Hommage à Ernst Zündel

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Paru dans La Sentinelle du Continent

Pour Ingrid Rimland, l’épouse du défunt (29 avril 1939 – 5 août 2017) : « Il n’y a aucun doute : c’est à Ernst Zündel que revient le titre de révisionniste le plus courageux, le plus actif, le plus inventif, le plus pugnace et aussi le plus efficace qui ait jamais existé.»

C’est sans doute pourquoi, complément des sanctions judiciaires, d’autres persécutions, plus discrètes mais signées, les obligèrent à vivre séparé depuis plus de 15 ans. Cette griffe-là, il apprit à la connaître dès la plus tendre enfance lorsque, volontairement sous-alimenté par l’occupant, Ernst Zündel survécut dans la misère de l’après-guerre, se scolarisant tant bien que mal dans des caves de sa région natale de Pforzheim, en Forêt-Noire.

Ce joyau de l’architecture du Moyen Age fut presque entièrement détruit par des bombes au phosphore qui tuèrent près de 20 000 de ses compatriotes. Ce cataclysme provoqué par les « libérateurs » a fait de Pforzheim la troisième ville la plus sinistrée d’Allemagne, après Hambourg et Dresde. On imagine que ces épreuves, ainsi que les conditions de vie dans les années d’après-guerre contribuèrent à faire de lui un pacifiste convaincu.

Dans les années cinquante, le Canada acceptait les immigrants objecteurs de conscience, ce qui détermina son choix : à l’âge de 19 ans, Ernst Zündel se retrouva à Montréal, ne connaissant ni personne, ni les langues du pays. Et c’est alors qu’il rencontra celui qui deviendra son mentor, Adrien Arcand, alors correspondant canadien du CdC : il avait passé six ans dans un camp de concentration pendant la guerre à cause de ses opinions politiques.

Quelques années plus tard, Ernest Zündel pouvait s’appuyer sur une éclatante réussite professionnelle acquise grâce à ses talents de dessinateur et de graphiste, grâce à quoi il put exprimer ses convictions en toute indépendance et en toute connaissance de cause.

S’exprimant à la radio et dans les journaux sur des sujets d’actualité, Ernst Zündel sut capter l’oreille d’un public rendu inquiet par la guerre froide qui battait son plein. L’Allemagne, divisée et captive, était aux avant-postes du monde « libre », mais Ernst Zündel ne pouvait souffrir de la voir à la fois dans le rôle du pion sacrifié et du coupable perpétuel.

En 1967, suite à la démission inopinée de Lester Pearson, chef du Parti libéral et Premier ministre du Canada, Ernst Zündel brigua ce poste devenu vacant à la tête du parti. Le vainqueur de cette élection deviendrait automatiquement le nouveau Premier ministre.

S’exprimant à Ottawa lors du débat politique final devant un auditoire de 25 000 personnes, Ernst Zündel plaida, entre autres points de son programme, pour la réhabilitation et la réunification de l’Allemagne. Pour être éligible, il devait bien sûr demander la nationalité canadienne. Alors que la procédure était en cours, il apprit que sa demande de naturalisation avait été rejetée de manière inexplicable…

En 1973, Thies Christophersen publia Le Mensonge d’Auschwitz, témoignage de première main de la vie au camp d’Auschwitz. Ernst Zündel traduisit et publia en anglais ce qui deviendra un grand succès de la littérature révisionniste. Ce fut le premier d’une longue série d’ouvrages publiés à l’enseigne des éditions Samisdat Publishers : le monde entier avait vu à la télévision une série intitulée « Holocauste », tirée d’un roman de Gerald Green (Greenberg) diffusée dès 1978 et le public cherchait des réponses aux nombreuses questions que cette fiction suscitait.

