Les différents visages du National Socialisme

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Paru dans Blanche Europe

Aujourd’hui nous allons vous faire profiter d’une traduction d’un article du site The Purity Spiral, qui nous montre les différents visages du National Socialisme. Une traduction fort intéressant.


Par Karl Radl

La conception populaire du National Socialisme est souvent celle d’un weltanschauung monolithique avec un seul objectif et une seule expression : la création du Troisième Reich. De ce point de vue, il s’ensuit logiquement que, depuis l’effondrement du Troisième Reich en 1945, la pensée a cessé d’évoluer en 1945 et que les national-socialistes modernes tentent de créer une copie en carbone du Troisième Reich comme « The Odessa File » et « Kessler ».

En un sens, le point de vue selon lequel le but du national socialisme est aujourd’hui de créer le « Quatrième Reich » est correct, parce que le National Socialisme cherche en effet à incarner ses conceptions sociales et révolutionnaires sous la forme d’un État.

Naturellement, il utilisera d’anciens éléments pour créer le nouveau, mais contrairement à la plupart des idéologies politiques existantes, le National-Socialisme reconnaît ouvertement la nécessité de se réserver le droit de détruire l’État pour faciliter la création d’un nouvel ordre. Ceci est dû au fait que dans toute zone géographique donnée et à tout moment, différentes solutions peuvent être nécessaires, et il est parfaitement reconnu qu’il n’existe pas de modèle unique pouvant être parachuté.

Cela nous amène au fait que le National-Socialisme a eu beaucoup d’expressions différentes, même pendant l’existence limitée du Troisième Reich. Il y avait le National-Socialisme Hitlérien classique tel qu’il était exprimé dans le programme du NSDAP. Il y avait aussi le National-Socialisme Catholique de Léon Degrelle en Belgique et les mouvements Oustachis en Croatie. Le National-Socialisme Suédois de Per Engdahl et le National-Socialisme Néerlandais d’Anton Mussert ont approuvé ouvertement le protestantisme plutôt que le catholicisme.

Même à l’intérieur des frontières du Troisième Reich et du NSDAP lui-même, il existait de grandes divergences de vues sur le National-Socialisme. Joseph Goebbels avait une vision socialiste moderniste du Troisième Reich, Heinrich Himmler et Richard Walther Darre imaginaient une civilisation rurale Néo-Païenne basée sur des colonies d’agriculteurs néo-Spartiates, tandis qu’Alfred Rosenberg imaginait la création d’un sénat fondé sur la race pour gouverner le Troisième Reich au lieu d’un Führer.

Beaucoup de critiques du National-Socialisme, de droite comme de gauche, oublient que l’évolution est au cœur même du National-Socialisme – remémorons nous que le premier livre de Mein Kampf n’est pas une déclaration des idées politiques de Hitler mais plutôt un récit de la façon dont il a développé ses idées et ses principes.

Ainsi, le National-Socialisme a eu et continue d’avoir de nombreuses variantes. Les différents sols sur lesquels il se trouve conduiront soit à une adaptation existence favorisé, soit à une nouvelle variante du National-Socialisme créée par la lutte du sang et du sol du peuple donné et de la situation politique unique de l’époque.

Le National-Socialisme peut s’adapter à toutes les situations, contrairement au fascisme ou au marxisme, car le besoin d’évoluer en fonction des exigences de la situation dans laquelle il se trouve est au cœur même de l’idéologie. Le libertarisme, le libéralisme, le fascisme, le marxisme et la foule des autres idéologies politiques ont du mal à accomplir cela.

C’est parce que l’évolution ne fait pas partie de leur composition idéologique et se limite souvent à leur idéologie après coup. Bon nombre de ces idéologies se considèrent comme des idéologies de « fin de l’histoire » qui peuvent être mises en œuvre, sans modifications, n’importe où, à tout moment et dans n’importe quelle situation. Cela crée une rigidité idéologique qui est une raison importante pour laquelle ils ont historiquement (et actuellement) échoué lors de la mise en œuvre de celle-ci. Ils exigent que la nature corresponde à l’idéologie plutôt que de s’assurer que l’idéologie est dérivée de la nature.

C’est cette base de la nature qui est si puissante au sein du National-Socialisme. Plutôt que d’être une église luttant pour extirper une douzaine de sectes hérétiques différentes, le National-Socialisme est un arbre à partir duquel une douzaine de branches différentes se développent. En fonction de la situation, chacune de ces excroissances peut être utilisée pour mettre en œuvre le National-Socialisme sans récrimination ni accusations d’hérésie.

Ce qui fait le National-Socialisme… eh bien… c’est qu’il est basé sur la nature elle-même, inspirée par le paysage humain et physique dans lequel elle réside, s’efforçant toujours d’évoluer et de s’adapter à la situation et au temps pour construire un État qui fonctionne vraiment de concert avec la devise « Sang et Sol ».

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