De quelle race étaient les anciens Grecs et les anciens Romains ?

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Paru dans Blanche Europe

Traduction de l’article d’American Renaissance. Ce texte a été écrit en 2010 par M. Sims, historien et natif du Kentucky.


Les races dans l’antiquité, une question évincée, mais capitale

Des films récents sur la Grèce antique comme Troie, Hélène de Troie et 300, ont mis en scène des acteurs d’origine anglo-saxonne ou celtique : Brad Pitt, Gerard Butler, etc. Des films récents sur la Rome antique, comme Gladiator ou le feuilleton Rome de HBO ont fait de même, avec Russel Crowe notamment.

Est-ce que le choix du réalisateur était juste, d’un point de vue historique ? Est-ce que les anciens Grecs et Romains étaient de souche nord-européenne ?

La plupart des spécialistes contemporains de l’antiquité se taisent sur le sujet. Par exemple, chez Paul Cartledge, professeur de civilisation grecque à Cambridge, qui écrit pour des lecteurs cultivés mais non universitaires, je ne trouve nulle discussion des origines raciales des Spartiates.

Il y a quelques années, j’avais posé à plusieurs professeurs d’histoire antique la question de la race des anciens Grecs, qui ne m’avaient répondu que par des haussements d’épaule, montrant par là qu’ils n’avaient pas de réponse et que la question ne méritait aucun examen.

Désormais, tout intérêt porté à la race des Anciens est interprété comme le signe de quelque chose de malsain, et tout élément allant dans le sens de leurs origines nordiques est écarté, de peur de réveiller des sentiments dangereux.

Toutefois, il y a un siècle, les Européens savaient que beaucoup de Grecs et de Romains étaient de la même race qu’eux. La fameuse onzième édition de l’Encyclopedia Brittanica, publiée en 1911, remarquait que la persistance des cheveux, du teint et des yeux clairs parmi les hautes classes de Thèbes et d’autres localités montrait que le type blond, qui est caractéristique de l’Europe du Nord et de l’Ouest, avait déjà pénétré sur les terres grecques, avant la période classique. »

L’Encyclopédie ajoutait que les premiers Grecs ou Hellènes étaient des nordiques, faisant partie des « tribus à cheveux clairs d’Europe du Nord, que les anciens appelaient les Keltoï. »

Il y a soixante ans, le philosophe et socialiste britannique Bertrand Russell affirmait que les Hellènes étaient « des envahisseurs aux cheveux clairs venus du Nord, qui ont amené dans leurs bagages la langue grecque ». (Histoire de la Philosophie, 1946).

Les universitaires d’aujourd’hui tournent le dos au consensus qui prévalait jusque dans les années 1960. Le Penguin Historical Atlas of Ancient Greece, écrit en 1996, se moque des « théories raciales indubitablement douteuses qui sont au fondement de ces reconstructions », mais n’en proposent aucune en échange, se contentant d’affirmer que « les origines des Grecs demeurent un sujet âprement disputé ».

L’auteur admet pourtant, de façon stupéfiante, ce qui suit : « La plupart des idées concernant leurs origines raciales furent développées au 19ème siècle, et bien qu’elles fussent assez fondée sur la tradition historique, sur l’archéologie et la linguistique, elles furent mêlées de suppositions plus douteuses ». L’auteur ne nous dit pas quelles étaient ces suppositions douteuses.

Beth Cohen, auteur de Not the Classical Ideal : Athens and the Construction of the Other in Greek Art (2000), affirme que les Thraces, lointains cousins des Grecs, avaient les « mêmes cheveux noirs et la même physionomie faciale que les Grecs Anciens. »

En réalité, L’Encyclopédie Britannique de 1911 avait plutôt raison de parler de Thébains blonds. Thèbes était la ville principale de Béotie, une riche région agricole de la Grèce centrale.