Dès 1979, la notoriété du révisionniste Zündel dépassait largement les frontières du Canada, ce qui déclencha une avalanche de mesures destinées à endiguer les réponses qu’il apportait aux légitimes questions que le public se posait au sujet de l’Holocauste. A l’instigation du Centre Simon-Wiesenthal et de l’Association canadienne du souvenir de l’Holocauste, on commença tout d’abord par lui interdire d’utiliser les services de la Poste, ceci aussi bien pour sa correspondance privée que pour ses envois de livres et de cassettes vidéo au Canada et à l’étranger à cause surtout du succès de la brochure autobiographique An mein Volk (à mon peuple) diffusée massivement en Allemagne ! Ernst Zündel contra l’interdiction en diffusant ses publications depuis une adresse aux Etats-Unis.

La répression se renforça encore davantage dès le début des années quatre-vingt avec des manifestations de militants sionistes rameutés sous ses fenêtres. Dans le même temps, la police allemande perquisitionnait ses correspondants à la recherche des livres interdits.

Privé de son passeport, Ernest Zündel découvrit par l’intermédiaire de Jürgen Rieger, son avocat allemand, que le dossier à charge remit par l’Allemagne aux autorités canadiennes pour le diffamer et le priver de ses papiers était une simple copie des accusations portées contre lui par des organisations juives !

De ce fait, Ernst Zündel ne pouvait plus se déplacer à l’étranger et son statut de résident était hypothéqué.

Le chemin avait été soigneusement balisé pour le conduire dans le champ de mines du terrain judiciaire, là où il est aussi dangereux de faire un pas en avant qu’un pas en arrière ou un pas de côté…

En 1982, il gagna tout d’abord le procès qu’il avait engagé en vue de lever l’interdiction postale, mais le mal était fait : la perte de revenus était de l’ordre de 80 % mais il était impossible de le prouver puisqu’une grande partie de la correspondance qu’on lui avait restituée avait été ouverte afin d’en voler les chèques et de découvrir l’identité de ses correspondants.

Autre succès, la même année Ernst Zündel put prouver que les accusations portées contre lui par une juridiction allemande pour « incitation du peuple à la haine » était infondée.

Entre-temps, le Centre Simon-Wiesenthal et d’autres organisations du « lobby qui n’existe pas », préparaient une plainte contre Ernst Zündel pour « propagation volontaire de fausses nouvelles », déposée en vertu d’une ancienne loi du temps de la colonisation anglaise qui n’avait pratiquement jamais été appliquée.

Le premier Grand Procès de l’Holocauste commença en janvier 1985 à Toronto. Ernst Zündel était défendu par Douglas Christie. Le procès se déroula dans un climat de violence : la communauté juive voulait intimider les partisans d’Ernst Zündel et dissuader le public d’assister à des audiences susceptibles de mettre en lumière les faiblesses de l’accusation.

A chaque comparution devant la Cour, Ernest Zündel et ses proches étaient physiquement agressés, sans que la police ne juge utile d’intervenir pour garantir l’ordre public. De là ce casque de chantier que Ernst Zündel devait porter pour se protéger des violences et avec lequel on le voit souvent en photo.

Les audiences préliminaires animées par Douglas Christie ne furent pas du goût des accusateurs : présenté en qualité de témoin à charge, le célèbre historien de l’Holocauste Raul Hilberg affirma qu’il était personnellement opposé à la pénalisation du révisionnisme et que seulement 20 % de la matière historique en question avait été étudiée par les historiens. Il était dès lors abusif d’utiliser la notion de notoriété publique pour parler de l’Holocauste. Quant à John Fried, chargé à l’époque de publier les pièces du Procès de Nuremberg, il admit qu’il avait expurgé de sa propre autorité tous les témoignages et documents favorables aux accusés des volumes de cette publication, alors que l’on croyait qu’il s’agissait d’une édition exhaustive. Le juge fut par conséquent contraint de rejeter le sacro-saint « Jugement de Nuremberg » de la liste des documents probatoires, puisqu’il fut qualifié par la Cour de faux par omission. On remplaça vite ce juge impie qui avait osé offenser les plaignants.

Le professeur Robert Faurisson, expert agréé de la défense, exposa le résultat de ses recherches à Auschwitz, dont il avait retrouvé les plans pourtant soigneusement dissimulés au public. Ces plans révélaient, entre autres impossibilités techniques, que la proximité de prétendues « chambres à gaz d’exécution » avec les fours crématoires était incompatible à cause de la nature explosive du Zyklon-B.

