Le désastre du système scolaire français

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Paru dans Blanche Europe

Une école à la déchéance toujours plus évidente

La situation désastreuse du système scolaire en France n’est pas un mystère. Sa déchéance est si totale que même ceux qui ferment les yeux sur nombre de ses problèmes n’osent pas dire que tout va bien. Même en s’aveuglant sur l’endoctrinement néfaste dont certaines matières sont aujourd’hui le moyen, même en évitant de voir à quel point les élèves non-blancs causent violences et désordres – aux yeux de l’allogène trop stupide pour suivre, apprendre c’est un truc de « sale blanc » -, la déliquescence reste limpide.

Le baccalauréat qui s’est récemment déroulé est le plus grand symbole de cette farce. Voici quelques faits relatés par l’AFP :

Au premier jour des oraux de rattrapage du baccalauréat lundi, des professeurs dénoncent un examen « entaché d’irrégularités ».
« Le plus révélateur est peut-être cet élève absent à son épreuve d’histoire-géographie le jour J, mais dont le professeur gréviste n’a pas vu qu’il ne s’est pas présenté, et qui au final se retrouve avec une note de 12/20 pour une épreuve qu’il n’a jamais passée », témoigne, abasourdi, Mickaël, professeur de sciences économiques et sociales en Seine-Saint-Denis.
[…]
Maxime, professeur de sciences et vie de la terre à Créteil cite, lui, l’exemple d’« un élève qui a eu 5/20 au bac, sa vraie note. Or il a bénéficié d’une note +inventée+ de 15/20 ne correspondant même pas à sa note de contrôle continu sur l’année mais à la saisie précipitée d’une secrétaire par manque de temps », relate-t-il auprès de l’AFP.

Ces faits ne sont pas nouveaux ou isolés, ils ont simplement pris plus d’ampleur encore.

En 2016, Blanche Europe relatait le témoignage d’un enseignant chargé de corrections du bac : notes plancher, appels constants à noter avec bienveillance, « harmonisation » des notes pour atteindre un objectif de note moyenne, commission changeant arbitrairement une note pour faire passer un élève sans même jeter un oeil à la copie, commission de rattrapage encouragée à faire passer un maximum de candidats… L’examen roi du système scolaire français est une farce.

La dernière imbécilité en date est la loi « pour une école de confiance », votée il y a quelques jours et qui prévoit de rendre la scolarité obligatoire dès l’âge de 3 ans, au nom de la fumeuse « égalité ».

Tout ceci m’amène à la question suivante : dans un État sain, comment organiserions-nous le système scolaire ?

Notre priorité immédiate dans le combat racial est d’oeuvrer pour l’avènement de cet État sain, consacré à la préservation de notre race et de notre peuple, en amenant à nous ceux qui en sont capables et en luttant contre les traîtres et les envahisseurs. Mais il n’est pas inutile d’avoir une idée de ce que nous voulons mettre en place ensuite.

Plus nos idées seront claires, et moins nous risquerons de commettre de coûteuses erreurs par inexpérience. Si nous avons conscience que des tares du régime actuel, nulle n’approche en importance le processus de remplacement racial qu’elles favorisent cependant, elles sont aussi un bon objet de propagande parce que cette conscience n’est pas encore présente chez ceux que nous voulons convaincre et persuader. À l’occasion, dans la foulée d’un évènement ou d’un tour de conversation, une discussion directe de la question raciale est la plus appropriée. Souvent cependant, une personne engluée dans le marécage mental provoqué par la propagande constante du régime va s’y montrer peu réceptive.

Même l’évocation de faits avérés et révulsants, comme le viol brutal de milliers et milliers d’adolescentes anglaises par des envahisseurs pakistanais, échouera fréquemment à percer les brumes du marécage. Nous ne comptons certes pas sur un illusoire réveil de masse, mais même pour toucher tous les jeunes blancs qui ont la capacité de comprendre, les tares secondaires du régime sont une bonne entrée en matière. Une fois que l’aura de respect du régime est profondément démolie, l’individu est bien plus enclin à remettre en cause toutes les imbécilités que cette aura venait soutenir.

L’instruction publique en France était déjà un désastre il y a un siècle

La vaste régression du niveau de l’instruction scolaire au cours des décennies écoulées est largement constatée. Un point de vue très répandu est que pour résoudre la faillite du système scolaire français, il faudrait en revenir à ce qu’il était il y a quelques décennies. C’est une erreur grave. La discipline et le niveau d’exigence étaient certes plus élevé, mais ce système souffrait déjà de tares fondamentales.

