Le délire de “l’écriture inclusive” : le gauchisme rampant menace de défigurer la langue française

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Paru dans Blanche Europe

La culture n’est pas un élément abstrait que l’on peut superposer à n’importe quel peuple ou race.

Une culture émerge d’un peuple ; dépendant de ses caractéristiques raciales, de son territoire, de l’évolution de son Histoire – pouvant être grandement influencée par des décision politiques ou des progrès techniques ; et elle continue de changer progressivement tant qu’elle existe.

La langue n’est pas un élément qui en est indépendant. Au contraire, on en a une bien meilleure perception comme un élément intégrant et primordial de la culture, qui permet de façonner notre pensée.

Les zozos “patriotes non-racistes” qui disent beaucoup aimer la culture française mais se ficher de la quantité d’envahisseurs extra-européens tant qu’ils “s’intègrent” ; en sus de leur stupidité sur le plan évolutif (c’est une attitude qui favorise la destruction de leur peuple) ; manquent le fait que des changements raciaux ne peuvent qu’avoir pour effet une altération progressive et radicale de la langue et de la culture.

Ce n’est cependant pas la seule menace qui pèse sur la langue française ! Les gauchistes n’ont pas envie d’attendre si longtemps, et tandis que divers termes politiques de novlangue surgissent, ils s’affairent aussi à détruire l’écriture du français pour mieux coller à leurs dogmes.

Le Monde :

L’égalité entre les femmes et les hommes passe-t-elle aussi par l’écriture ? C’est le postulat de celles et ceux qui défendent une écriture dite « inclusive ». Un type de graphie qui prône des règles grammaticales plus neutres, visant à respecter l’égalité entre les sexes. Portée au départ par les mouvements féministes, cette façon d’écrire, en rendant visibles le féminin et le masculin, commence à émerger dans le débat public. Non sans controverse.

La description de “l’écriture inclusive” ci-dessus est assez malhonnête.

En français, les noms ont un genre, féminin ou masculin ; mais ce genre ne porte souvent pas d’information. On dit “un fleuve” et “une rivière”, mais le fait qu’un mot soit masculin et l’autre féminin n’a aucune importance. D’autres langues ont d’ailleurs souvent des conventions contraires pour des mots de ce genre.

Cela devient pertinent quand il s’agit d’êtres sexués. Mais le cas des animaux est assez marginal, et c’est à peu près toujours quand il s’agit d’humains que cela se manifeste.

Être un homme ou une femme est quelque chose d’important, qui contribue fondamentalement à définir ce que l’on est et notre rôle social. C’est pour cette raison que notre langue – comme la plupart des autres langues – possède des distinctions permettant de préciser facilement s’il s’agit d’un homme ou d’une femme sans devoir le préciser systématiquement. C’est plus simple de dire “elle” que “il, une femme”.

Si les gauchistes poussaient leur égalitarisme à son aboutissement logique, ils ne devraient pas tant demander “l’égalité” entre les genres linguistiques féminin et masculin que l’abolition du genre linguistique, avec une forme unique de facto neutre.

Les gauchistes s’offusquent principalement autour d’un élément : les pluriels concernant un groupe comportant à la fois des hommes et des femmes.

Les mots masculins constituent en quelque sorte la forme “de base” d’une paire de mots sexués ou d’un adjectif. Cette construction n’a rien de très étonnant : pour que les paires soient efficaces, elles doivent avoir une base commune. Ce n’est pas le cas pour les mots les plus courants et directs (garçon/fille ; homme/femme ; etc.) ; mais c’est pratiquement impératif pour les autres. S’il y avait deux formes totalement différentes, leur apprentissage et utilisation serait beaucoup plus compliquée. Ensuite ; dans une paire donnée il doit être facile d’identifier l’élément masculin et l’élément féminin. Si la forme de base changeait aléatoirement, et d’autant plus que les modifications finales du mot seraient nombreuses ; il deviendrait très difficile d’identifier le genre d’un mot nouveau, ou de deviner l’autre mot de la paire.

Alors, les gauchistes vont nous dire ici que le choix du masculin comme base est “sexiste”. Aurait-il fallu que ce fût le féminin ? Ils ne protesteraient sans doute pas, mais l’esprit impartial voit bien que c’est bonnet blanc et blanc bonnet.

Au pluriel, la forme masculine correspondant par ailleurs à la forme “de base”, elle sert à désigner tout groupe non certainement exclusivement féminin, par les mots et accords. Les gauchistes trans-intersectionnalo-demeurés voient là une inqualifiable oppression.

L’écriture inclusive est une extension du principe derrière la féminisation forcée de nombreux mots qui donnait déjà des âneries innombrables.

Cela donne des horreurs de ce genre :

Peut-être l’avez-vous déjà croisé au détour de vos lectures, le « point milieu ». Exemple : « les candidat·e·s à la présidentielle ». Ou peut-être avez-vous été désigné·e comme « électrices et électeurs ». Dans les deux cas, il s’agit d’écriture inclusive. Fondateur d’une agence de communication et auteur d’un Manuel d’écriture inclusive, Raphaël Haddad la définit ainsi :
L’ensemble d’attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes.