Un fragment d’un voyageur, datant de 150 avant notre ère, décrivait les Thébaines comme « les femmes les plus grandes, les plus jolies et les plus gracieuses de toute l’Hellade. Leurs cheveux jaunes sont attachés par un nœud au-dessus de leur tête ».

Pindare, poète lyrique thébain du cinquième siècle avant notre ère, parle des Grecs comme des « Danaens aux cheveux clairs », se servant ici de la désignation poétique des Hellènes.

De la même façon, Alcman, poète lacédémonien du septième siècle avant notre ère, avait chanté dans les Parthénées ou « Chants de jeunes filles » la beauté des sportives spartiates à la « chevelure d’or » et au « regard de violette ». Il a aussi évoqué les « yeux argentés » des Lacédémoniennes, ce qui signifie gris clair. De son côté, le poète grec Archiloque, du septième siècle avant notre ère, chante les « cheveux jaunes » de l’une de ses bien-aimées, tandis que la poétesse Sappho, du septième siècle elle aussi, parle de sa « fille jolie, dorée comme une fleur ».

Au quatrième siècle de notre ère, très tardivement donc, Adamantius, médecin et savant alexandrin, écrivit dans sa Physiognomonie que « de toutes les nations, ce sont les Grecs qui ont les yeux les plus clairs », ajoutant que « partout où les races helléniques et ioniennes sont restées pures, nous voyons des hommes de grande taille et solidement charpentés, à la peau claire, et blonds. »

Plusieurs siècles de mélange ont altéré le caractère racial de nombreux Grecs, mais il reste aujourd’hui quelques blonds, et le mot Xanthos, qui veut dire « jaune » en grec, était un prénom habituel.

La blondeur des cheveux, un signe de beauté et de noblesse unanime

Le professeur Nell Painter de Princetow, auteur d’une Histoire des Blancs, s’est plainte que « nombre d’Occidentaux ont cherché à racialiser l’Antiquité, intégrant l’histoire antique dans l’histoire de la race blanche ». Elle souligne que les Grecs avaient l’habitude de peindre leurs statues de marbre – « les modèles étaient souvent de couleur sombre » – et que les teintures disparaissant avec le temps, les Européens ont conclu à tort de ces marbres blancs que leurs modèles l’étaient aussi.

Certes, les Grecs peignaient leurs statues, mais leurs modèles n’étaient pas sombres. L’Aphrodite de Praxitèle, de la ville grecque de Knidos, était la statue la plus connue et la plus copiée du monde antique. Des centaines de copies ont survécu. Or, des experts ont pu déterminer, grâce à des particules de pigments microscopiques, que la chevelure d’Aphrodite était peinte en blonde. Les Romains dénommaient cette déesse Vénus, et tout comme les Grecs, ils avaient des quantités de ces images cultuelles, qu’ils peignaient avec « un teint de peau clair et une chevelure blonde dorée », comme l’écrit Joanna Pitman dans Our Blondes (2003).

Athéna Parthenos, le chef d’oeuvre du sculpteur Phidias, a orné le Parthénon pendant environ mille ans jusqu’à sa disparition, qui eut lieu sans doute au cinquième siècle de notre ère. Quand le sculpteur américain Alan LeQuire voulut en faire une copie fidèle pour le Centenial Park de Nashville, il se fia aux descriptions qui avaient été faites de l’oeuvre originale. Dévoilée en 1990, cette statue fait 12, 8 mètres de haut et a la peau claire, les yeux bleus et des cheveux dorés.

Certains figurines grecques en terre cuite, datant du quatrième siècle avant notre ère, ont conservé leurs couleurs. Elles nous montrent des cheveux clairs, roux foncé le plus souvent, des yeux bleus, tout comme certains statues de plus grande taille, qui datent de l’époque des guerres médiques, au début du cinquième siècle avant notre ère. Un rapide examen des bas reliefs en marbre, des statues et des bustes révèle des traits européens. La plupart de ces visages pourraient être ceux de chefs celtes ou de rois vikings.