C’est alors que des terroristes entrèrent en scène en faisant exploser une bombe artisanale devant la maison d’Ernst Zündel à Toronto. Malgré le fait que des terroristes qui se disaient juifs revendiquèrent cet attentat, la police ne put jamais en trouver les auteurs. Mais Ernst Zündel perdit la plupart de ses clients et plus aucune assurance n’accepta de le couvrir.

Au terme de 39 audiences, un premier jugement condamna Ernst Zündel à une peine de 15 mois de prison et trois ans de probation, période pendant laquelle son droit à la liberté d’expression était sérieusement entravé.

Aussitôt incarcéré, Ernst Zündel fit appel de cette décision mais il se vit notifier aussitôt après un ordre d’expulsion du service de l’immigration.

En janvier 1987, l’appel fut jugé recevable, le jugement cassé et il fut libéré dans l’attente d’un second procès.

Le procureur estima quant à lui que l’appel n’était pas recevable et il porta le différend devant la Cour suprême d’Ottawa. Cette tentative échoua : de ce fait l’ordre d’expulsion fut suspendu jusqu’à droit connu.

Le second Grand Procès de l’Holocauste commença en janvier 1988, après une intense propagande de la communauté juive destinée à conditionner les médias, voire à intimider les journalistes : les opinions forcément haineuses de l’accusé ne devaient faire l’objet d’aucune publicité. Les mêmes scènes de violence visant Ernst Zündel et ses proches à l’entrée du tribunal se reproduisirent, mais cette fois les nervis de la Ligue de défense juive furent embarqués sans ménagement par la police.

De telles violences étaient à l’opposé des us et coutumes des Canadiens : cela suscita la curiosité des médias qui suivirent dès lors avec attention ce singulier procès au lieu de s’en détourner. L’expérience acquise par la défense lors du premier procès fut d’une grande aide pour déjouer les artifices de procédure qui avaient permis la première condamnation.

Mais le juge avait une dernière carte à jouer : il notifia à la défense un constat judiciaire de notoriété, qui décrétait que l’Holocauste était un fait qui ne pouvait pas être remis en cause devant la Cour. Tous les arguments, expertises et témoignages que la défense avait méticuleusement préparés pour contester la version obligée l’Holocauste étaient d’office déclarés irrecevables. Le juge était quant à lui dispensé de produire les preuves susceptibles de confirmer la notoriété des faits en question. La Cour voulait ainsi éviter une confrontation et un débat dont les plaignants craignaient l’issue. L’idée consistait à présenter l’accusé comme quelqu’un affirmant, par exemple, que la Lune était un fromage suspendu dans le ciel… Face à une manœuvre qui dissimulait mal la faiblesse de l’accusation et la parfaite mauvaise foi de la Cour, Ernst Zündel décida que ses avocats devaient maintenant contester la validité du constat judiciaire de notoriété. C’était engager un procès dans le procès, une procédure dilatoire que les avocats de Zündel jugèrent à haut risque.

Douglas Christie obtint pourtant que les témoignages et les pièces probatoires de la défense soient enregistrés à défaut d’être retenus, un compromis qui permit à Ernest Zündel de présenter in extremis le Rapport Leuchter, ce spécialiste des exécutions capitales aux Etats-Unis envoyé à Auschwitz pour y examiner la scène du crime. Les conclusions de cet expert furent sans appel : les locaux en question ne se prêtaient en aucun cas à des gazages homicides.

Comme prévu, Ernest Zündel fut déclaré « coupable » le 11 mai 1988 en vertu du seul constat judiciaire de notoriété et condamné à 9 mois d’emprisonnement ferme sans possibilité de libération conditionnelle.

Ayant fait appel de ce second jugement de première instance, Ernst Zündel fut libéré sous caution en attendant que la Cour d’appel de l’Ontario statue sur son sort. En 1990, la Cour d’appel confirma le jugement de première instance. Restait encore à connaître l’ultime décision de la Cour suprême du Canada qui, en été 1992, se prononça définitivement en faveur de la défense à cause surtout des innombrables vices de forme qui disqualifiaient totalement les jugements attaqués.

