Considérations du Führer sur la division ethnique de la nation allemande

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Paru dans Blanche Europe

Le texte que vous allez lire est tiré de la traduction anglaise des Mémoires d’Otto Wagener, p. 18-22. Otto Wagener était en 1930, date à laquelle eut lieu la discussion ici rapportée, chef d’état major de la SA et collaborateur très proche de M. Hitler. Ses Mémoires sont particulièrement fascinants car la personnalité d’exception du Führer et sa pensée intime sur une foule de sujets y est développée en profondeur. Je ne crois pas que les témoignages de Wagener aient été mis en cause par des nationaux-socialistes ou autres personnes sérieuses.


« Chaque punaise rouge sur le tableau représente un groupe de cent SA ? » demanda-t-il. « Oui, et chaque punaise noire représente un groupe de cent SS », répondit Pfeffer.

« Vous auriez dû mettre une punaise pour des groupes de 50 SS. Le tableau aurait été plus représentatif du véritable état de choses. Il n’y a des punaises qu’aux endroits où se trouvent les commandants de compagnie » fit remarquer Hitler. Il n’avait pas complètement tort.

Puis, sans dire un mot, il passa trois ou quatre minutes à regarder la carte, tandis que nous nous tenions derrière lui.

« Ce tableau me dit quelque chose » dit-il enfin d’une voix lente. « J’ai déjà vu quelque part une carte ressemblante ».

« Cela me semble difficile », objecta Pfeffer.

« Si, si. Je la reconnais ». Se tournant vers moi, Hitler dit : « Est-ce que vous avez l’atlas Debes ? Ou un autre grand atlas, du genre de ceux qu’on utilise à l’école ? »

Quand je répondis par la négative, il rétorqua : « Envoyez quelqu’un en chercher un. Cette carte que voici, écoutez-moi, je sais. C’est la carte religieuse. »

Pfeffer et moi étions perplexes. Bizarre, me dis-je. Mais c’était vrai. Dès que je tentais la comparaison, elle s’appliquait. Pfeffer me confia plus tard que la réponse de Hitler l’avait rudement frappé. C’était comme si des écailles lui tombaient des yeux.

« C’est la carte des religions », répéta Hitler. « Trouvez-moi un atlas. Tout le mouvement prend une autre figure. Un atlas ! »

Tandis que Bormann était parti avec pour mission de trouver un atlas, Hitler s’assit sur une chaise devant la carte et continua à la scruter attentivement.

« Vous voyez le mur de la frontière romaine, le limes ? Il longe le Rhin. Puis il tourne par là, au sud de Coblence en faisant une diagonale qui passe par les montagnes, vers le Main. Il doit passer la rivière vers Ascaffenburg. Puis la ligne fait un virage au sud d’Ansbach en s’inclinant vers le Danube près de Regensburg. Puis elle suit le Danube. Au sud et à l’est de cette ligne, la SA est faible ; au nord et au nord-est de la ligne, elle est forte. Au sud et au sud-ouest de cette ligne, l’Allemagne est principalement catholique ; au nord et au nord-est, elle est protestante.

Et là, vous voyez les traces de la paix de Westphalie ? Ce sont les territoires de Münster, Bamberg, Würzburg, Bautzen. Ils sont catholiques, d’après l’adage cuius regius, eius religio [à chaque pays, sa religion]. Et le nord du pays de Bade est protestant ! Voilà pourquoi la SA est faible dans les régions que j’ai dites et forte au nord du pays de Bade.

C’est une carte magnifique ! Je vais passer plus de temps avec vous dans les jours qui viennent. Cette carte, c’est l’histoire allemande, l’histoire germanique ! »

À ce moment, Bormann réapparut avec un grand atlas, qu’il avait emprunté à l’immeuble d’à coté, qui abritait la Collection Rehse [centre d’archives contemporaines]. Hitler l’ouvrit à la page des religions. Frappés d’étonnement et un peu pantelants, nous affrontâmes la réalité. La carte coïncidait exactement avec la carte de la SA. Seule Munich formait une enclave. Incapables d’articuler une parole, nos regards passaient de la carte à Hitler et d’Hitler à la carte.