Voyez cette phrase :

Du haut en bas de la pyramide sociale, du simple commis au professeur et au préfet, la masse immense des diplômés assiège aujourd’hui les carrières.

Si n’était le mot commis, aujourd’hui en désuétude, on pourrait croire qu’il s’agit d’une citation récente, d’une phrase décrivant la situation en Europe de l’Ouest en ce début de 21ème siècle.

Pourtant, il n’en est rien !

Gustave Le Bon écrivit ces mots dans un ouvrage qu’il publia en 1895, Psychologie des Foules ! Depuis, évidemment, le nombre des années consacré à la scolarité s’est encore accru, mais le constat fondamental persiste.

Citons plus abondamment son évaluation de l’instruction publique française d’alors – qui est fondamentalement celle à laquelle voudraient retourner les nostalgiques qui voient la régression des dernières décennies, mais ne vont pas au-delà. Il commence ainsi :

Au premier rang de ces idées dominantes d’une époque, dont nous avons marqué ailleurs le petit nombre et la force, bien qu’elles soient parfois des illusions pures, se trouve aujourd’hui celle-ci : que l’instruction est capable de changer considérablement les hommes, et a pour résultat certain de les améliorer, et même de les rendre égaux. Par le fait seul de la répétition, cette assertion a fini par devenir un des dogmes les plus inébranlables de la démocratie. Il serait aussi difficile d’y toucher maintenant qu’il l’eût été jadis de toucher à ceux de l’Église.

Ce dogme démocratique est toujours en vigueur aujourd’hui.

Mais sur ce point, comme sur bien d’autres, les idées démocratiques se sont trouvées en profond désaccord avec les données de la psychologie et de l’expérience. Plusieurs philosophes éminents, Herbert Spencer entre autres, n’ont pas eu de peine à montrer que l’instruction ne rend l’homme ni plus moral ni plus heureux, qu’elle ne change pas ses instincts et ses passions héréditaires ; qu’elle est parfois − pour peu qu’elle soit mal dirigée − beaucoup plus pernicieuse qu’utile.
[…]
Ce n’est pas certes, et personne ne l’a jamais soutenu, que l’instruction bien dirigée ne puisse donner des résultats pratiques fort utiles, sinon pour élever la moralité, au moins pour développer les capacités professionnelles. Malheureusement les peuples latins, surtout depuis vingt-cinq ans, ont basé leurs systèmes d’instruction sur des principes très erronés, et, malgré les observations des esprits les plus éminents, ils persistent dans leurs lamentables erreurs.
[…]
Ce qui constitue le premier danger de cette éducation […] c’est quelle repose sur cette erreur psychologique fondamentale, que c’est en apprenant par cœur des manuels qu’on développe l’intelligence. Dès lors on a tâché d’en apprendre le plus possible ; et, de l’école primaire au doctorat ou à l’agrégation, le jeune homme ne fait qu’apprendre par cœur des livres, sans que son jugement et son initiative soient jamais exercés. L’instruction, pour lui, c’est réciter et obéir. “ Apprendre des leçons, savoir par cœur une grammaire ou un abrégé, bien répéter, bien imiter, voilà, écrit un ancien ministre de l’instruction publique, M. Jules Simon, une plaisante éducation où tout effort est un acte de foi devant l’infaillibilité du maître, et n’aboutit qu’à nous diminuer et nous rendre impuissants. ”

Je ne pourrais souligner suffisamment l’importance de ce constat.

L’intelligence n’est pas le fruit de l’instruction, seulement une qualité qui facilite l’apprentissage ; et le bourrage de crâne de l’apprentissage par coeur est une horreur.

Naturellement, l’instruction est obligée de faire mémoriser certaines choses : règles fondamentales de la langue, bases de l’arithmétique, et diverses connaissances générales ; par exemple. Mais quand la mémorisation prend le pas sur la réflexion et la compréhension, l’instruction se fait abrutissante.

