dit !

Celui qui pourrait croire que les trois témoins juifs ont survécu par miracle devrait pouvoir expliquer pourquoi de tels miracles étaient monnaie courante dans les camps dits d’extermination. Des miracles à répétition ne sont justement plus des miracles, et les récits des survivants de l’ « Holocauste » remplissent entre-temps des bibliothèques entières. En février 2000, je suis tombé en Pologne sur le récit d’un Juif, Samuel Sylbersztain, qui a survécu à dix camps de concentration : le camp d’« extermination » de Treblinka, le camp d’« extermination » de Maïdanek, ainsi que huit autres camps8. C’est sans doute ainsi qu’il faut comprendre le sens de la « politique d’anéantissement des Juifs », ce que vient confirmer d’ailleurs la réalité démographique, car en France la population juive a plus que doublé par rapport à celle d’avant-guerre !

Si le professeur Faurisson avait été présent, il aurait pu présenter nombre de documents et de références techniques qui démontrent avec pertinence l’impossibilité des prétendues « chambres à gaz homicides ». N’importe quel juriste sait que la preuve documentaire et technique l’emporte sur la preuve testimoniale. Sa présence a été jugée indésirable parce que les documents qu’il détient le sont davantage encore. Trois ténors du barreau auraient pu, par un contre-interrogatoire serré, anéantir la crédibilité du témoin Faurisson, puisque Faurisson ne serait qu’un faussaire. Pourquoi ces brillants avocats ont-ils négligé une telle occasion d’exercer leur talent en montrant aux yeux de tous que le professeur Faurisson est bien ce qu’ils prétendent ?

Constatons que la répression pénale d’opinions dissidentes devient presque banale dans certains Etats européens et démocratiques. Ces Etats réagissent comme si leur existence même était menacée par un ennemi puissant et redoutable. Selon ce point de vue, un bouc émissaire, même garrotté, est toujours puissant et redoutable…

Dans l’Italie de Mussolini, il n’était certes pas admis de mettre publiquement en cause le Duce ou de dénigrer le régime ; celui qui osait le faire quand même était banni dans un village de montagne ou confiné dans une île. Dans le Reich des années trente et quarante, il n’était certes pas admis de critiquer la personne du Führer ni de contester ouvertement le régime national-socialiste ; celui qui le faisait risquait le camp de concentration. Pourtant, ni les fascistes, ni les nationaux-socialistes n’ont fait des libertés d’opinion et d’expression le fer de lance de leurs idéologies, ce qui est le cas des démocraties que sont la France, l’Allemagne, l’Autriche ou la Suisse, où ces libertés sont considérées comme des droits fondamentaux bénéficiant de la haute protection de l’Etat, de la Constitution et des Droits de l’homme. Pratiquement, cette protection n’est valable que sur le papier. La nouvelle Constitution fédérale de 1999 garantit formellement les libertés d’opinion et d’information (article 16), mais les tribunaux n’en tiennent aucun compte. Les principes d’un tel système sont foncièrement hypocrites et contradictoires dans les faits. Partout on se gargarise des mots de « tolérance », de « dignité humaine » et de « défense des Droits de l’homme ». Pourtant, la réalité des prétoires montre comment sont appliqués de tels principes.

Ainsi, l’avocat juif Nordmann, représentant la Licra, a eu l’impudence de déclarer dans sa plaidoirie : « L’accusé me fait penser à un exhibitionniste qui viendrait à son procès sans pantalon ! (…) Amaudruz n’est pas un requin qui évolue en eau claire, mais un poisson qui nage en eau trouble et se nourrit de pourriture. » Ainsi s’exprime Me Nordmann quand il défend la tolérance et la dignité humaine…

Dans Macbeth de Shakespeare, on entend les sorcières murmurer : « Fair is foul and foul is fair – La beauté est laide et la laideur est belle ». Selon cette maxime, on peut dire tout et son contraire : la répression se fait au nom de la « tolérance » ; les autodafés se font au nom de la « liberté d’expression » ; les campagnes haineuses des médias sont orchestrées au nom des « valeurs humanitaires » ; l’omnipotence d’un lobby ultra-minoritaire qui représente officiellement 0,4 % de la population est exercée au nom de la « protection des minorités » ; on appellera « soutien de la politique familiale » la légalisation de l’avortement ; on luttera contre la toxicomanie en prescrivant de l’héroïne aux drogués ; on affamera par un embargo inhumain les enfants d’Irak en prétendant défendre les « droits démocratiques du peuple irakien » ; l’OTAN bombardera la Serbie au nom de prétendues « mesures pour instaurer la paix ».

La guerre, c’est la paix – La liberté, c’est l’esclavage – L’ignorance, c’est la force.

Ce sont là les trois slogans qui résument le mieux l’idéologie totalitaire du parti dominant dans 1984 d’Orwell. Ce prophète voyait loin et juste car la réalité a maintenant dépassé la fiction.