« Et vous voilà à regarder les punaises et à tâcher avec votre logique humaine, de pénétrer le secret de cette image. Voyez votre logique est faible et folle. Pendant des siècles, reprit-il, les Romains dominaient le Sud et l’Ouest de l’Europe. D’où cette ligne marquée par les punaises, c’est leur mur frontalier. Si nous avions une SA en Angleterre, nous trouverions la même ligne, là où l’île est la plus étroite, là où Hadrien a construit son mur.

Toutes les terres à l’intérieur du limes ont été soumises à Rome pendant des siècles. Elles étaient dirigées par des gouverneurs militaires romains, maintenues en vie par l’économie romaine et mises à contribution au sein des organisations commerciales romaines, qui englobaient l’ensemble du monde connu. L’administration et la justice se faisaient selon le droit romain. Au début du deuxième siècle, l’Église chrétienne fit des percées dans ces pays. L’Irlande, le sud de l’Angleterre, l’Espagne et la France furent prises, et en Allemagne la doctrine chrétienne établit son ancrage jusqu’à cette ligne que nous pouvons reconnaître sur la carte.

Les Mérovingiens, qui reprirent en Europe de l’Ouest l’héritage de l’Empire romain déchu après le cinquième siècle, furent les premiers à franchir le limes, apportant avec eux l’idée de l’État autoritaire romain jusqu’en Thuringe et en Hesse. En l’an 800, Charlemagne posa sur sa tête la couronne impériale romaine orpheline, créant le Saint Empire Romain Germanique. Il acheva de faire passer les tribus germaniques d’au-delà du limes sous le joug de son État fondamentalement romain et autoritaire et par voie de conséquence ouvrit l’Europe centrale et septentrionale au christianisme.

Mais ce christianisme avait une empreinte romaine. Il revêtait déjà des formes fixes ; il avait déjà été lourdement dogmatisé et surtout, il avait été taillé à l’aune des idées, des sentiments et de l’ethos des peuples qu’on peut désigner sous le nom de race méditerranéenne. Les peuples de la zone géographique grecque, de Byzance, de la péninsule balkanique tout entière, et jusqu’à la mer d’Azov avaient déjà imprimé leur cachet particulier à l’Église chrétienne. On l’appelle grecque-catholique ou orthodoxe. Car ces gens avaient une attitude distincte envers les choses, qu’elle soient de ce monde ou transcendantes. En orient, l’Église chrétienne n’a pas pu s’ancrer, bien qu’elle fût conçue en Palestine. Là-bas, six cents ans plus tard, un Mahomet créa un mouvement religieux adapté à l’âme orientale. Les peuples arabes – mais aussi les familles de nations sémitiques et tous leurs descendants – ne voulaient pas d’une responsabilité personnelle envers Dieu. Le destin, la prédestination fatale, cela convenait plus exactement à leur nature. Et leur mœurs matrimoniales, elles aussi, étaient différentes, ce que fait que le christianisme ne leur convenait pas.

En la moitié d’un siècle, la bannière sacrée du prophète conquit pour l’islam l’ensemble de l’Asie mineure, poussa jusqu’en Inde et lança de puissants assauts le long des côtes de l’Afrique du Nord et jusqu’en Espagne. Ils cessèrent d’avoir du vent dans leurs voiles au moment de rencontrer des gens d’une tout autre nature en la personne des couches vandalo-gothiques de la population de Sicile, des Celtes et des Goths de la péninsule ibérique et de l’Ouest de la France. Une religion, et surtout une église établie selon des dogmes humains, ne peut pas être imposée à d’autres peuples si ces derniers ne correspondent pas racialement ou doctrinalement à l’ethos qui détermine cette église.

