La violence est nécessaire

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Paru dans Blanche Europe

Un sujet important sur lequel les mentalités doivent évoluer dans les milieux patriotes et nationalistes. Traduction de ce texte, suivi d’un supplément.


Beaucoup de gens aiment penser qu’ils sont « non-violents ». En général, les gens affirment « abhorrer » l’usage de la violence, et la violence est vue négativement par la plupart. Beaucoup échouent à différencier la violence juste de la violence injuste. Certains spécialement vaniteux et moralisateurs aiment à penser qu’ils se sont élevés au dessus des cultures « mauvaises » et violentes de leurs ancêtres. Ils disent que « la violence n’est pas la réponse ». Ils disent que « la violence ne résout rien ».

Le jour des élections, des gens de toutes conditions se mettent en ligne pour aller voter, et de la sorte, espèrent influencer qui maniera la hache de l’autorité. Ceux qui souhaitent mettre fin à la violence – comme si c’était possible ou même désirable – cherchent souvent à désarmer leurs propres concitoyens. Cela ne met en fait pas fin à la violence. Cela donne simplement aux troupes de l’État le monopole de la violence. Cela vous met plus en « sécurité », tant que vous n’énervez pas le chef.

Tout les gouvernements – gauche, droite ou autre – sont par leur nature même coercitifs. Ils doivent l’être.

L’ordre exige la violence.

Une règle qui n’est pas soutenue en fin de compte par la menace de la violence est à peine une suggestion. Les états se reposent sur des lois mises en œuvre par des hommes prêts à utiliser la violence contre ceux qui violent la loi. Chaque taxe, chaque code et chaque exigence de licence demande une progression croissante de pénalité qui se termine en saisie de propriétés ou dans l’emprisonnement par des hommes armés disposés à employer la violence en cas de la résistance ou du refus d’obéir.

A chaque fois qu’une mère se lève et demande des pénalités plus sévères pour la conduite alcoolisée, ou la vente de cigarettes aux mineurs, ou pour la possession d’un pit bull, ou pour ceux qui ne recyclent pas, elle pétitionne l’État pour qu’il use de la force pour imposer sa volonté. Elle ne le demande plus gentiment. La viabilité de chaque loi sur la famille, loi sur les armes, loi sur l’urbanisme, loi sur l’immigration, loi sur les importations et les exportations et des régulations financières dépend à la fois de la volonté et des moyens du groupes pour les appliquer par la force.

Quand un écologiste demande que nous « sauvions les baleines », il dit en fait que sauver les baleines est si important que cela vaut la peine de faire du mal aux humains qui font du mal aux baleines. L’écologiste pacifique pétitionne le Léviathan pour autoriser l’usage de la violence dans l’intérêt de la protection des baleines.

Si les dirigeants de l’État devaient approuver et exprimer qu’il est, en effet, important de « sauver les baleines », pour ensuite refuser de pénaliser ceux qui font du mal aux baleines, ou refuser de faire appliquer ces pénalités sous la peine d’action violente de policiers ou militaires, le sentiment exprimé ne serait qu’une posture vide de sens. Ceux qui voudraient faire du mal aux baleines se sentiraient libres de le faire avec, comme le dit l’expression, impunité – sans punition.

Sans action, les mots ne sont que des mots. Sans la violence, les lois ne sont que des mots.

La violence n’est pas la seule réponse, mais c’est la réponse finale.

Quelqu’un peut faire des raisonnements moraux et éthiques, et des appels à la raison, à l’émotion, à l’esthétique, et à la compassion. Les gens sont certainement remués par cette argumentation, et quand il sont suffisamment persuadés – pourvu bien sûr qu’ils ne sont pas excessivement incommodés – les gens choisissent souvent de modérer ou de changer leurs comportements.

Cependant, la soumission volontaire de beaucoup crée inévitablement une vulnérabilité attendant d’être exploité par quiconque ignore les normes sociales et éthiques. Si chaque homme baisse les bras et refuse de les relever, le premier homme à les relever peut faire ce qu’il veut. La paix peut être maintenue sans violence aussi longtemps que tout le monde se tient aux conditions établies, et pour maintenir la paix absolument chaque personne dans chaque génération successive – même après que la guerre soit depuis longtemps oubliée – doit continuer à accepter de rester pacifique. Pour toujours et toujours.