Au sujet de l’apparence des Grecs, les témoignages abondent. Xénophane, philosophe grec ionien du cinquième siècle avant notre ère, s’amusait à remarquer que les différents peuples croyaient que leurs dieux leur ressemblaient. « Nos dieux ont le nez plat et la peau noire, disent les Ethiopiens. Les Thraces », malgré les remarques sus-citées du professeur (((Cohen))), « disent que leurs dieux ont les cheveux roux et les yeux noisette ».

De fait, une fresque du quatrième siècle avant notre ère, trouvée dans le tumulus d’Ostrusha en Bulgarie, montre une rousse incontestable, aux traits européens.

Une thrace rousse

Hésiode, au septième siècle avant notre ère, appelait Troie « le pays des femmes au teint clair ». D’après l’historien romain Diodore de Sicile, qui écrivait au premier siècle de notre ère, le dieu égyptien Seth avait des « cheveux tirant vers le roux », « couleur rare en Egypte, mais commune parmi les Hellènes ». Plutarque, écrivant à la fin du premier siècle de notre ère, nous dit que le général thébain Pelopidas (mort en 364 avant notre ère), pendant une campagne militaire en Grèce centrale, avait rêvé qu’un spectre lui avait demandé de sacrifier une vierge rousse s’il voulait remporter la victoire le lendemain.

Deux types raciaux : les blonds et les bruns

Il y avait deux types raciaux en Grèce ancienne : des blancs aux cheveux sombres et des blancs aux cheveux clairs, avec des gradations entre les deux. Les plus anciens habitants connus étaient bruns. Parmi eux, les Minoens, qui n’étaient pas des Grecs, et qui édifièrent une civilisation impressionnante en Crète. Les Pélasges, nom que les Grecs donnèrent plus tard aux populations pré-helléniques de Grèce centrale, étaient bruns également. Ils avaient semble-t-il des cheveux noirs et bouclés et des yeux en amande. Leur aspect, qui apparaît sur de nombreux vases de l’Attique, a poussé certains universitaires à croire que tous les Grecs leur ressemblaient.

Mais ni les Minoens ni les Pélasges n’étaient des Grecs, les inscriptions en linéaire A des Minoéns n’ont toujours pas été déchiffrées – ce qui fait que la langue grecque a dû arriver avec les conquérants aux cheveux clairs qui migrèrent du Nord, vraisemblablement de la vallée du Danube. D’après le mythe national grec, les Hellènes descendent d’Hellen (à ne pas confondre avec Hélène de Troie), le fils de Deucalion. Hellen eut des enfants et des petits-enfants, qui correspondent aux quatre divisions tribales de la Grèce antique : les Eoliens, Achéens, Ioniens et Doriens.

Les universitaires d’aujourd’hui tendent à mépriser ces mythes, mais ces derniers n’auraient pas survécu s’ils n’avaient pas correspondu à la longue mémoire des peuples anciens. Dans ce cas précis, il s’agit de ce que les savants classiques ont longtemps considéré comme reflétant les vagues de conquête de la péninsule hellénique et des îles de la mer Egée. Les premiers hellènes à arriver furent les Ioniens et les Eoliens, puis, quelques siècles plus tard, les Achéens, et enfin les Doriens.

La civilisation grecque du premier âge du bronze (1600.1200 av. J.C.) était certainement influencée par les Minoens et autres cultures de la méditerranée orientale, mais elle était incontestablement grecque. Le linéaire B, qui a commencé à dominer la culture crétoise vers 1500 avant notre ère, a été déchiffré et s’est avéré retranscrire une forme primitive de langue grecque. Vers l’an 1200 av. J.C., cette culture, qu’on appelle mycénienne, s’effondra ; ses villes furent détruites et abandonnées et la Grèce entra dans 400 ans de siècles obscurs.