Or il s’avère que les peuples germaniques et les tribus qui leur étaient liées ne pouvaient pas se déclarer en accord avec certaines opinions et pratiques de l’Église romaine et commencèrent à élever des protestations. Avec une brutalité impitoyable, l’Église de Rome, soutenue par les nobles et les rois qui dépendaient d’elle, tâchèrent d’extirper l’hérésie, et ils l’éradiquèrent de nations entières. Au nom de l’Inquisition en Espagne, tous ceux qui protestaient contre les dogmes de Rome au nom de leurs façons d’être et de penser, étaient détruits et torturés à mort. C’étaient précisément les résidus de l’ancienne civilisation germanique qui étaient toujours là en Espagne, en Italie, en France, en Belgique, etc. En étaient issues la plupart des grandes familles de ces nations.

En Allemagne, cette extermination fut accomplie dans le cadre des procès en sorcellerie. Ceci déboucha sur des guerres, des destructions terribles, des meurtres et des incendies, le combat de tous contre tous. Cette époque entra dans l’histoire sous le nom d’époque des guerres de la Réforme et de la Guerre de Trente Ans. Une reine anglaise inspirée par le ciel, Elizabeth, épargna ces guerres à son pays.

Mais ailleurs, un esprit germanique, uni par le grand roi suédois Gustave Adolphe, fit son intervention, sauva les terres et les vies de ceux dont les façons de penser et de sentir plus germaniques les dissuadaient de plier le genou devant les dogmes de l’Église catholique romaine. En laissant de côté la Grèce et les territoire orthodoxes, les parties de l’Europe qui sont restées fidèles à Rome sont celles qui ont vécu pendant des siècles sous la domination autoritaire du despotisme militaire romain et qui ont perdu peu à peu leur indépendance fondamentalement démocratique et germanique. Les autres, en tant que protestants, se sont déliés de l’Église romaine et ont créé leurs propres formes de christianisme.

Là où la souche germanique est prédominante, les gens sont protestants ; là où la romanité a imprimé sa marque, les gens sont catholiques. La paix de Westphalie a introduit certaines modifications. En outre, surtout en Allemagne, les impulsions économiques et dynastiques ont produit de fortes doses de mélanges avec le temps. Mais d’après cette carte, vous pouvez voir clairement la ligne de démarcation qui s’est maintenue jusqu’à aujourd’hui. Les SA attirent les natures militantes d’extraction germanique, ceux qui pensent de façon démocratique, unis seulement par une loyauté commune. Ceux qui penchent pour la SS sont ceux qui ont une inclination pour l’État autoritaire, qui veulent servir et obéir et qui répondent moins à l’appel d’une idée qu’à celui d’un homme. »

Un ange passa. Nous avions écouté presque sans bouger son discours, qu’il avait prononcé sans aucune hésitation et même sans la moindre interruption, comme s’il avait préparé le sujet depuis longtemps.

Il se leva abruptement. « Pfeffer, demandez à Himmler de venir. Il doit voir cette carte. Je reviendrai là-dessus. Mais personne d’autre ne doit la voir. Il faut cacher cette carte. Et à partir de maintenant, le concept de communauté du peuple doit servir de slogan à la SA et à la SS. Les traités de Westphalie doivent être révoqués. Le nord et le sud, l’est et l’ouest doivent être fusionnés de force. Un seul État, un seul Peuple – tel est notre mot d’ordre. Autrement, nous ne pourrions jamais passer outre les cicatrices des époques passées. »

Puis il nous serra la main à tous, regardant chacun pendant un quart de minute, puis prit congé.

Pfeffer et moi échangeâmes des regards interrogatifs. Puis je lui dis : « J’ai à nouveau senti l’aile de son esprit me frôler. D’où cet homme tire-t-il tout cela ? »

Pfeffer répondit : « Et nous qui pensions qu’il n’allait rien comprendre à cette carte. »

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