Ce n’est pas tant pour rendre justice à Ernst Zündel que pour éviter de créer un précédent que la Cour suprême se résolut à cette décision à priori surprenante. La confirmation d’un jugement aussi étranger à la justice d’un Etat de droit aurait déstabilisé l’appareil judiciaire du Canada en laissant la porte ouverte aux revendications les plus éhontées, validées à coup de certificats de notoriété délivrés à la chaîne par des juges sous influence, une dérive qui aurait fait de la justice canadienne le jouet des causes les plus improbables en quête de faciles ressources financières.

La Cour suprême invoqua le droit à la liberté d’expression d’Ernst Zündel pour le blanchir définitivement, une décision qui évitait de rejuger l’affaire sur le fond et selon une procédure équitable. S’agissant d’un droit de l’homme reconnu, on se demande pourquoi la justice canadienne ne s’en était pas avisée au préalable et avait laissé faire ces procès. Il est vrai que si Zündel n’avait pas fait appel, ou pas pu faire appel, le premier jugement aurait été validé. Les plaignants spéculaient sans doute sur sa longévité et sa capacité à se défendre…

Le combat judiciaire avait duré neuf ans mais la victoire d’Ernst Zündel n’était en fait que provisoire. Tous les comptes rendus d’audiences et tous les documents probatoires avaient été consignés dans un but de publication. Ernst Zündel envoya d’abord près de 20 000 exemplaires d’une brochure intitulée

Es ist vollbracht (Tout est consommé, saint Jean, XIX, 30) destinée à tous ceux qui se considéraient comme « l’élite » de la nouvelle Allemagne, afin qu’ils ne puissent pas dire qu’ils ne savaient pas… Suivit un ouvrage de 564 pages intitulé Did Six Million Really Die ? Report of the Evidence in the Canadian « False News » Trial of Ernst Zündel, Samisdat Publishers, Toronto, 1992, qui relatait scrupuleusement les tribulations et les procès de l’auteur.

Alors que le feu était sous contrôle au Canada, l’incendie se ralluma de l’autre côté de l’Atlantique : Ernst Zündel avait décidé de s’y rendre en vue de participer à des conférences révisionnistes. Les poursuites judiciaires engagées contre lui à son insu au début des années quatre-vingt-dix le contraignirent à payer des amendes et des frais considérables pour éviter la prison dans son pays natal.

En 1993, ces nouvelles poursuites judiciaires l’incitèrent à demander pour la deuxième fois la citoyenneté canadienne mais, en août 1995, le Ministère canadien de l’immigration l’informa que les services secrets le considéraient comme une personne pouvant présenter un risque pour la sûreté de l’Etat.

C’est que, en mai 1995, une bombe incendiaire avait détruit sa maison et son contenu (archives, équipements techniques, etc.) alors qu’il était en déplacement. Les dégâts chiffrables furent de l’ordre de 400 000 dollars. Peu après, alors qu’il remuait encore les ruines fumantes de sa maison, Ernst Zündel reçu par courrier postal un colis suspect qu’il remit à la police sans l’ouvrir. Les démineurs découvrirent qu’une bombe était dissimulée à l’intérieur du colis et ils provoquèrent son explosion, assez puissante pour tuer quiconque se serait trouvé à proximité.

Inutile de dire que la police ne découvrit jamais les auteurs de ces actes terroristes. Ernst Zündel a ainsi contraint l’adversaire à mettre bas le masque en dévoilant l’existence d’un pouvoir judiciaire à la botte du lobby « qui n’existe pas » et l’existence de « bons » terroristes « qui existent pour le plus grand bien de l’humanité ».

En 1996, l’Association canadienne du souvenir de l’Holocauste se rappela effectivement à son bon souvenir en déposant une plainte pénale pour « diffamation des Juifs » mais elle fut jugée irrecevable. La même Association déposa alors une plainte civile pour « calomnie » avec à la clé une demande de réparation d’un montant de 3 500 000 dollars. Ernst Zündel répliqua en portant plainte pour dénonciation calomnieuse et réclama de son côté 8 millions de dollars pour tort moral.