Des tremblements de terre et des éruptions volcaniques ont sans doute joué un rôle dans cette destruction, que les Grecs plus tardifs attribuèrent à des invasions venues du Nord. De vagues de guerriers hellènes balayèrent et incendièrent les citadelles mycéniennes, puis s’imposèrent comme la race dominante en Grèce. Ils mirent à sac la ville de Troie, et sont les héros de l’Iliade d’Homère. Il semble qu’ils ont provoqué l’extinction de l’essentiel de la culture mycénienne : les Grecs arrêtèrent d’écrire et abandonnèrent les arts, la vie urbaine et le commerce avec le monde extérieur.

Par l’Iliade, nous avons des informations sur les premier Hellènes. Le poème fut écrit à la fin du huitième siècle avant notre ère, à la fin des siècles obscurs, après que les Phéniciens eurent ré-appris aux Grecs à écrire. Le poème narre des événements qui eurent lieu quatre ou cinq siècles plus tôt.

Bien que nous pensions que le poème parle des Grecs, les héros guerriers d’Homère appartiennent à la noblesse achéenne, ce qui suggère que ce sont les Achéens qui ont renversé la civilisation mycénienne, pas les Doriens, qui arrivèrent en Grèce et déplacèrent les Achéens cent ans plus tard. L’archéologie confirme l’hypothèse, puisque Troie fut brûlée vers 1200 av. J.C et que la tradition situe la Guerre de Troie en 1184 av. J.C. L’invasion dorienne est quant à elle située en 1149, 1100 ou 1049 av. J.C.

Il y a de fortes raisons qui nous font penser qu’Homère a rendu compte d’histoires qui avaient eu lieu pendant les siècles obscurs. C’était un barde qui vivait en Ionie, une région au bord de la mer Egée, dans l’actuelle Turquie. S’il avait voulu inventer des histoires, il aurait dit que les héros étaient des Ioniens. Mais il a chanté la noblesse achéenne aux cheveux clairs. Achille, leur plus grand guerrier, a « les cheveux blonds » (Iliade, Chant 1, 197).

Eros

Quant à Ulysse, leur grand stratège, il a les « cheveux châtains », sa femme Pénélope est rendue « plus blanche que l’ivoire scié » (Odyssée, Chant 18, 195). Agamédé, guérisseuse et experte en plantes médicinales, est « blonde », et le roi Ménélas de Sparte, l’époux d’Hélène, a les cheveux « roux ». Hélène, pour sa part, a les « cheveux clairs » et ses servantes ont la peau claire elles aussi : « Hécamédé aux tresses blondes », « Chryséis aux joues claires », et la « blonde Briséis » [Iliade, Chant 19, 278 : « Briséis, semblable à la blonde Aphrodite, aperçoit Patrocle »]

Ce point est d’importance, puisque si certaines esclaves étaient blondes, cela impliquerait que le type nordique ne se cantonnait pas aux seuls Achéens et qu’il était présent ailleurs dans le monde égéen.

Homère et Pindare dépeignent la plupart des dieux de l’Olympe avec des « cheveux blonds » et des « yeux brillants », ce qui veut dire bleus, gris ou verts. Deméter a des cheveux « jaunes » ou « blonds », tout comme Léto, la mère d’Apllon, décrite elle aussi comme ayant la « chevelure blonde ». Aphrodite a des cheveux « blonds clairs » et Athéna est connue comme la déesse aux yeux pers, brillants, glaucopide en grec, c’est-à-dire bleu-vert. Deux parmi les dieux grecs, Poséïdon et Hephaïstos, sont dépeints avec les cheveux bruns. Comme dit plus haut, Xénophane se plaignait que tous les peuples imaginaient leurs dieux à leur image.