Dans le Manifeste social-raciste, de même que durant son procès, Gaston-Armand Amaudruz a déclaré que l’écume de la société est constituée d’individus intelligents mais à l’égoïsme sans limites. Ces gens sont maintenant ceux qui détiennent les leviers du pouvoir. Celui qui a assisté au procès de Gaston-Armand Amaudruz aura pu s’en apercevoir : d’un côté, un homme qui se dévoue pour le bien public, de l’autre, une meute prête à tout pour défendre ses intérêts personnels. Quand l’atavisme est sollicité avec une telle force, chaque personne décente sait, instinctivement, de quel côté se tourner.

A la page 9 du Blick du 18 novembre 1999 on peut lire le fait divers suivant :« Pense-bête pour de jeunes satanistes. Le tribunal régional de Horgen condamne cinq jeunes Suisses (19-22 ans) à des peines d’emprisonnement avec sursis entre 3 et 14 mois. Ces adeptes de Satan ont saccagé des cimetières et profané une église entre 1996 et 1998. Pour leurs messes noires, ils volaient des cierges et torturaient des lapins jusqu’à ce que mort s’ensuive9. »

Un an d’emprisonnement sans sursis pour avoir contesté les « six millions » et douté des « chambres à gaz », 3 à 14 mois d’emprisonnement avec sursis pour avoir troublé la paix des morts et profané une église, sans compter la mise à mort cruelle d’animaux sans défense : ainsi, le système s’est jugé lui-même et a prononcé la sentence qui le frappera. Une sentence de mort.

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1 Un Procès politique au scanner, Vérité et Justice, 1999.

2 Arrêt du Tribunal fédéral BGE 121 IV 85.

3 Une expertise scientifique fait autorité, Das Rudolf-Gutachten, Cromwell Press, London 1993, édition améliorée en 2000, Castle Hill Publishers, PO Box 118, TN 34 3ZQ, Hastings GB (Il existe une traduction française de cette expertise, disponible à l’adresse suivante : V.H.O. Postbus 60, B-2600 Berchem 2, Belgique). En ce qui concerne les prétendus gazages homicides à Maïdanek, voir le chapitre 6 de l’étude de Jürgen Graf et Carlo Mattogno, KL Majdanek. Eine historische und technische Studie, Castle Hill Publishers, 1998.

4 Raul Hilberg, La Destruction des Juifs d’Europe, Gallimard, Folio Histoire, 1988.

5 Idem, comparez avec l’ouvrage de Jürgen Graf, Riese auf tönernen Füssen, Castle Hill Publishers, 1999.

6 Trois témoignages similaires sur les prétendues « chambres à gaz » de Buchenwald dans l’ouvrage de Jürgen Graf, Der Holocaust-Schwindel, Bâle, 1993.

7 Le chercheur italien Carlo Mattogno, en se fondant sur des documents d’époque, estime à environ 150 000 le nombre de décès à Auschwitz. Les documents de 1944 n’étant que partiellement accessibles, ce chiffre reste approximatif. L’étude que Carlo Mattogno publiera à ce sujet sera disponible cette année aux Edizioni di Ar, Padoue, Italie.

8 Samuel Zylbersztain, Pamietnik Wieznia dziesieciu obozow, publié dans : Biuletyn Zydowskiego Instytutu Historycznego, No 68, Varsovie, 1968.

9 L’article ne le précise pas, mais il ne fait aucun doute que ces satanistes ont profané des cimetières chrétiens. Dans le cas où la profanation aurait concerné un cimetière juif ou une synagogue, la presse en aurait parlé sur un autre ton, et les sanctions auraient été plus dures.

Ce que j’aurais dit, à la barre, sous serment

Robert Faurisson

Je n’ai pas été autorisé à venir témoigner au procès de Gaston-Armand Amaudruz qui, le 10 avril 2000, a été condamné par le tribunal correctionnel du district de Lausanne à un an d’emprisonnement ferme et à toute une série de peines, financières et autres. La raison invoquée pour le condamner a été celle du délit de « discrimination raciale » mais tout donne à penser que le véritable motif de cette condamnation, particulièrement lourde pour un homme de près de 80 ans, réside dans le fait que Gaston-Armand Amaudruz a exprimé des doutes – et seulement des doutes – sur l’existence des chambres à gaz homicides et a contesté le chiffre de six millions de victimes juives du Troisième Reich. René-Louis Berclaz, secrétaire général de l’Association Vérité et Justice, qui a son siège en Suisse, me demande ce que j’aurais dit au procès de Gaston-Armand Amaudruz, si j’avais été autorisé à témoigner en sa faveur. Je le ferai d’autant plus volontiers que l’attitude exemplaire du prévenu dans le prétoire et l’excellence de ses réponses aux questions du tribunal m’ont renforcé dans la conviction qu’un homme de sa qualité méritait assistance. Mais, avant d’en venir à ce point, je ferai un retour sur deux décisions prises par le président du tribunal, antérieurement au procès lui-même.