Aucun délinquant ou ambitieux ne doit jamais se demander, « Et sinon quoi ?« , parce que dans une société vraiment non-violente, la meilleur réponse disponible est « Ou alors nous ne penserons pas que tu es une gentille personne et nous ne partagerons pas avec toi. » Notre fauteur de troubles est libre de répondre « Je m’en fiche. Je prendrais ce que je veux. »

La violence est la réponse finale à la question « Et sinon quoi ?« 

La violence est la référence absolue, la réserve qui garantit l’ordre. En fait, c’est mieux qu’une référence absolue, parce que la violence a une valeur universelle.

La violence transcende les bizarreries de la philosophie, de la religion, de la technologie et de la culture. Les gens disent que la musique est un langage universel, mais un poing en plein visage fait mal de la même manière peu importe le langage que vous parlez ou la musique que vous préférez. Si vous êtes enfermés dans une pièce avec moi et que je saisis un tuyau et mime de vous frapper avec, peu importe qui vous êtes, votre cerveau primitif comprendra immédiatement « et sinon quoi« . Et ainsi un certain ordre est obtenu.

La compréhension pratique de la violence est aussi élémentaire pour la vie humaine et l’ordre humain que l’idée que le feu brûle. Vous pouvez l’utiliser, mais vous devez la respecter. Vous pouvez agir contre, et vous pouvez parfois la contrôler, mais vous ne pouvez pas juste l’évanouir d’un vœu. Comme un incendie, elle est parfois hors de contrôle et vous ne saurez pas qu’elle arrive avant qu’il ne soit trop tard.

Parfois elle est plus grande que vous. Demandez aux Cherokee, aux Inca, aux Romanov, aux confédérés, aux barbares et aux romains. Ils savent tous « et sinon quoi« .

Le simple fait que l’ordre demande de la violence n’est pas une révélation, mais pour certains cette reconnaissance pourrait y ressembler. Cette simple notion peut rendre certaines personnes folles de rages, et certaines vont essayer furieusement de la disputer avec toutes sortes d’arguments alambiqués et hypothétiques, parce que cela ne semble pas très « gentil ».

Mais quelque chose n’a pas besoin d’être « gentil » pour être vrai. La réalité ne se plie pas pour s’accommoder à la fantaisie ou à la sentimentalité.

Notre société complexe fonctionne sur la violence indirecte au point que beaucoup de gens moyens peuvent traverser la vie sans vraiment avoir à comprendre ou à réfléchir profondément à la violence, parce que nous en sommes éloignés. Nous pouvons nous permettre de la percevoir comme un problème distant et abstrait à résoudre par des stratégies magnanimes et de la programmation sociale.

Quand la violence frappe à la porte, on fait un simple appel, et la police vient pour « arrêter » la violence.

Peu de civils prennent vraiment le temps de penser que ce que nous faisons est essentiellement payer une bande armée pour venir et exercer la violence en bon ordre et en notre nom. Quand ceux qui nous infligeraient de la violence sont embarqués en douceur, la plupart d’entre nous ne font pas vraiment le lien, nous ne nous affirmons pas à nous-même que la raison pour laquelle le perpétrateur se laisse arrêter est le pistolet à la hanche de l’officier ou la compréhension implicite qu’il serait chassé par davantage de policiers qui ont l’autorisation de le tuer s’il est considéré comme une menace. C’est à dire, s’il est considéré comme une menace à l’ordre.

Il y a quelque chose comme deux millions et demi de personnes incarcérées aux États-Unis. Plus de quatre-vingt-dix pourcents d’entre eux sont des hommes. La plupart n’y sont pas rentrés d’eux-même. La plupart n’essayent pas de s’échapper de nuit parce qu’il y a quelqu’un dans une tour de garde prêt à leur tirer dessus. Beaucoup sont des délinquants « non-violents ». Les mères de famille, les comptables, les célébrités, les activistes et les végétaliens, tous payent leurs taxes, et indirectement dépensent des milliards et des milliards pour nourrir un gouvernement armé qui maintient l’ordre par la violence.

C’est quand notre violence ordonnée laisse place à la violence désordonnée, dans les suites d’un désastre naturel par exemple, que nous voyons à quel point nous comptons sur ceux qui maintiennent l’ordre par la violence.

Les gens pillent parce qu’ils peuvent1, et tuent parce qu’ils pensent qu’ils peuvent s’en sortir sans conséquence. Gérer la violence et trouver des hommes violents qui vont vous protéger d’autres hommes violents devient soudain un problème réel et pressant.

Un copain m’a raconté une fois une histoire racontée par un ami de famille qui était policier, et je pense que cela présente bien les choses. Quelques adolescents étaient dans un centre commercial, devant une librairie. Ils faisaient les imbéciles, et parlèrent à un policier qui se trouvait là. Le policier était de grande taille, pas du genre avec lequel vous voudriez avoir des problèmes. Un des adolescents déclara au policier qu’il ne voyait pas pourquoi la société avait besoin de la police.