Ce furent les Doriens, les derniers des envahisseurs grecs, qui mirent un terme à la domination achéenne et qui provoquèrent peut-être la migration de masse des Hellènes éoliens et ioniens, et parmi eux sans aucun doute les ancêtres d’Homère – vers les îles de la mer Egée et les côtes d’Asie mineure. Les Doriens, qui s’établirent dans la vallée fertile de l’Eurotas au Sud du Peloponnèse, étaient les ancêtres directs des Spartiates de l’âge classique. Ils prétendaient être les seuls purs Doriens.

Werner Jaeger, directeur de l’Institut des Etudes Classiques à Harvard, écrivit : « Le type national de l’envahisseur se maintint dans sa plus grade pureté à Sparte. La race dorienne donna à Pindare son idéal du guerrier aux cheveux clairs de fière ascendance, lequel correspondait non seulement au Ménélas homérique, mais au plus grand des héros grecs, Achille, et en réalité à tous les « Danaens aux cheveux clairs » [l’autre nom des Achéens qui combattirent à Troie] de l’âge héroïque ». (Paideia, la formation de l’homme grec, 1939).

Les Grecs classiques ne prétendaient pas être des autochtones, c’est-à-dire, « issus de la terre », autrement dit les habitants originels du territoire. Au contraire, ils tiraient fierté d’être des epeludes, les descendants de colons ou de conquérants. Il y avait deux exceptions notables, les Arcadiens et les Athéniens, dont les terres rocailleuses n’avaient dû présenter que peu d’attraits aux colons armés.

Vase trouvé près d’Athènes représentant probablement une pélasgienne

L’historien Hérodote (484-420 av. J.C.) affirmait que les Athéniens étaient « un peuple pélasgien qui avait occupé l’Attique et qui n’en était jamais sorti », tout comme les Arcadiens. L’étude de la langue tend à confirmer ce point de vue, étant donné que les Athéniens et les Arcadiens parlaient des dialectes particuliers. Ils ont appris le grec des envahisseurs du Nord, mais conservaient des éléments pélasgiens.

Par conséquent, la Grèce classique était une fusion, à la fois culturelle et raciale, de ces deux types de Blancs. Certaines cités-Etats, comme Thèbes et Sparte, étaient à prédominance nordique. D’autres, comme Athènes, étaient à prédominance méditerranéenne, et d’autres étaient un mélange des deux.

Les patriciens romains

Nell Painter, auteur du livre sus-mentionné, trouve « étonnant » que le nordiciste américain Madison Grant ait pu soutenir dans The Passing of the Great Race (1916) que la noblesse romaine fût d’origine nordique, bien qu’il y ait beaucoup d’arguments en faveur de cette thèse. Il y a quantité de livres bien illustrés sur la Rome antique avec des masques mortuaires, des bustes et des statues qui montrent les patriciens romains étaient des Européens, et plus exactement des Européens du Nord.

La brillante étude de R. Peterson, intitulée The Classical World (1985), qui examine les cas de 43 Grecs et de 32 Romains, est éloquente. Le Dr. Peterson explique que les Romains peignaient leurs masques mortuaires, pour préserver la couleur aussi bien que la forme des visages de leurs ancêtres. Les yeux bleus, les cheveux blonds et le teint clair sont chose commune.

Un bon exemple de leur type racial se voit dans le buste de Lucius Junius Brutus, le fondateur de la République romaine, qui date du quatrième siècle avant notre ère. Les traits de Brutus sont clairement germaniques, de même que la couleur de ses yeux. Le sculpteur s’est servi d’ivoire et de verre bleu pour représenter ses yeux.

Prenons le fameux portrait en marbre de la patricienne du premier siècle de notre ère, qui sert souvent à illustrer la mode des cheveux bouclés dans la Rome impériale. Ses traits sont typiqement nord-européens : un nez délicat et aquilin, de hautes pommettes, un visage anguleux, plutôt long que rond. Un autre exemple se trouve dans la fameuse fresque de la Villa des Mystères à Pompéi, qui montre quatre femmes en train de subir des flagellations rituelles. Elles sont grandes, la peau claire, et brunes.