Les tergiversations du président Carrard

Par une première décision en date du 17 juin 1998, le président Michel Carrard avait fait savoir qu’au procès à venir il accepterait l’intervention de Me Eric Delcroix et de Robert Faurisson, le premier au titre d’avocat au Barreau de Paris et le second en tant que témoin. Un an et demi plus tard, il revenait sur sa décision. En effet, dans une lettre en date du 20 janvier 2000, il annonçait son refus de « procéder à la convocation et à l’audition de Me Eric Delcroix en qualité de témoin (sic) aux débats ». Parmi les raisons invoquées figurait la suivante :

Les débats ne doivent pas (…) être l’occasion de faire le procès du révisionnisme, ni inversement d’en faire l’apologie.

Puis, dans une lettre en date du 9 février 2000, il annonçait son refus d’ « entendre en qualité de témoin le professeur Robert Faurisson lors de l’audience de jugement ». Cette fois-ci, la décision n’était pas motivée. En 1998, au procès du révisionniste suisse Jürgen Graf, la présidente Andrea Staubli n’avait pas non plus donné de motif juridique à son refus de me voir témoigner.

Michel Carrard a-t-il pris ces décisions sans haine et sans crainte ?

J’aurais parlé sans haine et sans crainte.

Si je me permets de poser une telle question, c’est parce que sa lettre du 17 juin 1998 était accompagnée d’une étrange « mise en garde » :

Les parties civiles ont d’ores et déjà annoncé qu’elles n’hésiteront pas à saisir le juge compétent si elles estiment que les propos tenus par les témoins ou les avocats de la défense violent les normes pénales en vigueur.

Michel Carrard aurait-il, à la réflexion, redouté pour lui-même les conséquences possibles d’une mise en garde aussi comminatoire, s’il avait maintenu sa décision de donner la parole à des révisionnistes comme Eric Delcroix et Robert Faurisson ?

Personnellement, si j’étais venu témoigner, je n’aurais pas tenu compte d’une telle menace puisque, aussi bien, le serment que prête le témoin avant sa déposition est de parler sans haine et sans crainte ; je dis bien : sans crainte aucune.

Sur les « chambres à gaz », j’aurais comparé Jacques Baynac et Gaston-Armand Amaudruz

Le 2, puis le 3 septembre 1996, l’historien français Jacques Baynac avait, en deux longs articles consécutifs du Nouveau Quotidien de Lausanne, écrit qu’en fin de compte, au terme d’une vive controverse qui s’était étendue sur plus de quinze ans au minimum, force était d’admettre, la mort dans l’âme, que les historiens ne connaissaient ni documents, ni preuves, ni traces de l’existence d’une seule chambre à gaz homicide. Il avait conscience de ce que, selon ses propres termes, c’était « pénible à dire comme à entendre ». Quant à se fier aux « témoignages », c’était là, disait-il sans ambages, tenir un discours de caractère « ascientifique ».

Quand on relit dans le détail ces articles d’une érudition sans faille, on ne comprend pas qu’un tribunal helvétique ait pu refuser le droit à Gaston-Armand Amaudruz d’émettre un simple doute sur l’existence des chambres à gaz en question. Après tout, Jacques Baynac n’avait-il pas exposé ses vues iconoclastes dans un périodique publié en Suisse, pays déjà pourvu, à l’époque, d’une loi antirévisionniste ? Or, il n’avait pas été poursuivi, non plus, d’ailleurs, que le rédacteur en chef de ce périodique, qui avait pris la responsabilité de publier ces articles sous deux titres à connotation révisionniste, choisis par la rédaction :

« Le Débat sur les chambres à gaz (I) :

Comment les historiens délèguent à la justice la tâche de faire taire les révisionnistes » ;

« Le Débat sur les chambres à gaz (II et fin) :

Faute de documents probants sur les chambres à gaz, les historiens esquivent le débat ».

On m’objectera peut-être que les deux articles se terminaient, malgré tout, par une profession de foi en l’existence de ces abattoirs chimiques. Mais, précisément, c’est là que j’aurais établi une comparaison entre les deux hommes. Tous deux ont une formation universitaire mais Gaston-Armand Amaudruz me semble témoigner de plus de rigueur universitaire que son confrère Jacques Baynac. Tandis que ce dernier avait en quelque sorte conclu : « Il n’y a pas de preuves, mais je crois », Gaston-Armand Amaudruz, lui, avait dit : « Il n’y a pas de preuves, donc je doute ». D’un côté, la foi (du charbonnier ?) et, de l’autre, le doute scientifique. Pourquoi, dans un Etat réputé laïc, privilégier la foi et persécuter la science ? Pour quelle raison le même canton de Vaud, en la personne de ses procureurs et de ses juges, a-t-il épargné Jacques Baynac et le rédacteur en chef du Nouveau Quotidien et décidé de jeter en prison pour une année entière Gaston-Armand Amaudruz ?