Si cette éducation n’était qu’inutile, on pourrait se borner à plaindre les malheureux enfants auxquels, au lieu de tant de choses nécessaires à apprendre à l’école primaire, on préfère enseigner la généalogie des fils de Clotaire, les luttes de la Neustrie et de l’Austrasie, ou des classifications zoologiques ; mais elle présente un danger beaucoup plus sérieux. Elle donne à celui qui l’a reçue un dégoût violent de la condition où il est né, et l’intense désir d’en sortir. L’ouvrier ne veut plus rester ouvrier, le paysan ne veut plus être paysan, et le dernier des bourgeois ne voit pour ses fils d’autre carrière possible que les fonctions salariées par l’État. Au lieu de préparer des hommes pour la vie, l’école ne les prépare qu’à des fonctions publiques où l’on peut réussir sans avoir à se diriger ni à manifester aucune lueur d’initiative.
[…]
L’État qui fabrique à coups de manuels tous ces diplômés, ne peut en utiliser qu’un petit nombre et laisse forcément sans emploi les autres. Il lui faut donc se résigner à nourrir les premiers et à avoir pour ennemis les seconds. Du haut en bas de la pyramide sociale, du simple commis au professeur et au préfet, la masse immense des diplômés assiège aujourd’hui les carrières. Alors qu’un négociant ne peut que très difficilement trouver un agent pour aller le représenter dans les colonies, c’est par des milliers de candidats que les plus modestes places officielles sont sollicitées. Le département de la Seine compte à lui seul 20.000 instituteurs et institutrices sans emploi, et qui, méprisant les champs et l’atelier, s’adressent à l’État pour vivre.
[…]
On consentirait peut-être, à l’extrême rigueur, à accepter encore tous les inconvénients de notre éducation classique, alors même qu’elle ne ferait que des déclassés et des mécontents, si l’acquisition superficielle de tant de connaissances, la récitation parfaite de tant de manuels élevait le niveau de l’intelligence. Mais l’élève-t-elle réellement ? Non, hélas ! C’est le jugement, l’expérience, l’initiative, le caractère qui sont les conditions de succès dans la vie, et ce n’est pas là ce que donnent les livres. Les livres sont des dictionnaires utiles à consulter, mais dont il est parfaitement inutile d’avoir de longs fragments dans la tête.
[…]
Ce n’est pas là d’ailleurs un phénomène spécial aux peuples latins ; on l’observe aussi en Chine, pays conduit également par une solide hiérarchie de mandarins, et où le mandarinat est, comme chez nous, obtenu par des concours dont la seule épreuve est la récitation imperturbable d’épais manuels.

Ce manque de préparation flagrant pour la vie adulte est une des tares profondes de ce système scolaire.

Et l’auteur de citer Taine :