Il y a aussi des preuves qu’on peut tirer des noms. Rutilus signifie « rouge, doré, auburn » et vient du verbe rutilo, qui veut dire « rougeoyer ». Rufus, signifiant roux, était un cognomen, un sobriquet se référant à une caractéristique personnelle, comme la rousseur des cheveux. Les Flaviens étaient un clan artistocratique dont le nom de famille dérivait de flavus, qui signifie jaune doré. Les Flaminiens, une autre famille noble, avaient un nom qui venaient de flamma, qui veut dire flamme, suggérant des cheveux blonds ou roux.

Selon Plutarque, Marcus Porcius Caton avait « des cheveux roux et des yeux gris ». Lucius Cornelius Sylla, général et dictateur avait « les yeux bleus et les cheveux blonds » et Gaius Octavus (Augustus), premier empereur romain, avait « des yeux clairs et des cheveux jaunes ». Des analyses récentes de statues de marbre de l’empereur Caligula ont permis de découvrir des particules du pigment d’origine, incrustées dans la pierre. Des experts ont restauré les couleurs, montrant que le chef dément avait un teint de peau rubicond et des cheveux roux.

La poésie lyrique de Publius Ovidius Naso, plus connu sous le nom d’Ovide (43 av J.C. à 17 ap. J.C.) donne des indications sur l’aspect des femmes de la classe supérieure dans les premiers temps de l’Empire. Le fait qu’Ovide attribue des cheveux blonds à beaucoup de déesses, comme Aurore, Minerve, Cerès, Diane et Vénus, en dit long sur les canons de beauté romains. Il décrit nombre de ses amantes d’une façon telle qu’on suprend des survivances du type nordique à l’époque impériale.

« Blanche, blonde, elles ont mes plus tendres amours », écrivit-il dans les Amours en 15 ap. J.C. « Brune, Vénus les aime et je leur rends les armes ». Il admire les « tresses noires sur un cou blanc comme neige » et adore les jeunes filles qui rougissent. L’une des ses favorites est « grande », avec un « teint de pêche », des « joues d’ivoire » et des « yeux clairs ». Une autre est une « brillante Grecque blonde ».

Mais d’où venaient les Romains ? C’était un peuple latin, bien que la légende dise aussi, avec un certain degré de vraisemblance, qu’il y eut des colons grecs et des rescapés troyens parmi les races fondatrices. Les Latins formaient l’une des huit tribus nordiques italiques – Apulii, Bruttii, Lucaniens, Sabins, Samnites, Ombriens/Osques et Venètes – qui migrèrent dans la péninsule italique vers 1000 avant notre ère. Évidemment, l’Italie n’était pas vide à cette époque. Les Étrusques étaient au Nord de Rome dans la Toscane actuelle et il y avait d’autres Blancs bruns qui habitaient la péninsule. Les Étrusques sont possiblement des Cariens d’Asie mineure.

Comment ont-ils péri ?

Que sont devenus les Grecs et Romains nordiques ? Leurs effectifs se réduisirent et fondirent au cours des guerres, et sous l’effet de l’impérialisme et de l’esclavage. Les guerres intestines prolongées furent dévastatrices. Les Hellènes perdirent relativement peu d’hommes lors de leurs deux guerres contre l’Empire perse (490, 480-479 av. J.C.,) mais furent décimés par les guerres inter-helléniques ruineuses qui suivirent.

La Guerre du Peloponnèse (431-404 av. J.C.) opposa Athènes et ses sujets des cités ioniennes contre la confédération spartiate et dorienne. Puis il y eut 35 années de guerres intermittentes entre Sparte et Thèbes (396-362 av. J.C.) qui opposèrent les nordiques aux nordiques. Ces guerres affaiblirent ces républiques grecques au point qu’elles tombèrent sous le joug macédonien, 20 ans plus tard (en 338 av.J.C.), ce qui mit fin à l’âge classique grec.