Le policier se pencha et dit à l’adolescent filiforme : « As-tu oui ou non le moindre doute dans ton esprit que, si je le voulais ainsi, je pourrais casser tes bras et te prendre ce livre ? »
L’adolescent, secoué par la brutalité de l’affirmation, répondit « Non ».

« C’est pourquoi tu as besoin de policiers, gamin. »

Georges Orwell a écrit dans ses Notes sur le nationalisme que, pour le pacifiste, la vérité que « Celui qui « renonce » à la violence ne le peut que parce que d’autres commettent de la violence en son nom » est évidente mais impossible à accepter. Beaucoup d’absurdités proviennent de l’incapacité d’accepter notre dépendance passive envers la violence pour la protection.

Les fantaisies échappatoires de la variété d’« Imagine » de John Lennon corrompent notre capacité à voir le monde comme il est, et pour être honnête avec nous-mêmes, le naturel de la violence pour l’animal humain.

Il n’y a pas de preuve pour soutenir l’idée que l’homme est une créature intrinsèquement paisible. Il y a des évidences substantielles pour soutenir la notion que la violence a toujours été une part de la vie humaine.

Tout les jours, les archéologues déterrent un autre crâne primitif avec des dégâts d’arme ou des traumatismes de force brute. Les tout premiers codes de loi étaient d’une atrocité choquante. Si nous nous sentons moins menacés aujourd’hui, si nous avons l’impression de vivre dans une société non-violente, c’est simplement parce que nous avons cédé autant de pouvoir sur nos vies quotidiennes à l’État.

Certains appellent cela la raison, mais nous pourrions tout autant l’appeler paresse. Une paresse dangereuse, semble-t-il, quand on voit que la plupart des gens n’accordent presque aucune confiance aux politiciens.

La violence ne vient pas des films, ou des jeux vidéos, ou de la musique. La violence vient des gens. Il est temps que les gens se réveillent de leur rêverie des années 1960 et recommencent à être honnêtes à propos de la violence. Vous ne pouvez pas la supprimer en légiférant ou par la parole. Au vu des preuves disponibles, il n’y a pas de raison de penser que la paix mondiale sera jamais achevée, ou que la violence sera jamais « stoppée ».

Il est temps de cesser de se morfondre et d’apprendre à aimer la hache de guerre. L’Histoire nous enseigne que si nous ne le faisons pas, quelqu’un d’autre le fera.


Pour compléter le propos final de l’auteur, j’ajouterais un dernier concept, au delà de la violence juste et injuste : la violence dirigée à l’extérieur du groupe, et celle dirigée à l’intérieur du groupe.

Il est sain et naturel pour un groupe de chercher à minimiser la violence en son sein, puisqu’elle lui nuit tant en tant que groupe qu’elle nuit à ses membres individuels.

Ce qui est malsain, c’est la volonté pathologique de suppression de toute violence, que ce soit celle destinée à réprimer les membres du groupe qui se comportent mal ou à lutter contre les autres groupes.

La dépendance quant à l’État pour maîtriser la violence est forcément problématique, mais soulignons qu’elle est nécessaire pour pouvoir disposer d’une force de groupe. La priorité en la matière est dans l’établissement un État qui ne trahit pas les siens, et qui ne le puisse pas.

Dans cet objectif, la violence est un moyen qui s’avérera nécessaire. Cela ne veut pas dire qu’elle doit être anarchique ou que des considérations tactiques ne doivent pas parfois influer sur son usage, mais qu’en aucun cas elle ne doit être rejetée par principe.

Débarrasser nos pays de la totalité des non-Blancs qui les colonisent les pacifiera grandement. Biologiquement, les Noirs et dans une mesure moindre les Arabes, sont moins capables de maîtriser leurs pulsions. Par ailleurs, une communauté ethnique et raciale unie connaît toujours nettement moins de violence interne.

Mais pour ce faire, il faudrait être prêt à recourir à la violence contre ces groupes, qui ne partiront que sous sa menace – si nous sommes sérieux, ils comprendront vite et la plupart ne demanderont pas leur reste.

Les remords quant à la violence juste – qui sert à défendre les intérêts du groupe et de ses membres, contre ses membres nuisibles ou des menaces externes – doivent être précipités aux oubliettes.

Assimilez cette idée essentielle, et diffusez-la.

 

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