Sur les « Six Millions », j’aurais comparé Martin Broszat et Gaston-Armand Amaudruz

En 1979, Martin Broszat, directeur de l’Institut d’histoire contemporaine de Munich et antirévisionniste patenté, avait déclaré en qualité d’expert comparaissant devant un tribunal de Francfort lors du procès d’un révisionniste allemand : « Les six millions sont un chiffre symbolique (eine symbolische Zahl) ». C’est assez dire que ce chiffre n’a pas de valeur historique ou scientifique. Aujourd’hui, on ne trouverait plus un seul historien sérieux pour prétendre qu’environ six millions de juifs sont morts du fait des Allemands du Troisième Reich. La valeur de ce chiffre a toujours été « symbolique » au point qu’on le lisait déjà, avant la fin de la guerre, chez des propagandistes juifs comme le rabbin Michael Dov Weissmandel ou le publiciste Ilia Ehrenbourg.

En 1944, à partir de la Slovaquie, le premier s’était fait une spécialité de fabriquer des récits d’atrocités concernant en particulier Auschwitz ou Maïdanek ; puis, il propageait ses inventions en direction de la Suisse ou du Vatican ; enfin, de là, vers la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, sans trop de succès, à vrai dire, puisque le caractère outrancier et visiblement trop intéressé de ses bobards rencontra longtemps le scepticisme. Or, dans une lettre en date du 31 mai 1944, soit près d’une année avant la fin du conflit en Europe, le rabbin Weissmandel écrivait déjà : « Jusqu’à ce jour, six fois un million de juifs d’Europe et de Russie ont été détruits » (Lucy Dawidowicz, A Holocaust Reader, New York, Behrmann House, 1976, page 327).

L’autre propagandiste juif, Ilia Ehrenbourg, écrivait, de son côté, en décembre 1944 :

Demandez à n’importe quel prisonnier allemand pourquoi ses compatriotes ont anéanti six millions de gens innocents et il vous répondra en toute simplicité : Eh bien, ils étaient juifs (« Remember, Remember, Remember », Soviet War News, 22 décembre 1944, pages 4-5).

Le chiffre de six millions de morts juifs avait donc été lancé par ces juifs respectivement onze mois et cinq mois avant le 8 mai 1945 et bien des années avant que des historiens eussent trouvé le temps et les moyens d’entreprendre des recherches en vue d’établir une évaluation quelconque du nombre probable de ces morts. Notons, d’ailleurs, que nous en sommes toujours, en l’an 2000, à attendre l’étude promise par l’Institut Yad Vashem de Jérusalem sur le nombre réel de juifs européens victimes d’une prétendue extermination.

D’une manière plus générale, l’historien sait que les chiffres sont trop souvent l’objet de manipulations ou d’exagérations. Par exemple, sur le sujet des atrocités reprochées aux vaincus de la Deuxième Guerre mondiale, il n’est probablement guère d’évaluations numériques fournies par les tribunaux de Nuremberg ou de Tokyo – tribunaux dont les juges appartenaient exclusivement au camp des vainqueurs – qui n’aient été, par la suite, sérieusement révisées à la baisse. Les quatre millions de morts à Auschwitz ramenés en 1995 à un million et demi (chiffre qui serait encore à diviser par dix) ne constituent qu’un exemple de ces révisions à la baisse.

En conséquence, comment, en la matière, refuser à Gaston-Armand Amaudruz un droit accordé à Martin Broszat en particulier et à tout historien en général ? Là encore, pourquoi deux poids, deux mesures ?

J’aurais énuméré les victoires intellectuelles du révisionnisme

Immanquablement, dans tout procès d’un révisionniste, les magistrats commencent par déclarer avec une sagesse et une modestie feintes qu’ils ne sauraient se faire les juges de l’Histoire ; puis, aussitôt, en contradiction avec cette affirmation de principe, ils s’érigent tout de même en historiens. Ils commettent alors une aberration identique à celle des membres du Tribunal international de Nuremberg qui, en vertu de l’article 21 du statut de ce tribunal, tenaient « pour acquis les faits de notoriété publique ». Malheureusement, avec de tels « faits », on n’est jamais bien loin de ce qu’on appelle la rumeur publique et ce que celle-ci colporte. On risque, en effet, de tenir « pour acquis » un ensemble de bruits, de ragots et de légendes. En matière d’ « Holocauste », les historiens les plus officiels, agissant sous la pression des découvertes révisionnistes, ont eu beau dénoncer toutes sortes d’erreurs, leurs rectifications ne sont pas parvenues aux yeux ou aux oreilles du grand public. Les juges, qui font partie de ce public-là, restent donc dans l’ignorance de telles révisions, surtout quand les médias, comme c’est le cas pour les sujets sensibles, placent une chape de plomb sur ce qui, d’après eux, ne doit pas être remis en question.