L’argent fut, comme toujours, un dissolvant racial. Theognis, poète noble de la ville dorienne de Mégare, écrivit au sixième siècle avant notre ère : « Le plus noble des hommes se mariera avec la fille de la famille de la plus basse extraction, si seulement elle lui apporte de l’argent. Une dame partagera son lit avec un immonde homme riche, préférant l’or au lignage. L’argent est tout. Le bien s’accouple avec le mal et la race est perdue. »

L’expérience romaine fut tout aussi tragique. Tous les historiens s’accordèrent pour dire que les terribles pertes infligées par Hannibal lors de la deuxième Guerre Punique (218-201 av. J.C.) furent moindres que les pertes abominables que Rome s’infligea à elle-même lors des presque cent ans de guerre civile qui suivirent le meurtre du tribun Tiberius Gracchus, en 133 avant notre ère.

L’immigration fut la conséquence inévitable de l’impérialisme, puisque des contingents d’esclaves, d’aventuriers et de marchands affluèrent à Rome. Au bout d’un certain temps, les esclaves étaient libérés, les étrangers donnèrent naissance à des nationaux, des non-Romains gagnèrent la citoyenneté et les sanctions légales et sociales contre les mariages mixtes disparurent. Au début de l’Empire, tout ce qui restait de la souche romaine se réduisait à une poignée de familles patriciennes.

L’historien Appien se lamentait ainsi : « les masses urbaines sont fortement mélangées de sang étranger, les esclaves émancipés ont les mêmes droits que les citoyens d’origine et ceux qui sont encore esclaves ne diffèrent pas physiquement de leurs maîtres. »

Scipion Émilien (185-129 av. J.C.), homme d’État et général du clan des Aemilii, appelait ces sujets hétérogènes les « enfants adoptés de Rome ». Cent-cinquante ans plus tard, Horace (65-8 av. J.C.) écrivit dans le troisième livre des Odes : « Nos pères étaient pires que leurs aïeux, nous sommes plus méchants que nos pères, et notre postérité sera plus dépravée encore. »

Les derniers écrivains de Rome considéraient que leur peuple était dégénéré, au physique comme au moral. Ce qui est sous-entendu dans la Germanie de Tacite (56-117), qui se présente comme un traité d’ethnologie, c’est le regret de la vigueur et de la pureté nordiques, que les Romains avaient perdues. Il vit que les Gaulois et les Germains étaient moralement et physiquement supérieurs aux Romains, ce qui n’échappait pas aux Romaines.

La mode des cheveux blonds faisait rage, au point que les esclaves germaniques et gauloises se faisaient tondre leurs cheveux blonds ou roux pour que les femmes riches s’en fassent des perruques. Aux temps de Tertullien (160-225), les femmes se teignaient tant les cheveux qu’il en prit ombrage en disant : « Elles ont tellement honte de leur pays qu’elles se plaignent de n’être point nées en Germanie ou en Gaule. »

Au deuxième siècle de notre ère, le satiriste Juvénal se lamentait de la disparition de « la souche patricienne au pur sang bleu », expression figurée pour désigner les nobles, dont la peau était si fine qu’elle laissait voir les veines bleues.

Conclusion

Nous voyons que les Européens du Nord font tout pour imiter la façon dont les Grecs et les Romains se sont détruits eux-mêmes. Que ce soit en Europe ou en Amérique, les jeunes hommes patriotes se sont massacrés les uns les autres dans des guerres fratricides abominables. En Amérique du Nord, les descendants d’esclaves forment la majorité dans beaucoup de grandes villes.

Nos deux continents ont payé leurs ambitions impériales au prix de l’immigration de masse d’étrangers. Serons-nous capables de résister aux forces qui ont fait tomber les Anciens ?

Nous maintiendrons.

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