Parce que vous comprenez, désigner un groupe sans préciser explicitement qu’il comporte des hommes et des femmes, c’est une oppression machiste.

Au fait, voici Raphaël Haddad :

Raphaël Haddad

Il y a quelques années, ce type était président de l'(((UEJF))), la fameuse “Union des Étudiants Juifs de France”.

Décidément, que de (((cohencidences))) !

Concrètement, cette graphie se base sur trois principes. D’abord le fait d’accorder les fonctions, métiers, grades et titres en fonction du genre : on parlera ainsi de chroniqueuse, chercheuse… Ensuite, l’utilisation à la fois du féminin ET du masculin quand on parle d’un groupe de personnes, soit par l’utilisation de ce qu’on appelle la double-flexion – « les candidates et candidats » –, soit par le recours au « point milieu » – « les candidat·e·s » –, soit enfin par une reformulation épicène – « les personnalités candidates ».

Un point commun de toutes ces règles concernant les groupes est qu’elles sont extrêmement pénibles à l’écrit (et totalement absurde à l’oral pour le “point milieu”). C’est précisément parce que c’est pénible de systématiquement rajouter des mots n’apportant que très peu d’information que la langue est telle qu’elle est.

Une adoption volontaire d’une telle graphie au-delà des illuminés fanatiques est totalement improbable. En revanche, l’imposition politique de cette ânerie, notamment dans les écoles, est un danger bien plus réel.

Pour l’heure, les médias dominants ne l’utilisent pas. Le jour où un grand titre de la presse décidera de s’y mettre marquera un basculement majeur.

Enfin, on tente d’éviter le recours aux termes « Femme » et « Homme » avec une majuscule de prestige et on préfère des termes plus neutres, comme « droits humains » plutôt que « droits de l’homme ».
Si l’expression « écriture inclusive » est assez récente, la réflexion a été amorcée il y a une vingtaine d’années autour de l’idée de neutralité dans l’écriture – on parlait alors de « langage épicène », comme le rappelle France Culture. Le terme « inclusif » a ensuite été jugé plus juste pour refléter la volonté d’une égalité des sexes.

Parce que vous comprenez, n’avoir pas envie d’insister systématiquement sur le contenu de l’entrejambe des personnes concernées, c’est oppressif.

Parmi ses défenseuses [sic] de la première heure, Eliane Viennot, professeuse [sic] émérite de littérature et historienne, souvent citée sur le sujet. Selon elle, « la langue française n’est pas inégalitaire par nature », mais offre au contraire « tous les outils pour parler à égalité des deux sexes ». Ce que l’on a pu voir par exemple à la Renaissance, « où l’écriture était bien moins sexiste qu’elle ne l’est aujourd’hui », juge l’historienne.
« Ce sont les infléchissements voulus par des hommes à partir du XVIIe siècle qui ont mené progressivement à un effacement du féminin », rappelle-t-elle. Une « masculinisation » qui finira par entrer complètement dans la langue avec l’arrivée de l’école obligatoire et la règle du « masculin qui l’emporte sur le féminin ».
Longtemps cantonné aux mouvements féministes, ce n’est que récemment que l’usage de cette graphie a commencé à s’élargir. Notamment depuis qu’elle a été encouragée par le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEFH), qui publiait dès 2015 un guide pratique « pour une communication sans stéréotype de sexe », soulignant :
Une langue qui rend les femmes invisibles est la marque d’une société où elles jouent un rôle second. C’est bien parce que le langage est politique que la langue française a été infléchie délibérément vers le masculin durant plusieurs siècles par les groupes qui s’opposaient à l’égalité des sexes.

La preuve : les fonctions occupées historiquement exclusivement par des hommes n’ont pas de forme féminine ! Oppression ! Non mais sans rire ?

La langue française ne contient aucune maltraitance intrinsèque des femmes, et cette histoire d’invisibilité est une vraie farce.

D’ailleurs, comparons deux phrases :

  • Ils ont fait la fête : on ne sait pas s’il s’agit seulement d’hommes, ou d’hommes et de femmes dans des proportions à préciser.
  • Elles ont fait la fête : on sait qu’il s’agit de femmes.

Le premier cas est présenté comme oppressif, alors que de fait la langue rend plus facile d’exprimer le cas où il s’agit seulement de femmes que celui où il s’agit seulement d’hommes.

Un postulat que partage M. Haddad, pour qui « la langue française est fondamentalement phallocentrique ».

Youpinos vient nous sortir sa psychanalyse à deux shekels. Ce type fait du déconstructionnisme à l’encontre de la culture non-juive du pays où il vit. Il est dans droite tradition des intellectuels juifs.

Ce docteur en communication estime qu’on ne peut pas vouloir faire progresser l’égalité sans s’intéresser aux représentations que notre langue véhicule.

Oui, ce type aurait obtenu le titre de docteur. De nos jours, on le distribue de plus en plus à n’importe qui.