Trois exemples de victoires révisionnistes

Limitons-nous à trois exemples de victoires révisionnistes, ignorées par le grand public et, par conséquent, selon toute vraisemblance, par nos magistrats de Lausanne. Le premier concerne ce qu’on a pris l’habitude d’appeler « Le Protocole de Wannsee » ; le deuxième porte sur le cas de Raul Hilberg et le troisième sur la « chambre à gaz » emblématique d’Auschwitz-I) :

  1. « Le Protocole de Wannsee ». Combien de magistrats savent-ils que les historiens les plus orthodoxes et les plus antirévisionnistes ont, pour ainsi dire, renoncé à croire qu’à Berlin-Wannsee, le 20 janvier 1942, les Allemands ont décidé l’extermination physique des juifs européens ? En 1992, exaspéré de voir que certains colportaient encore le mythe de Wannsee, Yehuda Bauer, historien appartenant à l’Université hébraïque de Jérusalem, dénonça « l’inepte histoire de Wannsee » (the silly story of Wannsee) (« Wannsee’s importance rejected », The Canadian Jewish News, 30 janvier 1992, page 8). Ce qui ne devait pas empêcher, par la suite, des magistrats français d’en appeler à « Wannsee » pour condamner un révisionniste. J’aurais mis les juges de Lausanne en garde contre de tels errements.

  1. Le cas de Raul Hilberg. J’aurais, à l’intention des mêmes magistrats, dressé l’impressionnant tableau des rectifications auxquelles nous avons, nous autres révisionnistes, contraint successivement les tenants de la thèse de l’ « Holocauste ». J’aurais prouvé, documents et références à l’appui, que, sur le plan de l’historiographie officielle, il ne reste plus pierre sur pierre de l’immense édifice holocaustique qu’avait édifié l’historien juif américain Raul Hilberg, en 1961, dans sa première édition de The Destruction of the European Jews. A l’époque, « le pape de l’histoire de l’Holocauste » osait prétendre que Hitler avait donné l’ordre, et même deux ordres, pour l’extermination physique des juifs ; il présentait la « destruction des juifs européens » comme une entreprise froidement concertée et organisée du haut en bas de la hiérarchie selon un plan et avec des instructions appropriées. Cette vue reste prédominante dans le grand public. Or, Raul Hilberg y a complètement renoncé, d’abord à partir de 1983, puis, en 1985, dans l’édition « revue et définitive » de son livre, qui contient de stupéfiantes rectifications. Désormais, pour lui, l’entier processus de la prétendue politique d’extermination des juifs se serait déroulé comme spontanément, sans ordre, sans plan, sans organisation, sans instructions, sans budget, et seulement – je le cite – par « une incroyable rencontre des esprits, une transmission de pensée consensuelle au sein d’une vaste bureaucratie », la bureaucratie allemande ! Autrement dit, c’est selon les recettes de la télépathie que la plus gigantesque entreprise d’extermination physique de l’Histoire aurait été menée par l’une des plus lourdes bureaucraties de l’époque ! Ce n’est évidemment pas de gaîté de cœur que les historiens exterminationnistes en sont ainsi venus à faire de graves concessions aux auteurs révisionnistes ou à multiplier les contorsions d’idées ou de langage pour essayer de prouver la réalité de l’extermination des juifs qui, en fait, n’a pas eu lieu et qui, par conséquent, pour cette simple raison, n’a pas pu laisser de traces.

  1. La « chambre à gaz » d’Auschwitz-I. Ce n’est pas non plus le cœur léger qu’une haute autorité du Musée national d’Auschwitz a dû reconnaître que, comme je l’avais découvert à la fin des années soixante-dix, la trop fameuse « chambre à gaz » d’Auschwitz-I n’était qu’une imposture. « TOUT Y EST FAUX », concluait en 1995 l’historien antirévisionniste Eric Conan, qui, allant trouver dans son bureau directorial Krystyna Oleksy, s’entendit répondre au sujet de cette fausse chambre à gaz visitée par des millions de touristes : « Pour l’instant, on la laisse en l’état et on ne précise rien au visiteur. C’est trop compliqué. On verra plus tard » (« Auschwitz : la mémoire du mal », L’Express, 19-25 janvier 1995, page 68). En d’autres termes : on a menti, on ment et, jusqu’à nouvel ordre, on continuera de mentir.

Les victoires intellectuelles du révisionnisme

Je dois cette formule à Vincent Reynouard. Ces victoires sont innombrables. Aux juges du tribunal de Lausanne, j’aurais tenté de montrer que le doute qui habite Gaston-Armand Amaudruz est raisonnable. Il trouve sa source dans une expérience, de nature intellectuelle, que, pour leur part, ces juges n’ont pas connue. Dès la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Gaston-Armand Amaudruz, grâce à de vastes lectures, n’a pu faire autrement que de constater l’effondrement progressif, par pans entiers, de la thèse de l’extermination systématique des juifs, des chambres à gaz et des six millions. Les magistrats, eux, pendant ce temps-là, ont vaqué à leurs occupations professionnelles sans se soucier d’acquérir, au surplus, la formation historique appropriée pour juger notre sceptique. Et ils n’ont fait appel à aucun expert ! Quelle présomption !

