Quand l’étoile jaune jetait sa clarté sur les Juifs

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Paru dans Blanche Europe

Jean-Marie disait que l’occupation allemande n’avait pas été particulièrement inhumaine. J’irais plus loin en disant que nos cousins germains, dont la correction était remarquée par les Français de bonne foi, ont poussé le curseur de la civilisation vers le haut. Ils ont apporté de la douceur dans ce monde de brutes, par exemple en imposant l’obligation d’étourdir le bétail avant de le tuer. Non contents d’adoucir la vie civile, ils l’ont aussi éclairée : quand l’étoile jaune fut accrochée aux vestes des youpins, le 7 juin 1942, ces prédateurs caméléonesques apparurent subitement en pleine lumière, et l’on comprit enfin bien des choses.

Ce texte d’André Chaumet Les nécessaires clartés d’une étoile, est paru dans le numéro 6 de la revue Le Cahier Jaune, en juillet 1942. Merci à Ultor.


Le poète a déjà évoqué cette « obscure clarté qui tombe des étoiles »… mais il n’avait certes pas songé aux clartés nécessaires — dont toute obscurité est bannie — et qui tombent, elles, de cette étoile jaune accrochée sur les poitrines de qui vous savez…

Depuis plus d’un mois, l’œil — surpris les premiers jours — rencontre maintenant, avec indifférence, cet insigne d’assez forte taille, cousu sur les vestes, les imperméables et les corsages de ceux et de celles qui, il y a quelques ans encore, l’arboraient rituellement aux grilles de leurs temples et aux poternes de leurs vastes établissements industriels.

Les deux triangles croisés formant l’étoile de David n’est plus aujourd’hui l’apanage secret des enfants d’Israël, mais le signe distinctif de leur véritable origine.

Certains aryens — au cœur trop sensible — et qui avaient cru devoir faire montre de leurs bons sentiments, se sont vus donner, par les Juifs eux-mêmes, la seule réponse qui convenait : Israël cyniquement, s’est affiché avec sa décoration. Les yeux dans les yeux, le sourire mauvais aux lèvres, une fois de plus, il a défié le goïm. Et il a envahi nos places publiques, nos champs de courses, nos salles de spectacles, nos plus belles avenues.

Cette insolence forcenée, ce besoin maladif de parader, de se grouper pour se montrer, de ricaner devant nos femmes, dont certaines pleurent encore l’époux tué dans cette guerre, n’a pas été sans donner à la mesure prise, avec sa pleine efficacité, toute sa valeur de symbole.

Cette attitude juive fournit à la plupart de nos compatriotes un sujet d’étonnement, mais aussi de méditation. D’abord, par la révélation subite du nombre considérable — jusqu’alors insoupçonné de la majorité d’entre nous — des habitants juifs de notre capitale. Sans parler des quartiers Saint-Paul, Saint-Antoine, Mouffetard, Lancry, Porte Saint-Denis et Clignancourt, déjà connus comme comptant une forte densité israélite, chacun a pu — stupéfait — assister, du jour au lendemain, à une éclosion inattendue d’étoiles jaunes dans les arrondissements chics, tels que les Ternes, Passy et Auteuil, ou les quartiers de la Madeleine, de l’Opéra, sans oublier Montparnasse.

Bref, tout une invasion. Et, en ces derniers jours d’un bénin printemps, une floraison de boutons d’or dans nos artères parisiennes.

« Les premiers dénombrements permettent d’indiquer à peu près le chiffre de 116.000 porteurs d’étoiles », a bien voulu me préciser, pour l’édification de nos lecteurs, le Commissaire général aux questions juives, notre ami Darquier de Pellepoix.

Ainsi, près de 120.000 Juifs se promènent dans nos rues, vaquent à leurs occupations, se mêlent à la foule de tous les jours.

Comprend-on bien ce que tout cela représente ? Compte tenu des défections encore possibles en attendant un plus rigoureux contrôle. Compte tenu, surtout, de tout ce qui a pu fuir — avant l’application de la mesure — emportant dans ses bagages des morceaux épars de la fortune de la France, des fragments entiers de notre plus cher patrimoine…

120.000 porteurs d’étoiles jaunes dans Paris, cela se voit, je vous l’assure ! Et de ces étoiles tombent quelques clartés qui, pour n’être pas « obscures », n’en sont pas moins parfaitement nécessaires.

Tenez, imaginez plutôt :

Cette grosse dame, un peu trop peinte, aux doigts violemment carminés, aux gestes abondants et qui discourait hier encore dans les files patientes des acheteurs : « Ils » nous prennent tout ! Et puis, que voulez-vous, « Paris est en quarantaine ». Heureusement que bientôt les Anglais, etc.