Destinées à ruiner définitivement Ernst Zündel, ces procédures abusives n’étaient que le hors d’œuvre de ce qui allait suivre. Le lobby qui savait se souvenir élabora une nouvelle astuce pour le persécuter en déposant plainte devant la Commission des Droits de l’homme du Canada. La mairie de Toronto en fit de même pour ne pas être accusée de complaisance envers un « raciste » forcément odieux.

Cette Commission des Nations Unies n’était pas tenue de se conformer aux règles de la procédure canadienne alors qu’elle pouvait modifier à sa guise ses propres règles en fonction des circonstances et des enjeux.

En mai 1998, ce tribunal très spécial décréta que « la vérité n’est pas un argument de défense » si une vérité offense la dignité humaine. Il existe donc une véritable hiérarchie des Droits de l’homme dans laquelle le droit à la liberté d’expression semble moins égal que les autres. Or, le droit à la dignité humaine ne peut exister que si l’homme peut s’exprimer : sans liberté d’expression, la dignité humaine n’est qu’une fiction juridique.

En mars 1999, Ernst Zündel tenta en vain de contester devant les tribunaux réguliers la légalité de ce singulier jugement, véritable monument d’iniquité.

En janvier 2000 Ernst Zündel épousa Ingrid Rimland, révisionniste engagée et citoyenne américaine. Son nouvel état-civil l’autorisait à prendre domicile aux Etats-Unis en vertu du droit au regroupement familial.

Les démarches administratives en vue d’obtenir un permis de séjour n’auraient dû être qu’une simple formalité mais son avocat laissa passer un délai impératif et on lui notifia tardivement qu’il avait abusé de son droit à un séjour touristique.

Ernst Zündel fut arrêté en février 2003 pour séjour illégal et refoulé au Canada où, son permis de résident étant échu, il fut placé en détention administrative. L’Allemagne demanda aussitôt son extradition en vertu de plaintes toujours pendantes et toujours renouvelées.

Contre son gré et au terme d’un nouveau calvaire procédural avec les autorités canadiennes, Ernst Zündel fut déporté dans son pays natal en mars 2005. Aussitôt incarcéré en vue d’y être jugé pour « crimes de haine », Ernst Zündel fut finalement jugé par le tribunal de Mannheim qui le condamna en février 2007 à une peine de cinq ans d’emprisonnement pour avoir contesté l’Holocauste, notamment sur l’Internet.

Quant à Sylvia Stolz, son avocate, « coupable » d’avoir accepté de défendre Ernst Zündel, elle fut elle-même poursuivie, suspendue du barreau pendant cinq ans et finalement condamnée à 20 mois de prison ferme pour avoir déclaré dans une conférence que la vérité devrait être un argument recevable dans un Etat de droit digne de ce nom.

Privé de son droit à une libération conditionnelle malgré son comportement irréprochable en détention, Ernst Zündel accomplit sa peine de prison dans son intégralité. Il retrouva sa liberté de mouvement à 08h00 le 1er mars 2010. De chaleureux et fidèles amis l’attendaient devant la porte du pénitencier dans le froid du petit matin.

Ernst Zündel s’installa en Forêt-Noire dans la ferme de ses ancêtres. Son projet était de rejoindre dès que possible son épouse dans les Monts Appalaches, là où se trouvait le foyer conjugal. Mais les autorités américaines leur refusèrent le droit au regroupement familial sous prétexte qu’il avait fait l’objet d’une condamnation pénale en Allemagne, même si le délit en question n’existe pas aux Etats-Unis. Quant à Ingrid Rimland, elle ne pouvait se rendre en Allemagne sans prendre le risque d’y être arrêtée pour complicité.

Ernst Zündel est mort d’une crise cardiaque le 5 août 2017. Son cœur était trop grand pour un monde trop petit. Pacifiste de conviction, il mena, sans haine et sans crainte, un combat âpre et courageux au service de la vérité et de la justice. Son objectif : réhabiliter l’honneur de sa patrie et la dignité de ses compatriotes.

« Den Himmel tragen, die weitergehn. »

Gottfried Benn

(Ceux qui continuent transportent le Ciel.)

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