J’aurais souligné la trop scrupuleuse modération de Gaston-Armand Amaudruz

Le doute exprimé par Gaston-Armand Amaudruz est, certes, tout à son honneur mais il ne me satisfait pas complétement. Aujourd’hui, en l’an 2000, le doute n’est, à mon avis, plus permis. Il faut aller plus loin, et résolument. Car tout concourt à démontrer que l’extermination des juifs, les chambres à gaz et le chiffre de six millions de victimes juives constituent une seule et même imposture historique. Cela, je l’ai dit et répété devant des tribunaux français et étrangers. Je n’aurais pas manqué de l’affirmer devant les juges de Lausanne, sous la foi du serment, sans haine et sans crainte. Chaque année qui passe apporte son lot de confirmations en tout genre. D’où l’extrême nervosité des organisations juives, en particulier. Elles constatent que, sur Internet par exemple, des sites révisionnistes portent à la connaissance d’un vaste public des informations qu’elles auraient préféré voir taire. A titre d’exemple, on citera les tentatives désespérées du Musée national d’Auschwitz afin d’obtenir une expertise qui démontrerait de manière scientifique le fonctionnement des chambres à gaz homicides dans ce camp. Les experts consultés, nous le savons, se sont révélés incapables de répliquer aux arguments physiques et chimiques des révisionnistes et de publier le rapport d’expertise attendu. Je renvoie ici à l’argumentation physico-chimique que j’avais déjà mise au point à la fin des années soixante-dix et qui prouvait l’impossibilité radicale du fonctionnement de telles chambres à gaz dans quelque camp de concentration que ce fût. Il m’a fallu attendre dix ans pour que l’Américain Fred Leuchter, que je venais d’initier au révisionnisme, confirme en 1988, dans un rapport devenu fameux, le bien-fondé de cette argumentation. Par la suite, dans les années qui ont suivi, se sont engouffrés dans la brèche ainsi ouverte le chimiste allemand Germar Rudolf ainsi que les ingénieurs autrichiens Walter Lüftl et Wolfgang Fröhlich.

J’aurais prévenu le tribunal de l’avenir du révisionnisme historique

Au président du tribunal qui nous avait lancé une « mise en garde », j’aurais, à mon tour, lancé un avertissement : sur le plan de l’historiographie, l’avenir ne pourra que confirmer la justesse des conclusions révisionnistes. J’ai l’espoir que, dans quelques années, de nouveaux révisionnistes s’aviseront d’explorer d’autres pistes, que j’avais indiquées à la fin des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt. Parmi celles-ci, en ce qui concerne la prétendue extermination, je souhaite une étude sur les tribunaux militaires allemands ou les cours martiales allemandes qui, en pleine guerre, sur différents fronts (Pologne, URSS, Hongrie, etc.), ont condamné, parfois à mort, des soldats, des officiers ou des fonctionnaires allemands qui avaient assassiné des juifs ou, parfois, un seul juif ou une seule juive. La simple existence de ces sanctions prouve que, comme je l’écrivais en 1989, « jamais Hitler n’a ordonné ni admis que quiconque fût tué en raison de sa race ou de sa religion ». Avec une étude de ces condamnations, la légende des Einsatzgruppen assassinant les juifs dans de fabuleuses proportions se verra infliger un démenti de plus. Egalement signalés par mes soins à la même époque, d’autres sujets seront à approfondir : le sujet des enfants juifs, soit nés à Auschwitz, soit ayant été internés à Auschwitz et qui ont survécu à la guerre ; le sujet des « juifs bruns » ayant collaboré ou coopéré avec les Allemands en général ou avec un sympathisant du sionisme comme Adolf Eichmann en particulier, sachant que ces derniers ne recherchaient nullement une extermination physique des juifs mais, pour l’après-guerre, une « solution finale territoriale » (eine territoriale Endlösung) ; le sujet des représentants de l’American Jewish Joint Distribution Committee qui, pendant toute la guerre, malgré le conflit avec les Etats-Unis, ont été autorisés par les Allemands à venir financièrement en aide à leurs coreligionnaires d’Europe, y compris en Pologne ; le sujet du fonctionnement des synagogues et de nombre d’institutions juives pendant toute la durée de la guerre dans toute l’Europe occupée et même en Allemagne, y compris à Berlin. Où qu’on se tourne et de quelque point de vue pratique qu’on examine le problème du sort véritable des juifs en Allemagne ou dans les territoires occupés, on se rend compte que la thèse d’une politique d’extermination physique des juifs ne relève finalement que de la fiction.

Trois coups de théâtre après la condamnation de Gaston-Armand Amaudruz

Au moment où tombait le verdict de Lausanne, Gaston-Armand Amaudruz avait la consolation d’apprendre les surprenantes déclarations, indépendantes les unes des autres, de trois personnes. Ces déclarations émanent d’abord du juif canadien Jan van Pelt, spécialiste d’Auschwitz, puis du juge britannique Charles Gray, qui vient de condamner, à Londres, le semi-révisionniste David Irving et, enfin, du pharmacien français Jean-Claude Pressac, auteur d’ouvrages sur les prétendues chambres à gaz homicides. Comme on va le voir, elles infligent en quelque sorte un camouflet à Michel Carrard et à ses assesseurs.