Eh bien ! mes frères, cette gente dame était Juive !…

Ce gentil damoiseau — swing — à la cravate ficelle, aux cheveux tourmentés, au pantalon tirebouchonné, au veston en rouflaquette, s’exhibant aux Champs-Élysées, cette donzelle à la lèvre hautaine, au regard oblique, aux manières équivoques, sac en bandoulière… ceux-là aussi étaient Juifs !…

Et ce petit monsieur malingre, qui avait l’air d’avoir deux airs, comme on dit dans mon pays, et qui savait si habilement se faufiler dans les queues, pour avoir la meilleure part, tout en se plaignant amèrement de la misère des temps, il était Juif…

Juif était aussi ce « monsieur » bien, d’un certain âge, qui ponctuait, chaque soir, au café, d’un applaudissement discret les derniers commentaires de la radio anglaise… Juif, aussi ce gros mercanti, tout suintant de la misère d’autrui et ce vautour intransigeant poursuivant de sa haine tenace nos chômeurs, nos déshérités, nos sinistrés, nos veuves de guerre, nos femmes ou les vieux de nos prisonniers…

Juifs, ils étaient Juifs. L’étoile est là, maintenant, accusatrice, qui explique — et au-delà — la parfaite spontanéité des bobards, la prolixité de l’imagination, la langue haineuse et les paroles doucettement venimeuses de tous ceux qu’hier encore nous pouvions prendre pour des gens comme nous !

Entre autres clartés, l’étoile nous aura permis de revenir — toute révérence gardée — sur les vieilles lunes d’autrefois.

Le type racialement hébraïque, la coupe morphologique du Juif — comme tant d’autres enseignements — devra être ainsi révisé. Les cheveux crépus, les teints olivâtres, les nez fortement accentués, tendent à s’effacer, si les pieds plats, les épaules fuyantes, les yeux vipérins, les jambes courtes continuent à marquer leurs porteurs !…

Et le danger se trouve ainsi subitement dévoilé devant nous dans toute son acuité. Se rend-on compte exactement de ce que pouvait représenter cette masse essentiellement fluente, à la tournure d’un esprit visqueux, recelant le doute comme le pavot l’opium, racialement opposée à toute sage compréhension des peuples, intellectuellement ennemie de tout effort créatif et fécond, matériellement pourrisseuse de tous nos réservoirs d’énergie, physiquement porteuse de tous les germes délétères dont les races meurent après les nations, ethniquement diviseuse de tout ce qui n’est pas elle, religieusement persuadée qu’à elle seule doit appartenir l’empire du monde et talmudiquement dressée dans la mentalité que « race de princes, les autres peuples de la terre ne sont constitués que d’animaux à figures humaines destinés à servir ses mystérieux desseins… »

Les voit-on tous : commerçants avisés et sans scrupules, avocats marrons prêts à toutes les causes, médecins pourvoyeurs du charnier des Innocents, artistes faisandés exhibant de faux états civils, écrivains injectant le doute, la haine, la casuistique, intermédiaires véreux s’entretenant à leurs profits la misère du marché noir, gigolos zazous tournant en ridicule toutes les vieilles vertus paysannes et tenacement campagnardes de nos ouvriers, snobinettes et mégères happant le misérable salaire de nos midinettes dans leurs pas de porte tentateurs où la pacotille le dispute à la sordidité, marchands de tord-boyaux, tueurs d’élites et abrutisseurs de la pensée, trafiquants d’images cinématographiques obscènes et obscéniquement cinématographiées, fouilleurs de poubelles, transporteurs de microbes, et patrons salacement égoïstes, obligeant le travailleur à faire cause commune avec l’agitateur judaïquement hystérique et hystériquement entretenu par la juiverie, les voit-on tous, « un pour tous, tous pour un », travailler dans l’ombre propice, sous couvert d’un anonymat parfait, et dans l’odeur rance de leur rancune indélébile et de leur croissante amertume ?

« Après tout, des hommes comme nous, n’est-ce pas ?… »

Eh bien ! alors, mes frères de France, vous n’êtes pas fiers !

Mais subitement l’étoile est venue. Sans vexations inutiles. Sans humiliation inhumaine. Simplement pour éclairer le dur chemin de notre relèvement comme elle éclaira jadis la rude route des rois mages venus adorer l’Enfant Dieu.

Et ses clartés nécessaires sont tombées comme une bénédiction du ciel.

Subitement, les langues se sont tues. La guerre du bobard, faute de munitions, s’apprête à éteindre déjà le feu de son artillerie. Que dis-je ? Mais il s’éteint déjà.

C’est qu’il est bien difficile, n’est-ce pas, de proclamer comme vrai ce que l’on sait être faux et faire battre tous les autres, lorsqu’on porte un insigne prouvant précisément que l’on n’est pas comme les autres. En tous les cas, que l’on a intérêt, un intérêt vital, une fois pour toutes analysé et choisi, à s’insérer entre et par-dessus les autres, pour les empêcher de vivre selon la norme et comme le voudraient les lois intangibles de la vie dans le travail, dans l’effort et dans l’union.

C’est bien malheureux pour Israël, mais nous n’y pouvons rien…

D’autant plus qu’après les clartés nécessaires d’une étoile, le goïm, c’est-à-dire vous et moi, enfin lassé d’être tondu, écoute plus facilement les paroles nécessaires des deux Hommes de la Terre qui, jour après jour, sillon après sillon, ensemencent de notre glèbe du grain de l’espoir et de l’amour…

Ainsi, l’autre jour, Laval après Pétain, le Président après le Maréchal, s’en alla dire ce qu’il avait à nous dire, de vérités fortes, de vérités brutales, mais aussi de vérités fécondantes, « entre deux collines hautes, près d’une rivière claire »…

Et dans ce monde bien français où brillaient aussi des étoiles sur une manche d’uniforme et dans le ciel de notre devenir, il n’y avait plus place pour Israël, ni pour la lueur de ses sept chandelles !

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