À deux poignées de main d’Hitler

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Paru dans Jeune Nation

Les six degrés de séparation (aussi appelée théorie des six poignées de main) est une théorie établie par le Hongrois Frigyes Karinthy en 1929 qui évoque la possibilité que toute personne sur le globe peut être reliée à n’importe quelle autre, au travers d’une chaîne de relations individuelles comprenant au plus six maillons (source Wikipedia).

Le monde est petit, mais l’Histoire?

Par exemple, à combien de poignées de main un lecteur de Jeune Nation se trouve-t-il du Führer?

Pas tellement, il suffit que l’internaute tombe sur un article de Pierre Dortiguier, contributeur régulier de Jeune Nation.

Par exemple: « Une journée chez Léon Degrelle », du 9 mars 2018, article dans lequel Pierre Dortiguier relate une visite à Léon Degrelle.

Or, Léon Degrelle a serré la main du Führer, il y a eu plusieurs rencontres photographiées.

Pierre Dortiguier, Léon Degrelle, cela fait donc deux maillons pour arriver au Führer.

Grâce à Pierre Dortiguier, le lecteur de Jeune Nation sera aussi à deux maillons de Simenon :

Degrelle connaissait parfaitement Georges Simenon. Dans un mail, Pierre Dortiguier note :

« À propos de la réflexion très intéressante de l’auteur du billet sur Simenon [1947, quand le commissaire Maigret devient Monsieur Six], je me souviens d’un moment de la conversation  que j’eus chez lui, à Malaga,  avec Léon  Degrelle, et que j’ai manquée de rapporter. 

Il me dit que Simenon le soutenait et que le frère de Siménon appartenait à l’état-major de la Légion Wallonie; qu’après la guerre, le romancier fit tout pour le sauver de la prison, et le fit s’engager en Indochine où il est mort. Ce frère de Simenon était très courageux, doux, admirable en un mot.

Le seul point qui – pour reprendre son mot « écœurait » Degrelle était l’appétit sexuel du romancier, qui passait l’imagination, mais, cette réserve faite, il citait l’article que Simenon comme vous devez savoir, avait écrit un pamphlet dans les années 20, je crois sur le « péril juif ».

Je suppose que l’auteur de l’article connaît ce point caché de Simenon, homme d’une grande intelligence et généreux, me disait Degrelle, au déjeuner. J’entends sa voix enfler, … il captivait. »

De même, Le lecteur de Jeune Nation sera à deux maillons d’Hergé, Degrelle était un ami d’Hergé et il a servi de modèle pour Tintin. Pierre Dortiguier note:

« Pour Hergé R G, Degrelle m’a dit-je le vois debout dans sa salle à manger de Malaga près de sa seconde épouse nièce de Darnand, s’exclamer « Germaine, l’épouse d’Hergé, était de chez nous; c’était une militante rexiste ». »

Enfin, il sera à deux maillons de Milou, dans un mail, Dortiguier note :

« Il faut savoir que si Tintin est Degrelle (la ressemblance physique saute aux yeux), Milou est le petit chien blanc, fox-terrier, que le Führer avait sur le front des Flandres et qui est photographié, tout blanc, près de lui, et se perdit dans les lignes anglaises. Hergé n’a fait que reproduire la photo que j’ai vue. »

Et par Milou on revient donc au Führer ou, inversement, on ne sait pas dans quel sens c’est le plus stupéfiant, par le Führer on arrive à Milou.

Alors évidemment, on peut se demander à quelle distance un lecteur de Jeune Nation se trouve de Roosevelt, Churchill ou Staline : probablement un défi à la théorie de Frigyes Karinthy.

Francis Goumain

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