  1. Jan van Pelt est, avec Deborah Dwork, l’auteur d’un ouvrage de référence sur Auschwitz (Auschwitz, 1270 to the Present, Londres, University Press, 1996). Récemment appelé à comparaître, à Londres, au procès intenté par David Irving à l’Américaine Deborah Lipstadt, il s’est trouvé décontenancé par les questions que lui a posées l’historien britannique. David Irving a fait grand usage de mon argument sur la totale absence, qu’on peut encore aujourd’hui constater, des prétendus orifices d’introduction de granulés de Zyklon B dans le toit de la « chambre à gaz » (en réalité une chambre froide de morgue) du crématoire II d’Auschwitz-Birkenau. Reprenant à son compte mon raisonnement, David Irving avait fait remarquer que l’absence de toute trace de ces orifices rendait impossible, à elle seule, l’opération de gazage des juifs censément enfermés dans ladite « chambre à gaz ». Luttant pied à pied pour tenter, mais en vain, d’éluder la question posée, Jan van Pelt finissait par déclarer que l’existence des « chambres à gaz d’Auschwitz » était « une certitude morale » (a moral certainty). Conçoit-on aveu plus humiliant pour cet apôtre juif de la religion de l’ « Holocauste » ? N’est-on pas en droit de penser que, pour les magistrats de Lausanne, « les chambres à gaz d’Auschwitz » sont tout ce qu’on voudra sauf une certitude d’ordre simplement moral ? Pour eux, il ne peut s’agir que d’une certitude soit physique, soit scientifique, soit historique, puisque, à ce qu’on voit, ils ne tolèrent pas même le doute. Or, voici qu’au jugement d’un spécialiste cette certitude ne peut plus être qualifiée que de « morale ». Il est fort probable que nos magistrats de Lausanne, historiens improvisés, ignorent qu’il y a déjà douze ans un historien juif américain, professeur à l’Université de Princeton et adversaire déclaré des révisionnistes, avait écrit : « Les sources pour l’étude des chambres à gaz sont à la fois rares et sujettes à caution (rare and unreliable) » (Arno J. Mayer, The « Final Solution » in History, New York, Pantheon Books, 1988, page 362).

  1. Mais, puisque nous en sommes à parler de juges, les magistrats de Lausanne savent-ils seulement qu’au procès de David Irving leur confrère, le juge Charles Gray, a confessé sa surprise, après avoir entendu le pour et le contre, de voir que l’existence des « chambres à gaz d’Auschwitz » reposait sur des bases aussi fragiles ? Certes, il a débouté l’historien de sa plainte en diffamation contre la juive américaine Deborah Lipstadt et il s’est exprimé sur son compte dans les termes les plus sévères mais il a aussi tenu à s’exprimer sur le sujet des prétendues chambres à gaz et ses propos valent d’être cités dans le texte. Au point 13.71 du texte de son jugement, le juge Gray a eu la franchise d’écrire :

Je dois reconnaître que, comme je l’imagine la plupart des gens, je croyais irrécusables les preuves de l’extermination de Juifs dans les chambres à gaz d’Auschwitz. J’ai cependant renoncé à cette idée préconçue après examen des preuves qui m’ont été fournies par les parties dans ce procès.

Pour reprendre les mots employés par ce juge britannique, au terme d’un long procès où des experts avaient été entendus, je dirai que les juges de Lausanne étaient « comme la plupart des gens » ; ils croyaient que les preuves étaient « irrécusables » mais ils avaient, en réalité, une « idée préconçue ». Ils n’ont pas procédé à un « examen des preuves (…) fournies par les parties » pour la simple raison que les parties n’ont pas été autorisées à en fournir et que le président Carrard a refusé d’entendre, par exemple, les conclusions des experts.