[Justement] pendant l’âge fécond ; sept ou huit années durant [ndlr : aujourd’hui une douzaine], il est séquestré dans une école, loin de l’expérience directe et personnelle qui lui aurait donné la notion exacte et vive des choses, des hommes et des diverses façons de les manier. […] Au moins neuf sur dix ont perdu leur temps et leur peine, plusieurs années de leur vie, et des années efficaces, importantes ou même décisives : comptez d’abord la moitié ou les deux tiers de ceux qui se présentent à l’examen, je veux dire les refusés – ensuite, parmi les admis, gradués, brevetés et diplômés, encore la moitié ou les deux tiers, je veux dire les surmenés. On leur a demandé trop en exigeant que tel jour, sur une chaise ou devant un tableau, ils fussent, deux heures durant et pour un groupe de sciences, des répertoires vivants de toute la connaissance humaine ; en effet, ils ont été cela, ou a peu près, ce jour-là, pendant deux heures ; mais, un mois plus tard, ils ne le sont plus ; ils ne pourraient pas subir de nouveau l’examen ; leurs acquisitions, trop nombreuses et trop lourdes, glissent incessamment hors de leur esprit, et ils n’en font pas de nouvelles. Leur vigueur mentale a fléchi ; la sève féconde est tarie ; l’homme fait apparaît, et, souvent c’est l’homme fini. Celui-ci, rangé, marié, résigné à tourner en cercle et indéfiniment dans le même cercle, se cantonne dans son office restreint ; il le remplit correctement, rien au delà. Tel est le rendement moyen ; certainement la recette n’équilibre pas la dépense.
[…]
L’illustre historien nous montre ensuite la différence de notre système avec celui des Anglo-Saxons [ndlr : d’alors, la situation est bien différente aujourd’hui]. Ces derniers ne possèdent pas nos innombrables écoles spéciales ; chez eux l’enseignement n’est pas donné par le livre, mais par la chose elle-même. L’ingénieur, par exemple, se forme dans un atelier et jamais dans une école ; ce qui permet à chacun d’arriver exactement au degré que comporte son intelligence, ouvrier ou contremaître s’il ne peut aller plus loin, ingénieur si ses aptitudes l’y conduisent. C’est là un procédé autrement démocratique et autrement utile pour la société que de faire dépendre toute la carrière d’un individu d’un concours de quelques heures subi à dix-huit ou vingt ans.
[…]
Et le grand philosophe arrive à la conclusion suivante sur la disconvenance croissante de notre éducation latine et de la vie.
Aux trois étages de l’instruction, pour l’enfance, l’adolescence et la jeunesse, la préparation théorique et scolaire sur des bancs, par des livres, s’est prolongée et surchargée, en vue de l’examen, du grade, du diplôme et du brevet, en vue, de cela seulement, et par les pires moyens, par l’application d’un régime antinaturel et antisocial, par le retard excessif de l’apprentissage pratique, par l’internat, par l’entraînement artificiel et le remplissage mécanique, par le surmenage, sans considération du temps qui suivra, de l’âge adulte et des offices virils que l’homme fait exercera, abstraction faite du monde réel où tout à l’heure le jeune homme va tomber, de la société ambiante à laquelle il faut l’adapter ou le résigner d’avance, du conflit humain où pour se défendre et se tenir debout, il doit être, au préalable, équipé, armé, exercé, endurci. Cet équipement indispensable, cette acquisition plus importante que toutes les autres, cette solidité du bon sens, de la volonté et des nerfs, nos écoles ne la lui procurent pas ; tout au rebours ; bien loin de le qualifier, elles le disqualifient pour sa condition prochaine et définitive. Partant, son entrée dans le monde et ses premiers pas dans le champ de l’action pratique ne sont, le plus souvent, qu’une suite de chutes douloureuses ; il en reste meurtri, et, pour longtemps, froissé, parfois estropié à demeure. C’est une rude et dangereuse épreuve ; l’équilibre moral et mental s’y altère, et court risque de ne passe rétablir ; la désillusion est venue, trop brusque et trop complète ; les déceptions ont été trop grandes et les déboires trop forts.

Conclusion

Alors, quel système scolaire idéal pour remplacer, dans un État aryen, les méthodes catastrophiques qui ont inspiré l’école actuelle, et la variation visant toujours le plus large dénominateur commun qui s’est établie au nom de l’égalité ?

J’ai, à titre personnel, toujours eu une grande curiosité pour le savoir, et il m’est facile de sympathiser à l’idée de donner au plus grand nombre un large concentré du formidable amas des connaissances humaines. Mais, abstraite et détachée des réalités, c’est une très mauvaise idée autour de laquelle construire tout un système scolaire.

La question est complexe, et l’expérience pratique, justement, sera indispensable pour pouvoir ajuster les méthodes ; et trouver une combinaison qui infuse assez de connaissances générales et principes fondamentaux (la nécessité commandera que des éléments sur la race, etc. soient présents), et qui en même temps favorise le développement de la réflexion, de l’esprit d’initiative et de l’indépendance d’esprit.

Certains éléments ne font pas de doute. La part du temps passée par les enfants enfermés dans une salle de classe devra être réduite. D’ailleurs, si certaines connaissances s’acquièrent plus facilement dans la prime enfance, beaucoup d’autres bénéficient du développement cérébral lié à l’âge et il est inutile de les précipiter. Il faut donner une place à l’action pratique et aux efforts collectifs, si importants dans la vie adulte et auxquels l’école actuelle tend plutôt à rendre inapte. Il faudra évaluer les capacités intellectuelles des élèves – sans recourir à d’abrutissants exercices de mémorisation – afin de pouvoir offrir un rythme et un contenu d’instruction plus adapté aux capacités de chacun. Ainsi, tant l’ennui du bon élève pour qui cela va trop lentement, et le décrochage du mauvais élève pour qui cela va trop vite, pourront être grandement limités.

Pour beaucoup d’autres détails, je n’ai pas de certitudes.

J’espère au moins avoir, par cet article, démoli l’idée que ce dont nous aurions besoin serait un retour à l’instruction publique des années 1960. C’est un profond changement de paradigme qu’il faudra afin de donner à nos enfants, au sein d’un État blanc, les meilleures chances de devenir des adultes épanouis.

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