Disponible gratuitement, son manuel a été téléchargé plus de 25.000 fois depuis sa mise en ligne, il y a un an. Il y voit le signe d’une « prise de conscience générale », qui touche différentes sphères : universités, entreprises, administrations…
Son ambition : « Imposer l’écriture inclusive dans les usages en la banalisant et en la rendant soutenable par de grandes institutions », pour espérer « la faire un jour accepter par l’Académie française et les grammairiens ».

La faire “accepter par l’Académie”, il veut par là dire le lui imposer en la mettant devant le fait accompli.

Difficile de savoir s’il s’agit d’une vraie prise de conscience ou d’un effet d’aubaine pour montrer qu’ils ou elles agissent en matière de parité – comme pour le « greenwashing », on parle alors de « femwashing » –, mais certains politiques, entreprises, administrations et universités s’y mettent. Plusieurs candidats à la présidentielle ont, par exemple, utilisé l’écriture inclusive.

La seule et unique raison d’utiliser quelque chose d’aussi peu pratique est de séduire les gogos qui trouvent ça super.

Inspirées des recommandations du HCEFH, les éditions Hatier ont franchi le pas cette année en publiant le premier manuel scolaire en écriture inclusive. Ce choix a suscité la polémique.

Ils veulent imposer ces conneries à nos enfants dans les écoles.

Bien sûr, aujourd’hui cela paraît encore invraisemblable ; mais quand on voit ce qu’il en est pour toutes les autres horreurs qu’ils ont réussi à imposer alors qu’elles paraissaient invraisemblables il y a vingt ou trente ans…

Cette graphie pourra en tout cas être utilisée plus facilement par ceux qui le souhaitent à partir de 2018, puisque le « point milieu » viendra rejoindre les touches de nos claviers, selon l’Afnor. L’organisme précise toutefois que cet ajout avait été pensé au départ pour certaines langues régionales.

La nouvelle norme proposée par l’Afnor contient d’autres modifications. Un de ses objectif supposé est de faciliter l’écriture des majuscules accentuées (très pénible sous Windows, même si des choix différents les rendent accessibles sous d’autres systèmes). Le projet comporte aussi l’ajout des guillemets français (en chevrons) dont l’absence est franchement pénible. A priori, rien n’indique que l’Afnor ait rajouté le point médian dans le but d’aider les gauchistes dans leur croisade contre la langue française.

Le sujet est clivant, chez les spécialistes de la langue française comme dans l’opinion. Entre autres reproches, ses nombreux opposants accusent cette graphie de rendre notre langue incompréhensible et de l’alourdir.
« Réécriture qui appauvrit le langage comme le novlangue dans 1984 [d’Orwell] » : le philosophe Raphaël Enthoven n’a pas de formules assez dures pour dénoncer ce qu’il estime être une « agression de la syntaxe par l’égalitarisme ».

On nous présente le meneur de ce camp-ci comme un autre juif – qui sur ce point précis n’a pas tort. Décidément ! Comme ça, quelle que soit la position quant à la polémique par le lecteur, on l’invite à prendre un juif pour référence (ce qui pousse à lui accorder un crédit futur sur d’autres sujets).

Enthoven est un juif qui déclarait l’an dernier que “si le juif n’existait pas, l’antisémite l’inventerait”, selon la théorie favorite des Juifs de leur innocence immaculée et de la pathologie mentale de ceux qui daignent s’opposer à eux.

Le ministre de l’éducation, M. Blanquer, se dit quant à lui « très réservé » sur la question et ne souhaite pas son usage à l’école, ainsi qu’il l’a rappelé sur LCI.
« Charabia illisible », « français défiguré » invitant à « commettre des erreurs »… Membre de l’Académie française depuis 2013, Michael Edwards a estimé, dans un entretien au Figaro, que cela produisait « un enlaidissement de la langue, malmenée pour des raisons idéologiques. Or, juge-t-il, ce n’est pas à la langue de changer les mentalités ».
Maître de conférences en linguistique française à la Sorbonne, Antoine Gautier assure pour sa part qu’« il n’y a pas de raison de stigmatiser » cette graphie, bien qu’il lui semble utile de préciser que « pour une partie des linguistes, le genre dit “masculin” est en fait un genre commun ». « Ecrire “Chers clients” reviendrait en fait à employer non pas le masculin, mais le genre commun », cite-t-il en exemple.

“Stigmatiser” ? Encore un théoricien égalitariste, pour qui tout se vaut. Une écriture lourde qui n’apporte aucune information supplémentaire est objectivement moins bonne.

Sa seconde observation sur le “genre commun” rejoint ce que j’écrivais plus haut concernant le masculin comme forme de base.

Le linguiste estime que ce débat soulève une question plus large, « celle du déterminisme linguistique ». « L’écriture inclusive peut amener à s’interroger sur la place accordée aux femmes dans la société, en cela, elle est bénéfique. Cependant, on peut douter que son adoption suffise à changer les mentalités », dit-il.

Je dirais plutôt que l’écriture inclusive peut amener à s’interroger sur le degré de fanatisme idéologique des gauchistes et leur influence destructrice dans la société et que, en cela, elle est bénéfique. Mais c’est à peu près tout.

 

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