  1. Peu d’auteurs exterminationnistes auront été plus encensés que le Français Jean-Claude Pressac, présenté comme un révisionniste qui, soudainement frappé par une illumination, se serait converti à la thèse de l’extermination des juifs. Pour commencer, l’homme n’a jamais été un révisionniste. Il a toujours défendu la thèse biscornue selon laquelle, à Auschwitz par exemple, les Allemands ont conçu et bâti des crématoires ordinaires qu’ils auraient ensuite « bricolés » (sic) pour transformer certaines pièces de ces bâtiments en chambre à gaz d’exécution. On lui a fait fête comme au sauveur d’une thèse en péril de mort. On a cru avoir enfin trouvé réponse, grâce à lui, aux révisionnistes, lesquels affirmaient : les preuves d’une extermination des juifs sont inexistantes, les témoignages sont vagues et absurdes tandis que les preuves et les témoins du sort réel des juifs sont légion. Mais, au fil des années, Serge Klarsfeld, Pierre Vidal-Naquet et leurs amis durent déchanter. Après avoir cru apporter ce qu’il appelait non des preuves mais des « éléments de preuves », Jean-Claude Pressac se mit à revoir sa copie. Il multiplia les révisions à la baisse du nombre des morts d’Auschwitz. Comme à plaisir, il se mit à dénoncer les manipulations et les falsifications des tenants de la thèse orthodoxe. Aujourd’hui, il met le comble à ce revirement général avec la publication d’une interview qui remonterait au 15 juin 1995 mais que vient juste de publier Valérie Igounet. Née en 1970 et titulaire d’un doctorat d’histoire de l’Institut d’études politiques de Paris, Valérie Igounet est l’auteur d’une Histoire du négationnisme en France (Le Seuil, 2000) qui contient cette interview (pages 613-652). Jean-Claude Pressac n’y mâche pas ses mots. Pour lui, le dossier du système concentrationnaire est « pourri » ; le mot, rappelle-t-il, est de l’historien Michel de Boüard. Ce dernier avait, en 1986, pris fait et cause pour la thèse du révisionniste Henri Roques sur les « Confessions de Kurt Gerstein ». Michel de Boüard, ancien résistant déporté à Mauthausen, à la fois communiste et catholique, doyen de la Faculté des lettres de l’Université de Caen, historien responsable, au sein du Comité d’histoire de la Deuxième Guerre mondiale, de l’histoire de la déportation, avait décidé, peu avant sa mort, de rétablir la vérité des faits pour, précisément, sauvegarder la mémoire de la déportation. Pour sa part, Jean-Claude Pressac, qui n’a pas le courage d’en accuser les organisations juives et les historiens juifs, met exclusivement au compte des communistes la version mensongère de l’histoire concentrationnaire. Il écrit :

D’une part, le ressentiment et la vengeance ont primé sur l’apaisement. Puis la mémoire sur l’histoire. D’autre part, la mainmise des communistes sur les principaux organes de commande dans les camps, la formation après la Libération d’associations sous leur contrôle et l’établissement durant cinquante ans d’une histoire des camps « démocratiquement populaire » ont introduit le virus de la langue de bois antifasciste. Approximation, exagération, omission et mensonge caractérisent la majorité des récits de cette période. Le discrédit unanime et sans appel dont sont frappés les écrits communistes ne peut que déteindre sur une expérience concentrationnaire viciée par leurs idées et l’annihiler (pages 651-652).

Jean-Claude Pressac conclut par une question à laquelle il apporte une réponse des plus cruelles pour nos défenseurs de la mémoire holocaustique :

Peut-on redresser la barre ? Il est trop tard. Une rectification générale est humainement et matériellement impossible. Tout changement historique entraîne une dévalorisation de cette mémoire fixe et présentée comme définitive. Or, de nouveaux documents surgiront inévitablement et bouleverseront de plus en plus les certitudes officielles. La forme actuelle, pourtant triomphante, de la présentation de l’univers des camps est condamnée. Qu’en sauvera-t-on ? Peu de choses (page 651).

Les derniers mots de l’interview écrite de Jean-Claude Pressac se trouvent être également, par le fait, les tout derniers mots de ce livre de Valérie Igounet (chronologie, bibliographie et index mis à part). Ils évoquent les « poubelles de l’histoire ». Pour qui sont-elles, ces poubelles-là ? Serait-ce pour les « négationnistes » auxquels Valérie Igounet a consacré son livre et réservé ses attaques ? Nullement ! Ces poubelles sont, au contraire, destinées à recevoir les mensonges de l’histoire officielle ! Car cette histoire, nous dit Jean-Claude Pressac, a malheureusement ajouté à un ensemble de faits, qui n’ont été que trop réels dans leur cruauté, un fatras d’abominables mensonges.

Vigilante au dernier degré, la police de la pensée n’a pourtant pas frappé notre révisionniste de la onzième heure. C’est qu’il lui en coûterait lourd de le faire. Par une action publique, elle révélerait que l’opération Pressac tout entière, menée au premier chef par le couple Klarsfeld depuis tant d’années, n’aura finalement été, pour solde de tout compte, qu’une série de manœuvres de diversion et qu’elle s’achève aujourd’hui sur un désastre pour la thèse holocaustique. Claude Lanzmann, l’auteur du film Shoah, l’avait prévu, lui qui, fumeux et verbeux, ne cessait de mettre ses coreligionnaires en garde contre l’esprit par trop matérialiste de ce « disciple de Faurisson ».

La vaine vengeance d’Ubu

La condamnation de Gaston-Armand Amaudruz illustre le principe selon lequel plus un rebelle a raison, plus il importe de le contraindre au silence. Personnellement, je constate que les procès qu’on m’a intentés pouvaient se résumer en ces termes : « Faurisson est sérieux ; il est donc dangereux ; par conséquent, nous le condamnerons à proportion du soin qu’il a apporté à ses travaux ».

En ce sens, la lourde peine qui frappe notre rebelle constitue un hommage à ses qualités d’historien. Déjà, en 1949, il avait publié un petit chef-d’œuvre de critique historique intitulé : Ubu justicier au premier procès de Nuremberg (Paris, Charles de Jonquières éditeur).

A Lausanne, cinquante et un ans plus tard, Ubu s’est vengé.

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